03/06/2026
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⚪ C’est avec un profond sentiment d’amertume, de colère et d’injustice que je brise le silence aujourd'hui. En tant qu'artiste et citoyen algérien, j'ai porté haut les couleurs de notre drapeau à l'international. Pourtant, face au mépris et à l'indifférence de nos représentants culturels et diplomatiques, la fierté cède désormais la place à la détresse.
⚪ Dernièrement, mon travail a été honoré par le Prix du Jury lors de la 6ème édition du prestigieux Festival Al-Awda. Une distinction qui aurait dû être une célébration pour le cinéma algérien. Face à mon impossibilité de me déplacer, les organisateurs du festival ont cherché, par respect pour notre nation, à convier un représentant officiel. Ils ont personnellement contacté l'ambassade d'Algérie au Caire. De mon côté, j'ai multiplié les courriers et les appels vers cette même ambassade. Le résultat est d'un vide abyssal : aucune réponse, aucune considération. Pire encore, malgré des échanges directs confirmés entre le festival et les responsables diplomatiques, personne n'a daigné se déplacer. Notre siège est resté désespérément vide. Personne pour me représenter, personne pour représenter l’Algérie.
⚪ Face à cette absence coupable, une question légitime et douloureuse se pose : quel est le rôle exact de l’attaché culturel de l'ambassade d'Algérie en Égypte ? Pendant que les artistes se battent avec dignité pour faire rayonner la culture nationale, nos fonctionnaires semblent totalement déconnectés de leurs missions, privilégiant le confort de leurs fonctions aux devoirs de leur charge.Ce abandon n’est malheureusement pas un cas isolé, mais l'illustration d'un système défaillant.
Je dirais peut être ce responsable est parti à une fête écoutant l'oriental et s'amuser avec les danseuses. Avec de jack Daniel au jet 27. Chicha et renguila.
⚪ L'année dernière déjà, pour présenter mon film aux États-Unis, j'ai sollicité le ministère de la Culture. J'ai déposé des courriers officiels au bureau d'ordre, demandant simplement une audience ou un appui pour faciliter l'obtention d'un rendez-vous. Là encore, le silence institutionnel a été ma seule réponse. Même la production du film, sollicitée en dernier recours, s'est murée dans des promesses sans lendemain.Comment pouvons-nous parler de fierté nationale ? Comment pouvons-nous prétendre honorer notre pays et briller sur la scène internationale quand ceux qui sont payés pour nous soutenir nous tournent le dos ? Nos responsables s'occupent de leurs intérêts personnels pendant que la culture algérienne est humiliée par leur absence.Par ce texte, je prends à témoin l'opinion publique et les hautes autorités. Je refuse que le silence devienne la norme et que le sacrifice des artistes algériens soit piétiné par la négligence de ceux qui devraient en être les premiers gardiens.
Maatkas News
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