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🛑 CULTUREKAMENI : CELLE QUI AVAIT POURTANT BIEN COMMENCÉElle avait quelque chose que l’industrie musicale recherche sans...
18/08/2026

🛑 CULTURE

KAMENI : CELLE QUI AVAIT POURTANT BIEN COMMENCÉ

Elle avait quelque chose que l’industrie musicale recherche sans cesse : une personnalité immédiatement identifiable. Kameni est arrivée avec des freestyles, une énergie débordante et cette impression qu’une nouvelle voix féminine était enfin prête à prendre sa place. « Nayo Nayo », « Boss », puis « Lover » avec Mr Leo ont rapidement installé son nom. Mais quelques années plus t**d, le récit est devenu moins évident. Entre changement d’environnement, départ de Lionn Productions et nouvelle direction artistique, que reste-t-il de la Kameni que le public avait découverte avec autant d’enthousiasme ?

UNE ARRIVÉE QUI AVAIT TOUT D’UNE ÉVIDENCE:
Kameni commence à se faire remarquer avant même d’avoir véritablement installé une discographie. Ses vidéos, reprises et freestyles publiés sur les réseaux sociaux attirent progressivement l’attention. En 2019, son mashup reprenant notamment des titres de Locko, Teni et Burna Boy contribue à la faire connaître. Elle enchaîne ensuite avec « Boss », puis « Nayo Nayo », véritable accélérateur de sa carrière. Quelques mois plus t**d, sa collaboration avec Mr Leo sur « Lover » confirme qu’il ne s’agit plus simplement d’un phénomène des réseaux sociaux.

LIONN PRODUCTIONS ET LA BONNE ÉQUATION:
L’arrivée de Kameni dans l’écosystème de Lionn Productions, fondé par Mr Leo en 2019, intervient à un moment où la structure cherche justement à développer de nouveaux talents. Elle bénéficie alors d’un environnement professionnel capable de donner une cohérence à ses premiers pas. Son EP Love & Hustle, sorti en 2020, compte six titres et installe davantage son univers entre afrobeat, rap et sonorités urbaines. À cette période, la presse camerounaise la présente déjà comme l’une des jeunes artistes féminines prometteuses du pays.

LE PROBLÈME N’ÉTAIT PAS LE TALENT:
Ce qui rend le parcours de Kameni intéressant, c’est précisément qu’il ne s’agit pas d’une artiste qui aurait échoué faute de potentiel. Elle avait la voix, l’attitude, la capacité à rapper, à chanter et surtout une personnalité suffisamment forte pour être reconnaissable. Elle expliquait elle-même vouloir utiliser sa musique pour parler de son vécu et transmettre un message positif. Son titre « Ghetto », notamment, assumait cette dimension plus revendicative, avec une esthétique de « bad girl » et un mélange de français, d’anglais et de pidgin.

QUAND LA DIRECTION CHANGE, L’ARTISTE DOIT SE RÉINVENTER:
Une carrière musicale ne repose cependant pas uniquement sur les premiers succès. Il faut ensuite savoir transformer l’attention en communauté, puis la communauté en fidélité. C’est ici que le parcours de Kameni devient plus complexe. En février 2022, elle annonce officiellement la fin de sa collaboration avec Lionn Productions et son intention de poursuivre son chemin seule. Ce départ marque nécessairement une nouvelle étape : l’artiste qui bénéficiait auparavant d’une structure, d’une équipe et d’une direction doit désormais porter elle-même une partie beaucoup plus importante de sa trajectoire.

UNE ARTISTE ENTRE PLUSIEURS IDENTITÉS:
Le changement n’est pas seulement administratif. Il touche aussi à l’image et à la direction artistique. Kameni avait été découverte avec une identité très spontanée, presque instinctive : une jeune femme énergique, urbaine, capable de passer du chant au rap et de créer des contenus qui semblaient directement connectés à sa génération. Or, lorsqu’un artiste multiplie les directions sans qu’une ligne forte ne permette au public de comprendre son évolution, la polyvalence peut devenir une faiblesse. On peut tout faire artistiquement et, paradoxalement, devenir difficile à définir.

LE PUBLIC, L’AUTRE DIRECTEUR ARTISTIQUE:
C’est peut-être là que se trouve la partie la plus importante de cette histoire. Le public avait beaucoup donné à Kameni au début : des vues, des partages, de l’attention et surtout une curiosité réelle. Mais cette attention devait être entretenue. Dans une industrie où une nouvelle révélation apparaît chaque semaine, le public ne reste jamais acquis. L’artiste doit constamment lui donner une raison de revenir. Kameni a continué à produire et à explorer son univers, mais le phénomène « Kameni » des débuts n’a pas connu la même accélération que celle que son potentiel initial pouvait laisser imaginer.

NOTRE REGARD:
Le parcours de Kameni pose une question plus large que celle de sa seule carrière : que fait-on d’un artiste lorsque le premier élan ne suffit plus ? Son histoire montre qu’une révélation peut être parfaitement lancée et pourtant perdre progressivement sa trajectoire si l’identité artistique, la stratégie et la relation avec le public ne progressent pas au même rythme. Kameni avait commencé avec une longueur d’avance. La suite de son histoire dépend désormais de sa capacité à transformer ce potentiel d’hier en une identité suffisamment forte pour que le public ait, aujourd’hui encore, envie de la suivre.

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Depuis plusieurs années, vous nous suivez pour notre actualité culturelle, nos analyses et nos découvertes. Mais connais...
14/08/2026

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🛑 CULTURERICHARD AMOUGOU : L’ULTIME DIGNE HÉRITIER DU BIKUTSI MASCULIN ?Le Bikutsi masculin n’a pas disparu. Il s’est si...
13/08/2026

🛑 CULTURE

RICHARD AMOUGOU : L’ULTIME DIGNE HÉRITIER DU BIKUTSI MASCULIN ?

Le Bikutsi masculin n’a pas disparu. Il s’est simplement fait plus rare. Hier porté par une véritable génération d’hommes qui en avaient fait une musique populaire, festive et profondément ancrée dans le quotidien, le rythme semble aujourd’hui avoir changé de visage. Dans ce paysage où les voix féminines occupent désormais une place considérable, Richard Amougou continue pourtant de défendre son territoire. Avec près de trois décennies de carrière et un nouvel album, TOURBILLON, attendu le 14 août 2026, son parcours raconte autant la longévité d’un artiste que la fragilité d’une succession qui t**de à s’imposer.

Il faut remonter à une époque où le Bikutsi masculin était presque une évidence. Les hommes occupaient les scènes, imposaient leurs voix, leurs danses et leurs manières de raconter la société. Le genre pouvait parler d’amour, d’argent, de relations, de jalousie, de quotidien ou simplement de la vie avec cette liberté propre aux musiques populaires. Richard Amougou est arrivé dans cette tradition avec une identité qui s’est progressivement affirmée. Avant de prendre le micro, il était danseur, notamment aux côtés de K-Tino, avant de véritablement commencer à chanter à la fin des années 1990. Cette trajectoire explique en partie le rapport très physique qu’il entretient encore avec la scène.

Son premier album, « Événement », l’installe dans le paysage musical et ouvre une carrière qui va traverser plusieurs générations. Puis viennent des titres comme « Essuie-Glace », « L’Argent », « Intercity » ou « Bozizi », qui participent à construire cette image d’un artiste capable de transformer les réalités ordinaires en matière musicale. En 2012, il est d’ailleurs consacré artiste Bikutsi de l’année au Festi-Bikutsi, preuve qu’il ne s’agissait pas seulement d’une présence passagère dans le genre.

Mais ce qui mérite aujourd’hui l’attention, c’est moins le nombre de ses chansons que sa capacité à avoir traversé les transformations de l’industrie sans abandonner son identité. Richard Amougou a connu l’époque des cassettes, des CD, des spectacles dominés par les chaînes de télévision et les radios, puis celle des plateformes numériques et des réseaux sociaux. Son album Le Temps, présenté en 2020 comme son huitième opus, témoignait déjà de cette volonté de continuer à produire et à raconter le quotidien plutôt que de simplement vivre sur ses anciens succès.

Et pourtant, son parcours révèle aussi un changement plus profond du Bikutsi. Le genre est toujours vivant, mais sa scène masculine s’est considérablement réduite. Les nouvelles générations ont investi d’autres sonorités, tandis que les figures féminines ont largement contribué à renouveler l’image du Bikutsi contemporain. Dans cette nouvelle configuration, les noms masculins encore clairement identifiés au rythme sont moins nombreux. Richard Amougou, Blacky Star et Tonton Le Show font partie de ceux qui continuent à occuper cet espace, avec des approches différentes. Blacky Star, notamment, poursuit aujourd’hui une activité régulière avec de nouvelles sorties comme Bikutsi en poudre, Callipyge ou encore Les pleurs d’un orphelin.

C’est précisément ce qui donne à TOURBILLON une dimension particulière. Le 14 août 2026, Richard Amougou ne présentera pas simplement un nouvel album : il remettra son nom dans une industrie qui ne fonctionne plus comme celle dans laquelle il s’est révélé. Pour un artiste installé depuis aussi longtemps, le défi n’est plus seulement de prouver qu’il sait encore chanter. Il consiste à démontrer que son univers peut encore rencontrer un public qui consomme désormais la musique autrement, avec des singles, des extraits courts, des challenges et des collaborations capables de circuler instantanément.

À OnTop! Magazine, nous pensons que c’est là que se trouve la véritable question autour de Richard Amougou. Être un héritier ne signifie pas simplement conserver ce que les anciens ont transmis. Il faut aussi réussir à donner envie à ceux qui arrivent de recevoir cet héritage. Richard Amougou a fait sa part en restant présent. Mais le véritable avenir du Bikutsi masculin dépendra de ceux qui accepteront de reprendre le flambeau, de le transformer et, pourquoi pas, de contredire ceux qui pensent que ses grandes heures appartiennent déjà au passé.

Car si TOURBILLON est un nouvel album pour Richard Amougou, il pourrait aussi être un rappel pour toute une génération : un patrimoine ne meurt pas lorsque ses anciens cessent de parler. Il meurt lorsque plus personne ne veut apprendre sa langue.

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LE SAVIEZ-VOUS ?
12/08/2026

LE SAVIEZ-VOUS ?

🛑 PEOPLELETIS DIVA, DENISE NAAFA, NUMERICA : CES ARTISTES QUE LE PUBLIC N’A JAMAIS VRAIMENT ADOPTÉSIls avaient les voix,...
11/08/2026

🛑 PEOPLE

LETIS DIVA, DENISE NAAFA, NUMERICA : CES ARTISTES QUE LE PUBLIC N’A JAMAIS VRAIMENT ADOPTÉS

Ils avaient les voix, les chansons, les tubes et parfois même les récompenses. Pourtant, derrière les promesses de leurs débuts, une réalité s’est imposée : le public camerounais ne leur a jamais accordé l’adhésion massive nécessaire pour transformer leur talent en véritable carrière populaire. Entre critiques, moqueries, périodes de découragement et changements de vie, Letis Diva, Denise Naafa et Numerica racontent trois façons de se retrouver face au même mur : celui de la reconnaissance.

Dans la musique, le talent peut ouvrir une porte. Mais c’est le public qui décide finalement si l’artiste peut rester dans la pièce. Letis Diva, Denise Naafa et Numerica ont tous connu ce moment où leur potentiel semblait évident. Pourtant, aucun des trois n’a réussi à transformer durablement cette promesse en une adhésion populaire comparable à celle des artistes qui deviennent de véritables phénomènes. Ce constat est d’autant plus troublant que leurs parcours ne manquent ni de chansons, ni de travail, ni de moments de lumière. Leur problème semble avoir été ailleurs : ils ont longtemps dû se battre pour convaincre un public qui, malgré leurs efforts, ne les a jamais complètement adoptés.

LETIS DIVA : LE TUBE QUI PROMETTAIT UNE GRANDE CARRIÈRE :
Letis Diva avait pourtant commencé très fort. Avec Explosion, son premier album, elle impose rapidement « Déception », un titre qui devient l’un des morceaux marquants de son époque. Son Bikutsi s’ouvre au Ben-Skin, au Makossa et au Zouk, tandis que son parcours est salué par plusieurs distinctions. Elle est notamment sacrée révélation féminine au Festi-Bikutsi et au Canal d’Or en 2011.

La suite confirme que le phénomène n’était pas accidentel. « On va s’amuser », « Akéré », « Paplé », puis « Tu me…? » entretiennent sa présence dans le paysage musical. Ce dernier titre est même présenté à l’époque comme ayant dépassé le million de vues en trois semaines. Sur le papier, tous les ingrédients semblaient donc réunis pour installer Letis Diva dans la durée.

Mais le public camerounais est parfois impitoyable avec les artistes qu’il ne parvient pas à transformer en idoles. Le succès d’une chanson ne garantit pas celui de l’artiste. Et Letis Diva a connu cette difficulté : suffisamment connue pour être commentée, mais pas suffisamment soutenue pour transformer chaque nouvelle sortie en événement national. Au fil des années, les discussions autour de sa personnalité et certaines polémiques ont également pris davantage de place dans son actualité. En 2020, elle figurait ainsi parmi les artistes féminines du Bikutsi impliquées dans de violentes querelles publiques sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui installée à l’étranger et pleinement engagée dans sa vie de mère, Letis Diva appartient à cette catégorie d’artistes dont le parcours laisse une question en suspens. Et si le public avait davantage cru en elle au moment où elle était encore au sommet de son potentiel ?

DENISE NAAFA : QUAND LE TALENT NE SUFFIT PLUS POUR CONTINUER :
Denise Naafa avait une autre carte à jouer. Sa voix était son principal argument. Formée au chant dès son adolescence et passée par la chorale de l’IAI, elle s’était construite autour d’un univers mêlant soul, Zouk, Makossa et Coupé-Décalé.

Son deuxième album, My Soul, démontrait surtout qu’elle était loin d’être une artiste sans substance. Onze titres, des textes travaillés, plusieurs ambiances et une véritable recherche dans l’écriture : la presse culturelle de l’époque saluait une artiste mature, capable de passer de la joie à la mélancolie et d’aborder aussi bien l’amour que les questions sociales.

Sur scène, elle avait également les arguments. Lors de la présentation de My Soul à l’Institut français du Cameroun, Denise Naafa avait livré près de deux heures de spectacle et réussi à faire chanter le public sur « L’amour de mon cœur », son titre phare de l’époque. Mais cette reconnaissance n’a jamais atteint le niveau nécessaire pour installer durablement son nom dans la première division du show-business camerounais.

Et c’est peut-être là que son histoire devient la plus révélatrice. À un moment donné, Denise Naafa a cessé de se battre pour une carrière musicale qui ne lui apportait manifestement plus ce qu’elle espérait. Elle s’est tournée vers le monde de l’entreprise. Elle n’a pas nécessairement perdu son talent ; elle a simplement cessé de demander au public de le reconnaître.

NUMERICA : CELUI QUI N’A PAS ENCORE DIT SON DERNIER MOT :
Numerica représente le cas le plus différent des trois. Là où Letis Diva et Denise Naafa ont pris leurs distances avec la musique, lui continue de publier. Il appartient à cette génération d’artistes urbains qui ont connu une période particulièrement favorable avec des titres populaires et une forte exposition médiatique.

Son parcours a été ponctué de singles, de collaborations et de projets qui lui ont permis de s’installer dans la mémoire du public. Mais là encore, la difficulté n’a jamais été de parvenir à être connu. Elle a été de rester suffisamment désiré.

C’est toute la difficulté du marché actuel : un artiste peut avoir connu un tube sans posséder nécessairement une carrière à la hauteur de ce tube. Le public passe rapidement d’une chanson à une autre, et celui qui ne parvient pas à maintenir la conversation autour de son nom peut rapidement perdre sa place.

Numerica, lui, tente encore de revenir dans cette conversation. Ses nouvelles sorties montrent qu’il n’a pas accepté de considérer son histoire comme terminée. Et cette persévérance mérite d’être relevée : lorsqu’un artiste revient après plusieurs périodes de silence, il ne demande plus seulement au public d’écouter une chanson. Il lui demande de se souvenir de pourquoi il l’aimait.

LE PUBLIC PEUT-IL AUSSI TUER UNE CARRIÈRE ? :
C’est la question que ces trois parcours imposent. On parle énormément des maisons de production, des managers, des médias et du manque de structuration de l’industrie musicale camerounaise. Mais on parle beaucoup moins du rôle du public dans l’ascension ou la chute d’un artiste.

Un artiste peut être excellent et ne jamais devenir populaire. Il peut écrire de bons textes, chanter juste, produire de bons albums et pourtant subir les moqueries, les insultes ou l’indifférence. À force, cette réception finit forcément par peser. Le musicien ne travaille plus seulement contre les difficultés de l’industrie ; il travaille contre le sentiment de ne jamais être suffisamment apprécié.

C’est précisément ce qui rend leurs histoires intéressantes. Ils n’étaient pas dépourvus de talent. Ils ont simplement évolué dans un environnement où le talent n’a jamais suffi à créer une véritable communauté autour de leur musique.

TROIS MANIÈRES DE QUITTER LA COURSE :
Letis Diva a continué sa vie ailleurs. Denise Naafa a investi son énergie dans le monde professionnel. Numerica, lui, tente encore de reconquérir le terrain musical. Trois décisions différentes, mais une même réalité derrière elles : lorsqu’un artiste ne sent plus son public derrière lui, la passion peut finir par devenir une bataille épuisante.

C’est souvent ainsi que disparaissent certains talents. Pas dans un grand fracas, mais progressivement. Une chanson sort et fonctionne moins. Une autre arrive. Les critiques se multiplient. Les invitations diminuent. Le public passe à autre chose. Puis l’artiste commence lui-même à se demander si cela vaut encore la peine.

LE REGARD D’ONTOP! MAGAZINE :
Il y a une cruauté particulière dans le métier d’artiste : on peut avoir été applaudi hier et devenir invisible demain sans avoir perdu une once de talent.

Letis Diva, Denise Naafa et Numerica rappellent surtout que la carrière d’un artiste ne dépend pas uniquement de ce qu’il sait faire. Elle dépend aussi de la volonté du public de l’accompagner, de lui pardonner ses erreurs, de défendre ses chansons et de continuer à réclamer sa présence.

Peut-être que certaines carrières camerounaises ne se sont donc pas arrêtées parce que leurs propriétaires n’avaient plus rien à donner. Peut-être qu’à un moment, ils ont simplement compris qu’ils étaient fatigués de donner à un public qui ne leur rendait pas suffisamment.

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11/08/2026

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10/08/2026

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🛑 CULTURENOURA NJIKAM : L’UNE DES RARES MISS CAMEROUN QUI NE SAIT S’OCCUPER QUE DE SES TALONS.Depuis son sacre en 2024, ...
09/08/2026

🛑 CULTURE

NOURA NJIKAM : L’UNE DES RARES MISS CAMEROUN QUI NE SAIT S’OCCUPER QUE DE SES TALONS.

Depuis son sacre en 2024, Noura Raïssa Njikam s’est distinguée par une attitude plutôt rare dans l’univers des concours de beauté : la concentration. Loin des polémiques et des mises en scène permanentes, la Miss Cameroun semble avoir choisi de laisser son travail parler.

Couronnée le 28 juin 2024 parmi 27 candidates, elle avait placé son mandat sous le signe de l’éducation et de l’autonomisation des jeunes filles, avec un engagement particulier contre les violences faites aux femmes.

Aujourd’hui, son parcours prend une dimension internationale. Noura Njikam représente le Cameroun à Miss World 2026, où elle défend notamment son projet consacré à l’éducation, à l’autonomisation et à l’accompagnement des femmes et jeunes filles victimes de violences.

À 25 ans, entrepreneure, étudiante en droit et fondatrice de la NOUNJI Foundation, elle semble avoir compris une chose essentielle : une couronne n’est pas seulement un titre, c’est une responsabilité. Son mantra, « Work, discipline, difference », résume d’ailleurs assez bien cette approche.

Et si la véritable force d’une Miss ne résidait finalement pas dans le bruit qu’elle fait, mais dans le travail qu’elle accomplit loin des projecteurs ?

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🛑 MUSICTÉNOR : ET SI LE DERNIER COUPLET ÉTAIT LE VRAI MOMENT FORT DU HENNESSY CYPHER ?Dans un exercice collectif où chac...
07/08/2026

🛑 MUSIC
TÉNOR : ET SI LE DERNIER COUPLET ÉTAIT LE VRAI MOMENT FORT DU HENNESSY CYPHER ?

Dans un exercice collectif où chacun dispose de quelques secondes pour imposer sa signature, Ténor semble avoir choisi ce qu’il maîtrise le mieux : créer un moment que le public retient.

Un Cypher n’est jamais une chanson comme les autres. C’est un exercice de style où plusieurs artistes se succèdent sur une même production avec une seule mission : laisser une empreinte avant de céder la place au suivant. Produit par , le Hennessy Cypher réunit Enny Integrity, Fena Gitu, Kwesi Arthur, Suspect 95, Ténor et Yanga Chief, six univers différents réunis autour d’un même morceau.

Et parmi les passages qui alimentent les discussions, celui de Ténor, placé en dernier, attire particulièrement l’attention. Car dans un morceau collectif, arriver à la fin n’est pas un simple détail : c’est devoir laisser au public la dernière impression.

Tenor, l’art de prendre l’espace :
Depuis ses débuts, Ténor s’est construit autour d’une identité immédiatement reconnaissable : une diction particulière, un flow énergique et cette capacité à naviguer entre rap, mélodie et expressions populaires. Dans un format aussi court qu’un Cypher, cette personnalité devient une véritable arme.

Son dernier passage ne semble donc pas chercher uniquement à compléter le morceau. Il cherche à marquer la sortie. Et c’est précisément ce qui peut expliquer la réaction du public : après plusieurs artistes, il reste celui dont la performance clôture l’expérience.

Le Cypher transformé en compétition par le public :
À l’origine, le concept repose sur la complémentarité. Chaque artiste apporte sa couleur, son écriture et son interprétation. Mais Internet transforme presque systématiquement l’exercice en compétition : qui a le meilleur couplet ? Qui a tué le morceau ? Qui a réellement dominé le Cypher ?

Cette lecture fait partie du spectacle. Et Ténor bénéficie ici d’un élément déterminant : la mémoire du dernier passage. Ce n’est pas nécessairement la preuve qu’il est « meilleur » que les autres. C’est surtout la preuve qu’il a réussi à provoquer une réaction suffisamment forte pour que son nom entre dans la conversation.

Le véritable enjeu : rester dans les oreilles après la musique :
Dans l’industrie actuelle, une bonne performance ne suffit plus toujours. Il faut créer un extrait, une phrase, une attitude ou un moment capable de continuer à vivre après la chanson. C’est peut-être là que se trouve la réussite du passage de Ténor. Il ne s’agit pas simplement de savoir qui a techniquement le meilleur couplet. Il s’agit de savoir qui a réussi à faire parler de son passage une fois le morceau terminé.

Le regard d’OnTop! Magazine :
Ténor n’a peut-être pas besoin de « gagner » le Hennessy Cypher. Dans un exercice collectif, cette notion restera toujours subjective. Mais dans un morceau où chacun dispose de quelques secondes pour exister, il existe une autre forme de victoire : être celui dont le public continue de parler après les dernières secondes.

Et si le dernier couplet de Ténor est aujourd’hui celui qui suscite autant de réactions, alors il a peut-être compris une règle essentielle du rap : on ne se souvient pas toujours de celui qui parle le plus, mais de celui qui sait terminer avec une impression.

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🛑PEOPLELES ENFANTS DE LA PIOL SONT-ILS EN TRAIN DE TOMBER ?Après les polémiques qui touchent plusieurs membres du collec...
07/08/2026

🛑PEOPLE
LES ENFANTS DE LA PIOL SONT-ILS EN TRAIN DE TOMBER ?

Après les polémiques qui touchent plusieurs membres du collectif, une question se pose : le groupe qui avait transformé le buzz en véritable force médiatique est-il en train de découvrir l’autre face de la célébrité numérique ?

Ils étaient onze. Onze créateurs réunis sous le nom de LA PIOL, devenus en quelques mois les visages d’une génération d’influenceurs capables de transformer une campagne digitale en phénomène populaire. Avec TapTap Mets La Première puis Solidarité (Tchou Tchou), le collectif a démontré la puissance d’une nouvelle génération de créateurs camerounais. Mais depuis, plusieurs de ses membres se retrouvent associés, à des degrés très différents, à des controverses qui dépassent parfois leur travail artistique. Élysée Le Snieper a été confronté à une affaire judiciaire en Côte d’Ivoire autour d’une ancienne vidéo, Blanche Bahoken a vu ressurgir des contenus intimes, tandis que Céleste Victorien s’est retrouvé au centre de plusieurs affrontements verbaux avec d’autres personnalités publiques. Alors, LA PIOL est-elle simplement victime de l’exposition qu’elle a elle-même contribué à populariser ? Ou assiste-t-on déjà au revers d’un système où la visibilité peut devenir aussi dangereuse que précieuse ?

LA PIOL, une machine à visibilité :
À l’origine, LA PIOL n’est pas un groupe musical traditionnel. C’est une réunion de créateurs de contenus aux profils différents, mobilisés autour d’une campagne de communication de TapTap Send. Blanche Bahoken, Ivana Ononino, Ruby La Comédienne, Mayole Francine, Parson, Céleste Victorien, Miracle, Élysée Le Snieper, Randy Guine, Kamerlife et Marshall ont été réunis dans une stratégie qui dépassait le simple placement de produit. Leur force était précisément leur capacité à transformer une campagne commerciale en conversation culturelle.

Le premier morceau, TapTap Mets La Première, est sorti en janvier 2026 et réunit notamment plusieurs membres de LA PIOL aux crédits d’écriture. Le collectif possède également Solidarité (Tchou Tchou) dans sa discographie. Sur Spotify, LA PIOL comptait encore plus de 28 000 auditeurs mensuels au moment de notre consultation.

Ce succès a cependant créé quelque chose de plus important qu’un simple buzz : une identité collective. Pendant quelques mois, les membres de LA PIOL ne sont plus seulement apparus comme des influenceurs séparés. Ils sont devenus une marque. Et lorsqu’une communauté devient une marque, chacune de ses individualités finit forcément par avoir des conséquences sur l’image du groupe.

Le problème avec la célébrité numérique : Internet n’oublie rien :
La génération actuelle de créateurs évolue dans un environnement particulier : une publication peut disparaître du fil d’actualité en quelques heures, mais rester accessible pendant des années. Une ancienne vidéo peut soudainement refaire surface. Une phrase prononcée dans un live peut être découpée, sortie de son contexte et devenir un sujet national.

C’est précisément ce qui rend les carrières numériques particulièrement fragiles. L’influenceur n’est plus jugé uniquement sur son travail actuel. Son passé numérique devient une sorte d’archive permanente, susceptible de ressurgir au moment où son audience grandit.

Le parcours médiatique de Blanche Bahoken en constitue une illustration. Avant même son association à LA PIOL, elle avait déjà connu une forte exposition à travers The Bachelor Afrique, où elle avait évoqué publiquement l’existence passée d’une vidéo intime ayant fuité sur Internet. Cette révélation faisait partie de son récit dans l’émission et avait été rapportée par plusieurs médias.

En 2025, une autre vidéo impliquant Blanche Bahoken et Mayole Francine a également circulé sur les réseaux sociaux. Les circonstances entourant cette séquence ont alimenté les discussions en ligne. Là encore, le phénomène révèle surtout une réalité inquiétante : dans l’économie du buzz, l’intimité peut devenir une matière première pour les pages à sensation.

* Blanche Bahoken : quand l’intime devient du contenu :
Il faut ici faire une distinction essentielle entre polémique et responsabilité. Une personne connue sur Internet ne renonce pas pour autant à son droit à la vie privée. La diffusion non consentie d’un contenu intime ne devient pas acceptable simplement parce que la personne concernée est une influenceuse.

Le véritable problème se situe donc moins dans l’existence d’un contenu privé que dans la mécanique qui se déclenche lorsqu’il apparaît : captures d’écran, partages, commentaires, pages de gossip, recherche de visibilité et monétisation de l’attention.

C’est cette mécanique qui peut transformer quelques minutes de contenu en plusieurs jours de réputation numérique. Et pour un influenceur, le coût peut être considérable : partenaires commerciaux, image personnelle, crédibilité professionnelle et relations avec son public peuvent tous être affectés.

* Élysée Le Snieper : le passé peut-il rattraper une personnalité publique ? :
Le cas d’Élysée Le Snieper renvoie à une autre réalité de la célébrité numérique : celle d’un passé qui peut ressurgir au moment où une personnalité connaît une nouvelle exposition. Lorsqu’un créateur devient davantage visible, ses anciennes publications, ses prises de position ou certaines séquences oubliées peuvent soudainement être ressorties, commentées et replacées dans l’actualité. Ce phénomène rappelle une règle désormais incontournable du paysage numérique : sur Internet, le passé ne disparaît jamais vraiment. Il peut simplement attendre le moment où l’attention collective décide de le regarder à nouveau. Pour une personnalité publique, la difficulté n’est donc plus seulement de construire une image, mais de réussir à vivre avec l’ensemble de son empreinte numérique.

Cette affaire rappelle néanmoins une règle fondamentale de l’ère numérique : ce que l’on publie aujourd’hui peut avoir des conséquences bien après que l’on a oublié l’existence même du contenu.

* Céleste Victorien, le pouvoir de la parole :
Céleste Victorien représente encore une autre dimension du phénomène. Créateur de contenu, communicateur et personnalité très présente dans les discussions autour de la culture populaire camerounaise, il s’est progressivement construit une image de commentateur capable d’intervenir sur les sujets qui font débat.

Cette position lui donne une visibilité considérable, mais elle comporte également un risque : celui de devenir lui-même le sujet qu’il commentait auparavant.

Ses prises de position l’ont régulièrement placé au centre de débats avec des artistes ou d’autres personnalités publiques. En 2025, il avait notamment été cité dans une polémique autour d’un live impliquant Maahlox et plusieurs artistes camerounais.

Plus récemment, en juillet 2026, un autre affrontement médiatique impliquant Céleste Victorien et l’influenceuse Croqueuse de Diamant a circulé sur les réseaux. Les deux protagonistes ont livré des versions différentes d’une rencontre, sans que les éléments disponibles permettent de trancher définitivement entre leurs récits.

Le collectif peut-il survivre aux individualités ? :
C’est peut-être ici que se trouve le véritable enjeu pour LA PIOL. Un collectif d’influenceurs repose sur une équation fragile : chacun apporte son audience, mais chacun peut également apporter ses propres controverses.

Dans une campagne traditionnelle, une marque peut contrôler davantage son message. Avec des créateurs, elle achète aussi une part de leur personnalité. C’est ce qui rend le marketing d’influence puissant… et risqué.

LA PIOL a justement été construite sur cette authenticité. Les membres n’étaient pas des acteurs jouant des personnages. Leur personnalité était leur principal outil de travail. Mais lorsqu’on vend sa personnalité comme moteur de communication, il devient presque impossible de séparer complètement la personne publique de la marque qu’elle représente.

Le paradoxe de ceux qui vivent du buzz, Le plus fascinant dans cette histoire est le paradoxe.

LA PIOL a été construite sur une économie de l’attention. Le collectif a compris que, dans les réseaux sociaux, celui qui parvient à faire parler de lui possède déjà une partie du pouvoir. Mais cette même logique peut se retourner contre ses créateurs.

Le buzz positif peut devenir polémique. La polémique peut devenir scandale. Le scandale peut devenir viral. Et une audience qui vous a rendu célèbre peut devenir celle qui vous expose le plus brutalement. C’est le prix d’une célébrité sans véritable frontière entre vie professionnelle et vie personnelle.

Et maintenant ? :
Il serait trop facile d’annoncer que « les enfants de LA PIOL sont en train de tomber ». Les éléments disponibles racontent plutôt quelque chose de beaucoup plus intéressant : une génération d’influenceurs découvre progressivement que la célébrité numérique ne se résume pas à accumuler des vues.

La première étape consiste à devenir visible. La seconde est de savoir rester visible sans perdre le contrôle de son image. LA PIOL a déjà réussi la première. La véritable épreuve commence peut-être maintenant. Car dans une industrie où l’on peut devenir célèbre en quelques semaines, la compétence la plus rare n’est finalement pas de créer le buzz. C’est de savoir ce qu’il faut faire après le buzz.

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