10/08/2025
— CULTURE —
Bakayoko vient de signer son entrée dans le cercle très fermé des stand-uppeurs camerounais capables de porter seuls un One Man Show. Et il ne l’a pas fait à moitié.
Avec sa silhouette élancée d’1m95, ses traits acérés et ses mèches effleurant ses joues, il impose d’emblée sa présence scénique. Entre Douala et Abidjan, il cultive un style de dandy voyageur. Son spectacle « Immigration » puise dans sa double expérience camerouno-ivoirienne, pleine de différences parfois irritantes, parfois intrigantes, mais toujours savoureuses à transformer en éclats de rire.
Sur scène, Bakayoko manie le nouchi et le francanglais comme des armes de rapprochement culturel. Il fait dialoguer deux univers que tout semble opposer, offrant un miroir à une jeunesse qui se cherche, forge sa propre identité et se heurte à une société qui ne sait pas toujours l’accueillir telle qu’elle est. Son humour, c’est ce coup de projecteur sur les évidences que l’on ignore, ce grain de sable qui force à réfléchir.
La soirée a aussi révélé d’autres voix, comme La Plume N***e, dont le slam a ajouté une profondeur poétique au show. Cameroun et Côte d’Ivoire, deux rives reliées par un même rire.
Au-delà de sa stature féline, Bakayoko transmet une joie de vivre communicative. Avec le soutien du Camer Comédie Club et d’amis comme Arrache Clou, il a électrisé la maison OMAJ, livrant une prestation chaleureuse, interactive et résolument généreuse.
Crédit photo: Le Way De Dnd