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02/09/2026

Ismail Omar Guelleh : "Comme l’électricité a irrigué chaque foyer, chaque usine, chaque hôpital, l’IA irriguera chaque secteur de notre économie"

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02/09/2026

A Aour-Aoussa, à la jonction des régions assajog et okar

Les Comores veulent s’inspirer de l’expérience djiboutienne en matière de protection socialeDJIBOUTI, 2 sept 2026 ( ) — ...
02/09/2026

Les Comores veulent s’inspirer de l’expérience djiboutienne en matière de protection sociale

DJIBOUTI, 2 sept 2026 ( ) — Une délégation de l’Union des Comores, conduite par le Secrétaire général du Gouvernement, Soilihi Mohamed Djounaid, a échangé mercredi à Djibouti avec le ministre du Travail, chargé de la Formalisation et de la Protection sociale, Yonis Ali Guedi, sur l’organisation du système djiboutien de protection sociale.

En mission de prospection, la délégation comorienne entend notamment examiner l’expérience de Djibouti et les possibilités de coopération dans les domaines de la protection sociale et de la santé.

Les discussions ont porté sur le fonctionnement du dispositif national de protection sociale et sur l’expérience de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), placée sous la tutelle du ministère du Travail.

Une attention particulière a été accordée au secteur de la santé, notamment au nouvel hôpital Al Shifa, ouvert fin juin et dont la gestion relève de la CNSS. Les responsables comoriens se sont intéressés à son mode de gestion et de fonctionnement, ainsi qu’aux enseignements susceptibles d’être tirés de cette expérience.

Les deux parties ont également abordé des questions liées à la gouvernance de la protection sociale, à la couverture sociale, à la gestion des établissements de santé et aux ressources humaines. La formation et le développement des compétences médicales et paramédicales figuraient également parmi les sujets examinés.

Le ministre Yonis Ali Guedi a présenté les principales réformes engagées par Djibouti dans le domaine de la protection sociale et salué l’intérêt manifesté par les autorités comoriennes.

Il a estimé que le partage d’expériences pouvait contribuer à renforcer la coopération Sud-Sud et à favoriser des réponses adaptées aux réalités de chaque pays.

Le ministre a enfin assuré que son département et la CNSS restaient disponibles pour poursuivre les échanges avec les autorités comoriennes et examiner les domaines susceptibles de faire l’objet d’une coopération.

IA : le Président Guelleh affirme l’ambition de Djibouti de devenir un hub numérique régionalDJIBOUTI, 2 septembre 2026 ...
02/09/2026

IA : le Président Guelleh affirme l’ambition de Djibouti de devenir un hub numérique régional

DJIBOUTI, 2 septembre 2026 ( ) - Le Chef de l’État, M. Ismail Omar Guelleh, a prononcé un plaidoyer en ce sens ce mercredi, à la tribune du premier Forum national sur l’intelligence artificielle (IA), placé sous son haut patronage.

Dans son argumentaire en faveur d’une intégration rapide de l’intelligence artificielle dans notre pays, le Président de la République a d’emblée souligné l’ampleur, l’acuité et le caractère inéluctable de l’influence que cette technologie est appelée à exercer sur l’ensemble des secteurs d’activité, tant publics que privés.

« Comme l’électricité a irrigué chaque foyer, chaque usine, chaque hôpital, l’intelligence artificielle irriguera chaque secteur de notre économie, chaque service de notre Administration, chaque salle de classe de notre pays », a déclaré le Chef de l’État.

Il a ensuite mis en évidence la capacité de l’IA à s’imposer rapidement dans les préoccupations et les modes de vie des sociétés contemporaines, en raison de sa faculté d’adaptation et d’immersion.

« L’intelligence artificielle est une infrastructure de l’esprit, une force qui redéfinit ce que peuvent produire les nations, les entreprises et les femmes et les hommes qui les composent », a affirmé en substance le Président Guelleh, soulignant ainsi la légitimité de toutes les sociétés à s’approprier les usages de l’IA.

Le Chef de l’État a également estimé que notre pays se devait d’accorder une place de choix à l’intelligence artificielle, celle-ci s’inscrivant pleinement dans les objectifs définis pour notre essor durable, notamment la Vision 2035, plan stratégique de développement de la République de Djibouti.

« La Vision Djibouti 2035 nous fixe un cap : celui d’une nation émergente, ouverte sur le monde, fondée sur le savoir et la connaissance. L’intelligence artificielle n’est pas une option supplémentaire ajoutée à cette vision : elle en est l’accélérateur le plus puissant. Elle peut comprimer en une décennie des transformations qui, hier encore, en exigeaient trois », a fait observer le Président Guelleh, louant l’aptitude de l’IA à favoriser un nouveau processus de diversification de notre économie.

« L’intelligence artificielle est une promesse économique considérable. Elle diversifiera une économie encore trop concentrée sur les seuls services logistiques et portuaires, en ouvrant de nouveaux secteurs à forte valeur ajoutée », a indiqué le Chef de l’État, qui a également évoqué le potentiel de l’IA en matière de création d’emplois.

« Elle créera des emplois nouveaux — data scientists, ingénieurs, spécialistes de la cybersécurité, entrepreneurs technologiques — pour une jeunesse djiboutienne qui n’attend que la confiance de son pays et les outils de son ambition », a souligné le Président de la République, relevant aussi la capacité avérée de l’IA à attirer à Djibouti « des investisseurs qui cherchent, en Afrique de l’Est, une porte d’entrée fiable, connectée et stable ».

Le Président Guelleh a ensuite mis à profit cette tribune pour affirmer sa volonté de faire de Djibouti un « pôle régional de l’innovation numérique de la Corne de l’Afrique — un lieu où les meilleurs talents de notre région viennent apprendre, chercher et entreprendre ; un lieu où se conçoivent les solutions d’intelligence artificielle », placées résolument sous le signe de « notre adhésion à la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique, au service de l’humain, de la justice sociale, de l’inclusion de nos concitoyens en situation de handicap, de nos femmes et de nos régions de l’intérieur ».

Le Chef de l’État a saisi l’occasion de ce forum pour inviter l’ensemble des forces vives de la nation et les partenaires étrangers au développement à se joindre à l’ambition djiboutienne de devenir une plateforme régionale de conception, de diffusion et d’hébergement des compétences et des connaissances liées à l’IA.

« À notre jeunesse, à nos chercheurs et à notre université, au secteur privé djiboutien, aux investisseurs internationaux, aux partenaires internationaux — l’UNESCO, la CESAO, l’Union africaine, l’Union européenne, les Nations unies — venez bâtir avec nous ce hub numérique régional dont l’Afrique de l’Est a besoin », a lancé le Président Guelleh, écartant les opinions qui dénieraient à la République de Djibouti, au motif de sa taille modeste, le droit à une ambition affirmée dans le domaine de l’IA.

« Djibouti a toujours su transformer sa géographie en destin : hier carrefour des caravanes et des empires ; aujourd’hui point de passage d’une part considérable du commerce maritime mondial ; demain, j’en suis convaincu, carrefour numérique de l’Afrique de l’Est », a fait valoir le Président Guelleh, réaffirmant sa conviction inébranlable en la capacité de notre pays à occuper une place de choix dans « la nouvelle économie du savoir » qu’est l’intelligence artificielle.

Placé sous le signe du faste et de la solennité, le premier Forum national sur l’intelligence artificielle a notamment accueilli de nombreux stands d’exposition de produits issus de l’IA. Il a surtout servi de plateforme de rencontre, d’évaluation et d’interaction à un nombre important d’usagers, de professionnels et de fournisseurs de ce nouveau secteur de connaissances.

Outre le Premier Ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, et le Président de l’Assemblée nationale, M. Dileita Mohamed Dileita, l’ensemble des membres du Gouvernement a pris part à cet événement, dont la Ministre Déléguée chargée de l’Économie Numérique et de l’Innovation, Mme Safia Mohamed Ali Gadileh, entourée de ses principaux collaborateurs.

Le président Guelleh fixe à son gouvernement les priorités de la rentrée politiqueDJIBOUTI, 1er septembre 2026 ( ) — Le ...
01/09/2026

Le président Guelleh fixe à son gouvernement les priorités de la rentrée politique

DJIBOUTI, 1er septembre 2026 ( ) — Le président Ismaïl Omar Guelleh a appelé mardi son gouvernement à renforcer les missions régaliennes de l’Etat, investir davantage dans le capital humain et accélérer la diversification économique, à l’occasion de la rentrée politique nationale.

Réuni au Palais de la République pour le premier Conseil des ministres de la rentrée, le gouvernement a entendu les principales orientations du chef de l’Etat, qui a placé la sécurité, la paix et la garantie des droits fondamentaux au premier rang des priorités.

« Le contexte géopolitique que nous vivons nous invite à renforcer sans relâche notre vigilance dans la sécurité intérieure, la sécurité de nos infrastructures vitales, le contrôle de nos frontières », a déclaré M. Guelleh.

Pour le président djiboutien, l’éducation, la formation et la santé ne doivent pas être considérées comme de simples politiques sociales, mais comme des conditions essentielles à la cohésion nationale et à la confiance des citoyens dans leur pays.

Le chef de l’Etat a également insisté sur le développement du capital humain, présenté comme la « première richesse » de Djibouti, au-delà des infrastructures et de la position géographique stratégique du pays.

Une attention particulière devra être accordée à la jeunesse, avec un accent mis sur la formation professionnelle et l’enseignement technique, l’accès au financement, l’entrepreneuriat et l’insertion professionnelle. Le président Guelleh a aussi appelé à garantir « l’inclusion et l’égalité des chances pour nos concitoyens à besoins spéciaux ».

Diversifier l’économie

Sur le front économique, le président a plaidé pour l’émergence de nouveaux moteurs de croissance afin de réduire la dépendance du pays à quelques secteurs.

« Il nous faut développer de nouveaux moteurs de croissance, notamment les industries légères, le numérique, le tourisme, les énergies renouvelables et la pêche », a-t-il déclaré, appelant également à valoriser les ressources nationales et à encourager l’innovation ainsi que l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Cette diversification devra, a-t-il dit, s’accompagner d’une consolidation des secteurs qui constituent déjà des atouts majeurs pour Djibouti, notamment la logistique, les activités bancaires et les télécommunications.

Autre priorité affichée : la maîtrise des dépenses publiques. Le chef de l'Etat a demandé l’accélération des réformes des finances publiques et la consolidation du cadre macroéconomique, afin d'améliorer l’allocation des ressources, la transparence budgétaire et la redevabilité dans la gestion des comptes de l’Etat.

Accélérer la transformation numérique

La transformation numérique figure également parmi les chantiers mis en avant lors de cette rentrée gouvernementale.

« La transformation numérique de l’action publique constitue un levier important de notre politique de modernisation de l’Etat », a estimé le président, appelant à accélérer la digitalisation des procédures administratives, la dématérialisation des services publics et l’interopérabilité des systèmes.

Cette modernisation doit aussi ouvrir la voie à une réflexion sur l’utilisation de l’intelligence artificielle, avec l’objectif d’en assurer une exploitation « responsable et maîtrisée ».

Un forum national consacré à l’intelligence artificielle doit prochainement être organisé à Djibouti, selon la présidence.

Les orientations présentées mardi dessinent ainsi une feuille de route articulée autour de la consolidation de l’Etat, du renforcement du capital humain, de la diversification économique, de la discipline budgétaire et de la transformation numérique.

01/09/2026

A Doudou-Balala, au cœur de la région d'Ali-Sabieh

Douane : Avec le projet de création du guichet unique électronique, la modernisation de l’administration douanière djibo...
01/09/2026

Douane : Avec le projet de création du guichet unique électronique, la modernisation de l’administration douanière djiboutienne s'accélère

DJIBOUTI, 1er septembre 2026 ( ) - C'est donc une étape décisive que la Douane djiboutienne est en passe de franchir pour parachever la modernisation de ses services.

Pour ce faire, l'administration douanière nationale entend mettre en place un guichet unique électronique avec le concours de nombreux partenaires dont le ministère du Commerce, le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et Cupia, une agence coréenne dont l'expertise a déjà été sollicité dans plusieurs pays africains parmi lesquels l'Ethiopie, la Tanzanie et le Ghana.

C'est dans cette perspective que les travaux d'un atelier consacré à la mise en place de ce qui deviendra le guichet unique électronique de la Douane a débuté aujourd'hui ses travaux au Palais du Peuple.

Outre le secrétaire général du ministère du Commerce, M. Ali Abdou Daoud, cet événement a vu la présence de hauts cadres de la Douane à la tête desquels M. Abdourahman Izzi Awad, et des représentants de la ZLECAf et de Cupia.

A en croire M. Izzi, il ne s'agit pas seulement de renforcer le système SYDONIAWORLD utilisé par la Douane, mais de simplifier, de moderniser davantage les formalités douanières et commerciales, de réduire les délais, d'améliorer la transparence et d'accentuer la prévisibilité des opérations.

La création du guichet unique électronique, a-t-il ajouté, doit également s'inscrire dans la dynamique de la ZLECAf qui, a-t-il ajouté, nous invite à aller plus loin dans l'intégration économique du continent et dans la facilitation des échanges intra-africains.

Le secrétaire général du ministère du Commerce et les représentants de la ZLECAf et de Cupia ont abondé dans le même sens, soulignant à tour de rôle à quel point la mise en place du guichet unique électronique inaugure de nouvelles perspectives pour la Douane djiboutienne.

Le Chef de l’Etat préside les travaux de la 9e séance du Conseil des ministres DJIBOUTI, 1er septembre 2026 ( ) - En déb...
01/09/2026

Le Chef de l’Etat préside les travaux de la 9e séance du Conseil des ministres

DJIBOUTI, 1er septembre 2026 ( ) - En début de séance, le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, a souhaité, à l’occasion de la rentrée gouvernementale, adresser ses vœux les plus sincères aux membres du Gouvernement, à leurs familles ainsi qu’à l’ensemble de nos citoyens, en espérant que la période estivale leur a permis de se ressourcer afin de reprendre pleinement leurs responsabilités au service de la Nation.

Il a indiqué que cette rentrée gouvernementale devait être placée sous le signe de l’engagement, de l’action et des résultats.

Il a souligné que cette reprise des activités intervenait dans un contexte international et régional particulier marqué par des tensions et des incertitudes, notamment autour du détroit d’Ormuz, de la mer Rouge et des crises persistantes dans la région, appelant ainsi à faire preuve de vigilance, d’anticipation et de détermination, tout en maintenant l’attention sur les priorités nationales.

S’agissant des finances publiques, le Chef de l’Etat a mis en avant les efforts consentis dans les investissements réalisés dans les infrastructures portuaires, ferroviaires, routières, énergétiques et de télécommunications avaient contribué à renforcer l’attractivité et la position stratégique de Djibouti.

Il a appelé à mieux valoriser ces acquis, à consolider le cadre macroéconomique et à poursuivre les réformes engagées dans le domaine des finances publiques afin d’améliorer l’efficacité, la transparence et la redevabilité de l’action publique.

Concernant la diversification de l’économie, il a insisté sur la nécessité de consolider les secteurs stratégiques, notamment la logistique, les télécommunications et les services, tout en développant de nouveaux moteurs de croissance tels que les industries légères, le numérique, le tourisme, les énergies renouvelables et la pêche.

Il a, par ailleurs, insisté sur l’importance de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de l’attraction d’investissements productifs afin de favoriser la création d’emplois et de renforcer la compétitivité et la résilience de l’économie nationale.

Abordant le renforcement des missions régaliennes, le Président de la République a estimé que le contexte géopolitique imposait de renforcer la sécurité intérieure, la protection des infrastructures vitales et le contrôle des frontières.

Il a également appelé à accorder une attention particulière aux nouvelles menaces liées à la cybersécurité, à la cybercriminalité, à la désinformation et à la protection des données stratégiques.

Il a réaffirmé, par ailleurs, l’attachement de Djibouti aux valeurs de paix, de dialogue et de solidarité, tout en exprimant sa préoccupation face aux souffrances persistantes infligées au peuple palestinien dans un silence général.

S’agissant du capital humain, il a rappelé qu’il constituait la première richesse du pays et a insisté sur la nécessité de poursuivre les investissements dans les secteurs de l’éducation, de la formation et de la santé.

Il a également appelé à renforcer les politiques d’inclusion et d’égalité des chances, notamment en faveur des personnes à besoins spéciaux.

Le Président de la République a accordé une attention particulière à la jeunesse qu’il a présentée comme une priorité nationale.

Face aux enjeux liés au chômage, il a appelé à renforcer la formation professionnelle, à faciliter l’accès au financement et à l’entrepreneuriat et à améliorer les dispositifs d’insertion professionnelle, afin de créer des opportunités concrètes et durables pour les jeunes.

Abordant la transformation numérique et l’intelligence artificielle, il a souligné que la digitalisation devait contribuer à accélérer la modernisation de l’État à travers la dématérialisation des procédures, la digitalisation des services publics et l’interopérabilité des systèmes. Il a également considéré que l’intelligence artificielle constituait une opportunité majeure pour Djibouti et a indiqué que le Forum qui lui sera consacré devra permettre d’identifier les opportunités offertes par cette technologie et de préparer un cadre réglementaire et éthique garantissant son utilisation responsable.

Enfin, Son Excellence le Président de la République a rappelé que les attentes des citoyens étaient légitimes et qu’elles exigeaient de l’action publique des réponses concrètes, rapides et mesurables. Il a ainsi appelé les membres du Gouvernement à agir avec rigueur, responsabilité, exemplarité et efficacité.

Il s’est déclaré convaincu que l’engagement collectif du Gouvernement permettra de poursuivre la construction d’une République forte, d’un État efficace, d’une administration moderne, d’une économie compétitive et d’une société solidaire, engagée sur la voie d’un développement durable, inclusif et souverain.

Il a enfin formulé le vœu qu’Allah accompagne le Gouvernement et l’ensemble des acteurs de la Nation dans l’accomplissement de leurs missions au service de la paix, du progrès et du développement de la République de Djibouti, avant de conclure son intervention par un appel à l’engagement collectif au service de la Nation.

Ont été examinés et approuvés les textes suivants :

MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA CULTURE

1ERE QUESTION : Communication sur la modernisation des pratiques archivistiques de l’administration djiboutienne

Le Plan d’urgence pour la réorganisation et la modernisation des pratiques archivistiques de l’Administration djiboutienne vise à renforcer la préservation, la gestion et la valorisation des archives publiques.

Les archives constituent à la fois la mémoire officielle de l’État, un élément essentiel de la continuité de l’action publique et un patrimoine historique national dont la perte serait irréversible.

Le Plan prévoit notamment la réalisation d’audits et d’un diagnostic de la situation des archives pour chacune des institutions, le traitement du passif documentaire, la réduction des risques de perte des documents à valeur historique, l’organisation des transferts des archives vers l’Agence Nationale pour la Promotion de la Culture (ANPC), ainsi que la mise en place des outils nécessaires afin de doter chaque administration d’une politique d’archivage moderne et pérenne.

Il apporte également des réponses aux principales difficultés identifiées, notamment l’insuffisance du cadre réglementaire, l’engorgement des dépôts, le manque de ressources humaines et budgétaires ainsi que l’absence d’outils normalisés du plan de classement et de conservation.

La mise en œuvre du plan d’urgence repose sur une démarche structurée comprenant les activités préparatoires, l’inventaire et le récolement, le traitement du passif documentaire et le transfert des archives historiques vers la Bibliothèque des Archives Nationales (BAN).

Au 31 août 2026, six versements de la Présidence de la République ont été réalisés, treize chantiers institutionnels sont ouverts et vingt-huit institutions sont inscrites dans un calendrier de versement, représentant 105 lots programmés jusqu’en décembre 2027.

Le Plan prévoit enfin l’adoption d’un calendrier de versement des archives des 28 institutions vers l’ANPC, permettant d’organiser de manière progressive, coordonnée et sécurisée le transfert des fonds documentaires.

Ce dispositif sera accompagné d’un renforcement de la gouvernance du processus, sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse et de la Culture, avec l’appui du Secrétariat Général du Gouvernement et des institutions concernées.

Les prochaines étapes porteront sur la mise en œuvre du calendrier de versement des archives par les institutions publiques, la désignation des points focaux, la sécurisation du financement des opérations 2026-2027 et le suivi périodique de la mise en œuvre en Conseil des Ministres.

Dans cette perspective, la poursuite et la consolidation de ce processus revêtent un caractère prioritaire, afin de préserver durablement le patrimoine documentaire national, de garantir la continuité et la mémoire de l’action administrative et d’assurer la transmission de ce patrimoine aux générations futures.

MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DE L'EQUIPEMENT

2EME QUESTION : Projet de Loi portant approbation des comptes financiers de l’Aéroport International de Djibouti (AID) pour l’exercice 2025

Les comptes financiers certifiés de l'exercice 2025 de l'Aéroport International de Djibouti (AID) sont arrêtés en produits à 3 425 025 910 FDJ et en charges à 3 429 597 836 FDJ.
Le résultat net de l'exercice 2025 est légèrement déficitaire, à hauteur de - 4 571 926 FDJ. Ce déficit demeure toutefois marginal au regard du volume d'activité de l'AID dont le chiffre d'affaires dépasse 3,4 milliards de FDJ, traduisant un quasi-équilibre entre produits et charges.

L'exercice 2024, audité par le Commissaire aux Comptes est marqué par une amélioration de la performance opérationnelle de l'AID. Le chiffre d'affaires progresse de + 8,3 %. Les produits d'exploitation ont augmenté de 263 593 477 FDJ, sous l'effet de l'arrivée de la nouvelle compagnie.

Du côté des charges, les charges de gestion courante (redevances pour logiciel et pertes sur créances irrécouvrables) enregistrent une baisse notable de - 77,1 %, ce qui permet à l'AID de dégager des marges budgétaires. À l'inverse, la dotation aux amortissements s'est accrue de 193 390 918 FDJ entre 2024 et 2025, en raison de la prise en compte des nouvelles acquisitions.

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES ET DES SOLIDARITES

3EME QUESTION : Projet de Loi portant approbation des comptes financiers de l’Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS) pour l’exercice 2025

Les comptes financiers de l'exercice 2025 de l'ADDS sont arrêtés en produits à 470 012 514 FDJ et en charges à 513 278 426 FDJ.

Les produits de l'exercice se chiffrent à 470 millions de FDJ et connaissent une diminution de 23 millions de FDJ (- 4,66 %) par rapport à l'exercice précédent.

Ils sont constitués principalement de la contribution du Fonds de Solidarité Nationale au fonctionnement (267,5 millions de FDJ), de la subvention d'exploitation de l'Etat (161 millions de FDJ), des rémunérations reçues des projets (34,2 millions de FDJ), d'une subvention de projet (7,1 millions de FDJ) et de la vente de dossiers d'appel d'offres (0,3 million de FDJ).

Les subventions publiques représentent près de 93 % des produits d'exploitation de l'exercice. La diminution des produits s'explique par la baisse des rémunérations reçues des projets, consécutive à la clôture de deux grands projets de l'Agence.

Les charges de l'exercice se chiffrent à 513,3 millions de FDJ et connaissent une augmentation de 31,2 millions de FDJ (+ 6,48 %) par rapport à l'exercice précédent.

Au cours de l'exercice 2025, l'ADDS a investi 23,3 millions de FDJ au titre de son fonctionnement propre, en acquisition d'immobilisations corporelles et incorporelles. Au titre de son mandat de maîtrise d'ouvrage déléguée, les investissements réalisés dans le cadre des projets s'élèvent à 691,2 millions de FDJ.

MINISTRE DE LA VILLE, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

4EME QUESTION : Projet de Loi portant approbation des comptes financiers de l’Agence de Réhabilitation Urbaine et du Logement Social (ARULOS) pour l’exercice 2025.

Les comptes financiers de l'exercice 2025 de l'ARULOS sont arrêtés en produits à hauteur de 2 775 932 413 FDJ et en charges à hauteur de 2 664 302 261 FDJ avec un résultat excédentaire de 111 630 152 FDJ.

Le résultat de l'exercice est excédentaire (111,6 millions de FDJ). Il connaît une légère diminution (- 3,4 millions de FDJ, soit - 2,9 %) par rapport à celui de l'exercice précédent, également excédentaire (115 millions de FDJ).

Les produits de l'exercice se chiffrent à 2 775,9 millions de FDJ et connaissent une progression de 991 millions de FDJ (+ 55 %) par rapport à l'exercice précédent, tout en demeurant légèrement inférieurs (- 0,8 %) aux prévisions budgétaires 2025. Ils se répartissent entre la vente de parcelles et les loyers-vente des logements sociaux (879,6 millions de FDJ, 32 %), les produits financiers (201,6 millions de FDJ, 7 %) et les produits exceptionnels (1 694,7 millions de FDJ, 61 %).

Les charges de l'exercice se chiffrent à 2 664,3 millions de FDJ et connaissent une augmentation de 994,4 millions de FDJ (+ 59 %) par rapport à l'exercice précédent, en légère baisse (- 2,2 %) par rapport aux prévisions budgétaires rectificatives 2025.

MINISTERE DE LA SANTE

5EME QUESTION : Projet de Décret portant mise en place d’un comité interministériel de riposte face à la menace de l’épidémie à virus Ebola.

Le présent projet de Décret a pour objet de mettre en place un cadre institutionnel de prévention et de riposte face à la menace de l’épidémie à virus Ebola.

La mise en place de ce cadre correspond à une démarche proactive des autorités nationales, liée à la nécessité d’assurer une coordination efficace des actions à entreprendre face au risque de propagation de l’épidémie et de permettre une mobilisation concertée des autorités et des services concernés.

À cet effet, le projet de décret institue un dispositif national articulé autour de deux instances: (i) un Comité de pilotage et (ii) un Comité technique. Ces instances auront notamment pour mission d’assurer la coordination entre les différents ministères et services concernés, de suivre l’évolution de la situation épidémiologique et de veiller à la mise en œuvre des mesures de prévention et de riposte. Il s’appuiera sur deux sous-commissions spécialisées et une sous-commission opérationnelle,

Le Comité de pilotage est placé sous la présidence du Premier Ministre, la vice-présidence étant assurée par la Ministre de la Santé. Il est chargé de définir les orientations stratégiques et d’assurer le suivi global de la mise en œuvre du dispositif.

Ce cadre réglementaire traduit la volonté du Gouvernement de renforcer durablement la vigilance sanitaire et les capacités nationales de prévention et de riposte, en consolidant la surveillance épidémiologique, en facilitant la détection précoce des cas et en assurant une mobilisation rapide, coordonnée et efficace des acteurs concernés, afin de prévenir les risques de propagation du virus Ebola et de protéger la santé de la population.

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE.

6EMEQUESTION : Projet d’Arrêté portant renouvellement des membres du Conseil d’Administration de l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé (ISSS).

Le présent projet d’Arrêté a pour objet le renouvellement des membres du Conseil d’Administration de l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé (ISSS).

Conformément aux dispositions du décret n°2013-173/PR/MENSUR du 23 juillet 2013 portant modification du statut de l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé, les membres du Conseil d’Administration sont nommés pour un mandat de trois ans.

Le présent projet d’Arrêté intervient ainsi en vue de procéder au renouvellement de la composition du Conseil d’Administration de l’ISSS pour un nouveau mandat de trois ans.

L’adoption du présent projet d’Arrêté permettra à l’ISSS d’accomplir pleinement les missions qui lui sont dévolues.

COMMUNICATIONS :

Le Ministre de l’Énergie chargé des Ressources Naturelles a fait un rapport sur sa participation au Sommet États-Unis/Afrique sur l’énergie nucléaire, tenu du 19 au 21 août 2026 à Accra, au Ghana.

Le sommet a porté sur le développement pacifique du nucléaire civil en Afrique, le renforcement des compétences et des capacités institutionnelles.

Le Ministre a présenté les ambitions de Djibouti en matière d’énergie nucléaire et souligné l’intérêt des petits réacteurs modulaires (SMR). Djibouti a réaffirmé son intérêt pour la construction d’un SMR à l’horizon 2035 et prévoit d’engager des études de prospection dès 2027.

Il a également insisté sur la nécessité de développer les compétences nationales, notamment par la formation d’ingénieurs et de techniciens spécialisés.

En marge du sommet, une rencontre avec le Département de l’Énergie des États-Unis a permis d’examiner les possibilités d’un partenariat stratégique dans le nucléaire civil.

Les discussions ont porté notamment sur la formation, l’accompagnement institutionnel, le cadre réglementaire ainsi que le transfert de technologies et d’expertise. Les États-Unis ont réaffirmé leur volonté d’accompagner Djibouti dans la réalisation de ses ambitions énergétiques.
Le Ministre a fait également un rapport sur sa participation à la 8ᵉ Réunion ministérielle du Comité régional Afrique de l’Alliance Solaire Internationale (ISA), tenue du 25 au 27 août 2026 à Victoria Falls, au Zimbabwe. La réunion a porté sur le développement de l’énergie solaire, le renforcement des compétences, l’innovation technologique, la mobilisation des financements et l’électrification rurale.

Les participants ont adopté une feuille de route commune visant à accélérer le déploiement du solaire et à renforcer la souveraineté énergétique africaine. La délégation djiboutienne a souligné l’importance du développement durable des compétences et des capacités institutionnelles dans la transition énergétique.
En marge des travaux, une rencontre bilatérale avec le Directeur général de l’ISA a permis d’examiner les possibilités d’accélérer le déploiement du solaire à Djibouti. Les échanges ont notamment porté sur la formation, l’électrification rurale et l’installation d’un centre régional STAR-C à Djibouti.

Le Ministre de la Communication chargé des Postes et des Télécommunications a fait un rapport sur sa mission officielle à Genève, du 07 au 10 juillet 2026, à l’occasion de l’AI for Good Global Summit et du WSIS Forum 2026.

Les travaux ont porté sur l’intelligence artificielle, la transformation numérique, les infrastructures de télécommunications, la cybersécurité et l’inclusion numérique. Djibouti a réaffirmé son engagement en faveur d’une intelligence artificielle sûre, éthique et inclusive, ainsi que dans les initiatives africaines de développement des compétences numériques.

Lors de la Table ronde ministérielle du SMSI, le Ministre a présenté la vision de Djibouti en matière de connectivité et de transformation numérique. Il a notamment souligné le rôle de Djibouti comme hub numérique régional et l’importance de réduire la fracture numérique. La stratégie nationale repose notamment sur le développement de l’infrastructure publique numérique, l’accessibilité universelle à Internet et le renforcement des compétences numériques.

En marge du sommet, le Ministre a rencontré la Secrétaire générale de l’UIT afin de renforcer la coopération dans les télécommunications, la connectivité, la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Des échanges ont également eu lieu avec plusieurs pays partenaires sur les perspectives de coopération dans le domaine du numérique et des infrastructures technologiques. Une réunion avec Smart Africa a permis d’examiner l’accompagnement des projets numériques prioritaires de Djibouti et le développement des compétences en intelligence artificielle.

Le Ministre du Commerce et du Tourisme a fait un rapport sur sa participation à la 18ᵉ réunion du Conseil des ministres de la ZLECAf, tenue le 30 juin 2026 à Abuja. La réunion a porté sur l’accélération de la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine. Les États membres ont examiné les progrès relatifs au commerce des marchandises, des services, au commerce numérique et à la propriété intellectuelle. Ils ont été invités à accélérer la transposition des instruments juridiques et la publication des concessions tarifaires.
Le Conseil a également examiné la ratification des Protocoles de la Phase II et adopté le Plan d’action sur le commerce agricole. Des mesures ont été prises pour renforcer la coopération dans les secteurs des services, de la concurrence et du commerce numérique.

En marge des travaux, le Ministre a proposé au Secrétaire général de la ZLECAf l’élaboration d’un Programme Pays dédié à Djibouti. Des échanges bilatéraux avec l’Égypte et le Maroc ont permis d’identifier des opportunités de coopération commerciale, touristique et agroalimentaire.

Le Ministre a également échangé avec le Président de la Commission de l’Union africaine sur la mise en œuvre de la ZLECAf et l’alignement avec l’Agenda 2063.

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Boulas

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