07/11/2025
🏆 LE TEST DE LANGUE POUR ENTRER AU CAMEROUN
Quand l’héritage devient une dette
Parler aujourd’hui des accords coloniaux que chaque Camerounais subit comme une malédiction héritée des « parents des parents de nos parents », ce n’est plus un sujet de débat. C’est un constat amer, une blessure vivante, une dette injuste que nous léguons à notre tour à nos enfants comme si l’échec était génétique.
Nous vivons dans un pays où le plus grand test pour entrer au Cameroun, c’est la survie. Pas besoin de visa, de formalité, ni de test de langue. Mais quand il s’agit de sortir du pays, les choses changent : test IELTS pour l’Angleterre, TCF pour la France, TOEFL pour les États-Unis… tout un système économique bâti sur des barrières linguistiques, alors que nos langues à nous sont à peine tolérées dans les écoles.
Pourquoi n’existe-t-il aucun test d’entrée en langue Bassa, Ewondo, Fulbé, Duala ou Bamiléké pour fouler notre propre sol avec honneur ? Pourquoi l’Afrique n’a-t-elle pas fait de ses langues un passeport de dignité ? Parce que, tout simplement, l’État a trop souvent abandonné le citoyen, et cet abandon volontaire a fait du Cameroun un vivier de survie extrême, où les jeunes se forment à contourner le système au lieu de le construire.
Oui, on peut en rire sur les réseaux, mais la réputation du Cameroun comme étant un berceau de génies débrouillards devenus "Pablo Escobar" du XXIe siècle, c’est un aveu de l'échec institutionnel profond, un système qui ne laisse comme option que fuir ou se contenter du SMIG. Voilà le paradoxe : un pays riche d'intelligences, mais pauvre en voies de sortie.
Alors que faire ?
Cesse de penser que quelqu’un viendra te sauver. Tu es ton propre renfort.
Apprends à créer des liens sincères et stratégiques. Pas juste pour prendre, mais pour semer.
Cultive des amitiés solides, bâtis des ponts relationnels, soutiens même quand tu n’as rien à y gagner. Parce que tôt ou t**d, la vie redistribue toujours les cartes.
Nous vieillissons tous. Et un jour, le cercle tournera. C’est pour cela que ces deux phrases prennent tout leur sens :
- « Vous étiez comme nous… Serons-nous comme vous ? »
Un rappel douloureux aux aînés qui ont oublié qu’un jour, eux aussi étaient jeunes, rêveurs, sans moyens, mais pleins d'espoir.
- « Si nous étions à votre place, nous ne vous ferions pas ce que vous nous faites. »
Un cri du cœur, un appel à l’humanité, à la transmission bienveillante, à la rédemption d’un système qui maltraite ses propres enfants.
Vivement que l’université publique devienne gratuite, pas pour alléger les frais, mais pour libérer les esprits.
Car au final, la vraie liberté commence par la langue, mais surtout par l’audace d’inventer son propre chemin.
📞 (+237) 694066579