28/01/2026
🏠 Cherté des loyers à Abidjan : un problème collectif qui appelle des solutions collectives
En Côte d’Ivoire, et particulièrement à Abidjan, la question du logement est devenue un véritable défi social. Alors que le SMIG est fixé à 75 000 FCFA, de nombreux loyers dépassent largement les capacités financières de la majorité des travailleurs.
Cette situation ne s’explique pas uniquement par la spéculation immobilière ou la pression démographique. Elle est aussi entretenue par certains comportements individuels. Il arrive souvent qu’un logement proposé à un prix raisonnable soit finalement attribué à une autre personne prête à payer plus que le montant initial, au détriment de celle qui était déjà engagée.
Progressivement, cette pratique pousse les bailleurs à augmenter systématiquement les loyers.
On observe le même phénomène dans d’autres secteurs du quotidien : lorsque des usagers tentent collectivement de refuser une hausse abusive, d’autres acceptent malgré tout de payer plus cher, affaiblissant ainsi toute tentative de régulation informelle.
Paradoxalement, les dénonciations sont nombreuses sur les réseaux sociaux, mais dans le même temps, certains justifient ces excès ou y participent. Cette contradiction freine toute amélioration durable.
👉 La cherté des loyers est donc aussi un problème de cohérence, de mentalité et de responsabilité collective.
Quelles solutions possibles ?
Encadrement plus strict des loyers par les autorités, avec des barèmes clairs selon les zones et le standing des logements.
Sensibilisation des bailleurs à la réalité des revenus (SMIG, secteur informel, jeunes actifs).
Responsabilité des locataires, en refusant collectivement les surenchères abusives.
Développement du logement social et intermédiaire, accessible aux revenus modestes et moyens.
Promotion de coopératives et projets immobiliers locaux, pour offrir des alternatives durables.
Le jour où nous alignerons nos actions avec nos discours, où l’éducation citoyenne primera