22/12/2025
📶 𝗔𝗙𝗙𝗔𝗜𝗥𝗘 𝗞𝗢𝗙𝗔𝗡𝗘 🇨🇲 : 𝗤𝗨𝗔𝗡𝗗 𝗟𝗘 𝗣𝗥𝗢𝗖È𝗦 𝗘𝗡 𝗦𝗢𝗥𝗖𝗘𝗟𝗟𝗘𝗥𝗜𝗘 𝗩𝗜𝗦𝗘 𝗦𝗔𝗠𝗨𝗘𝗟 É𝗧𝗢’𝗢… 𝗘𝗧 𝗨𝗡 𝗚𝗔𝗠𝗜𝗡
Christian Kofane (19 ans), jeune talent camerounais, a pris le temps de réfléchir avant de rejoindre la sélection nationale. Une hésitation parfaitement légitime, déjà observée chez des cadres comme Zambo Anguissa, André Onana, Choupo-Moting ou encore Carlos Baleba. À ce moment précis, le joueur a préféré saisir une opportunité rare en club, profitant de l’absence de Patrik Schick au Bayer Leverkusen pour tenter de s’imposer.
Face à cette situation, Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT, a assumé pleinement son rôle : il s’est déplacé en Allemagne pour échanger avec la pépite et le convaincre de rejoindre la tanière. Un acte de leadership qui aurait dû être salué. Mais au Cameroun, certains ont choisi d’y voir le mal, comme toujours. Les « hiboux du football camerounais » sont entrés en scène, fidèles à leur ligne : tout ce que fait Eto’o est forcément mauvais.
Lorsque le club a ensuite demandé à conserver Kofane une semaine supplémentaire en raison d’un effectif offensif réduit, une nouvelle polémique est née. Cette fois, on accuse Eto’o « d’accorder trop de privilèges », de « fabriquer une star avant l’heure ». Ironie totale : les mêmes auraient crié au scandale si le joueur avait refusé la convocation. Leur objectif ne change pas : discréditer Eto’o, coûte que coûte.
Aujourd’hui, la pression exercée sur Christian Kofane devient totalement déraisonnable. On l’accuse de « se prendre pour une diva » ou de vouloir être « le Messi ». Mais où est la cohérence ? En réalité, la haine contre Samuel Eto’o dépasse désormais l’amour du Cameroun. Certains semblent même attendre une contre-performance des Lions pour pouvoir en imputer la responsabilité à la FECAFOOT.
Pire encore, ces critiques gonflent artificiellement nos ambitions, en nous présentant comme des favoris au titre continental, uniquement pour préparer une future contestation en cas d’échec. Pourtant, le sélectionneur a été clair et honnête : l’objectif est d’abord de faire mieux que la dernière CAN, puis d’avancer match après match. Rien de plus. Rien de moins.
Il faut rappeler une évidence : ce groupe est en reconstruction. Il sort d’une période toxique où la tanière ressemblait davantage à un champ de bataille qu’à une sélection nationale. Avec un nouvel encadrement technique et à peine une semaine de préparation, espérer des automatismes immédiats relève de l’illusion. Un système de jeu ne s’assimile pas en quelques jours.
Gagner la CAN serait un immense bonus, pas une obligation. Oui, le Cameroun est cinq fois champion d’Afrique, mais le football moderne est devenu scientifique, exigeant et impitoyable. Le talent est là, le potentiel aussi. Mais imposer une pression démesurée à ce groupe est exactement la stratégie des « hiboux ».
Les Lions Indomptables doivent avant tout jouer libérés, proposer un football attractif, prendre du plaisir et rendre fiers les Camerounais.
🎯 Objectif numéro un : passer le premier tour.
Ensuite, on verra.
Match après match.
✍🏽 Raoul Karismo