Editions Frantz Fanon

Editions Frantz Fanon Frantz Fanon est avant tout l'histoire d'une rencontre entre deux passions: celle de créer et celle
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« UNE TRAGÉDIE OCCULTÉE DE LA GUERRE D’ALGÉRIE. LES CAMPS DE REGROUPEMENT » DE LORRAINE ROSSIGNOL : EL WATAN EN PARLEEn ...
24/08/2026

« UNE TRAGÉDIE OCCULTÉE DE LA GUERRE D’ALGÉRIE. LES CAMPS DE REGROUPEMENT » DE LORRAINE ROSSIGNOL : EL WATAN EN PARLE

En croisant des sources historiques, sociologiques, politiques et médiatiques avec des témoignages recueillis tant en France qu’en Algérie, Lorraine Rossignol révèle de sombres réalités, sur une tragédie méconnue.

Grand merci à Chahreddine Berriah

"TIMCHAR, le sanglot de la pierre", dernier livre d'Intagrist el Ansari paru aux Editions Frantz Fanon) dans le Le Point...
22/08/2026

"TIMCHAR, le sanglot de la pierre", dernier livre d'Intagrist el Ansari paru aux Editions Frantz Fanon) dans le Le Point. Merci infiniment à Viviane Forson et à Valérie Marin La Meslée.

LE DÉSERT COMME ARCHIVE VIVANTE

Avant Ressacs, Intagrist el Ansari poursuivait déjà la même quête de mémoire dans Timchar. Le sanglot de la pierre (Éditions Frantz Fanon). Dans ce recueil nourri de son enfance nomade à Tombouctou, il explore la disparition progressive du monde touareg. Pendant des siècles, les caravanes ont traversé le Sahara, reliant l'Afrique subsaharienne aux rives méditerranéennes. Or, sel, étoffes et manuscrits circulaient le long de ces routes, gardées par les Touaregs, peuples nomades et passeurs entre deux Afriques. Cet univers ne s'est pas éteint brutalement : il s'est lentement retiré.

Le titre renvoie à un mot tamasheq : timchar, ces traces laissées par un ancien campement nomade. « Ce sont les vestiges d'un lieu de vie abandonné, des espaces chargés de souvenirs », précise l'auteur. Mais dans l'imaginaire saharien, ces lieux portent aussi une dimension mystique : ils sont habités par l'invisible, et l'on évite d'y revenir. À la fois mémoire et interdit, ils condensent une tension que le livre déploie entre récits intimes, paysages et mythes.

NOUVEAUTÉ / HISTOIRE : UNE TRAGÉDIE OCCULTÉE DE LA GUERRE D’ALGÉRIE : LES CAMPS DE REGROUPEMENTNous avons le plaisir de ...
14/08/2026

NOUVEAUTÉ / HISTOIRE : UNE TRAGÉDIE OCCULTÉE DE LA GUERRE D’ALGÉRIE : LES CAMPS DE REGROUPEMENT

Nous avons le plaisir de vous annoncer, en prévision du 70ème anniversaire du Congrès de la Soummam, la sortie de ce livre très important sur ce qui est appelé "les camps de regroupement" pendant la guerre d'Algérie. Il est d'ores et déjà en librairies. Nous remercions les éditions Actes Sud pour leur concours dans la réalisation de ce projet.

QUATRIÈME DE COUVERTURE :

1954-1962. Durant toute la guerre d’Algérie, sur 8,5 millions d’Algériens, plus de 2 millions de fellahs – des paysans vivant dans le djebel ou sur les Hauts Plateaux – furent déplacés de force par l’armée française et regroupés dans quelque 2 500 camps. On estime qu’environ 200 000 personnes y trouvèrent la mort, victimes de malnutrition ou de maladies, majoritairement des enfants. À l’époque, à peine une décennie après la découverte des camps n***s, des voix s’élevaient déjà pour dénoncer un génocide en cours.
Mais qu’avaient donc pu faire ces fellahs pour se retrouver « parqués » là ? La stratégie des autorités françaises, d’abord militaire, puis très vite politique, était claire : il fallait les empêcher d’apporter un soutien logistique aux « fellaghas », ces maquisards de l’Armée de libération nationale qui opéraient depuis les montagnes et les zones rurales les plus reculées. L’objectif final était d’embrigader ces populations regroupées selon un modèle directement inspiré de l’expérience indochinoise, ce qui permettait, au passage, d’oublier Diên Biên Phu.
En croisant des sources historiques, sociologiques, économiques, démographiques, politiques et médiatiques avec des témoignages recueillis tant en France qu’en Algérie, Lorraine Rossignol entraîne le lecteur dans un récit-enquête. Tout en révélant ces sombres réalités, elle nous donne à voir les acteurs qui contribuèrent, de façon déterminante pour certains, à éclairer cette histoire dont ils furent les contemporains : Michel Rocard, Pierre Bourdieu, Frantz Fanon…

PRÉSENTATION DE L’AUTEURE :

Lorraine Rossignol est journaliste et grand reporter au service Enquêtes et Reportages de Télérama. Auparavant, elle a collaboré avec Le Monde, Radio France et Arte, à Paris comme à Berlin. Diplômée en relations internationales, elle couvre des sujets variés liés à la culture, à la société et aux enjeux internationaux.

Lorraine Rossignol, Une tragédie occultée de la guerre d'Algérie - Les camps de regroupement, Algérie, éditions Frantz Fanon, Août 2026 ; 1500 DA / 24 €.

"TIMCHAR, le sanglot de la pierre", dernier livre d'Intagrist el Ansari paru aux Editions Frantz Fanon) dans le Le Point...
13/08/2026

"TIMCHAR, le sanglot de la pierre", dernier livre d'Intagrist el Ansari paru aux Editions Frantz Fanon) dans le Le Point. Merci infiniment à Viviane Forson et à Valérie Marin La Meslée.

« MON NOM EST DUPE » : LA FUITE VERS LES CHEMINS DE TRAVERSEArticle de Mohamed Mebtoul, sociologue, paru dans EL WATANLe...
09/08/2026

« MON NOM EST DUPE » : LA FUITE VERS LES CHEMINS DE TRAVERSE
Article de Mohamed Mebtoul, sociologue, paru dans EL WATAN

Le beau roman « Mon nom est Dupe » de Mansour Kedidir, politologue, juriste et écrivain, nous rappelle à titre comparatif, la démarche du sociologue américain, Erving Goffman dans son ouvrage « la mise en scène de la vie quotidienne » (1973), dévoilant les tractations, les contournements, et les détournements pour soi et pour ses uniques « ami.es ». Le roman se construit dans les coulisses. L’arrière-plan donne à observer le personnage principal, Kada ou le Rouget, fils d’un vidangeur décédé dans une fosse septique, qui va exercer, avec l’appui de son oncle maternel, le métier de gérant dans un bar d’un complexe hôtelier.
Dans un style limpide, le romancier décrit le bar comme celui des nantis assoiffés dans tous les sens du terme : boisson alcoolisée, argent, pouvoir, opulence, prestige. Le bar, loin d’être un simple espace chosifié et neutre, se présente comme un actant, selon le mot du sociologue Bernard Latour, permettant de « nourrir » et de normaliser l’opportunisme à plusieurs facettes. La fluctuation cognitive et gestuelle des notables de la ville et des acteurs se prétendant être au cœur de pouvoirs importants, rend compte de la théâtralisation qui imprègne le fonctionnement du bar.

Une littérature audacieuse et énigmatique

Mansour Kedidir mobilise des mots très justes. Ce qui lui permet de se positionner dans une littérature à la fois audacieuse et énigmatique, laissant au lecteur le soin d’émettre ses propres conclusions. La connivence entre les sciences sociales et la littérature (Mebtoul, Sebaa et Kedidir, 2026) est perceptible : l’auteur a le souci de fouiller sans cesse la réalité quotidienne invisible qui est indissociable d’une dimension sociopolitique au creux des actes les plus ordinaires et les plus insignifiants. Il restitue de façon dynamique ce qui se joue dans les violences implicites et cachées imprégnant les rapports sociaux : les calculs névrotiques pour s’enrichir davantage, les modalités sociales pour accroître constamment son aura au quotidien, la construction une posture du paraître pour ne pas perdre la face dans une société dominée par le regard de l’Autre. Le cadeau ou autre produit remis discrètement, dans une forme d’anticipation calculée, mais comme si de rien n’était, devant autoriser son auteur, à recevoir davantage de son interlocuteur. Tout se joue dans l’arrière-cour évoquée par le sociologue Goffman, permettant au romancier de mettre en exergue la circulation opaque, discrète, entre soi, des objets multiples de valeur, en échange d’alliances nécessaires pour tenter d’arracher de nouveaux marchés, permettant aux notables de la ville, de j***r avec aisance des biens collectifs de celle-ci. Kada, loin d’être un agent passif, s’engage pour subvenir aux besoins de sa famille, notamment de sa mère, à exercer le métier de gérant d’un bar. Il est quotidiennement confronté au jeu social pervers, sinueux et synonyme d’une quête d’appropriation financière et relationnelle informelle de ceux qui se construisent de façon mythique le statut d’homme « d’affaires » en poursuivant des chemins de traverse non dénués de risques.

Les bifurcations

Dans le contexte politique dominé par la décennie noire, les bars ferment leurs portes. L’ordre social se renferme sur lui-même, le conformisme apparent et les hypocrisies sociales s’amplifient. La ville devient un « non lieu », pour reprendre l’expression de l’anthropologue français, Marc Augé (1992). Il indique de façon extrême la fuite vers l’anonymat articulé puissamment à l’anomie des interactions quotidiennes. L’auteur du roman n’occulte pas la face politique tragique qui est dominée par la peur et la terreur. Paradoxalement, la conjoncture de la peur a aussi permis la poursuite détournée des affaires menées par tous les acteurs privilégiés, renforçant les inégalités sociales, en laissant à la marge les gens de peu dans l’incertitude où seule la survie aléatoire marque leur quotidien de tous les jours.
Kada est à présent en chômage forcé. Ses tentatives de retrouver le même emploi, sont vaines. La boisson alcoolisée se raréfie, confrontée à une offensive radicale des intégristes. « Tout me semblait étrange. Un nuage de frayeur voilait le quartier. En quelques semaines, j’étais amené, sans me rendre compte, à vivre avec une fièvre morbide… J’avais décidé de descendre chaque matin au centre-ville pour chercher du travail… » (74).
Le roman de Mansour Kedidir ouvre des pistes intéressantes dans la compréhension fine de la société algérienne, loin d’être amorphe, se caractérise par une production sociale sans cesse réinventée, n’effaçant jamais les mémoires des personnes, qui ressurgissent en permanence sur la scène sociale. Dans une période de crise au quotidien (Mebtoul, 2024), les reconversions ou les bifurcations des agents sociaux, sont impératives pour tenter de s’en sortir, mais toujours de façon contrastée selon leurs statuts respectifs. Ici, la villa se substitue au bar, qui malgré sa fermeture, a permis de renouer des liens sociaux entre l’ancien gérant du bar et un client fortuné. Kada, Le Rouget va enfin revivre professionnellement grâce à sa rencontre avec Dib, homme d’affaire, qui décide de le recruter. Ce déclic cognitif a été suffisant pour autoriser les deux personnes, à activer un espace plus discret, privé et loin de la ville, dans une villa somptueuse, certaines soirées d’antan. Elles sont régentées par Dib, notable fortuné, mais dont la soif dans toutes ses variantes (boisson, argent, quête de personnes influentes) est insatiable, tout en privilégiant des formes sociales plus discrètes. Le secret, le silence calculé et la défiance sont de mise dans ce nouvel espace flamboyant qui se limite à unir quatre à cinq notables « solidaires » et emportés contre vents et marées par les mêmes préoccupations opaques et informelles : la boisson, les affaires à traiter et les jeux de cartes avec une mise financière.
Le maitre de séance chargé de tout organiser, n’est autre que Kada, devenu un personnage incontournable qui ne cessera d’acquérir auprès de son recruteur, Dib, une importance sociale qui lui permet progressivement de sortir de l’ombre. Pour ce faire, il se plie à toutes les injonctions dictées par les membres du réseau de connivence. Les tâches les plus ingrates, lui sont confiées. En échange, il se voit propulsé maire d’une région imposée par ses « amis », en raison de ses richesses. Kada a intériorisé le statut de complice-exécutant, sans pouvoir ou vouloir se libérer de l’étau qui l’enserre. Se retrouvant isolé et sans aucun appui relationnel, mettant à nu l’ingratitude de ses faux « amis », il se retrouve en prison. Lui, le gérant de bar, se disant « libre de ses mouvements » quand le professeur de philosophie rencontré dans le premier bar de l’hôtel, l’avait apostrophé sur les risques encourus pour sa personne, dans un tel endroit scabreux. Mais fort de ses certitudes, Kada ne l’a point écouté !
Le roman de Mansour Kedidir porte une double empreinte qui configure le système social : la violence de l’argent et le faire-semblant. Lire le roman dans ses nuances les plus implicites, permet de dévoiler les multiples transgressions dans l’acquisition d’une richesse douteuse et ceci, par la médiation de la violence de l’argent (Mebtoul, 2018). Cette captation violente de l’argent, dévoile les fictions relationnelles, toutes en zigzags, instrumentalisées et calculées, le temps que les affaires se « portent » bien, pour se séparer ensuite de ses « faux » amis, les laissant dans la solitude. « Après avoir été sa maîtresse durant plus d’une année, il m’a abandonné à son triste sort » (207). L’argent détourné est un opérateur central qui régule profondément les relations sociales. « Rechercher la richesse à tout prix, ce n’est pas tant rechercher ce qui fascine, que rechercher ce qui est propre à fasciner les autres, tous se comportant de la même manière ». (Orléans, 2002).
Le « faire-semblant » est enfin prégnant dans le roman. Il permet d’indiquer la force du paraître qui permet de révéler une posture toute en déviation des personnages qui ne cessent de théâtraliser leurs représentations et leurs actes au quotidien. Par exemple, la mère de Kada, ignore tout des agissements de son fils. Ce dernier se positionne dans les non-dits, se limitant à l’achat des diverses victuailles. Le « faire semblant » façonne les interactions sociales qui permettent d’accéder à une pacification superficielle, s’interdisant de positiver le conflit pouvant être au cœur du processus de changement. Les effets pervers du « faire semblant » produisent des formes sociales d’abandon et de laisser-faire au cœur des institutions fonctionnant aux affinités relationnelles, tout en éjectant de façon souterraine toute légitimité rationnelle.

Références bibliographiques :

Augé Marc, 1992, Non-lieux, introduction à une anthropologie de la modernité, Paris, éditions du Seuil.
Goffman Erving, 1973, La mise en scène de la vie quotidienne. La présentation de soi, Tome 1, Paris, éditions de Minuit.
Mebtoul Mohamed, Sebaa Rabeh, Kedidir Mansour, 2026, (eds.), à paraître aux éditons Frantz Fanon.
Mebtoul Mohamed, 2024 (eds.), Algérie. Les crises au quotidien, Alger, éditions Koukou.
Mebtoul Mohamed, 2018, ALGERIE. La citoyenneté impossible ? Alger, éditions Koukou.
Orléan André., 2002, « La monnaie opérateur de totalisation », entretien mené avec André Orléans, réalisé par Françoise Bourdarias, Journal des anthropologues, 90-91, 331-352.

Mansour Kedidir, "Mon nom est Dupe", Algérie-France, Editions Frantz Fanon, 2026 ; prix public: 1300 DA / 20 €

Excellent article du sociologue Lahouari Addi sur le dernier roman de Mansour Kedidir, "Mon nom est Dupe". Bonne lecture...
08/08/2026

Excellent article du sociologue Lahouari Addi sur le dernier roman de Mansour Kedidir, "Mon nom est Dupe". Bonne lecture.

Dans Mon nom est Dupe, Mansour Kedidir raconte l’ascension d’un homme crédule fabriqué comme maire par des notables, sur fond de décennie noire et de mémoire refoulée.

Article d'El Watan sur la cérémonie organisée à Aghribs pour célébrer le retour du Dr Said Sadi en Algérie après sept an...
05/08/2026

Article d'El Watan sur la cérémonie organisée à Aghribs pour célébrer le retour du Dr Said Sadi en Algérie après sept années à l'étranger consacrées à l'écriture de ses mémoires. Ce précieux travail de témoignage et de transmission, décliné en cinq tomes, retrace sa trajectoire personnelle, politique et intellectuelle mais aussi et surtout celle de l'Algérie moderne dont il nous livres l'une des radioscopies les plus audacieuses et inédites. Puisse cette oeuvre testimoniale servir d'exemple aux autres acteurs politiques du pays et les encourager à témoigner pour éclairer sur leurs parcours respectifs et fournir aux historiens la matière pour dire notre histoire.

« MON NOM EST DUPE » DE MANSOUR KEDIDIR : DISSECTION DES MÉCANISMES DE LA CORRUPTIONArticle de Kheira Attouche, El Moudj...
31/07/2026

« MON NOM EST DUPE » DE MANSOUR KEDIDIR : DISSECTION DES MÉCANISMES DE LA CORRUPTION

Article de Kheira Attouche, El Moudjahid

Le roman « Mon nom est dupe », de Mansour Kedidir, est un ouvrage sur l'Algérie, la société et les abus de pouvoir durant la décennie noire. C'est dans cette société délétère que l'auteur fait évoluer ses personnages, dont Kada, le héros dupe, M. Dib, Khaled, Messaoud, Baroudi et le colonel El Guedisse, qui entretiennent des relations d'affaires, de corruption et d'intrigues. Cette engeance au vernis surfait évolue en eaux troubles, mue par la cupidité, les faux-semblants et les allégeances douteuses. C'est l'histoire du jeune Kada qui apprend le métier chez son oncle dans un débit de boissons.

Côtoyant des hommes puissants de la nomenklatura algérienne, des militaires, des notables influents et des affairistes, il se voit propulsé comme barman dans un complexe étatique où évolue une faune interlope. Au fil du temps, devenu serveur et homme à tout faire chez un homme influent du pouvoir, celui-ci et ses comparses le présentent aux élections communales pour devenir maire d'une commune afin de servir leurs intérêts. C'est lorsque Kada se retrouve en prison qu'il réalise avoir été un pion à la solde de « mafieux » et qu'il n'a jamais fait partie de leur monde. « En fait, ton seul crime est d'avoir été dupe. Mais ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul ; nous sommes tous, quelque part, coupables de notre duperie », avoue le codétenu de Kada pour clore cette triste histoire.

Cet ouvrage de l'écrivain Mansour Kedidir, paru aux éditions Frantz Fanon, nous introduit dans le monde de la corruption, de la servitude et de la désillusion politique, dans une Algérie en proie au terrorisme. Avec une écriture fluide et des propos pertinents, l'auteur aborde un pan de l'histoire de la tragédie noire en axant son récit sur la corruption, le rapt des consciences et la docilité maladive des gens. Ce qui fait dire à l'un des protagonistes de ce récit : « Difficile de comprendre comment une population livre son destin aux maquignons de la politique et à des brigands. Après tant de massacres, d'assassinats et de viols, nous pensions avoir été définitivement vaccinés contre le rapt des consciences, mais voilà que d'autres viennent nous promettre le paradis, et ils arrivent à séduire. Une escroquerie en cache une autre. En fait, la même escroquerie depuis l'indépendance. La seule différence est que chaque prestidigitateur utilise les instruments de son temps. » C'est par ces arguments judicieux et appropriés que l'auteur qualifie cet état de fait.

Cette belle narration, dont la lucidité nous interpelle, renvoie à une période à jamais révolue et à une société qui a failli perdre ses repères. D'une grande sagacité, Mansour Kedidir n'est pas tombé dans le piège de raconter toutes les horreurs de cette époque ; il a su, avec habileté, mener le fil de son histoire pour une meilleure compréhension de cette période trouble et tragique.

Avec cet ouvrage, « Mon nom est dupe », Mansour Kedidir signe son sixième roman, après diverses parutions académiques en lien avec sa carrière de juriste et sa formation de politiste. Chercheur associé au CRASC et professeur à l'École supérieure d'économie d'Oran, il continue, à travers ses ouvrages, de sonder la société algérienne et ses mutations, ainsi que d'étudier les systèmes et les enjeux politiques.

C'est un roman édifiant, permettant de mesurer les erreurs du passé afin d'évoluer vers une trajectoire plus favorable pour le pays.

MÉMOIRES DE SAID SADI : LA VOIX D’UNE CONSCIENCE QUI NE DORT JAMAISCinq tomes, cinq grands moments dans la trajectoire d...
22/07/2026

MÉMOIRES DE SAID SADI : LA VOIX D’UNE CONSCIENCE QUI NE DORT JAMAIS

Cinq tomes, cinq grands moments dans la trajectoire de Saïd Sadi, cinq grandes haltes dans la mémoire incandescente d'un pays promis à toutes les gloires, l'Algérie, mais toujours pris en otage par le déni de sa propre histoire. Une fatalité ? Ce travail sadien de consignation et de transmission est la preuve que l'essentiel n'est pas perdu et que, encore mieux, tout est possible.

« MON NOM EST DUPE », NOUVEAU ROMAN DE MANSOUR KEDIDIREnvie de comprendre les bas-fonds politiques d’un pays tiraillé en...
03/07/2026

« MON NOM EST DUPE », NOUVEAU ROMAN DE MANSOUR KEDIDIR

Envie de comprendre les bas-fonds politiques d’un pays tiraillé entre ses rêves de grandeur et l’instinct prédateur de certaines de ces dirigeants ? « Mon nom est Dupe » de Mansour Kedidir vous offre cette opportunité. Il vient de sortir et il est d’ores et déjà disponible en librairies en Algérie. Nous avons le plaisir de vous inviter à le découvrir et nous partager vos retours de lectures.

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Kada n’a jamais été un homme puissant. Fils d’un vidangeur mort dans une fosse septique, il a grandi dans les marges d’un pays où la peur, la misère et les illusions décident du destin des hommes bien avant eux. Devenu barman puis homme de confiance de notables influents, il découvre l’envers d’un monde gouverné par les faux-semblants, les intrigues, l’argent et les allégeances silencieuses. Dans les salons enfumés, les villas fermées et les bars où se croisent officiers, affairistes et prédicateurs, il apprend peu à peu que les hommes ne survivent qu’en portant des masques. Mais à mesure qu’il gravit les échelons d’un système opaque, Kada comprend qu’il n’a jamais été qu’un pion parmi d’autres. Entre servitude volontaire, corruption morale et désillusion politique, Mon nom est dupe raconte la trajectoire bouleversante d’un homme broyé par un pays qui dévore ses propres enfants. Roman de la lucidité et de la chute, ce texte puissant plonge le lecteur dans les entrailles d’une société où chacun joue un rôle jusqu’au jour où le masque tombe.

PRÉSENTATION DE L’AUTEUR

Juriste et politiste de formation, Mansour Kedidir a été professeur à l’École Supérieure d’économie d’Oran. Chercheur associé au CRASC, il est auteur de nombreuses publications académiques. Mon nom est dupe est son sixième roman.

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