20/05/2026
"J'ai fui la première année universitaire."
Oui.
J'ai fui.
Pas parce que j'étais nul. Pas parce que je n'aimais pas apprendre.
Laisse-moi t'expliquer ce qui s'est vraiment passé. 👇👇
J'étais à ISETAG( Institut Supérieur Evangélique des Technologies Appliquées et de Gestion ) ici à Douala. Génie Logiciel. Cours du soir — 17h à 21h chaque jour.
Ça sonnait bien sur le papier.
La réalité ? Toute autre chose.
Parce qu'en journée pendant que mes camarades se reposaient chez eux... moi j'étais dans une entreprise à charger des sacs de plâtre dans des camions.
( Sur cette photo je suis devant l'entreprise en question 😅 )
On appelle ça faire le mbabé à Douala. Travail physique. Épuisant. Sous le soleil de Douala qui ne rigole pas. 😅
À 17h quand mon shift se terminait — mon corps était complètement cassé. Les bras lourds. Le dos en feu. Les yeux qui brûlaient.
Et on me demandait d'aller m'asseoir dans une salle de classe étudier la programmation ?
Il y avait des soirs où je m'endormais avant même que le professeur finisse sa première phrase. 😂
Le voisin qui me regardait avec pitié. 😂
"Tu vas bien Dikissia ?"
"Oui oui je suivais les yeux fermés." 🤦🏾♂️
Un soir en rentrant du travail, épuisé, je me suis posé une question simple :
"Pourquoi tu vas à l'école Dikissia ?"
"Pour avoir un diplôme."
"Le diplôme c'est pour quoi ?"
"Pour trouver un travail."
"Le travail c'est pour quoi ?"
"Pour gagner de l'argent."
Mais attendez...
Je gagnais déjà de l'argent en chargeant ces camions.
Sans diplôme. Sans cours du soir. Sans m'endormir sur un bureau.
Le calcul dans ma tête était simple. Brutal.
Peut-être naïf.
Mais simple.
J'ai choisi l'argent.
En mars j'ai arrêté les cours. Officiellement. 😅
Est-ce que je regrette ?
Honnêtement non.
Parce que c'est cette décision qui m'a forcé à chercher autre chose. Quelque chose de plus grand que charger des sacs de plâtre toute ma vie.
C'est cette insatisfaction née dans cette salle de classe où je m'endormais... qui m'a conduit vers le digital.
Vers le copywriting. Vers les Meta Ads. Vers cette page que tu lis en ce moment.
Je sais qu'il y a des jeunes qui me lisent en ce moment avec la même pression.
L'école qui coûte cher. Le travail épuisant. Les rêves qui semblent trop grands pour ta réalité quotidienne.
Tu n'es pas seul.
Fuir une mauvaise route n'est pas un échec. C'est parfois le début du bon chemin.
Le mien commence ici. Avec toi.
Abonne-toi — la suite va te surprendre. 🔥
— Mr Dikiss