La Voix d'Alger - Journal

La Voix d'Alger - Journal Voix citoyenne. Relais informatif - Actualité géopolitique, diplomatique et militaire.

Pakistan–Afghanistan : la guerre éclate, double embrasement régional en 48 heuresEn moins de deux jours, la région a bas...
28/02/2026

Pakistan–Afghanistan : la guerre éclate, double embrasement régional en 48 heures

En moins de deux jours, la région a basculé en deux temps : le vendredi 27 février 2026, le Pakistan a déclaré une “guerre ouverte” à l’Afghanistan après une série de frappes et contre-frappes ; le samedi 28 février 2026, une opération menée par les États-Unis et Israël a frappé l’Iran, déclenchant une riposte iranienne à l’échelle régionale.

Pakistan–Afghanistan : “guerre ouverte”, frappes profondes et ripostes transfrontalières
Un conflit déclenché par l’escalade des attaques le long de la frontière

Dès le 27 février, Islamabad a officialisé la bascule en parlant d’“open war”, dans un contexte d’affrontements répétés le long de la frontière et d’accusations pakistanaises visant le TTP (Tehreek-e-Taliban Pakistan), que le Pakistan estime abrité côté afghan — ce que Kaboul nie.

Les zones touchées en Afghanistan : Kaboul, Kandahar et des provinces frontalières

Selon plusieurs sources concordantes (agences et médias internationaux), l’armée pakistanaise a mené des frappes aériennes et d’artillerie en Afghanistan, avec des impacts rapportés notamment à :

Kaboul (frappes décrites comme “profondes” dans le territoire afghan)

Kandahar (ville où se concentre une partie du leadership taliban)

Paktia (province citée parmi les zones visées)

Sur la frontière, les tensions se sont aussi cristallisées autour de secteurs sensibles (dont Torkham), avec échanges de tirs, mouvements de troupes et frappes “aller-retour” rapportés dans les zones frontalières.

Pertes humaines : bilans contradictoires et non vérifiés

Les bilans varient fortement selon les camps. Reuters rapporte des chiffres incompatibles entre Islamabad et les autorités talibanes, impossibles à confirmer de manière indépendante à ce stade, chaque partie revendiquant des pertes importantes infligées à l’autre.
L’Associated Press souligne également des chiffres contestés, Kaboul accusant le Pakistan d’avoir touché des zones civiles, tandis que le Pakistan affirme viser des installations militaires.

Pressions diplomatiques : appels à la désescalade et médiations

Face au risque d’une guerre prolongée sur la ligne Durand, les appels à la retenue se multiplient. Reuters évoque des efforts diplomatiques et des interventions de plusieurs acteurs internationaux.
De son côté, l’AP mentionne la reprise de tentatives de médiation (dont Qatar, Turquie, Arabie saoudite et Chine cités) pour ramener les deux parties vers une désescalade.

Nuit de bascule : l’Iran frappé, Téhéran répond sur 8 paysDans la journée du samedi 28 février 2026, une opération menée...
28/02/2026

Nuit de bascule : l’Iran frappé, Téhéran répond sur 8 pays

Dans la journée du samedi 28 février 2026, une opération menée par les États-Unis et Israël a visé plusieurs zones en Iran, déclenchant une riposte régionale de Téhéran par missiles et drones. Selon les premiers recoupements, huit pays ont été touchés par la riposte : Israël ainsi que Bahreïn, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Irak et la Jordanie.

En Iran : les zones signalées comme touchées

D’après les cartes et suivis publiés par plusieurs médias, des frappes ont été rapportées à Téhéran et dans de nombreuses régions, notamment Minab, Isfahan, Qom, Karaj, Kermanshah, Tabriz, Ilam, Zanjan, Urmia, Bushehr, Damavand, Shiraz et la province du Lorestan.

Les autorités iraniennes et plusieurs médias évoquent une campagne visant des infrastructures militaires et sécuritaires, avec des impacts signalés également sur des zones civiles dans certains cas.

Riposte de Téhéran : 8 pays touchés

Dans les heures qui ont suivi, des tirs iraniens ont provoqué des alertes et des explosions rapportées en Israël, tandis que des attaques ou tentatives d’attaque ont été signalées contre des sites militaires américains ou des zones abritant des actifs US dans sept pays de la région : Bahreïn, Qatar, Émirats arabes unis, Koweït, Arabie saoudite, Irak et Jordanie.

Plusieurs États ont indiqué que de nombreux projectiles avaient été interceptés, limitant l’ampleur des dégâts sur certains sites.

Bilan provisoire

Côté iranien, des bilans initiaux font état d’au moins 201 morts et 747 blessés (chiffres susceptibles d’évoluer).
Au plan international, l’ONU a alerté sur le risque de basculement vers une confrontation régionale plus large.

23/02/2026

Entre 2005 et 2023🇩🇿🇪🇺 1000 milliards $ d’échanges commerciaux.
12 milliards $ d’investissements.
11 milliards rapatriés.
➡️ 1 milliard pour l’Algérie.

On appelle ça un partenariat ?
Non. Un siphon.
Et ceux qui ont signé ça devront rendre des comptes.

Ecoutez le MAE algérien.

Israël veut s’installer en Mauritanie… mais Alger a déjà verrouillé le terrainQuand certains parlent “investissement”, i...
22/02/2026

Israël veut s’installer en Mauritanie… mais Alger a déjà verrouillé le terrain

Quand certains parlent “investissement”, il faut traduire : positionnement. Israël cherche clairement à ouvrir une porte en Mauritanie, et Energean (groupe lié à l’écosystème gazier israélien) sert aujourd’hui de vecteur discret : après avoir quitté le Maroc en silence, l’entreprise tente de se recaser dans le bassin mauritano-sénégalais, là où le gaz attire les appétits… et les agendas.

Sauf que la Mauritanie n’est pas un terrain vierge. L’Algérie a pris de l’avance : diplomatie énergétique, coopération structurée, et Sonatrach déjà installée dans le jeu institutionnel avec Nouakchott. Résultat : toute tentative d’ouvrir une “porte mauritanienne” pour des intérêts extérieurs ressemble davantage à une opération de prise de température qu’à un projet qui peut s’installer tranquillement.

Le message est simple : on ne contourne pas l’Algérie par la Mauritanie quand l’Algérie a déjà tissé ses leviers. Et sur ce dossier, Alger ne se contente pas de regarder : elle verrouille économiquement, en réduisant l’espace de manœuvre avant même que les projets ne deviennent des faits.

Ce qui dérange Tel-Aviv, c’est précisément cela : l’Algérie ne répond pas au bruit, elle répond à la logique. Quand une entreprise change de terrain, de façade ou de récit, Alger sait faire la différence entre un projet industriel et un projet instrumentalisé. Derrière un bloc offshore, il peut y avoir une tentative de créer un point d’appui, un réseau, une habitude. Et c’est cette première étape que l’Algérie coupe : le début du fil, avant qu’il ne devienne un câble.

La méthode est connue : pas de surenchère, pas de show, pas de panique. Un verrouillage silencieux par les intérêts, les partenariats, le timing et la présence au bon endroit. Pendant que certains vendent des narratifs, Alger construit des réalités. Et une réalité est implacable : quand les leviers sont déjà en place, les agendas importés deviennent des dossiers fragiles, politiquement sensibles, donc plus difficiles à financer, à stabiliser et à assumer.

Conclusion : Energean peut tenter sa chance, mais le terrain mauritanien n’est pas une “porte ouverte”. L’Algérie a déjà placé ses garde-fous, et Israël découvre une règle simple : au Maghreb et dans son voisinage stratégique, on n’avance pas avec des raccourcis. On avance avec des positions. Et sur ce chapitre, Alger a déjà écrit le début de l’histoire.

La fenêtre se referme : l’Iran verrouille son ciel, et le porte-avions perd son avantageIl faut regarder froidement ce q...
22/02/2026

La fenêtre se referme : l’Iran verrouille son ciel, et le porte-avions perd son avantage

Il faut regarder froidement ce qui se joue : le niveau de défense antiaérienne iranien progresse depuis plusieurs semaines d’une façon que l’état-major israélien juge très inquiétante. La raison est connue : la Russie et la Chine livrent à l’Iran du matériel de défense antiaérienne, et pas du matériel “symbolique”. Des avions russes et chinois atterrissent régulièrement en Iran avec des équipements qui sont ensuite répartis sur l’immense territoire iranien.

Et cet élément “territoire” n’est pas un détail : l’Iran, ce n’est pas un petit théâtre. Pour visualiser l’échelle, on parle d’une superficie comparable à l’Espagne + la France + la Belgique + la Hollande + l’Allemagne + le Danemark + la Suisse + l’Autriche. Et surtout : un terrain majoritairement montagneux, donc un environnement radicalement différent de l’Irak, où l’aviation américaine avait pu frapper de manière beaucoup plus “confortable”. Ici, le théâtre est vaste, dur, et favorable à la dispersion.

L’“armada” vue à la télé… versus la réalité d’une guerre au-dessus de l’Iran

Les médias insistent souvent sur l’image : un porte-avions accompagné de navires lance-missiles, la puissance américaine en vitrine. Mais sur un territoire comme l’Iran, la comparaison est trompeuse : vous pouvez installer l’équivalent de 50 porte-avions sur la terre ferme si vous avez les moyens — capteurs, radars, missiles, couches de défense. La différence ne se fait pas sur la quantité visible : elle se fait sur le niveau de performance des matériels déployés.

Et c’est précisément le point central : la défense iranienne, renforcée par des apports russes et chinois, est pensée comme un ensemble en couches. Des couches qui se complètent, se recouvrent, et qui rendent une attaque directe par l’aviation américaine ou israélienne beaucoup plus difficile.

La séquence tactique : avant les avions, les missiles — et beaucoup

Dans une attaque aérienne “classique”, on voudrait rapidement faire entrer l’aviation. Ici, ce n’est pas le cas. Avant de faire intervenir l’aviation, il faudrait d’abord des dizaines, voire des centaines de tirs de missiles pour détruire un maximum de stations radar couplées à des stations lance-missiles.

Mais cette phase préparatoire a un prix stratégique immédiat : elle donne à l’Iran le temps d’envoyer plusieurs centaines de missiles sur les bases américaines au Moyen-Orient et sur les bases en Israël. Autrement dit : la préparation elle-même déclenche une riposte massive, et c’est là que l’équation devient un dilemme.

Le dilemme américain : base ou porte-avions ?

Les Américains hésitent à déclencher une attaque depuis leurs bases ou depuis un porte-avions. Le porte-avions est théoriquement l’outil parfait : un aérodrome mobile qui permet d’approcher la piste au plus près de la cible.

Sauf que, dans cette configuration, approcher devient dangereux. À cause des missiles hypersoniques que l’Iran revendique, l’idée même d’un porte-avions trop près des côtes iraniennes est perçue comme un risque majeur : un navire de cette taille, touché dans des conditions critiques, peut être mis hors de combat très vite. Et si l’on place le porte-avions à plus de 1 000 kilomètres des côtes, on supprime une partie de son intérêt : on perd la proximité, on perd le tempo, on perd l’avantage.

Radars YLC-8B : le “furtif” sous pression

Très récemment, la Chine aurait fourni à l’Iran des radars présentés comme d’un niveau technologique jamais atteint jusque-là dans ce théâtre. Le modèle cité est le YLC-8B, annoncé capable de détecter des avions furtifs de type B-2 ou F-35 à une distance de 350 km.

L’image est brutale : des appareils stratégiques extrêmement coûteux, détectés bien en amont, puis engagés. Le même radar est présenté comme capable de détecter des missiles à 700 km, ce qui laisse le temps d’organiser la défense antimissile.

Le “game changer” : brouillage GPS et remise en cause des missiles de croisière

Un autre basculement majeur, c’est la guerre électronique. Le point décrit comme un game changer, c’est un dispositif de brouillage du guidage GPS. Si l’espace iranien devient une zone où le guidage GPS ne tient plus, alors une partie de la stratégie occidentale fondée sur des missiles de croisière perd en efficacité.

C’est là qu’entre l’exemple des bombardiers : des B-52 déplacés pour porter des missiles de croisière afin de frapper des objectifs précis. Si le guidage GPS est neutralisé au-dessus du territoire iranien, la logique “missiles de croisière guidés” doit être recalculée — et l’ensemble de la stratégie est à revoir.

La mer aussi devient un piège : missiles anti-navires et porte-avions

Autre volet : la capacité anti-navires. Des missiles chinois sont cités comme conçus pour détruire des navires et des porte-avions (DF-21, DF-23, DF-25). Le point opérationnel n’est pas “la liste des modèles”, mais l’idée : frapper une cible mobile est plus complexe qu’une cible fixe, mais des systèmes modernes sont conçus pour suivre le déplacement d’un navire et le frapper.

Résultat : le porte-avions, qui devait être l’avantage, devient aussi une contrainte — car plus il s’approche, plus il entre dans l’ombre d’une chaîne de détection et d’engagement.

Le facteur Chine : industrie, tempo, et test grandeur nature

L’implication de la Russie et surtout de la Chine change la cadence. Chaque semaine qui passe ajoute des éléments : capteurs, couches, guerre électronique, anti-navires. Et cela explique une chose : Washington n’a pas envie d’entrer dans une bataille où le coût grimpe à mesure que le temps passe, tout en offrant à Pékin une opportunité rare : tester indirectement son matériel face à un adversaire du niveau des États-Unis, sans confrontation directe.

Deux scénarios de bascule, et un risque d’escalade

Deux trajectoires sont sur la table :

Israël frappe seul : cela déclenche une riposte iranienne massive sur des sites et des villes israéliennes. Dans un scénario extrême, si l’escalade devenait incontrôlable et si l’existence même d’Israël était perçue comme menacée, le risque d’un passage aux extrêmes est évoqué comme une possibilité redoutée.

Washington gagne du temps : faire durer le canal politique, pendant que le militaire se prépare. Non pas un porte-avions face à l’Iran, mais cinq ou six, pour avoir la capacité de bombarder sur plusieurs semaines. Avec une contrainte logistique rappelée : un porte-avions épuise une partie de ses munitions embarquées en 8 à 10 jours, et réunir l’ensemble de la force prendrait environ une quinzaine de jours.

Horizon : deux à trois semaines, un théâtre transformé

Le point central, c’est le calendrier : les deux à trois prochaines semaines sont décisives, le temps que les changements de posture se stabilisent. Une chose est déjà acquise : la situation n’a plus rien à voir avec celle d’il y a quelques mois. La Russie et la Chine se sont engagées beaucoup plus fortement aux côtés de l’Iran — et, dans ce dossier, chaque semaine qui passe change la donne.

Addis-Abeba : l’Europe vient “négocier sa survie”… et l’Algérie tient la cléRegardez bien ce qui se joue à Addis-Abeba :...
21/02/2026

Addis-Abeba : l’Europe vient “négocier sa survie”… et l’Algérie tient la clé

Regardez bien ce qui se joue à Addis-Abeba : ce n’est pas un sommet de plus. C’est un rappel brutal d’une réalité que l’Europe a mis du temps à admettre — son énergie est politique, et sa politique énergétique dépend de partenaires qui n’acceptent plus le rôle de figurants.

Au 2ᵉ Sommet Italie–Afrique (dans le cadre du Plan Mattei), l’Italie est venue avec des milliards, des promesses, des mécanismes financiers et un storytelling de “partenariat”. Mais derrière la vitrine, Rome poursuit un objectif clair : se positionner comme hub énergétique de l’Europe — gaz aujourd’hui, hydrogène demain — et sécuriser les routes et les flux qui alimentent le continent.

Et là, un fait s’impose : sans l’Algérie, le pari italien perd sa colonne vertébrale. Parce que l’Algérie n’est pas seulement un fournisseur : c’est un acteur de stabilité régionale, une puissance énergétique et un pivot méditerranéen. C’est aussi pour cela que l’Algérie a été représentée au sommet au plus haut niveau opérationnel, par le Premier ministre Sifi Ghrieb, représentant le président Tebboune, tandis que Tebboune a adressé une allocution aux participants.

Fin de l’époque “station-service”

Le vrai basculement, c’est le ton : Alger ne vend plus uniquement des molécules. Alger pose des conditions. L’Algérie assume une ligne : coopération oui, mais avec industrialisation, transfert de valeur, formation et projets structurants (agriculture moderne, santé, formation technique). Ce message a été porté dans l’esprit d’un partenariat “souveraineté + intérêts communs”, loin des vieux réflexes “aide-développement”.

Traduction simple : vous voulez notre stabilité et nos ressources ? Très bien. Mais vous investissez dans notre capacité à produire, transformer et monter en gamme. C’est du business. Et c’est une souveraineté assumée.

Pourquoi l’axe Alger–Rome dépasse l’énergie

Le Plan Mattei n’est pas qu’un projet économique : c’est une pièce du jeu global. L’Italie tente de reconstruire un pont solide avec l’Afrique, parce que la concurrence est frontale — Chine, Russie, puissances du Golfe — et parce que l’Europe sait qu’elle a perdu du temps.

D’ailleurs, même l’ONU a salué à Addis-Abeba le signal politique envoyé par l’Italie via le Plan Mattei, preuve que le dossier est suivi au plus haut niveau et qu’il s’inscrit dans une recomposition plus large.

Le “deal” implicite

Rome apporte financement, technologie, infrastructure, accès au marché européen.

Alger apporte sécurité énergétique, ancrage méditerranéen, fiabilité et profondeur stratégique régionale.

Ce n’est plus “l’Europe qui donne” et “l’Afrique qui reçoit”. C’est un contrat. Et c’est précisément ce qui dérange ceux qui voudraient réduire l’Algérie à un simple rôle technique.

La vraie question

Le Plan Mattei peut être une opportunité — si l’Algérie transforme l’intérêt européen en leviers concrets : industrie, compétences, chaînes de valeur, souveraineté économique. Mais une règle ne change pas : en géopolitique, les promesses sont faciles… la valeur se mesure à l’exécution.

Parce qu’au fond, Addis-Abeba n’a pas seulement montré un sommet. Il a montré une hiérarchie :
l’Italie veut redevenir centrale pour l’Europe — et l’Algérie est devenue centrale pour l’Italie.

21/02/2026

Madagascar bascule vers Moscou : la Russie muscle sa présence dans l’océan Indien. Après le coup d’État d’octobre 2025 et le recul de l’influence française, des sources évoquent livraisons d’armes, présence de conseillers russes et l’arrivée de l’Africa Corps (ex-Wagner) pour former et sécuriser le régime. Une rumeur de base militaire revient régulièrement, malgré des démentis.
En toile de fond : le canal du Mozambique et les routes maritimes de l’océan Indien, avec un enjeu de projection face aux dispositifs occidentaux (Diego Garcia / Réunion) et un intérêt évident pour les ressources minières.
🎥 Vidéo : arrivée du président malgache Michael Randrianirina au Kremlin (visite officiell

21/02/2026

S’ils disent que “c’est marocain”, pourquoi négocier ?

Je me pose une question toute simple : si le Sahara occidental est “marocain” et que “l’affaire est classée”, pourquoi a-t-on besoin de deux jours de négociations sous parrainage américain, à Madrid, dans l’enceinte diplomatique des États-Unis ? Pourquoi cette mise en scène, si tout est “dans la poche” ?

La séquence est encore plus parlante après coup. À l’issue de la rencontre, Massad Boulos remercie publiquement le président Tebboune et Ahmed Attaf… puis glisse que le dossier est “complexe” (et qu’il ne peut pas entrer dans les détails, confidentialité oblige). Complexe ? Donc pas “classé”. Complexe ? Donc pas “zéro négociation”.

Autre rappel utile : la planète entière sait que le Sahara occidental était un territoire administré par l’Espagne, et que le départ espagnol a ouvert un conflit qui n’a jamais été réglé par une solution définitive acceptée par tous.
Et détail que beaucoup oublient (ou feignent d’oublier) : le président Tebboune a déclaré qu’en 1964, le pouvoir franquiste aurait proposé à l’Algérie de “reprendre” le Sahara occidental — proposition refusée, l’Algérie affirmant que ses frontières étaient “inamovibles”.

Bref : quand on est sûr d’un dossier, on ne le renégocie pas.
Quand on dit “c’est réglé”, on ne finit pas par admettre que c’est complexe.

(Voir l’intervention vidéo de Massad Boulos ci-dessous)

Le Canada envisage de s’armer sans l’aide des États-UnisLa stratégie de défense du pays proclame un cap vers la réductio...
20/02/2026

Le Canada envisage de s’armer sans l’aide des États-Unis

La stratégie de défense du pays proclame un cap vers la réduction de la dépendance envers le voisin du Sud.

Le gouvernement canadien dirigé par Mark Carney a annoncé l’adoption imminente d’un document fondamentalement nouveau, à savoir la première stratégie industrielle de défense de l’histoire du pays.

Il n’est pas caché que cette initiative constitue la réponse du Canada aux errements de la politique étrangère américaine. Donald Trump ne menace plus sa voisine du Nord d’annexion. Mais il a proclamé un cap vers l’établissement d’un contrôle stratégique sur l’ensemble de l’hémisphère occidental et utilise la pression économique sur ses alliés pour obtenir des conditions favorables pour les États-Unis. Désormais, le Canada entend renforcer ses liens avec les pays de la région indo-pacifique et l’UE en réduisant sa dépendance envers son voisin du Sud.

L’adoption de la Stratégie industrielle de défense du Canada devrait entraîner des changements importants dans le secteur de la défense du pays. Concrètement, le gouvernement Carney s’est fixé pour objectif de réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers (en premier lieu américains) de matériaux et de composants destinés à la production militaire, et d’accroître globalement le potentiel du pays dans ce domaine.

Étant donné que le Canada est déjà l’un des grands fournisseurs mondiaux d’armements et d’équipements militaires, les réformes devraient à terme lui permettre de renforcer son économie, plutôt que de simplement dépenser des milliards dans un secteur sans issue. La stratégie souligne que la moitié des produits et services de défense canadiens sont exportés. Près de 70% de ces exportations vont vers les États-Unis et les autres pays partenaires du Canada au sein de l’alliance du Groupe des cinq (Five Eyes, FVEY): le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Dans le cadre de cette alliance, les pays membres échangent des renseignements.

Au cours des dix prochaines années, le gouvernement canadien prévoit d’investir 290 milliards de dollars dans la défense et d’acheter des produits pour 180 milliards de dollars. Pour le marché du travail, cela signifiera la création de 125.000 nouveaux emplois bien rémunérés. Les exportations de produits de défense canadiens devraient augmenter jusqu’à 50% et les revenus de l’industrie militaire de 240%. Le projet sera piloté par l’Agence d’investissement pour la défense (AID).

Des changements concerneront également le système institutionnel du Canada. Un forum consultatif sur les questions de défense sera créé. Sa mission sera de coordonner les efforts de toutes les agences impliquées dans le complexe militaro-industriel. Ce forum fera partie intégrante de l’une des subdivisions du ministère de la Défense.

Le slogan de la nouvelle stratégie est: Achetez canadien. Elle repose sur le principe Construire, Collaborer, Acheter. Autrement dit, la priorité est accordée aux développements propres à partir de ressources nationales. Si cela s’avère impossible, il est proposé de collaborer avec des pays alliés en leur achetant des équipements et en drainant des investissements. Ce n’est qu’en cas d’épuisement de ces options que des produits étrangers pourront être achetés.

Achetez canadien reprend largement le slogan Buy American, que Trump utilise très activement. Lors de son premier mandat en 2017, il avait signé un décret visant à stimuler la production intérieure, intitulé Buy American and Hire Americans.

Néanmoins, Ottawa n’est pas prêt à s’opposer directement à Washington, tout en reconnaissant les contradictions existantes. «Nous sommes devenus trop dépendants de notre géographie et des autres pour nous défendre. Ceci a créé des vulnérabilités que nous ne pouvons plus nous permettre et des dépendances que nous ne pouvons plus soutenir», a déclaré Carney lors de son discours du 17 février. Le Premier ministre canadien n’a pas cherché à minimiser l’importance de la coopération militaire de longue date avec les États-Unis et a qualifié l’accord bilatéral de défense continentale Norad de «fondamental»: «Il y a plusieurs secteurs où nous maintenons une étroite collaboration avec les États-Unis pour notre défense. Un des plus fondamentaux est Norad pour la défense nordique.»

Dans ses relations avec l’allié, beaucoup de choses déplaisent à Trump, mais ce qui l’irrite particulièrement, ce sont les tentatives d’Ottawa d’élargir ses contacts en politique étrangère et de renforcer ses liens avec d’autres pays. Or ces actions des Canadiens ont précisément été provoquées par la politique imprévisible de la Maison Blanche. Ainsi, après la visite de Carney à Pékin, celui-ci s’est heurté à la promesse de Trump d’imposer d’énormes droits de douane sur les marchandises canadiennes et à un déluge de critiques de la part de responsables américains. Ces derniers avertissaient que de telles actions pourraient compromettre le renouvellement de l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique (Aceum), qui doit être renégocié cette année.

Conscient de l’instabilité actuelle des relations canado-américaines, le gouvernement Carney entend apparemment se tourner vers une coopération avec l’Union européenne. La stratégie mentionne l’intention de participer aux programmes de défense de l’UE. Il s’agit du plan Readiness 2030 (anciennement ReArm Europe) et de sa composante Action de sécurité pour l’Europe (Safe), qui comprennent de grands investissements dans le secteur de la défense. Par ailleurs, le gouvernement canadien prévoit de sélectionner d’ici l’été des «leaders du secteur de la défense», autrement dit d’établir une liste de partenaires stratégiques clés.

La mise en œuvre de cette stratégie devrait permettre au Canada d’atteindre l’objectif de l’Otan en matière de dépenses de défense de 5% du PIB d’ici 2035, et d’atteindre dès cette année l’ancien seuil de 2%. «La vérité, c’est qu’au cours des dernières décennies, le Canada n’a ni dépensé suffisamment en matière de défense, ni assez investi dans nos industries de défense», a relevé le Premier ministre, ajoutant que la nature de la guerre est en train de changer en raison de la prolifération des drones. Il espère que la stratégie permettra de protéger la souveraineté canadienne, notamment dans l’Arctique.

Le temps nous dira si cette stratégie sera un succès et si le gouvernement aura suffisamment de capacités pour concrétiser ses plans ambitieux. Mais il est évident que le Canada ne prévoit effectivement plus de compter sur les États-Unis, l’un de ses principaux alliés en matière de sécurité, en se concentrant désormais sur l’autosuffisance.

par Alexandre Lemoine
source : Observateur Continental

Avions occidentaux au large de l’Algérie : simple routine… ou soupçon nucléaire ?En moins d’une semaine, deux signaux on...
20/02/2026

Avions occidentaux au large de l’Algérie : simple routine… ou soupçon nucléaire ?

En moins d’une semaine, deux signaux ont attiré l’attention en Méditerranée : le passage d’un WC-135R américain, avion spécialisé dans l’échantillonnage atmosphérique, et la présence rapportée d’un AWACS français. Le premier est connu pour une mission très particulière : prélever des masses d’air afin d’y détecter d’éventuelles signatures radiologiques. Ce n’est pas un avion de reconnaissance “classique” : il cherche dans l’atmosphère des traces invisibles pouvant signaler un rejet, un incident… ou un événement sensible.

Le profil observé — passes répétées, trajectoires méthodiques, travail au large sans entrer dans l’espace aérien algérien — alimente forcément les interrogations. Dans un contexte régional tendu, une question revient : les États-Unis soupçonnent-ils une activité nucléaire non déclarée, voire la présence d’une arme cachée en Algérie ?

Pour comprendre pourquoi l’Algérie se retrouve rapidement au centre des spéculations, il faut remonter à la polémique née autour du réacteur de recherche Es-Salam, construit avec l’appui de la Chine. Au début des années 1990, à Washington, le dossier ne se lit pas comme une simple coopération scientifique : il est traité comme une zone grise. Des soupçons ont alors circulé sur le potentiel théorique d’une telle installation à produire du plutonium si, un jour, elle basculait dans une logique de prolifération.

C’est dans ce climat que s’installe un argument devenu central dans les discours de l’époque : l’Algérie n’était pas encore partie au Traité de non-prolifération (TNP). Ce statut a nourri les procès d’intention et a servi de levier politique dans les pressions exercées pour obtenir davantage de garanties et de transparence.

Dans les récits les plus offensifs, on allait encore plus loin : on évoquait une capacité théorique permettant, selon certaines extrapolations, de produire une quantité de matière fissile qui, à terme, pourrait correspondre à deux charges de l’ordre de grandeur de Nagasaki. Ce type d’affirmation a marqué les esprits et a durablement imprimé une lecture “suspecte” du dossier, même lorsque les réalités techniques et les conditions nécessaires étaient plus complexes.

La trajectoire change ensuite : l’Algérie adhère au TNP le 12 janvier 1995, refermant juridiquement la porte aux accusations les plus directes et replaçant le sujet dans le cadre des engagements internationaux de non-prolifération.

Reste la question, en 2026 : arme cachée ou simple vérification ? Un couloir de vol ne constitue pas une preuve. Mais l’apparition d’un avion aussi spécialisé que le WC-135R n’est jamais neutre : elle signifie que quelque part, un doute a été jugé suffisamment sérieux pour être testé par la science, les capteurs et les données.

Conclusion : il serait excessif de parler de “preuve” d’une arme nucléaire en Algérie à partir de ces vols. Mais il serait naïf d’ignorer ce que ce type de mission raconte sur l’époque : dans la région, la vérification est déjà un message.

LC

Reprise du service.Même voix citoyenne, au service de l’Algérie : relais informatif et éclairage sur l’actualité.
19/02/2026

Reprise du service.
Même voix citoyenne, au service de l’Algérie : relais informatif et éclairage sur l’actualité.

Adresse

Algiers
Casbah

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque La Voix d'Alger - Journal publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager