04/08/2026
📡Une Algérienne 🇩🇿 entre dans la carte du ciel : l'astéroïde (20452) Kerraouch
C'est un coup de tonnerre venu du cosmos. Dans l'immensité silencieuse de la voûte céleste, un astéroïde vient de changer d'identité pour entrer dans l'histoire. Désormais, la roche spatiale (20452) , découverte en 1999 par le programme LINEAR, portera à jamais le nom d'une femme d'exception : la Dr Imène Kerraouch.
Mais qui est vraiment cette Algérienne qui fait désormais vibrer la voûte céleste ? Tout commence à Alger, sur les bancs de l'USTHB (Alger), où elle décroche son diplôme en géologie avec une spécialisation en pétrologie structurale. Une soif de savoir qui ne s'arrête pas aux frontières nationales : direction l'Allemagne, à l'Institut de planétologie de l'université de Münster, pour y décrocher un doctorat en sciences planétaires. Armée de ce bagage d'excellence, elle traverse l'Atlantique et rejoint les plus grandes institutions mondiales : boursière McKay à l'Institut lunaire et planétaire (LPI) et au Centre spatial Johnson de la NASA.
Aujourd'hui, elle ne se contente pas de regarder les étoiles. Elle les touche, les analyse, les dissèque. Spécialiste des matériaux chondritiques et des précieux échantillons de l'astéroïde Ryugu, elle consacre sa vie à déchiffrer les origines de notre système solaire. Quelle consécration, alors, que de voir son propre patronyme gravé sur l'un des objets qu'elle étudie au quotidien !
Cette reconnaissance est historique. Si les astéroïdes (1213) Algeria, (858) El Djezaïr et (859) Bouzaréah honorent déjà sa terre natale, Dr Kerraouch entre dans la légende en devenant la première Algérienne à recevoir un tel hommage de l'Union astronomique internationale pour ses contributions personnelles à la science planétaire.
« C'est l'un des plus grands honneurs de ma carrière, s'émeut-elle. Savoir que mon nom est lié à l'objet même de mes recherches est profondément significatif. » Avec la générosité des grands esprits, elle dédie cette reconnaissance à la jeunesse : « J'espère que ce moment inspirera les jeunes, en Algérie et dans le monde arabe, à croire que la curiosité, la persévérance et la passion pour la science peuvent les mener plus loin qu'ils ne l'auraient imaginé. »
À travers ce baptême cosmique, c'est tout un peuple qui voit son nom briller un peu plus haut dans l'immensité noire. De l'USTHB à la NASA, en passant par l'Allemagne, le parcours de cette chercheuse prouve une chose : les étoiles ne sont pas une barrière, mais une promesse pour ceux qui osent rêver et explorer.
Via Berroughia Asphoteque أطلس تايمز
Pour plus de détails, visiter le site
https://www.lpi.usra.edu/