23/06/2026
Yaoundé le 23 juin 2026
À
Son Excellence Monsieur le Président de la République du Cameroun President Paul Biya Paul Biya
Palais de l'Unité, Yaoundé
Objet : Cri d'alarme face au mal-être de la jeunesse et à la précarité sociale des citoyens camerounais
Monsieur le Président,
C’est empreint d’un profond civisme, mais aussi d’une immense inquiétude, que je prends la liberté de vous adresser la présente lettre. En tant que citoyen soucieux de l’avenir de notre nation, je me dois de relayer le cri d’alarme d’une jeunesse et d’une population à bout de souffle, qui se sentent aujourd’hui délaissées par leurs dirigeants.
La réalité quotidienne de millions de Camerounais est devenue un combat permanent pour la survie, marqué par des fléaux qui sapent la dignité humaine et le développement du pays :
Le chômage endémique et le mal-être de la jeunesse : Les jeunes Camerounais, pourtant résilients, courageux et diplômés, se heurtent à un horizon totalement bouché. L'absence d'opportunités réelles plonge notre jeunesse dans le désespoir, la poussant parfois à l’exil au péril de sa vie, faute de pouvoir s'épanouir sur sa propre terre.
Les coupures intempestives d'électricité : Les délestages chroniques asphyxient l’économie locale. Ils paralysent les hôpitaux, les universités, les commerces et les ménages. Comment moderniser notre pays et attirer les investissements quand l'énergie de base fait cruellement défaut au quotidien ?
Les abus des entreprises privées et le non-paiement des salaires : De nombreux citoyens subissent l'injustice d'entreprises privées qui emploient sans contrat légal ou, pire, qui accumulent des mois d’arriérés de salaires en toute impunité. Sans revenus réguliers, des pères et mères de famille se retrouvent incapables de nourrir leurs enfants, de se soigner ou de payer leur loyer.
Monsieur le Président, le peuple camerounais a longtemps fait preuve d’une patience exemplaire. Cependant, le sentiment d'abandon grandit face à l'inertie apparente des institutions face à ces injustices criantes. La jeunesse ne demande pas la charité, elle réclame du travail, de la justice sociale, de la lumière et de la considération.
Je sollicite humblement votre haute bienveillance afin que des mesures d'urgence soient prises pour réguler le marché du travail, contraindre les entreprises au respect du droit des employés, stabiliser le réseau énergétique et redonner espoir à cette jeunesse qui est, rappelons-le, le fer de lance de la nation.
Dans l'espoir que la voix du peuple retienne votre attention paternelle, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma haute considération.
Pagal Kenzo Djomini
Samuel Eto'o
Ministère de l'Administration Territoriale du Cameroun
Minsep