12/02/2021
Il y a 100 ans… dans la presse québécoise
11 janvier 1917 : Buffalo Bill n’est plus
La célèbre figure de l’Ouest sauvage vient de s’éteindre et les journaux d’ici s’en émeuvent. Buffalo Bill était une véritable vedette. Il avait d’ailleurs charmé les Montréalais en 1885 alors que son célèbre cirque, le Wild West Show, s’était installé pour plusieurs représentations dans la métropole.
Ce 11 janvier 1917, le journal « La Patrie » revient sur le parcours extraordinaire de ce « héros de l’imagination populaire » que des « personnages illustres honoraient de leur amitié. »
« Buffalo Bill est mort. Le fameux chasseur et éclaireur dont le véritable nom est William F. Cody, colonel de cavalerie, est décédé hier soir chez sa soeur, à minuit.
Aucun roman de Fenimore Cooper ou de Gustave Aimard n’a fourni à l’étonnement un être, un héros plus pittoresque. Buffalo Bill était au-dessus de l’imagination et, en Amérique, il fut l’idole de plusieurs générations.
Le Colonel Cody était doué d’une remarquable personnalité. Ses traits étaient fort beaux et exempts de rudesse. Grand, mesurant six pieds trois pouces, il était svelte et d’une féline souplesse. Il portait une longue, très longue chevelure dont les boucles retombaient sur ses épaules. Il s’habillait ordinairement d’un vêtement à la fois de celui du trappeur et de l’indien de l’ouest.
Il naquit à Scott County, dans l’Iowa, en 1846, le 26 février. À l’âge de 10 ans, il accompagnait son père au Missouri et à Kansas, Son père fut assassiné lors des guerres de frontières. À 14 ans, il avait sa mère et deux soeurs à faire vivre et à protéger. Il s’engagea comme cavalier pour le service des postes entre St-Joseph et San Francisco. À la guerre civile, on le trouve dans le régiment de cavalerie du général Blunt. Lors de la construction du Kansas Pacific Railway, il s’engagea par contrat à fournir toute la viande de buffle nécessaire à l’alimentation des ouvriers. En 18 mois, il tua 4 280 buffles, de là son surnom de Buffalo Bill.