28/05/2026
KABYLIE (TAMURT) – Les fêtes religieuses se suivent et se ressemblent en Kabylie. Elles deviennent, au fil des années, de plus en plus moroses. En ce mercredi 28 mai, jour de l’Aïd el-Kebir, la fête la plus importante pour les musulmans, les cœurs ne semblent plus vraiment à la célébration. Même à Draâ Ben Khedda, non loin de Tizi Ouzou, ville réputée pour la forte présence de courants islamistes, l’ambiance matinale de l’Aïd n’est plus celle d’autrefois.
La hausse du coût de la vie et la baisse du pouvoir d’achat frappent durement une grande partie de la population. Acheter un mouton pour l’Aïd est devenu un luxe inaccessible pour de nombreuses familles kabyles. « Il ne nous reste qu’à faire la prière de l’Aïd, puisque c’est gratuit. Pour le reste, nous ne sommes plus concernés. C’est la troisième année que je ne peux pas sacrifier de mouton, faute de moyens financiers », confie un père de famille rencontré au centre-ville de Draâ Ben Khedda.
KABYLIE (TAMURT) – Les fêtes religieuses se suivent et se ressemblent en Kabylie. Elles deviennent, au fil des années, de plus en plus moroses. En ce mercredi 28 mai, jour de l’Aïd el-Kebir, la fête la plus importante pour les musulmans, les cœurs ne semblent plus vraiment à la célébrati...