12/09/2026
GSBPL DIPITA SOUS SCELLÉS : LE DOSSIER ADMINISTRATIF MET LA PROMOTRICE FACE À SES OBLIGATIONS.
Alors que le différend opposant la promotrice de l’établissement, Mme Pauline Nguengue, à son bailleur, M. Kingue, continue de susciter des réactions, les autorités administratives viennent de procéder à la mise sous scellée du Groupe scolaire Bilingue privé laic Dipita à Bali Koumassi, dans le premier arrondissement de Douala.
Dans un message-porté signé par le préfet du département du Wouri, une descente sur le terrain a été effectuée ce vendredi 11 septembre 2026, en exécution de la décision n°464/J1/14/D/MINEDUB/SG/DAJ du 20 novembre 2023 portant fermeture du Groupe scolaire bilingue privé laïc Dipita.
Les autorités évoquent plusieurs manquements aux normes applicables aux établissements scolaires.
D’abord l’ouverture de l’école dans un local réservé à l’habitation. Ensuite, le non-respect des superficies requises pour un établissement scolaire. Troisième grief : la non-détention du titre foncier par la promotrice Et enfin, particulièrement préoccupant pour l’administration : l’exposition des élèves à l’insécurité.
À cette controverse s’ajoute désormais une bataille sur le terrain de la communication.
Certaines prises de parole tendent à présenter la promotrice comme victime d’un prétendu harcèlement, tout en désignant le bailleur comme principal responsable de la situation.
Une lecture essentiellement émotionnelle qui ne saurait, à elle seule, trancher une affaire nécessitant l’examen des faits, des documents et des responsabilités de chaque partie.
Il convient donc de distinguer clairement deux dossiers:
D’un côté, le différend locatif qui oppose les parties, en raison d’impayés de loyers qui s’accumulent depuis sept ans.
De l’autre, une décision administrative de fermeture fondée, selon les documents officiels consultés, sur la conformité des locaux, les superficies, la situation foncière de la promotrice et les conditions de sécurité des élèves.
Cette distinction est fondamentale pour permettre à l’opinion publique de comprendre les véritables enjeux de cette affaire, car certaines publications en ligne ont tendance à réduire le dossier à un simple conflit entre bailleur et locataire, en passant sous silence les motifs administratifs de la fermeture.
La rédaction de DIKALO TV