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L 'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 07 septembre 2026.Cameroun/Rentrée scolaire 2026-2027 : Le to...
07/09/2026

L 'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 07 septembre 2026.

Cameroun/Rentrée scolaire 2026-2027 : Le top départ et les défis sécuritaires.

Des millions d’élèves de la maternelle, du primaire ainsi que du secondaire ont renoué avec le chemin de l’école le 07 septembre 2026. C’est pour le compte de la nouvelle année scolaire 2026/2027.
Si dans la plupart des dix (10) régions du pays, le retour à l’école devrait se faire sans beaucoup de difficultés, des interrogations demeurent, comme depuis plusieurs années maintenant, sur la sécurité des élèves et des enseignants dans des régions en proie aux crises sécuritaires.
Il s’agit notamment de certaines localités de la région de l’Extrême-Nord, qui subit assez régulièrement des attaques de la secte djihadiste d’origine nigériane, Boko Haram.
Entre janvier et juin cette année, l’Institut d’Etudes de Sécurité (ISS), a dénombré au moins 227 attaques de Boko Haram dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun.
Dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le think tank, International Crisis Group alerte sur le risque que les violences enregistrées en août dans ces régions perturbent la reprise des classes. « La montée de la violence dans les régions anglophones pourrait affecter la réouverture des écoles en septembre », écrit l’organisation dans son suivi mensuel des conflits publié le 2 septembre 2026.
International Crisis Group repose son analyse sur plusieurs incidents recensés au cours du mois d’août. Dans le Nord-Ouest, l’organisation rapporte que des séparatistes ont attaqué, le 5 août, la brigade de gendarmerie de Nkor pour tenter de libérer des combattants détenus sur place, avant de se heurter à la riposte des forces de sécurité.
Le 11 août, des hommes armés ont également intercepté des passagers sur l’axe Batibo-Mamfe. L’organisation évoque l’enlèvement d’environ 20 civils.
Dans le Sud-Ouest, ICG signale une embuscade contre un convoi militaire sur l’axe Buea-Muyuka le 8 août, puis des affrontements entre séparatistes et forces de défense près de Buea le 15 août.
Depuis l’éclatement de la crise dite anglophone en fin 2016 puis son basculement en insurrection séparatiste un an plus t**d, établissements, enseignants et élèves ont été affectés par les violences, les restrictions de mouvement et les opérations de boycott scolaire.
Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 88 attaques visant l’éducation ont été signalées entre janvier et juin 2026. Des établissements ont été pris pour cible et des enseignants confrontés notamment à des intimidations et à des enlèvements.
Les restrictions de mouvement, prises d’otages et points de contrôle illégaux compliquent également l’accès aux écoles et à d’autres services essentiels dans les zones touchées par les violences.
Face aux risques entourant la rentrée, le gouvernement a réuni son dispositif sécuritaire le 26 août au ministère de la Défense.
Parmi les points de vigilance identifiés au cours de cette rencontre,figure la persistance de mots d’ordre de « villes mortes » le lundi dans certaines localités du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
À l’issue de la réunion, le Ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a prescrit l’intensification des opérations de sécurisation, en coordination avec les autorités administratives et les acteurs locaux, en prélude à la reprise des cours le 7 septembre.
Précisons que certaines branches de la direction séparatiste, à l'instar de l'Ambazonia Governing Council, ont ponctuellement levé ou révoqué leurs mots d'ordre de ville morte ou lockdown pour ne plus pénaliser l'éducation des enfants.
Par contre, d’autres groupes armés locaux ou rivaux persistent à imposer les mesures de confinement, ou d’interdiction stricte, estimant que les conditions de sécurité ne sont pas réunies, ou rejetant le système éducatif officiel.
Le Gouvernement pourrait au passage saisir l’opportunité de l’assouplissement de certains groupes séparatistes relativement à l’éducation des élèves, pour solutionner via le dialogue, la crise qui perdure dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
En tout cas, il se doit d’être vigilant en permanence, pour assurer au moins sa mission régalienne de sécurité à l’égard des élèves, enseignants, parents et établissements scolaires aussi bien dans des régions crisogènes, que dans le reste du pays.

L' éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 31 août 2026.Cameroun : Prendre des mesures incitatives pour ...
31/08/2026

L' éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 31 août 2026.

Cameroun : Prendre des mesures incitatives pour booster les inscriptions sur les listes électorales.

Le 31 août, doit prendre fin les opérations de révision annuelle des listes électorales démarrées le 02 janvier, pour le compte de l’année 2026, conformément au code électoral.
Ces opérations comprennent notamment l’inscription de nouveaux électeurs ayant par exemple atteint la majorité électorale fixée à 20 ans, ainsi que ceux qui ne sont jamais fait enrôler.
Par ailleurs, c’est aussi souvent le moment de procéder au toilettage du fichier électoral qui comportait un peu plus de huit millions d’électeurs à l’occasion du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025.
A l’observation, les citoyens en âge de voter, ne se sont pas bousculés pour s’inscrire sur les listes électorales, en dépit des campagnes de sensibilisations menées à leur endroit par des multiples acteurs du processus électoral, comparativement à ce qu’on a pu voir l’année dernière et même avant, avec l’approche de la présidentielle, l’élection la plus importante au Cameroun.
On aurait à priori pu s’attendre à la poursuite du même l’engouement pour les inscriptions sur les listes électorales, dans la perspective des scrutins législatif et municipal, initialement attendus au premier trimestre 2025, mais reportés à deux reprises, et qui doivent maintenant en théorie être organisés en février 2027.
Et ce d’autant plus que c’était en principe la dernière opportunité offerte aux non-inscrits sur les listes électorales, avant les législatives et les municipales si jamais elles se tiennent à la nouvelle échéance prévue, à la lecture du code électoral.
Mais les tensions post-électorales consécutives à la dernière présidentielle, du fait de la contestation des résultats officiels, qui ont notamment entraîné, entre une vingtaine et une quarantaine de morts, selon des sources, ont probablement découragé de potentiels nouveaux électeurs.
Même si plusieurs millions de citoyens en âge de voter sont déjà inscrits sur les listes électorales, il en manque beaucoup d’autres selon certains analystes et experts des questions électorales, qui pensent notamment que le taux d’inscription à ne pas confondre avec le taux d’abstention ou de participation à une élection, peut encore être amélioré significativement.
Les différents acteurs du processus électoral, au rang desquels l’organe électoral, Elections Cameroon (Elecam), et les partis politiques, en sont conscients. C’est pourquoi ils s’investissent sur le terrain pour inciter les populations en âge de voter qui ne l’ont pas encore fait, à s’inscrire sur les listes électorales.
On pourrait leur faciliter la tâche en adoptant des mesures susceptibles de pousser les citoyens à se faire enrôler sur les listes électorales dans le respect de leurs libertés.
On peut par exemple offrir certaines facilités sociales aux personnes inscrites sur les listes électorales, sans aucune charge financière pour l’Etat, en termes notamment de délivrances de certains documents administratifs ou d’accès à des emplois publics.
En tout cas, plusieurs options existent s’il y a la volonté politique.

L'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 24 août 2026.Cameroun : Les urgences qui attendent Paul BiyaLe...
24/08/2026

L'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 24 août 2026.

Cameroun : Les urgences qui attendent Paul Biya

Le Chef de l’Etat Camerounais a regagné Yaoundé le 20 août 2026 en compagnie de son épouse, Chantal Biya.
Il avait quitté le pays le 07 juin, officiellement pour un court séjour privé en Europe.
Et comme on pouvait bien l’imaginer au regard des polémiques que sa longue absence, 74 jours, c’est 31 jours de plus que son précédent record en terme d’éloignement prolongé du Cameroun en 2004, les partisans de Paul Biya ont transformé son retour en un véritable événement.
Des militants du parti au pouvoir pour l’essentiel, se sont massés de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen jusqu’au palais présidentiel, en passant par les principaux carrefours de l’itinéraire, pour accueillir chaleureusement le Chef de l’Etat Camerounais.
Et c’est souvent depuis son véhicule que Paul Biya a parfois agité sa main, sous une vitre légèrement baissée pour les saluer.
D’ailleurs, ce ne sont quasiment que les images de cette main, abondamment commenté sur les réseaux sociaux, que les Camerounais ont pu voir en temps réel, bien que la télévision d’Etat ait diffusé en direct le retour du Président de la République, après avoir déployé des dizaines de personnes, journalistes et techniciens pour couvrir l’événement.
Le 22 août, Paul Biya a reçu au Palais de l’Unité, les filles de l’équipe nationale de football du pays, qui ont remporté la dernière édition de la Coupe d’Afrique des Nations de leur catégorie, qui s’est achevée au Maroc le 16 août 2026.
Le Chef de l’Etat, a à l’occasion prononcé un discours d’une dizaine de minutes devant l’assistance. Et les Camerounais l’ont à nouveau vu à l’œuvre. Pas de quoi rassurer cependant les sceptiques à l’instar des principaux leaders et organisation de la société civile, actifs dans le domaine de la défense des droits humains et la démocratie, regroupés au sein de la plateforme dénommée « Action civile 237 », qui doute de la capacité de Paul Biya à diriger le Cameroun à l’heure actuelle.
Cela même s’il a continué à signer des décrets pendant son absence et au vu d’un certain nombre de faits, comme la non formation d’un Gouvernement, pourtant annoncé à deux reprises, depuis l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, ou encore l’éclatement du scandale sur la spoliation de l’Etat dans l’exploitation de l’or au Cameroun.
La société civile réclame sur ce terrain, que le rapport de la commission d’enquête mixte mise sur pied par les autorités sur le trafic de l’or, soit intégralement publié et transmis aux juridictions compétentes.
Autre fait qui suscite l’interrogation d’Action civile 237 sur la capacité de l’actuel Chef de l’Etat, 93 ans, dont près de 44 déjà au pouvoir, à diriger le Cameroun, c’est l’absence de la nomination d’un Vice-Président de la République, après la réintroduction du poste en avril 2026, en dépit des polémiques que cela avait suscité.
Au regard de ces constats et bien d’autres, la société civile demande au Président Biya d’assumer pleinement la fonction présidentielle ou de démissionner, et met en garde contre toute tentative de règlement extra- constitutionnel de la succession d’où qu’elle vienne.
En tout cas, au-delà des nominations à certains postes de responsabilités, on peut également et légitimement s’attendre à que le Chef de l’Etat, fasse tenir une session du Conseil supérieur de la magistrature dont l’importance dans le fonctionnement de l’administration de la justice est capitale, six ans après le dernier rendez-vous.
Il y a aussi de nombreux problèmes sociaux à résoudre au plus vite, comme la pénurie de certaines marques du gaz domestique, l’accès à l’eau et à l’électricité et plus globalement la cherté de la vie, à quelques jours de la rentrée scolaire 2026 /2027.
Le Président de la République se doit aujourd’hui de poser un certain nombre d’actes pour marquer sa présence et démontrer qu’il est toujours aux commandes du Cameroun, si jamais il veut mettre fin à certaines rumeurs ou appréhensions à son sujet.

L' éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du 10 août 2026Cameroun/Législatives et municipales 2027 : Le temps de...
10/08/2026

L' éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du 10 août 2026

Cameroun/Législatives et municipales 2027 : Le temps de la constitution des alliances électorales sous fond de rivalités dans le camp de l’opposition.

On a appris la légalisation récente d’un nouveau parti politique au Cameroun, dénommé le Rassemblement des Progressistes Républicain (RPR).
Son leader, Hilaire Nzipan, ancien Coordonnateur du Mouvement Progressiste (MP) sous la bannière duquel il a été dans le passé élu conseiller municipal dans la ville de Douala, envisage avec sa nouvelle formation politique, de mettre sur pied une coalition avec d’autres partis politiques de l’opposition, et singulièrement avec l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), dans l’optique de remporter le maximum de sièges dans les municipalités et à l’Assemblée Nationale, lors des prochaines élections législatives et municipales théoriquement attendues au premier trimestre 2027.
Relativement à ces élections à venir initialement prévues en 2025, mais déjà repoussées à deux reprises, le Chairman du Social Democratic Front (SDF), le député Joshua Osih avait, au cours d’une conférence de presse le 23 juillet 2026 à Yaoundé, lui aussi appelé, toutes les forces du changement à s'engager pour ce qu’il appelle « la Remontada démocratique» en 2027, après le scrutin présidentiel du 12 octobre 2026,remportés par le Président Paul Biya, selon les chiffres officiels.
Joshua Osih avait par ailleurs fait savoir que le SDF recrute des bâtisseurs en lien avec son initiative.
Bien avant le SDF, Abdouraman Hamadou Baba, figure connue de la scène nationale et leader depuis le 07 février 2026, du Rassemblement pour le Développement et la Défense de la République du Cameroun (RDDRC) avait annoncé le lancement d’une initiative baptisée « la Remontada du Peuple » qui se veut selon ce dernier, un mouvement politique transpartisan avec un fonctionnement transversal et participatif, sans hiérarchie ;
L’objectif ultime étant d'amener les partisans du changement à s'organiser, circonscription par circonscription, pour désigner les candidats du changement aux prochaines élections législatives et municipales.

On peut encore mentionner le rapprochement entre l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès(UNDP), et le People Action Party (PAP), fondé par Paul Ayah Abine, de regretté mémoire, ainsi qu’avec le courant de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), dont Habiba Issa est la Présidente.

Bref, plusieurs autres partis politiques évoquent souvent aussi la coalition ou la mutualisation des moyens des forces dites du changement à l’occasion des futurs scrutins législatif et municipal.

Pour l’instant aucun rapprochement entre les alliances annoncées n’est envisagé ; chose quasi impossible sur la scène politique camerounaise au regard de nombreux précédents en la matière.

On peut également s’interroger sur le poids politique des coalitions déjà annoncées, car le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de l’un des principaux opposants Maurice Kamto, ne fait partie d’aucun regroupement et évolue en solitaire.

Par ailleurs, le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), de l’ex Ministre Issa Tchiroma Bakary, classé officiellement deuxième au dernier scrutin présidentiel, avait appelé au boycott des prochaines législatives et municipales.

En tout cas, le moment venu les électeurs, partisans du changement sauront faire leurs choix, comme lors de la présidentielle de 2025, où ils ont majoritairement voté, pour un candidat, en dépit de la présence de 10 autres prétendants de l’opposition dans la course.

L' éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 03 août 2026.Cameroun : Sauver le recensement de la populatio...
03/08/2026

L' éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 03 août 2026.

Cameroun : Sauver le recensement de la population, de l’habitat et de l’agriculture à tout prix et à tous les prix.

Le Premier Ministre Chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute, a signé le 30 juillet 2026, un arrêté « fixant la période complémentaire de ratissage des opérations mutualisées de dénombrement du quatrième recensement général de la population et de l’habitat, et du module de base du recensement général de l’Agriculture et de l’élevage. »
Selon l’article premier de ce texte : « il est fixé sur l’ensemble du territoire national, une période complémentaire de ratissage des opérations mutualisées du dénombrement du quatrième recensement général de la population et de l’habitat, et du module de base du recensement général de l’Agriculture et de l’élevage. »
L’alinéa 2 de l’article indique que la période complémentaire s’étend du 01er août au 15 septembre 2026.
Le ratissage vise à parachever les opérations de dénombrement à travers le renforcement de la couverture des ménages, des personnes et des exploitations agricoles sur l’ensemble du territoire national, afin de garantir l’exhaustivité des opérations mutualisées du dénombrement du quatrième recensement général de la population et de l’habitat, et du module de base du recensement général de l’Agriculture et de l’élevage, selon l’arrêté du Premier Ministre.
Le Chef du Gouvernement, fait également savoir que les différentes équipes du recensement sont chargées au regard ce qui précède, de procéder aux opérations : d’achèvement de l’identification complète de tous les ménages non encore identifiés ; la recherche et le recensement des ménages, personnes et exploitations agricoles non encore dénombrés ; le contrôle et la validation de la couverture géographique complète ; l’intensification des actions de communication et de sensibilisation pour une adhésion accrue des populations aux opérations de recensement ; la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires à l’achèvement satisfaisant et à l’exhaustivité des opérations de dénombrement sur l’ensemble du territoire national.
Les autorités administratives sont appelées à superviser les opérations de ratissage sur le terrain avec le concours notamment, des Maires, des Chefs traditionnels, des responsables des quartiers et des leaders communautaires, qui doivent à leur niveau, faciliter l’accès des agents recenseurs, aux concessions, et sensibiliser les populations afin qu’elles réservent un accueil favorable aux équipes du recensement.
L’article 4 de l’arrêté du Premier Ministre dispose que : « pendant toute la durée de la période du ratissage, toute personne résidant au Cameroun, est tenue de répondre aux questions posées par les agents recenseurs, identifiables par leurs badges et ou leurs accessoires officiels, sans aucune indication en terme notamment de sanctions en cas de non-respect de cette obligation.
Démarré le 24 avril, les opérations de recensement en cours devaient initialement prendre fin le 29 mai, avec un cout initial de 13 milliards de FCFA à l’Etat du Cameroun qui a reçu pour cela sept (07) milliards de la Banque mondiale, avant d’être prorogées une première fois jusqu’au 31 juillet 2026.
Au cours d’une conférence de presse le 29 avril, le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement camerounais avait notamment souligné que les enjeux étaient nombreux concernant le quatrième recensement de la population et de l’habitat.
« Il y a tout d’abord celui de la planification macroéconomique portant sur la nécessité de maîtriser les indicateurs de la population en vue d’une meilleure programmation des investissements publics dans le temps et dans l’espace, » avait-il alors déclaré.
Il y a ensuite l’enjeu du dividende démographique qui doit permettre de transformer les différents potentiels de la population en moteur de croissance. C’est notamment le cas de la jeunesse et des femmes dont il s’agit de quantifier, de localiser, ou encore de connaître les niveaux sociaux éducatifs à travers le territoire national », avait-il notamment poursuivi.
Le recensement général de la population et de l’habitat est couplée cette année à un recensement de l’agriculture, dont l’unique jusque-là effectué remonte à 1984, ainsi qu’au recensement de l’élevage, lui aussi déjà réalisé une seule fois dans l’histoire du pays en 1976.
L’un des objectifs majeurs du recensement de l’agriculture et de l’élevage est d’assurer la souveraineté alimentaire du Cameroun, qui a importé en 2024, le riz, le poisson et le mais pour plus de 600 milliards FCFA, selon encore le Porte-parole du Gouvernement.
Depuis leur démarrage, les opérations de recensement se sont heurtées à de nombreuses difficultés sur le terrain : les ret**ds dans les versements des sommes dues aux agents recenseurs ; l’enclavement de certaines zones les rendant quasi inaccessibles aux agents recenseurs, la sécurité de ces derniers particulièrement dans des régions en crise et les réticences d’une partie de la population animée par le doute sur la fiabilité du recensement et des considérations d’ordre politique, entre autres.
Il est pourtant de l’intérêt de tous, que le recensement en cours puisse être conduit à terme dans de bonnes conditions, car les données qui en sortiront, pourront servir de boussole et profiter à tous ou presque, dans de nombreux domaines, en plus des objectifs nobles déjà proclamés.
D’où l’importance de remédier chacun à son niveau, aux problèmes qui ont jusqu’ici émaillé les premières phases des opérations de recensement.

L'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 27 juillet 2026.Cameroun/Législatives et municipales 2027 : Le...
27/07/2026

L'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 27 juillet 2026.

Cameroun/Législatives et municipales 2027 : Le parti au pouvoir en grand danger.

Le palais des congrès de Yaoundé a servi de cadre le 22 juillet 2026 à une rencontre des hauts responsables du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais au pouvoir, axée : sur le thème « L’impérative large victoire du RDPC aux élections législatives et municipales : Raisons, conditions, préalables et actions. »
Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire Général du Comité Central du parti, Jean Nkuete a notamment déclaré à l’endroit de ses camarades je cite : « Nous devons prendre conscience que l’état général de l’environnement ne plaide pas en notre faveur à la veille des élections législatives et municipales, si l’on s’en tient au tapage médiatique et au vacarme des réseaux sociaux. »
Il les a ensuite appelé à effectuer un travail de proximité, et à établir un contact permanent et soutenu avec les populations pour renforcer les liens, accroitre leur confiance et déconstruire la désinformation.
Car, les hauts responsables du RDPC, qui dirigent par ailleurs les délégations permanentes régionales et départementales du Comité Central du parti, ont été invités en amont à se préparer pour défendre, « sans peur, avec hargne, panache et hardiesse », l’ultra majorité du RDPC acquise en 2020 à l’Assemblée Nationale et dans les conseils municipaux, lors des prochaines législatives et municipales théoriquement attendues au premier trimestre 2027.
On ignore encore cependant les critères du choix des portes flambeaux du parti à ces scrutins, qui sont souvent sources de frictions internes.
A en croire certains responsables, la hiérarchie du RDPC devrait opter pour des investitures directes de leurs candidats, comme c’est généralement le cas, au détriment des élections primaires abandonnées, après leur unique expérimentation en 2007.
Les investitures directes sont à l’origine de nombreuses frustrations notamment chez les militants laissés sur le carreau, qui ont souvent le sentiment d’avoir été injustement écartés, du fait des alliances entre certains camarades dans des réseaux mafieux et ésotériques, du favoritisme, du clientélisme ou encore de la corruption.
Ce mode de choix des candidats, pourraient donc fragiliser davantage le parti au pouvoir, dont le leader Paul Biya, 93 ans, a, énormément perdu du terrain lors du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025, en dépit de sa réélection selon les résultats officiels.
Par ailleurs,la non tenue d’un congrès attendu depuis septembre 2016, qui a pour conséquence, le non renouvellement du leadership et des autres instances dirigeantes que sont le Bureau Politique et le Comité Central, n’est pas de nature à favoriser la bonne entente entre les militants du RDPC.
Sur le plan national, les difficultés quotidiennes des populations qui peinent pour un grand nombre à joindre les deux bouts, confrontées aux problèmes d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à un logement décent, et bien d’autres maux comme la corruption ,le népotisme et le favoritisme, constituent de véritables cailloux dans les souliers du parti au pouvoir.
On a donc l’impression qu’il suffirait aux partis politiques de l’opposition de challenger le RDPC dans chacune des 360 communes et dans un peu plus de 80 circonscriptions, pour remporter le maximum de sièges dans les conseils municipaux et à l’Assemblée Nationale, lors des scrutins législatif et municipal à venir.
Cela reste cependant de la théorie, au regard de l’actuel système électoral camerounais, largement favorable aux tenants du pouvoir.

L'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 13 juillet 2026.Cameroun : La quête des fonds de la diaspora p...
13/07/2026

L'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 13 juillet 2026.

Cameroun : La quête des fonds de la diaspora pour financer l’économie à l’épreuve du contexte sociopolitique interne peu favorable.

Le 07 juillet 2026, s’est tenue à Yaoundé une conférence sur le thème : « l’épargne nationale au service du financement de l’économie : rôle de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC), organisée par cette dernière institution.
Il y a notamment été question de la restitution des premières études de faisabilité sur le projet de création d’un produit d’épargne règlementé, destiné aux Camerounais établis à l’étranger et aux résidents nationaux appelé « DIASDEV. »
Il s’agit d’une offre d’épargne susceptible de mobiliser des ressources longues au profit de l’investissement productif.
Et pour cela, la diaspora camerounaise constitue une importante source de financement que l’Etat veut canaliser.
Selon les données du Ministère des Relations extérieures, en 2024 la diaspora camerounaise représentait environ 500 mille détenteurs de passeport à l’étranger et jusqu’à 06 millions de personnes en périmètre élargi, sans que l’on sache à ce dernier niveau si les descendants, les binationaux et les Camerounais d’origine sont inclus.
En tout cas, la diaspora a transféré au cours de cette année-là, environ 1,2 milliards de dollars américains, soit 652 milliards de FCFA au Cameroun.
Une grande partie de cet argent sert le plus souvent à financer les dépenses courantes des familles : consommation, santé, éducation, logement, et autre soutien social, et la Caisse des Dépôts et Consignations veut à présent, capter une fraction de ces ressources dispersées pour les transformer en épargne longue, et mieux les orienter vers le financement de l’économie : infrastructures, industrie, innovation, PME etc.

Reste toutefois pour les autorités à relever le défi de la confiance. Car, selon certains analystes, la diaspora n’est pas un gisement captif.
Elle n’orientera une partie de son épargne vers ce type de produit que si le dispositif offre des garanties lisibles : sécurité juridique, rendement clair, liquidité maîtrisée, reporting régulier et transparence dans l’utilisation des fonds.
Les problèmes de gouvernance, la corruption et les trafics d’influence qui affectent l’indépendance supposée de la justice, et surtout l’actuel contexte sociopolitique au Cameroun avec des batailles entre clans rivaux au cœur du système pour le contrôle de la succession de l’actuel Chef de l’Etat, Paul Biya, âgé de 93 ans, ou encore la fragmentation de la population alimentée par des luttes politiques, jusque dans la diaspora, ne sont pas de nature à rassurer un quelconque investisseur, fut-il un national résident dans le pays ou à l’étranger.
Il existe par ailleurs, un véritable désamour depuis plusieurs années entre l’actuel régime et une bonne partie de sa diaspora, traduit notamment dans les urnes lors du dernier scrutin présidentiel du 12 octobre 2025, avec la large victoire à l’extérieur du Cameroun de l’ex Ministre Issa Tchiroma Bakary, officiellement classé deuxième, devant le vainqueur, Paul Biya, selon les résultats publiés par le Conseil Constitutionnel.
Par ailleurs, la non réforme du code de la nationalité, afin de rendre légalement possible, la possession d’une ou de plusieurs autres nationalités par un citoyen tout en conservant sa nationalité camerounaise, ou plus simplement la non acceptation de la « double nationalité », revendiquée depuis longtemps par les Camerounais établis à l’étranger, n’est pas de nature à inspirer la confiance entre ces derniers et l’Etat.
Voilà autant de préalables qu’il faut adresser en amont, si jamais on veut canaliser les fonds transférés au pays par la diaspora, dans l’optique de financer l’économie.

09/07/2026

NOUVELLE ÉDITION D’ENVIRONNEMENTALES

Cette semaine, Environnementales vous emmène au cœur de Bafoussam, où une forêt sacrée renaît grâce à la plantation de 200 arbres. Entre protection de la biodiversité, préservation des traditions et mobilisation communautaire, découvrez une initiative qui montre que la conservation peut aussi être un héritage culturel.

Écoutez notre grand reportage et plongez au cœur de cette expérience inspirante menée par la famille Wouembe Nteh et l’organisation ERD. https://environnementales.com/2026/07/07/nouvelle-edition-denvironnementales/

L'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 06 juillet 2026.Cameroun : L’enrôlement des nouveaux électeurs...
06/07/2026

L'éditorial politique de Eric Boniface Tchouakeu du lundi 06 juillet 2026.

Cameroun : L’enrôlement des nouveaux électeurs sur les listes électorales pour l’année 2026 à l’épreuve de la démotivation des concernés.

Le Président d’Elections Cameroon (Elecam), Enow Abrahams Egbe, a annoncé sous réserve des ajustements liés à la poursuite des opérations de mise à jour et de toilettage du fichier électoral, que les statistiques font état de 51.539 femmes et 72.803 hommes enrôlés, soit un total provisoire de 124.342 nouveaux électeurs inscrits depuis le 01er janvier 2026 , dont 234 à la diaspora.
Il a fait cette déclaration au cours de la deuxième session ordinaire de l’année 2026 du Conseil Electoral d’Elecam, qui fait office de commission électorale au Cameroun, le 01 juillet 2026 à Yaoundé.
Parmi les nouveaux inscrits, les jeunes âgés de 20 à 35 ans, représentent 84.121 électeurs, tandis que 68 personnes en situation de handicap, ont été enregistrées, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, au cours de la même période, 633 demandes de transferts et de modification ont été traitées, et 400 radiations enregistrées, d’après toujours le Président d’Elecam.
Il convient de relever que les opérations d’inscriptions de nouveaux électeurs s’étendent chaque année du 01er janvier au 31 août, et ne peuvent être interrompues qu’en cas de convocation du corps électoral des élections au suffrage direct, dans cet intervalle de temps.
Les prochaines législatives et municipales sont attendues en théorie au premier trimestre 2027, après deux reports successifs.
Et la période actuelle des inscriptions sur les listes électorales, pourrait bien être la dernière opportunité offerte aux potentiels électeurs non encore inscrits, pour le faire, si jamais ils veulent voter le moment venu lors de ces scrutins.
Car, il faut au moins un intervalle de 90 jours entre la publication du décret convoquant le corps électoral, et le jour du déroulement de la consultation électorale.
Sur le terrain, l’engouement n’y est pas contrairement à ce que l’on a pu observer quelques années avant, et même l’année de la présidentielle du 12 octobre 2025.
La contestation des résultats officiels du récent scrutin présidentiel, qui a débouché sur des tensions post-électorales, et dont les stigmates sont encore visibles à travers notamment l’incarcération de nombreuses personnes, pourrait en partie expliquer le peu d’engouement des potentiels électeurs à s’inscrire sur les listes électorales.
Ces derniers, s’ils sont des partisans de l’alternance politique, pensent peut-être que leurs votes ne seraient pas pris en compte le moment venu, et que par conséquent, voter ne servirait à rien.
Un tel état d’esprit, illustre le faible niveau de confiance que certains potentiels électeurs ont vis-à vis, globalement du système électoral en vigueur, concernant notamment sa capacité à garantir des élections transparentes, et crédibles.
Pour changer cette perception d’une partie des potentiels électeurs, et même d’autres déjà enrôlés dans le fichier électoral, l’organe électoral, mais surtout les acteurs politiques doivent davantage s’investir pour les convaincre, notamment avec des thèmes qui touchent à leur quotidien, afin de booster les inscriptions, ainsi que le taux de participation lors des élections à venir.

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