30/03/2026
IOG n’a plus besoin des Djiboutiens pour sa campagne ?
À chaque élection présidentielle, le même scénario se répétait : mobilisation massive des acteurs de la société djiboutienne. Chanteurs, comédiens, oulémas, influenceurs locaux… tous étaient sollicités pour soutenir et promouvoir la campagne du président sortant. Le peuple était mis en avant, utilisé comme vitrine et comme moteur de légitimité.
Mais en cette année 2026, marquant une 6e campagne présidentielle, le paysage semble avoir changé.
Cette fois-ci, au lieu de valoriser les talents locaux, le pouvoir fait appel à des figures venues de l’extérieur : des TikTokeurs somaliens, des chanteurs étrangers, des comédiens, et même des personnalités connues uniquement pour divertir, sans réel apport politique ou social. Ce choix n’est pas anodin.
Que faut-il comprendre de cette stratégie ?
Cela envoie un message fort — et inquiétant :
👉 Le régime ne considère plus les Djiboutiens comme essentiels à sa campagne.
👉 La voix du citoyen semble reléguée au second plan.
👉 L’image et le spectacle prennent le dessus sur la participation populaire.
En deux semaines de campagne, tout est mis en scène comme un film : animation, divertissement, propagande. Puis, une fois l’élection passée, le pouvoir retourne à son isolement, loin des préoccupations réelles du peuple.
Alors, quel est le rôle du citoyen dans tout cela ?
Regarder ? Applaudir ? Raconter l’histoire sans jamais y participer ?
Ou bien… prendre conscience et agir ?
L’avenir d’un pays ne se construit pas dans le silence ni dans la passivité. Il appartient aux citoyens de réfléchir, de s’exprimer et de prendre en main leur destin.
👉 Le pouvoir appartient au peuple.
👉 Le choix vous appartient.
Ne laissez pas d’autres décider à votre place.