18/09/2026
🇨🇮 Orpaillage illégal : le CNS durcit le dispositif et gèle les nouvelles autorisations minières
La Côte d’Ivoire renforce son dispositif contre l’orpaillage illégal. Réuni le 17 septembre 2026 au Palais de la Présidence, le Conseil national de sécurité (CNS) a arrêté une série de mesures visant à renforcer les capacités opérationnelles de l’État et le contrôle des zones exposées à l’exploitation clandestine de l’or.
Parmi les principales décisions figure un moratoire de six mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale. Le CNS prévoit également un renforcement des brigades du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal ainsi que des capacités des Forces de Défense et de Sécurité locales.
La surveillance des cours d’eau constitue un autre volet important du dispositif. 21 Pelotons de Sécurité Fluviale doivent être créés afin d’assurer un contrôle permanent des quatre grands fleuves du pays et de leurs affluents, particulièrement exposés aux activités d’orpaillage clandestin et à leurs conséquences sur les ressources en eau et l’environnement.
Sur le plan judiciaire, le CNS annonce par ailleurs un durcissement des sanctions, avec l’adoption prochaine d’une loi visant à aggraver les peines liées à l’orpaillage illégal. La participation indirecte, notamment à travers la complicité logistique ou financière, doit également être considérée comme une infraction autonome.
Le dispositif comporte enfin un volet de réhabilitation écologique et de réinsertion économique. Les mesures prévues portent notamment sur la restauration des sites dégradés, avec l’intervention du Génie militaire et des programmes de travaux à haute intensité de main-d’œuvre, ainsi que sur la réinsertion des orpailleurs illégaux nationaux à travers des activités génératrices de revenus.
Ces nouvelles mesures font suite à l’atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal organisé les 4 et 5 septembre à Yamoussoukro. Les préfets de région se sont notamment engagés à contribuer à l’éradication du phénomène dans leurs circonscriptions sur une période de six mois.