08/06/2026
DJAM LE RENARD, TOWA LE CONQUÉRANT, BISSECK LE VENGEUR : L'ÉLITE ONE TIENT SON THRILLER
Il existe des fins de saison qu'on oublie dès le coup de sifflet final. Et puis il y a celles qui s'impriment dans la mémoire collective. Celles dont on reparle des années plus t**d parce qu'elles ont raconté quelque chose de plus grand qu'une simple course au titre.
-Laurent Djam (Unisport)
Djam n'a jamais été un entraîneur spectaculaire. C'est autre chose ; un stratège. Un homme qui connaît les rouages du championnat camerounais comme peu d'autres avant lui. Année après année, club après club, il a appris à naviguer dans les tempêtes de l'Élite One.
Ses équipes ont souvent cette capacité à gagner quand personne ne les attend, à arracher des résultats dans les dernières secondes, à transformer des matchs mal embarqués en victoires précieuses.
Ce n'est peut-être pas toujours le football le plus séduisant. Mais c'est souvent le plus efficace.
Et à trois journées de la fin, cette efficacité pourrait encore faire la différence.
-Richard Towa avance avec le poids et l'avantage de l'expérience.
Champion en titre et meilleur entraîneur du Cameroun la saison dernière, il sait ce que représente une course au sacre. Surtout, il sait qu'il est beaucoup plus difficile de conserver une couronne que de la conquérir.
Towa est un bâtisseur méthodique.
Trois points de ret**d à ce stade de la compétition ne sont pas forcément un obstacle pour un technicien qui a déjà connu les exigences du sommet.
Il sait que dans un sprint final, la pression change souvent de camp plus vite que le classement.
-Jean-Baptiste Bisseck apporte une dimension particulière à cette lutte pour le titre .
Champion du Cameroun avec Coton Sport de Garoua, il appartient à cette catégorie d'entraîneurs qui voient le football comme une œuvre de construction. Chez lui, le jeu n'est jamais seulement une question de résultats ; il est aussi une question d'identité.
Son passage compliqué à la tête des Lionnes Indomptables a pu faire naître des doutes chez certains. Mais les trajectoires des grands entraîneurs ne sont jamais linéaires.
Aujourd'hui, ce qu'il réalise avec Dynamo de Douala ressemble à une réponse.
Sept victoires consécutives, un collectif transformé, une e équipe qui joue avec confiance, ambition et caractère.
À travers cette remontée spectaculaire, c'est aussi une réputation qui se reconstruit.
Trois points seulement séparent Colombe et Dynamo du leader, trois journées restent à disputer.
Et au bout du calendrier se dessine un choc entre Djam et Bisseck à Bafang lors de la dernière journée. Un match qui pourrait décider à lui seul du destin du championnat.
L'un de ces trois hommes sera champion.
Les deux autres devront vivre avec les regrets qu'imposent les grandes batailles perdues.
Djam, Towa, Bisseck.... l'Élite One tient son thriller.