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Djéguélé Festival Aïcha Traoré 𝘁𝗿𝗮𝗰𝗲 𝘀𝗮 « 𝗗𝗲𝘀𝘁𝗶𝗻𝗲́𝗲 » 𝗮̀ 𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶 Le jeudi 2 avril 2026, le Palais de la Culture de Bou...
05/04/2026

Djéguélé Festival

Aïcha Traoré 𝘁𝗿𝗮𝗰𝗲 𝘀𝗮 « 𝗗𝗲𝘀𝘁𝗶𝗻𝗲́𝗲 » 𝗮̀ 𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶

Le jeudi 2 avril 2026, le Palais de la Culture de Boundiali a vibré au rythme de la musique mandingue. Aïcha Traoré y a présenté son nouvel album intitulé Destinée, un opus de 10 titres qui incarne la persévérance et transpire l’identité mandingue.

Destinée mêle habilement créations originales, collaborations et reprises de grands classiques africains. Parmi les titres figurent « Destinée », « Aïcha », « Papa », « Excision », « Dounougnan », « Fa Karamogo », « Mariatou Merci », « Ramadan », « Den’ko » et « Iwassado ».

L’album revisite notamment des standards de la musique africaine comme « Papa » de Salif Keïta, « Iwassado » de Nayanka Bell ou encore « Papa Bakoye » d’Alpha Blondy, tout en affirmant la signature musicale d’Aïcha Traoré, profondément ancrée dans la tradition mandingue avec des ouvertures contemporaines.

Pour l’artiste, qui a répondu aux questions des journalistes, cet album représente l’aboutissement de plusieurs années de travail et de sacrifices. « Je suis fan de la musique. J’adore chanter. Alors, du jour au jour, il faut s’améliorer et essayer de travailler pour donner le meilleur de soi. Ceux qui te font confiance, il faut leur donner raison. C’est le travail et rien que la persévérance », a déclaré Aïcha Traoré avec émotion.

Son producteur, Koné Dodo, par ailleurs Directeur du Djéguélé Festival, a salué le talent de la chanteuse. « Une artiste talentueuse, intelligente et déterminée », a-t-il exprimé.

Voix prometteuse de la musique mandingue made in Côte d'Ivoire, Aïcha Traoré s’est fait remarquer par sa discipline, son charisme et sa capacité à revisiter le répertoire traditionnel tout en touchant un public large. Self-made woman passionnée depuis l’enfance, elle a déjà rempli le Palais de la Culture Bernard Binlin Dadié d’Abidjan et participé à de grands événements internationaux. Avec Destinée, elle confirme son désir de conquérir un public au-delà des frontières ivoiriennes.

Cette présentation à Boundiali marque un nouveau chapitre dans la carrière d’Aïcha Traoré et renforce le rôle du Djéguélé Festival comme rampe de lancement de la musique mandingue en Afrique de l’Ouest.

Djéguélé Festival 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗞𝗼𝘂𝗵𝗼̂ 𝗱𝗲 𝗞𝗮𝗿𝗴𝗮 𝘀𝗮𝗰𝗿𝗲́ 𝗿𝗼𝗶 𝗱𝘂 𝗯𝗮𝗹𝗮𝗳𝗼𝗻 𝗮̀ 𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶La ville de Boundiali, capitale culturelle de l...
04/04/2026

Djéguélé Festival 𝟮𝟬𝟮𝟲

𝗞𝗼𝘂𝗵𝗼̂ 𝗱𝗲 𝗞𝗮𝗿𝗴𝗮 𝘀𝗮𝗰𝗿𝗲́ 𝗿𝗼𝗶 𝗱𝘂 𝗯𝗮𝗹𝗮𝗳𝗼𝗻 𝗮̀ 𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶

La ville de Boundiali, capitale culturelle de la région de la Bagoué, vibre depuis le 28 mars au rythme envoûtant du balafon. La 10e édition du Djéguélé Festival, événement majeur dédié à cet instrument emblématique inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, qui s'y déroule, bat son plein et offre un spectacle riche en couleurs, en rythmes et en émotions.

Point culminant de cette édition anniversaire : le très apprécié Concours du meilleur groupe de balafon de la région de la Bagoué. Quatorze troupes, issues des 14 sous-préfectures de la région, se sont affrontées dans une compétition d’un haut niveau, où maîtrise instrumentale, chorégraphie, danse et occupation scénique étaient jugées avec exigence.

Au terme d’une soirée intense qui s’est déroulée dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 avril au siège du festival, à un jet de pierre de la mairie de la ville, c’est le groupe Kouhô de Karga, venu de la localité de Karga dans la sous-préfecture de Kanakono (département de Tengréla), qui a été couronné roi du balafon de la Bagoué.

Avec un score impressionnant de 86 points sur 100, la troupe s’est imposée grâce à une prestation remarquable : une harmonie parfaite entre les balafonistes, des danses rythmées et énergiques, une chorégraphie soignée et une présence scénique captivante.

Le podium est complété par le groupe Sôgôsôgô Bonbon (2e avec 82 points, originaire de Tengrela) et Bélébélé de Zaguinasso (3e avec 76 points, venu de Kouto). Chaque groupe disposait, pour faire montre de son talent, de 13 minutes pour convaincre le jury, présidé par Kassoum Yao, Directeur régional de la Culture et de la Francophonie de la Bagoué : 10 minutes pour la chorégraphie d’ensemble et 3 minutes pour laisser briller le meilleur danseur en solo.

« Les membres du jury ont eu beaucoup de mal à les départager, tellement les groupes se valaient. Heureusement, nous avons un champion. C’est une très bonne chose », a déclaré Koné Dodo, Commissaire général et Directeur du Djéguélé Festival.

Très ému par cette consécration, Sanogo Bèh, porte-parole et responsable du groupe Kouhô de Karga, n’a pas caché sa satisfaction. « Notre joie est à son paroxysme. Personnellement, je ne croyais pas que nous remporterions ce titre. Nous nous étions certes très bien préparés, mais je reste sans voix. Nous sommes à notre troisième participation. Nos deux échecs passés ne nous ont pas découragés. Notre résilience a payé cette année », a-t-il exprimé.

Il a, par ailleurs, salué le travail acharné de tous les membres du groupe et souligné la portée symbolique de la récompense : un tricycle offert par les organisateurs. « Avec cette victoire, nous gagnons un tricycle comme récompense. Cela offre ainsi un moyen de déplacement pour tous les groupes de danse de Kanakono », a-t-il ajouté avec fierté.

Cette 10e édition se distingue également par son rayonnement international. Des délégations venues du Mali, du Burkina Faso et du Sénégal ont pris part aux festivités, donnant ainsi au Djéguélé Festival une dimension plus régionale et l'imposant comme espace de rencontre et d’échanges culturels en Afrique de l’Ouest.

Les festivités se poursuivent jusqu’au samedi 4 avril 2026 au Palais de la Culture de Boundiali, qui accueille pour la première fois les concerts live de l’événement, dont plusieurs soirées dédiées au balafon.

Musique, danse, ateliers et expositions continuent d’animer la ville, rappelant que le balafon n’est pas seulement un instrument, mais un puissant vecteur d’identité, de fraternité et de résilience culturelle.

𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶 𝟭𝟬 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲𝘀 𝗮̀ 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 Djéguélé FestivalBoundiali vibre depuis le 28 mars 2026, au rythme de la 10e éditio...
03/04/2026

𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶

𝟭𝟬 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲𝘀 𝗮̀ 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 Djéguélé Festival

Boundiali vibre depuis le 28 mars 2026, au rythme de la 10e édition du Djéguélé Festival. Une édition anniversaire particulièrement festive – dont l'un des points névralgiques est le tout nouveau Palais de la Culture. Plus de 50 000 festivaliers sont attendus pour célébrer le balafon, instrument mythique des peuples sénoufo.

Voici 10 choses essentielles à savoir sur cet événement qui allie tradition, transmission et fête populaire.

1. 𝘿𝙟𝙚́𝙜𝙪𝙚́𝙡𝙚́, 𝙘’𝙚𝙨𝙩 𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙨𝙞𝙢𝙥𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙚 𝙗𝙖𝙡𝙖𝙛𝙤𝙣 𝙚𝙣 𝙡𝙖𝙣𝙜𝙪𝙚 𝙨𝙚́𝙣𝙤𝙪𝙛𝙤

Le nom du festival vient directement du mot « djéguélé », qui désigne le balafon en sénoufo. Cet instrument à lames de bois et calebasses - un patrimoine immatériel de l’UNESCO - est partagé par la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso. Il accompagne la vie du peuple sénoufo de la naissance jusqu'à la mort. Le djéguélé est ainsi présent pendant les moments de joie, d'encouragement aux champs, ou aux lamentations lors des deuils.

2. 𝙐𝙣 𝙛𝙚𝙨𝙩𝙞𝙫𝙖𝙡 𝙣𝙚́ 𝙙’𝙪𝙣𝙚 𝙫𝙤𝙡𝙤𝙣𝙩𝙚́ 𝙚́𝙩𝙖𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚 𝙫𝙖𝙡𝙤𝙧𝙞𝙨𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙘𝙪𝙡𝙩𝙪𝙧𝙚𝙡𝙡𝙚

Créé à l’initiative du ministère de la Culture ivoirien, le Djéguélé Festival existe maintenant depuis une dizaine d’années. Son objectif principal est de pérenniser le balafon, instrument mélodique rare en Afrique, et d'en faire un vecteur de fraternité régionale.

3. 𝘽𝙤𝙪𝙣𝙙𝙞𝙖𝙡𝙞, 𝙘𝙖𝙥𝙞𝙩𝙖𝙡𝙚 𝙙𝙪 𝙗𝙖𝙡𝙖𝙛𝙤𝙣

La ville de Boundiali, chef-lieu de la région de la Bagoué, est considérée comme l'une des capitales du balafon en Côte d’Ivoire. Le festival y ancre ses racines et transforme chaque année la cité en haut lieu des arts et de la culture. Pour la 10e édition, les festivités ont déménagé pour la première fois dans le flambant neuf Palais de la Culture.

4. 𝙇𝙖 10𝙚 𝙚́𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙨𝙩 𝙚𝙣 𝙘𝙤𝙪𝙧𝙨… 𝙚𝙩 𝙥𝙧𝙤𝙢𝙚𝙩 𝙙’𝙚̂𝙩𝙧𝙚 𝙜𝙧𝙖𝙣𝙙𝙞𝙤𝙨𝙚

Depuis le 28 mars [ jusqu'au 4 avril 2026 ] Boundiali vit au rythme du balafon. Trois nuits de grands concerts, une élection de Miss Yawôlô, des concours du meilleur groupe de balafon et du meilleur danseur, des ateliers de formation, une conférence sur la création d’un musée des cultures du balafon… L’ambiance est déjà électrique et captivante. Et ce sont pas les festivaliers et les habitants qui s'en plaignent.

5. 𝙋𝙡𝙪𝙨 𝙙𝙚 200 𝙜𝙧𝙤𝙪𝙥𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙖𝙧𝙩𝙞𝙨𝙩𝙚𝙨 𝙫𝙚𝙣𝙪𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙨𝙤𝙪𝙨-𝙧𝙚́𝙜𝙞𝙤𝙣

Chaque édition réunit des centaines de musiciens, balafonistes, danseurs et groupes traditionnels. L’édition 2026 met à l’honneur plus de 200 groupes et artistes.
Des artistes comme Djarabikan Balafon, Aïcha Traoré, Doussou Bagayoko (Mali), ainsi que des ensembles du Burkina Faso et de nombreux groupes locaux (Pindierigue de Kasséré, Ninnin de Dembasso, etc.) seront en attraction.

6. 𝙐𝙣 𝙨𝙖𝙫𝙖𝙣𝙩 𝙢𝙚́𝙡𝙖𝙣𝙜𝙚 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙩𝙧𝙖𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩 𝙢𝙤𝙙𝙚𝙧𝙣𝙞𝙩𝙚́

Le festival n’est pas seulement un concert : c’est également un espace de transmission. Ateliers, conférences et rencontres professionnelles permettent aux jeunes de découvrir ou de redécouvrir l’instrument ancestral tout en le fusionnant avec les musiques urbaines actuelles. Le balafon « féconde » ainsi la création contemporaine.

7. 𝘿𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙘𝙤𝙪𝙧𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙛𝙤𝙣𝙩 𝙫𝙞𝙗𝙧𝙚𝙧 𝙩𝙤𝙪𝙩𝙚 𝙡𝙖 𝙫𝙞𝙡𝙡𝙚

Outre les concerts, trois grands concours rythment la fête. L'élection de Miss Yawôlô, symbole de beauté et de culture sénoufo, remportée cette année par Koné Gniré Zeinab, le concours du meilleur groupe de balafon et celui du meilleur danseur de balafon.

8. 𝙐𝙣 𝙚́𝙫𝙚́𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙤𝙥𝙪𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙚𝙩 𝙖𝙘𝙘𝙚𝙨𝙨𝙞𝙗𝙡𝙚

Prix d’entrée modeste (1.000 FCFA pour le public, 2.000 FCFA VIP), espaces de gastronomie… Le Djéguélé Festival est conçu pour que tout le monde y trouve sa place : familles, jeunes, touristes, amoureux de la culture.

9. 𝙐𝙣 𝙞𝙢𝙥𝙖𝙘𝙩 𝙛𝙤𝙧𝙩 𝙨𝙪𝙧 𝙡𝙖 𝙘𝙤𝙝𝙚́𝙨𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩 𝙡’𝙚́𝙘𝙤𝙣𝙤𝙢𝙞𝙚 𝙡𝙤𝙘𝙖𝙡𝙚


Au-delà de la fête, le festival renforce les liens entre les peuples du balafon (Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso) et participe au rayonnement culturel et économique de Boundiali. Il attire des visiteurs de toute la sous-région et met en lumière la richesse des traditions sénoufo.

10. 𝘿𝙞𝙭 𝙖𝙣𝙨 𝙙𝙚 𝙨𝙪𝙘𝙘𝙚̀𝙨 : 𝙪𝙣𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙚́𝙘𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣

La 10e édition marque une décennie de travail acharné. Koné Dodo, le Directeur du festival et son équipe ont travaillé d'arrache-pied pour hisser l’événement au rang de rendez-vous international majeur. Avec un nouveau palais et une programmation de haut vol, Boundiali confirme son statut de capitale des arts et de la culture du nord ivoirien.

Si vous êtes dans le nord de la Côte d’Ivoire ces jours-ci, ne ratez pas cette célébration unique ! Le Djéguélé Festival n’est pas seulement un festival de musique : c’est une véritable ode à la mémoire, à la création et au vivre-ensemble ouest-africain.

Boundiali, the place to be.

Djéguélé Festival 𝗞𝗼𝗻𝗲́ 𝗚𝗻𝗶𝗿𝗲́ 𝗭𝗲𝗶𝗻𝗮𝗯 𝗰𝗼𝘂𝗿𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝗠𝗶𝘀𝘀 𝗬𝗮𝘄𝗼̂𝗹𝗼̂ 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗮̀ 𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶A Boundiali, Koné Gniré Zeinab a été élu...
01/04/2026

Djéguélé Festival

𝗞𝗼𝗻𝗲́ 𝗚𝗻𝗶𝗿𝗲́ 𝗭𝗲𝗶𝗻𝗮𝗯 𝗰𝗼𝘂𝗿𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝗠𝗶𝘀𝘀 𝗬𝗮𝘄𝗼̂𝗹𝗼̂ 𝟮𝟬𝟮𝟲 𝗮̀ 𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶

A Boundiali, Koné Gniré Zeinab a été élue Miss Yawôlô 2026, ce mardi 31 mars 2026, lors de la finale du concours de beauté organisé dans le cadre de la 10e édition du Djéguélé Festival. Elle succède ainsi à Sanogo Madoussou, lauréate de l'édition passée.

Sept candidates étaient en compétition à la salle de mariage Dominique Ouattara de la mairie de Boundiali pour valoriser la beauté africaine et les richesses culturelles de la région de la Bagoué.

Devant un public nombreux et dans une ambiance festive, les participantes ont défilé en tenues traditionnelle et moderne, avant de délivrer un message de promotion de la région et de sensibilisation.

Au terme des prestations, le jury, présidé par Aïssatou Diallo, a désigné la candidate n°2, Koné Gniré Zeinab, étudiante en Master 1, comme lauréate.

Récompensée pour sa prestance, son éloquence et son engagement, elle a reçu une enveloppe de 1.050.000 FCFA dont 500.000 FCFA offerts par Koné Dodo, Directeur général du festival, 500.000 FCFA de la marraine, la ministre Koné Mariatou, par ailleurs Député Maire de Boundiali et 50.000 FCFA offerts par Amsa Assurance.

Elisabeth N’douffou (candidate n°7), également étudiante en Master 1, a été sacrée première Saraman. Elle est repartie avec un 525.000 dont 300.000 FCFA de Koné Dodo, 200.000 FCFA de la marraine et 25.000 FCFA d'Amsa Assurance.

Quant à la deuxième Saraman, Naminata Touré (candidate n°6), élève en terminale, elle reçu 375.000 FCFA dont 200.000 FCFA de Koné Dodo, 150.000 FCFA de la marraine et 25.000 FCFA d'Amsa Assurance.

La municipalité de Boundiali et les partenaires du festival ont apporté un soutien supplémentaire aux candidates à travers divers dons et lots.

Koné Dodo a salué la qualité des prestations et félicité toutes les participantes, en particulier les trois lauréates. « Les filles sont de plus en plus intelligentes. Nous valorisons la culture sénoufo à travers ce festival », a-t-il déclaré. Dans la foulée, il réaffirmé l’engagement du Djéguélé Festival à promouvoir le patrimoine culturel de la région.

𝐄𝐱𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 « 𝐄́𝐜𝐥𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 »𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐤-𝐏𝐡𝐢𝐥𝐢𝐩𝐩𝐞 𝐍’𝐃𝐢𝐚 𝐞𝐭 𝐂𝐞𝐤𝐨 𝐃𝐢𝐚𝐛𝐚𝐭𝐞́ 𝐟𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐢𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐑𝐨𝐭...
13/03/2026

𝐄𝐱𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 « 𝐄́𝐜𝐥𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 »

𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐤-𝐏𝐡𝐢𝐥𝐢𝐩𝐩𝐞 𝐍’𝐃𝐢𝐚 𝐞𝐭 𝐂𝐞𝐤𝐨 𝐃𝐢𝐚𝐛𝐚𝐭𝐞́ 𝐟𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐢𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐑𝐨𝐭𝐨𝐧𝐝𝐞

La La Rotonde des Arts, fraîchement réouverte au Plaza Nour Al Hayat sis au Plateau, accueille jusqu’au samedi 28 mars 2026 une exposition qui fait déjà parler d’elle dans les milieux artistiques et culturels. Deux artistes ivoiriens, 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒌-𝑷𝒉𝒊𝒍𝒊𝒑𝒑𝒆 𝑵’𝑫𝒊𝒂 et 𝑴𝒐𝒉𝒂𝒎𝒆𝒅 𝑪𝒆𝒌𝒐 𝑵𝒊𝒉𝒄𝒌𝒂𝒔𝒔𝒐𝒏 𝑫𝒊𝒂𝒃𝒂𝒕𝒆́ (alias 𝑪𝒆𝒌𝒐 𝑫𝒊𝒂𝒃𝒂𝒕𝒆́), y dévoilent 33 toiles aux styles résolument contrastés.

L’un, 𝑪𝒆𝒌𝒐 𝑫𝒊𝒂𝒃𝒂𝒕𝒆́ puise dans l’énergie urbaine : graffiti, sons de la rue, paroles populaires. Ses œuvres mêlent mots et signes, donnant naissance à une peinture presque sonore, proche de l’arte povera, « art pauvre », ce mouvement artistique italien, qui, au départ de Turin et de Rome, est apparu sur la scène internationale dans les années 1960 et où les matériaux de rebus deviennent matière artistique.

L’autre, 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒌-𝑷𝒉𝒊𝒍𝒊𝒑𝒑𝒆 𝑵’𝑫𝒊𝒂, Ingénieur de formation, explore l’abstraction avec rigueur et liberté. Ses compositions intègrent le pagne wax, les tissus africains et des couleurs tantôt vives, tantôt douces, pour créer rythme et équilibre.

Pour le commissaire de l’exposition, le Philosophe et Critique d’art, Professeur 𝒀𝒂𝒄𝒐𝒖𝒃𝒂 𝑲𝒐𝒏𝒂𝒕𝒆́, cette rencontre picturale dont le vernissage a rassemblé du monde ce mercredi 4 mars 2026, est une invitation à découvrir de nouvelles écritures artistiques africaines et à favoriser le dialogue entre les créateurs et le public.

« 𝙅’𝙚𝙨𝙨𝙖𝙞𝙚 𝙙𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙘𝙤𝙚𝙭𝙞𝙨𝙩𝙚𝙧 𝙡’𝙞𝙢𝙖𝙜𝙚 𝙚𝙩 𝙡’𝙚́𝙘𝙧𝙞𝙩𝙪𝙧𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙧𝙚𝙣𝙛𝙤𝙧𝙘𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙧𝙚́𝙖𝙡𝙞𝙩𝙚́𝙨 𝙩𝙖𝙣𝙜𝙞𝙗𝙡𝙚𝙨 », exprime 𝑪𝒆𝒌𝒐 𝑫𝒊𝒂𝒃𝒂𝒕𝒆́. Quant à 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒌-𝑷𝒉𝒊𝒍𝒊𝒑𝒑𝒆 𝑵’𝑫𝒊𝒂, il explique que son œuvre « 𝙣𝒂𝙞̂𝒕 𝒅𝙚 𝙡𝒂 𝒕𝙚𝒏𝙨𝒊𝙤𝒏 𝒆𝙣𝒕𝙧𝒆 𝒍’𝒊𝙣𝒈𝙚́𝒏𝙞𝒆𝙪𝒓 𝒆𝙩 𝙡’𝙖𝒓𝙩𝒊𝙨𝒕𝙚 » 𝙦𝒖𝙞 𝙨𝒆 𝒋𝙤𝒖𝙚 𝙚𝒏 𝒍𝙪𝒊 ». « 𝙅𝒆 𝒄𝙝𝒆𝙧𝒄𝙝𝒆 𝒄𝙤𝒏𝙨𝒕𝙖𝒎𝙢𝒆𝙣𝒕 𝒖𝙣 𝙚́𝒒𝙪𝒊𝙡𝒊𝙗𝒓𝙚 𝙚𝒏𝙩𝒓𝙚 𝙧𝒊𝙜𝒖𝙚𝒖𝙧 𝙚𝒕 𝒍𝙞𝒃𝙚𝒓𝙩𝒆́ », ajoute-t-il.

Jusqu’au samedi 28 mars 2026, collectionneurs, amateurs, étudiants en Art et curieux sont invités à plonger dans cet univers où les couleurs…. éclatent, se parlent, se répondent et se transforment en véritables passerelles entre tradition et modernité.
Une occasion unique de célébrer, en ce début d’année, la vitalité de la peinture contemporaine ivoirienne.

10/03/2026

Amoureux du livre et de la lecture, le site internet https://culturenoushi.com/, 1ᵉʳ média littéraire ivoirien exclusivement dédié à la promotion du livre et de la littérature ivoirienne est désormais disponible.

Bravo aux promoteurs qui viennent de réussir un grand coup à quelques semaines du prochain Salon International du Livre d'Abidjan (SILA), qui se déroulera du 28 avril au 2 mai 2026.

Paul Hervé Agoubli, directeur scientifique du SILA : « Le SILA doit bénéficier de moyens à la hauteur de son importance »10 mars 202610 mars 2026Interviews/PapoAvant d’entrer dans sa phase… 

Alpha Blondy pleure Boncana Maïga : « 𝗟𝗮 𝗹𝘂𝗺𝗶è𝗿𝗲 𝗱’𝘂𝗻 𝗴𝗿𝗮𝗻𝗱 𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶𝘁𝗲𝗰𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝘀𝗼𝗻 𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗲 𝗳𝗼𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗶𝗻𝘃𝗶𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲. »𝑨𝒖 𝒍...
01/03/2026

Alpha Blondy pleure Boncana Maïga :

« 𝗟𝗮 𝗹𝘂𝗺𝗶è𝗿𝗲 𝗱’𝘂𝗻 𝗴𝗿𝗮𝗻𝗱 𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶𝘁𝗲𝗰𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝘀𝗼𝗻 𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗲 𝗳𝗼𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗶𝗻𝘃𝗶𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲. »

𝑨𝒖 𝒍𝒆𝒏𝒅𝒆𝒎𝒂𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒂𝒓𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝑩𝒐𝒏𝒄𝒂𝒏𝒂 𝑴𝒂ï𝒈𝒂, 𝒄𝒆 𝒔𝒂𝒎𝒆𝒅𝒊 28 𝒇é𝒗𝒓𝒊𝒆𝒓 2026, 𝑨𝒍𝒑𝒉𝒂 𝑩𝒍𝒐𝒏𝒅𝒚, 𝒍é𝒈𝒆𝒏𝒅𝒆 𝒅𝒖 𝒓𝒆𝒈𝒈𝒂𝒆 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒊𝒂𝒍, 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒆𝒒𝒖𝒆𝒍 𝒊𝒍 𝒂 𝒄𝒐𝒍𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓é 𝒅𝒆 𝒍𝒐𝒏𝒈𝒖𝒆𝒔 𝒂𝒏𝒏é𝒆𝒔, 𝒍𝒖𝒊 𝒓𝒆𝒏𝒅 𝒉𝒐𝒎𝒎𝒂𝒈𝒆 𝒔𝒖𝒓 𝒔𝒂 𝒑𝒂𝒈𝒆 𝑭𝒂𝒄𝒆𝒃𝒐𝒐𝒌. 𝑰𝒍 𝒑𝒍𝒆𝒖𝒓𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒖 « 𝒄𝒉𝒆𝒇 𝒅’𝒐𝒓𝒄𝒉𝒆𝒔𝒕𝒓𝒆, 𝒑é𝒅𝒂𝒈𝒐𝒈𝒖𝒆 𝒆𝒙𝒊𝒈𝒆𝒂𝒏𝒕, 𝒎𝒖𝒔𝒊𝒄𝒊𝒆𝒏 𝒇𝒐𝒓𝒈é à 𝑪𝒖𝒃𝒂, 𝒏𝒐𝒖𝒓𝒓𝒊 𝒅𝒆 𝒔𝒂𝒍𝒔𝒂, 𝒅𝒆 𝒓𝒊𝒈𝒖𝒆𝒖𝒓 𝒂𝒄𝒂𝒅é𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆... »

Le Maestro s’est éteint…
La lumière d’un grand architecte du son vient de se fondre dans l’invisible.
Mais certaines lumières ne meurent pas. Elles deviennent étoiles. Boncana Maïga n’est plus parmi nous, mais son souffle demeure dans chaque vibration, dans chaque cuivre éclatant, dans chaque arrangement qui a donné à nos chansons des ailes plus vastes que le ciel d’Afrique.
La rencontre des destinées

Je me souviens… 1984…. Dans la cour de la RTI.
Il était chef d’orchestre, pédagogue exigeant, musicien forgé à Cuba, nourri de salsa, de rigueur académique et d’ouverture au monde.
Je lui ai parlé de « Rendez-vous ce soir chez Fatoumata ».
Il m’a parlé de son aventure cubaine, des Maravillas del Mali, de ces rythmes afro-cubains qui reliaient Bamako à La Havane comme un pont invisible sur l’Atlantique.
Nous avons évoqué New York, El Corso, Johnny Pacheco, Celia Cruz, Fajardo, Eddie Palmieri…
Et dans cette conversation, quelque chose s’est accordé. Deux univers se sont reconnus.
En 1989, je lui ai confié l’album Masada.
Depuis, nous n’avons jamais cessé de marcher ensemble.❤️

Maestro… Mon Grand Architecte sonore…

Je vous ai toujours vouvoyé. Par respect. Par admiration.
Vous étiez le cœur invisible de tant de chansons…. Celui qui, dans l’ombre, sculpte la lumière.

Vous repreniez, encore et encore :
« Refais. »
« Encore. »
« Respire. »
« Trouve la note juste. »

Et quand vous disiez : « C’est bon. »
On pouvait dormir tranquille. Il n’y aurait pas de fausse note.

Vous avez arrangé une quinzaine de mes albums.
Corrigé, sublimé, élevé les autres.
Vos orchestrations ont donné à ma musique une saveur divine, une ampleur nouvelle, une architecture céleste.

À Tuff Gong, en Jamaïque, pour l’album Yitzhak Rabin, même les Jamaïcains furent impressionnés.
Votre science du rythme parlait toutes les langues.

Fils digne du Mali.
Fils spirituel de l’Empire Songhaï.
Panafricain musical.
Le Mali et l’Afrique perdent l’un des plus grands artisans du dialogue musical entre les continents.

Vous avez relié Cuba à Bamako, Paris à Abidjan, Kingston à la Grande Armée, Davout à Marcadet puis aux studios Harrison…
Vous étiez un pont.
Un passeur.
Un bâtisseur d’harmonies.

Il restera de vous :
• Des nuits blanches en studio où nous avons accouché de chefs-d’œuvre dans la sueur et la joie.
• Des éclats de rire entre deux prises.
• Des voyages, des repas, des débats passionnés sur la musique et l’Afrique.
• Des arrangements qui vibreront encore quand nos voix se seront tues.

Ce que vous avez semé germera dans d’autres mains.
Dans d’autres orchestres…. Dans d’autres rêves.
Votre vie fut une œuvre magistrale dont vous étiez le chef d’orchestre. Aujourd’hui, vous avez posé la baguette.
Mais la symphonie continue.

La mort semble dresser un mur… Et pourtant, je vous chercherai désormais dans le ciel.

Peut-être êtes-vous cette étoile douce qui scintille au firmament,
celle qui veille sur nos notes, celle qui accorde nos cœurs quand ils vacillent….
Le silence que vous laissez est la note la plus grave, la plus profonde, de votre ultime chef-d’œuvre.

Maestro,
Merci d’avoir existé.
Merci pour votre rigueur.
Merci pour votre exigence.
Merci pour votre amour de la musique.
Je vous dois une gratitude éternelle…

Vous êtes le plus grand arrangeur que Dieu ait mis sur ma route.
Un grand architecte sonore.
Un maître, un guide, un frère d’âme musicale.

Mission accomplie. Votre repos est mérité.

Nous serons plus grands de vous avoir connu.
Plus riches de vous avoir aimé.

Et tant que mes chansons vivront,
votre empreinte y brillera … éternelle.
Reposez en Paix dans les bras de Dieu 🙏

𝗕â𝘁𝗶𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗽𝗼𝗻𝘁𝘀 𝗺𝘂𝘀𝗶𝗰𝗮𝘂𝘅 𝗕𝗼𝗻𝗰𝗮𝗻𝗮 𝗠𝗮ï𝗴𝗮 𝗲𝘀𝘁 𝗱é𝗰é𝗱é 𝗰𝗲 𝘀𝗮𝗺𝗲𝗱𝗶 𝟮𝟴 𝗳é𝘃𝗿𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟲Le Mali et le monde de la musique africain...
28/02/2026

𝗕â𝘁𝗶𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗽𝗼𝗻𝘁𝘀 𝗺𝘂𝘀𝗶𝗰𝗮𝘂𝘅

𝗕𝗼𝗻𝗰𝗮𝗻𝗮 𝗠𝗮ï𝗴𝗮 𝗲𝘀𝘁 𝗱é𝗰é𝗱é 𝗰𝗲 𝘀𝗮𝗺𝗲𝗱𝗶 𝟮𝟴 𝗳é𝘃𝗿𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟲

Le Mali et le monde de la musique africaine sont en deuil. Boncana Issa Maïga, figure incontournable de la musique du continent, s'est éteint ce samedi 28 février 2026 à la clinique Pasteur de Bamako. Il laisse derrière lui une œuvre aussi riche que diverse. Né en 1949 à Gao, il avait 76 ans.

L'histoire de Boncana Maïga commence dans les années 60 avec le Négro-Band, orchestre avec lequel il parcourt le Mali de long en large. Repéré pour son talent, il obtient une bourse qui lui ouvre les portes de Cuba en 1963. Ce séjour sera décisif : il y perfectionne la flûte et le saxophone, deux instruments qui deviendront sa signature. En 1968, fort de cette formation d'exception, il fonde « Les Merveilles du Mali ».

C'est pourtant en Côte d'Ivoire que sa carrière prend véritablement son envol. Après un bref retour au pays en 1972, il choisit de s'installer à Abidjan, ville qui lui « ouvre grandes ses portes », selon ses propres mots. Il y enseigne la musique à l'Institut National des Arts (INA), dirige le Conservatoire en tant que directeur adjoint, et prend la tête de l'Orchestre de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (ORTI) pendant quatorze ans. Ses talents d'arrangeur le placent immédiatement au service des plus grands noms de la musique africaine, parmi lesquels Alpha Blondy et Abdoulaye Diabaté.

Le cinéma lui doit également beaucoup. En 1986, il signe la musique du téléfilm Aya, puis en 1988 celle du célèbre Bal Poussière du célèbre et talentueux réalisateur Henri Duparc. En 2006, c'est Ousmane Sembène qui fait appel à lui pour Moolaadé, testament cinématographique du grand maître sénégalais.

En 1992, il crée Africando aux côtés de l'Ivoirien Ibrahim Sylla, un orchestre qui fusionne les sonorités africaines avec une audace rare. Puis en 2001, il devient la voix et le visage de l'émission Stars Parade, diffusée sur TV5 Monde, qui célébrera son millième numéro en décembre 2018 — témoignage de la longévité et du rayonnement de l'homme.

De retour définitivement au Mali à partir de 2005, il fonde Maestro-Sound Mali, maison de production audiovisuelle et discographique, et continue d'œuvrer pour la relève à travers l'émission Tounkagouna, consacrée à la découverte de nouveaux talents.

Son oeuvre avait été couronnée en 1997 par un Kora Award dans la catégorie arrangeur, récompense qui résume à elle seule l'immensité de son apport à la musique africaine.

Avec Boncana Maïga disparaît un bâtisseur, un passeur, un homme qui aura consacré sa vie entière à faire rayonner les sonorités de son continent sur la scène internationale.

M'Bah Aboubakar

𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶 𝗟𝗲 𝗗𝗷𝗲́𝗴𝘂𝗲́𝗹𝗲́ 𝗙𝗲𝘀𝘁𝗶𝘃𝗮𝗹 𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲 𝟭𝟬 𝘀’𝗶𝗻𝘀𝘁𝗮𝗹𝗹𝗲 𝗮𝘂 𝗣𝗮𝗹𝗮𝗶𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝘂𝗹𝘁𝘂𝗿𝗲Du 29 mars au 4 avril 2026, Boundiali v...
18/02/2026

𝗕𝗼𝘂𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗶

𝗟𝗲 𝗗𝗷𝗲́𝗴𝘂𝗲́𝗹𝗲́ 𝗙𝗲𝘀𝘁𝗶𝘃𝗮𝗹 𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲 𝟭𝟬 𝘀’𝗶𝗻𝘀𝘁𝗮𝗹𝗹𝗲 𝗮𝘂 𝗣𝗮𝗹𝗮𝗶𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝘂𝗹𝘁𝘂𝗿𝗲

Du 29 mars au 4 avril 2026, Boundiali vibrera au rythme du balafon. La 10e édition du Djéguélé Festival a été lancée ce mardi 17 février 2026, au cours d’une conférence de presse par le Directeur de l’événement, Koné Dodo, à la salle Jean-Marie Adiaffi du Palais de la Culture Bernard Binlin-Dadié sis à Treichville.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Koné Dodo et son équipe promettent un renouveau spectaculaire et une immersion totale dans les traditions mandingues et sénoufos, à l’aune du balafon. « 𝘕𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘰𝘣𝘫𝘦𝘤𝘵𝘪𝘧 𝘦𝘴𝘵 𝘥’𝘰𝘳𝘨𝘢𝘯𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘶𝘯 𝘷𝘦́𝘳𝘪𝘵𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘧𝘦𝘴𝘵𝘪𝘷𝘢𝘭, 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘶𝘯 𝘤𝘭𝘪𝘮𝘢𝘵 𝘢𝘱𝘢𝘪𝘴𝘦́, 𝘢𝘧𝘪𝘯 𝘥𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘮𝘦𝘵𝘵𝘳𝘦 𝘢𝘶𝘹 𝘢𝘳𝘵𝘪𝘴𝘵𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘢𝘶 𝘱𝘶𝘣𝘭𝘪𝘤 𝘥𝘦 𝘴𝘦 𝘳𝘦𝘯𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘦𝘳 𝘦𝘵 𝘥’𝘦́𝘤𝘩𝘢𝘯𝘨𝘦𝘳 », a déclaré Koné Dodo.

Pour marquer cette édition anniversaire, le festival déménage au tout nouveau Palais de la Culture de Boundiali, un complexe moderne, édifié sur cinq hectares et qui offre des infrastructures d'exception : une salle de spectacle modulable de 900 à 1.500 places, plusieurs salles de conférence, deux restaurants et une immense esplanade avec scène couverte capable d'accueillir jusqu'à 10.000 spectateurs. Un véritable écrin pour élargir l'audience et affirmer le rayonnement international du Djéguélé Festival. Comme l'a souligné Koné Dodo, ce changement stratégique permet de franchir un cap, en alignant l'événement sur ses ambitions croissantes et sur les standards internationaux.

Placée sous le thème « 𝘋𝘫𝘦́𝘨𝘶𝘦́𝘭𝘦́ 𝘍𝘦𝘴𝘵𝘪𝘷𝘢𝘭, 𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘮𝘦́𝘮𝘰𝘪𝘳𝘦, 𝘤𝘳𝘦́𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘮𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯 : 𝘦𝘯𝘫𝘦𝘶𝘹 𝘦𝘵 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘱𝘦𝘤𝘵𝘪𝘷𝘦𝘴 𝘥’𝘶𝘯 𝘮𝘶𝘴𝘦́𝘦 𝘥𝘦́𝘥𝘪𝘦́ 𝘢𝘶𝘹 𝘤𝘶𝘭𝘵𝘶𝘳𝘦𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘦𝘶𝘱𝘭𝘦𝘴 𝘥𝘶 𝘣𝘢𝘭𝘢𝘧𝘰𝘯 𝘢̀ 𝘉𝘰𝘶𝘯𝘥𝘪𝘢𝘭𝘪 », cette 10e édition sera marquée par une conférence animée par Oumar Badiane, Directeur du patrimoine culturel au ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Sénégal. Une réflexion profonde sur la préservation et la valorisation de ce patrimoine vivant.

Au programme du Djéguélé Festival 2026, un chapelet d'activités pour tous les goûts : l'élection de Miss Yawôlô [un concours de beauté célébrant l'élégance et la culture locale], un atelier sur les espaces de diffusion, en partenariat avec le Réseau des Espaces de Diffusion d’Afrique de l’Ouest (Redao), pour aborder les défis et opportunités du secteur culturel, un autre atelier de formation des acteurs culturels de la région de la Bagoué sur le thème : « 𝘋𝘦 𝘭’𝘪𝘥𝘦́𝘦 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘴𝘤𝘦̀𝘯𝘦 : 𝘊𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘰𝘳𝘨𝘢𝘯𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘦𝘵 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳 𝘦𝘧𝘧𝘪𝘤𝘢𝘤𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘶𝘯 𝘴𝘱𝘦𝘤𝘵𝘢𝘤𝘭𝘦 𝘢𝘶 𝘯𝘰𝘳𝘥 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘊𝘰̂𝘵𝘦 𝘥’𝘐𝘷𝘰𝘪𝘳𝘦 ? ».

Le concours des meilleurs groupes de balafon, symbole emblématique du festival et les concerts d'exception réunissant des artistes de renom de Côte d’Ivoire, du Mali et du Burkina Faso [tels que Neba Solo, Abdoulaye Diabaté, Aïcha Traoré, Neko Balla, Djarabikan, Jakhasa, l’ensemble artistique Bolomakoté, …] viendront (re) donner au Djéguélé Festival la dimension sous-régionale qui est la sienne depuis le début.

Karim Koné, chargé de la Logistique, a promis des spectacles techniquement au point au cours de cette édition. « Côte technique, le Djéguélé va voler plus haut que d’habitude. Nous serons au point pour offrir des moments de qualité à ceux qui feront le déplacement », a-t-il assuré.

Festival sur le Niger, Ségou - MALI

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Boundiali

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