25/05/2026
Ce qu’un jeune doit comprendre pour devenir indispensable dans ce pays.
Il y a des vérités qu’on évite parfois de dire aux jeunes par peur de les décourager. Moi, je préfère vous dire les choses clairement, parce que le vrai découragement, ce n’est pas la vérité. Le vrai danger, c’est de grandir sans comprendre le monde dans lequel on vit.
En 2026, un jeune Camerounais, un jeune Africain, ne peut plus avancer avec les réflexes d’hier. Le monde a changé. Le pays s’est complexifié. L’epoque de vos parents est perdue à jamais. Les opportunités aussi sont devenues rare. Mais dans tous ces changement, il y a une bonne nouvelle : celui qui comprend vite peut se frayer un chemin. Mais il faut être lucide. Il faut être discipliné. Il faut être prêt à se réinventer.
Je le dis souvent autour de moi : aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les diplômes qui sauvent. Ce sont les compétences, l’attitude, la capacité à apprendre, à exécuter et à s’adapter. Le monde n’attend personne. Et l’individualisme dans ce pays, encore moins. Il faut donc apprendre à marcher avec son temps, sans perdre temps.
La première chose que j’ai envie de dire c’est que la mentalité compte autant que le talent. Beaucoup de jeunes ont du potentiel. Le problème, ce n’est pas l’intelligence. Le problème, c’est souvent la dispersion, l’impatience, le manque de structure, le goût de l’argent immédiat, et parfois une manière de penser qui sabote tout avant même de commencer. Vouloir réussir sans discipline, c’est comme vouloir construire une maison sans fondations. Ça peut tenir un moment, mais ça finit par tomber.
Le jeune d’aujourd’hui doit apprendre à respecter le temps. Le temps est devenu une monnaie plus précieuse que l’argent. Celui qui sait organiser sa journée, tenir ses engagements, livrer à temps, répondre correctement, suivre un dossier, se former régulièrement, prend déjà une avance considérable sur la majorité. La ponctualité, la rigueur et la constance ne sont pas des petits détails. Ce sont des signes de maturité. Et la maturité attire la confiance. Or, la confiance ouvre les portes. Oui oui même dans un pays comme le Cameroun
Il faut aussi comprendre une chose essentielle : le monde du travail ne récompense pas seulement la présence, il récompense la valeur. Être là ne suffit plus. Il faut apporter quelque chose. Une solution. Une méthode. Une capacité à simplifier. Une compétence utile. Une idée. Une exécution propre. Aujourd’hui, un jeune qui sait bien écrire, bien parler, bien présenter, bien organiser et bien utiliser les outils numériques peut aller très loin, même sans partir d’un milieu favorisé. Comment te demarques tu la ou tu es?
C’est pour cela que l’apprentissage devient une arme de survie. Lire, écrire, parler, comprendre, structurer sa pensée, manipuler les outils digitaux, savoir utiliser l’intelligence artificielle, ce ne sont pas des luxes. Ce sont des nécessités. Le jeune qui refuse de lire finit par penser petit. Celui qui ne travaille pas son expression finit par mal vendre ses idées. Celui qui ne maîtrise pas les outils modernes finit par dépendre toujours de quelqu’un d’autre. Dans un monde rapide, la lenteur intellectuelle coûte cher.
Il faut également comprendre le rôle du numérique. Le téléphone peut être un piège, mais il peut aussi devenir un tremplin. Beaucoup de jeunes passent des heures à consommer des contenus qui les fatiguent mentalement, les distraient et les vident de leur énergie. Pendant ce temps, d’autres apprennent, créent, vendent, se rendent visibles, bâtissent une marque personnelle, trouvent des clients, développent des services, bâtissent leur avenir avec le même téléphone. La différence n’est pas l’outil. La différence, c’est l’usage.
Un jeune en 2026 doit aussi comprendre que l’Afrique n’est pas un espace de plainte, mais un espace de transformation. Oui, il y a des contraintes. Oui, il y a des injustices. Oui, il y a des lenteurs. Oui, il y a des systèmes qui découragent. Mais il y a aussi des besoins énormes, des marchés encore mal servis, des secteurs à structurer, des problèmes à résoudre, des communautés à connecter, des talents à révéler. Celui qui regarde seulement les blocages passe à côté de l’essentiel. Celui qui observe les manques avec intelligence peut y trouver sa place.
Dans nos pays, il y a encore trop de jeunes qui cherchent uniquement “un poste”. Moi, je leur dirais de chercher d’abord une utilité. Parce que l’utilité précède souvent le poste. Si tu sais résoudre un problème réel, on finit par te payer pour cela. Si tu sais organiser, rédiger, vendre, servir, créer, communiquer, coordonner, produire, tu n’es pas seulement en recherche d’emploi. Tu deviens une ressource.
Il faut aussi apprendre à s’éloigner de certaines influences. Tout ne mérite pas ton attention. Toutes les fréquentations ne te construisent pas. Tous les environnements ne t’élèvent pas. Il y a des groupes qui entretiennent la paresse, le cynisme, la superficialité et le découragement. Si tu restes trop longtemps dans certaines ambiances, tu finis par penser comme elles. Or, on ne peut pas construire une vie solide avec un esprit contaminé par le bruit, le vide et la résignation.
Le jeune qui veut s’en sortir doit apprendre à avoir une vision. Pas une simple envie du moment. Une vraie vision. Où veux-tu être dans 3 ans ? Quelles compétences veux-tu maîtriser ? Quelle valeur veux-tu apporter ? Quel genre de personne veux-tu devenir ? Quelle image veux-tu laisser ? Tant que ces questions ne sont pas claires, on avance au hasard. Et la vie n’aime pas le hasard chez les gens qui veulent réussir.
Je le dis avec affection mais sans détour : il faut devenir exigeant avec soi-même. Les excuses ne construisent rien. Les plaintes ne créent pas de carrière. La victimisation ne fait pas grandir. Ce qui fait grandir, c’est le travail silencieux, la répétition, les efforts invisibles, les heures d’apprentissage, la capacité à encaisser les débuts difficiles sans abandonner. Ce qui fait la différence, c’est ce que tu fais quand personne ne t’applaudit.
En 2026, un jeune doit comprendre que sa vraie richesse commence dans sa tête. La manière de parler. La manière de penser. La manière de se tenir. La manière de répondre. La manière d’apprendre. La manière de travailler. La manière de gérer l’échec. La manière de rester digne même quand on débute. C’est cela qui finit par créer la réputation, puis la crédibilité, puis les opportunités.
Je crois profondément que nos jeunes ont du potentiel. Beaucoup plus qu’on ne le dit. Mais il faut les réveiller. Il faut leur parler franchement. Il faut leur rappeler qu’ils ne sont pas condamnés à subir leur contexte. Ils peuvent le dépasser. Ils peuvent le transformer. Ils peuvent monter en compétence. Ils peuvent bâtir une vie plus stable, plus utile, plus belle, plus libre.
Mais cela ne viendra pas par magie.
En 2026, survivre ne suffit plus. Il faut apprendre à devenir indispensable.
Je me demande juste ce que tu es entrain de mettre en place dans ta vie pou r devenir indispensable dans ton pays, ton continent. Dis le moi en commentair.
BB