04/11/2022
À L'ORIGINE LES TALONS HAUTS ÉTAIENT CONÇU QUE POUR LES HOMMES.
Qu’ils soient aiguilles, compensés, fins ou épais, les talons hauts sont aujourd’hui un symbole incontesté de la fé•mi•ni•té, et ce, depuis de nombreux siècles. Mais saviez-vous qu’il n’en a pas toujours été ainsi ?
Dans l’arsenal des a•r•mes de séduction fé•mi•ni•ne, les hauts talons figurent en très bonne place. Un accessoire mythique du vestiaire fé•mi•nin dont l’histoire est ô combien étonnante car figurez-vous que les talons hauts sont apparus au temps de l’Egypte antique où ils étaient portés par… des hommes.
En effet à cette époque, alors que la majorité de la population marchait pieds nus, les bouchers avaient l’habitude d’en porter, cela pour éviter de pa•tau•ger dans le s•a•ng.
Un aspect pratique des talons qui séduira des siècles plus t**d, des cavaliers perses qui les utilisaient, cette fois, pour s’assurer une meilleure stabilité dans les étriers afin de pouvoir par exemple se dresser lorsqu’ils ti•rai•ent à l’arc.
Au 16ème siècle des cho•pines, sorte de pantoufles surmontées de hautes plateformes, sont réservées aux dames et leur permettent de ne pas salir leurs robes.
Un siècle plus t**d, les chaussures à talons sont à la mode à la Cour de Versailles après que Louis XIV décide d’en porter pour compenser sa pe•ti•te taille (1m63) : elles sont alors portées indifféremment par les hommes et les femmes issus de la noblesse et de la bourgeoisie.
Mais au fil des décennies les hommes se mettent à porter des vêtements plus confortables et le talon haut perd sa fonction d’indicateur d’une classe sociale. En 1740, plus aucun homme ne porte de talons hauts jugés par alors la gent ma•scu•line comme un attribut e•ffé•mi•né et ri•di•cu•le. À la Révolution française, les femmes ont également cessé d’en porter...