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Le directeur départemental de la santé de Korhogo interpelé « Bonjour Monsieur JEAN BONIN, je vous écris depuis KORHOGO ...
08/04/2026

Le directeur départemental de la santé de Korhogo interpelé

« Bonjour Monsieur JEAN BONIN, je vous écris depuis KORHOGO pour dénoncer un fait dans un hôpital ici précisément au PMI de korhogo.

En effet l'Etat donne des vaccins gratuitement pour les bébés contre le paludisme. Mais les agents de PMI se livrent à la commercialisation de ces vaccins à hauteur de 1000f.

Le comble, ils se permettent d'écrire dans le carnet de l'enfant que c'est gratuit effaçant toutes traces . Ma femme en a payé les frais ce matin. Il y a une énorme corruption qui s'installe dans cet hôpital ».




Il est de ces hommes dont la colonne vertébrale semble avoir été forgée dans le même bois que le baobab : noueuse, silen...
02/04/2026

Il est de ces hommes dont la colonne vertébrale semble avoir été forgée dans le même bois que le baobab : noueuse, silencieuse, mais absolument inébranlable. Amadou était de ceux-là. Sur son visage, le soleil implacable d’Afrique avait creusé des sillons profonds, des rivières asséchées où coulaient non pas des larmes, mais la sueur d’un labeur sans fin.

La vie ne l'avait pas épargné. Les saisons des pluies qui oubliaient de venir, les récoltes maigres, les dettes qui s'accumulaient comme des nuages noirs au-dessus de son toit en tôle... le destin semblait s'acharner à vouloir plier ses genoux. Mais Amadou marchait toujours la tête haute. Dans le village, on respectait son ombre avant même d'entendre le son de sa voix. Il était le bouclier de sa maison, prenant sur ses larges épaules les vents contraires pour que les siens ne sentent qu'une légère brise.

Au cœur de cette tempête quotidienne, il y avait Aminata, sa femme. La maladie l'avait rendue frêle, volant l'éclat de son rire qui, autrefois, réveillait la cour. Pour elle, les mains calleuses d'Amadou, dures comme la pierre de latérite, se faisaient d'une douceur infinie. Le soir, après avoir affronté l'arrogance du monde et la rudesse de la terre, il rentrait pour lui préparer ses décoctions, lui essuyer le front et lui murmurer des promesses d'aubes meilleures. Il lui cachait la faim qui tiraillait son propre ventre pour lui offrir le meilleur morceau. Il souriait pour deux, espérait pour deux, et vivait pour elle.

Rien ne semblait pouvoir briser la dignité de cet homme. Il était le roi d'un royaume de poussière, mais un roi tout de même, couronné par son abnégation.

Ce soir-là, la chaleur était retombée. Aminata s'était enfin endormie, la respiration paisible. Amadou s'assit sur le petit banc de bois devant la porte, fixant les braises mourantes du feu de cuisson. Il laissa, pour la première fois depuis des mois, ses épaules s'affaisser une fraction de seconde. Un soupir de fatigue, lourd de mille silences, s'échappa de ses lèvres. Il ferma les yeux, cherchant un peu de paix dans le chant des grillons.

Mais soudain, les grillons se turent. Un silence artificiel, lourd et oppressant, enveloppa la cour.

Amadou rouvrit les yeux. À travers l'obscurité, au-delà de la barrière d'épineux qui protégeait sa concession, une ombre immense venait de s'arrêter. Ce n'était pas un voisin. Ce n'était pas un animal.

Trois coups, lents et d'une force anormale, résonnèrent sur le bois fragile de son portail.

Amadou se leva lentement, le cœur battant à tout rompre. Il avança vers l'entrée, écarta le tissu qui servait de rideau, et ce qu'il vit dans la lueur pâle de la lune lui glaça le sang...

Ce n'était pas un homme de chair et de sang. Ou du moins, ce n'en était plus un.
Une silhouette immense, drapée dans des haillons qui semblaient tissés de nuit et de cendre, se tenait devant lui. Son visage était dissimulé sous un large chapeau de paille effiloché, mais dans l'ombre du bord, deux yeux brillaient d'un éclat insoutenable, froids comme des étoiles mortes. L'entité ne respirait pas. Elle exhalait l'odeur de la terre fraîchement retournée, celle des tombes que l'on creuse à la hâte après la saison des pluies.
Amadou comprit instantanément. Les anciens du village en parlaient parfois à voix basse autour du feu : le Faucheur des sables, l'esprit aveugle qui vient réclamer les dettes que l'argent ne peut payer.

Lentement, la créature leva un bras décharné. Elle pointa un doigt osseux non pas vers Amadou, mais vers la porte entrouverte de la case, là où reposait Aminata.
Le sang d'Amadou, d'abord glacé, se mit à bouillir. La peur, cette vieille ennemie qu'il avait domptée toute sa vie, fut balayée par un instinct primal. L'homme au dos de baobab se redressa de toute sa hauteur. Il s'interposa, bloquant l'accès de son large torse.

- Pas elle, gronda Amadou d'une voix qui fit trembler la poussière. Tu ne la prendras pas.

Un rire caverneux, semblable au frottement de deux pierres meulières, s'échappa de la silhouette.

- La terre a soif, Amadou, murmura une voix qui résonna directement dans son crâne, sans qu'aucune lèvre ne bouge. Le fil de sa vie est rompu. Son corps a abandonné. Écarte-toi.
- Prends-moi à sa place, ordonna le père de famille, les poings serrés à s'en faire saigner les paumes. J'ai porté le poids du ciel pour elle, je porterai celui de la terre. Prends mon souffle, laisse-le lui.

Le silence retomba, plus lourd encore. La créature abaissa son bras et s'avança, déclenchant un froid glacial qui figea les feuilles des arbres.

- Un échange ? susurra l'entité, s'arrêtant à quelques centimètres du visage d'Amadou. La vie d'un roc contre celle d'une fleur fanée ? Soit. Mais la magie du sang est cruelle, Amadou. Si je lui donne ton souffle de vie, tu ne mourras pas ce soir. Tu vivras. Mais le prix sera prélevé sur ce que tu as de plus cher. Si elle guérit, son esprit s'effacera. Elle vivra, mais elle t'oubliera totalement. Ton nom, ton amour, vos enfants, tout ne sera plus qu'un vide dans sa mémoire. Es-tu prêt à n'être plus rien pour celle pour qui tu as tout été ?

Amadou tourna lentement la tête vers la case. Il entendit la respiration faible, laborieuse de sa femme bien-aimée. Il revit son sourire d'autrefois, ce rire cristallin qui illuminait ses matins avant que la maladie ne la dévore. Il pensa à ses enfants qui avaient encore besoin d'une mère, même d'une mère qui devrait tout réapprendre.

Il ferma les yeux, sentant une larme unique, brûlante, rouler sur sa joue sillonnée de rides. Sa colonne vertébrale, forgée dans le bois du baobab, ne plia pas.

- J’accepte, murmura-t-il dans la nuit.

Un vent d'une violence inouïe se leva soudainement, soufflant les braises et soulevant un tourbillon de poussière aveuglant. Amadou dut se protéger le visage avec ses bras. Quand le vent retomba et qu'il rouvrit les yeux, la ruelle était vide. La créature avait disparu.

Le cœur battant à tout rompre, il se précipita dans la case.
La lampe à pétrole vacillait. Aminata était assise sur le bord du lit. Ses traits n'étaient plus tirés par la fièvre. Une couleur chaude et saine colorait ses joues, et sa respiration était forte, régulière. Elle semblait avoir rajeuni de dix ans, rayonnante de vie.
Amadou tomba à genoux, un sourire de soulagement immense, le plus beau de toute sa vie, illuminant son visage fatigué. Il tendit ses mains calleuses vers elle, les larmes aux yeux.
Aminata sursauta en le voyant. Elle recula brusquement contre le mur, le regard soudain rempli de terreur, fixant cet homme agenouillé devant elle comme on fixe un dangereux inconnu.

- Qui... qui êtes-vous ? balbutia-t-elle, la voix tremblante, en serrant sa couverture contre sa poitrine. Que faites-vous dans ma chambre ? Sortez d'ici !

Amadou resta figé, les genoux dans la poussière, la main tendue dans le vide. Le Faucheur avait tenu parole. Sa femme était sauvée. Et il venait de la perdre à tout jamais.
Lentement, il baissa la tête, ravala ses larmes, et se prépara à la reconquérir. Car un baobab ne meurt jamais vraiment ; il repousse toujours, même sur la terre la plus aride.

modèle photo : Mariam Coulibaly


Falikou Koné🖋️

  🚨
01/10/2025

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Souhaitons un joyeux anniversaire à monsieur Bakary Fokin Coulibaly , jeune dynamique du nord.
25/06/2025

Souhaitons un joyeux anniversaire à monsieur Bakary Fokin Coulibaly , jeune dynamique du nord.

Korhogo, la ville aux mille visagesKorhogo, située au nord de la Côte d'Ivoire, est une ville qui cache bien des secrets...
25/06/2025

Korhogo, la ville aux mille visages

Korhogo, située au nord de la Côte d'Ivoire, est une ville qui cache bien des secrets. Derrière ses rues poussiéreuses et ses marchés colorés, se cache une histoire riche et complexe. C'est une ville qui a vu passer les siècles, les empires et les civilisations.

Je me souviens de mon arrivée à Korhogo, il y a quelques années. La ville était calme, les gens étaient amicaux et les enfants jouaient dans les rues. Je me suis tout de suite senti à l'aise, comme si j'étais chez moi. Mais Korhogo n'est pas une ville comme les autres. Elle a une histoire qui remonte à des siècles.

Les premiers habitants de Korhogo étaient les Sénoufos, un peuple qui vivait dans la région depuis des millénaires. Ils étaient des agriculteurs et des chasseurs, et vivaient en harmonie avec la nature. Les Sénoufos étaient un peuple paisible, mais ils étaient également des guerriers courageux qui défendaient leur terre contre les envahisseurs.

Au fil des siècles, Korhogo a été influencée par les empires qui se sont succédé dans la région. Les Malinkés, les Dioulas et les Baoulés ont tous laissé leur marque sur la ville. Les Dioulas, en particulier, ont joué un rôle important dans l'histoire de Korhogo. Ils étaient des commerçants et des artisans qui ont apporté leurs connaissances et leurs compétences à la ville.

Aujourd'hui, Korhogo est une ville qui vit au rythme de la tradition et de la modernité. Les marchés sont toujours animés, les artisans travaillent dur pour créer des objets de beauté et les enfants apprennent les traditions de leurs ancêtres. Mais Korhogo est également une ville qui regarde vers l'avenir. Les jeunes sont éduqués et ambitieux, et ils veulent contribuer à la croissance et au développement de leur ville.

Je me souviens d'une visite que j'ai faite au marché de Korhogo. Les étals étaient remplis de produits locaux, des fruits et des légumes aux tissus et aux objets d'art. Les vendeurs étaient amicaux et les acheteurs étaient contents de trouver des produits frais et de qualité. Le marché était un lieu de rencontre pour les gens de la ville, un endroit où l'on pouvait discuter et rire ensemble.

Korhogo est également une ville qui est riche en culture. Les masques traditionnels sont toujours utilisés lors des cérémonies et des fêtes, et les danses traditionnelles sont toujours pratiquées avec passion. Les artisans de Korhogo sont réputés pour leur savoir-faire et leur créativité, et leurs œuvres sont appréciées dans tout le pays.

Mais Korhogo n'est pas seulement une ville qui vit de sa culture et de son histoire. Elle est également une ville qui est en train de se développer. Les infrastructures sont en train d'être améliorées, les routes sont en train d'être construites et les écoles sont en train d'être rénovées. Les jeunes de Korhogo sont éduqués et formés pour prendre en charge l'avenir de leur ville.

Je suis resté à Korhogo pendant plusieurs semaines, et j'ai eu le temps de découvrir les secrets de la ville. J'ai rencontré des gens qui m'ont parlé de leur histoire, de leur culture et de leurs traditions. J'ai vu les masques traditionnels, les danses et les cérémonies. Et j'ai compris que Korhogo est une ville qui est riche en histoire, en culture et en traditions.

Korhogo est une ville qui est en train de se développer, mais elle n'oublie pas son passé. Les gens de Korhogo sont fiers de leur histoire et de leur culture, et ils veulent les partager avec le monde. Et c'est peut-être cela qui fait la beauté de Korhogo, cette ville aux mille visages qui cache bien des secrets.

Je suis parti de Korhogo avec un sentiment de nostalgie, mais je sais que je reviendrai un jour pour découvrir encore plus de secrets de cette ville fascinante. Korhogo est une ville qui restera à jamais dans mon cœur, et je suis sûr que je ne suis pas le seul à avoir été touché par sa beauté et sa richesse.

Et puis, il y a les nuits de Korhogo, les nuits étoilées qui sont remplies de musique et de danse. Les gens de Korhogo savent comment profiter de la vie, et ils savent comment faire la fête. Les nuits de Korhogo sont des nuits de joie et de bonheur, des nuits qui restent à jamais dans la mémoire

📍 Caravane "JEUNESSE SAINE, PROTÈGE TOI" – Étape de KORHOGO.Dans le cadre de la caravane "JEUNESSE SAINE, PROTÈGE TOI", ...
14/06/2025

📍 Caravane "JEUNESSE SAINE, PROTÈGE TOI" – Étape de KORHOGO.

Dans le cadre de la caravane "JEUNESSE SAINE, PROTÈGE TOI", initiée par le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, en partenariat avec l'UNFPA et l'UNICEF, une importante cérémonie de sensibilisation sur les IST en milieu scolaire s’est tenue ce vendredi 13 juin 2025 à 08h au groupe scolaire ETIC de KORHOGO.

Cette activité a été honorée par la présence du Sous-préfet de TIORO, représentant le Préfet de Région, Préfet du Département de Korhogo.

🎯 Objectif : Informer, sensibiliser et responsabiliser les jeunes sur les infections sexuellement transmissibles, dans le cadre de la promotion d’une jeunesse responsable et en bonne santé.

📅 La caravane, démarrée le 13 juin, se poursuivra jusqu’au mercredi 18 juin 2025, à travers plusieurs localités de la région du Poro.



Souhaites-

*```Nous sommes ouverts* ``` !!!  Vous pouvez passer commande Comme toujours il y'a les morceaux de *500fr* et *1000fr* ...
20/05/2025

*```Nous sommes ouverts* ``` !!!
Vous pouvez passer commande
Comme toujours il y'a les morceaux de *500fr* et *1000fr*
Livraison possible à vos frais
N'hésitez pas à venir nous rendre visite à la cave 🥰🥰

13/03/2025

Vous avez surnommé KTM en "Korhogo tourne mal" on a accepter, moto Haojun en une "b***e dans la tête" on a accepté mais pourquoi les scooters de maintenant là vous appelez ça "mon Mari est mouton" ? 😂 ahiii

22/02/2025

Arrêtez d'essayer de rivaliser financièrement avec les gens qui v0lent

07/02/2025

La route de Kassirimé et la route qui passe devant le CHR, est-ce ça va finir en 2025 là ???

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