ℭ'𝔢𝔰𝔱 𝔞𝔯𝔯𝔦𝔳é 𝔠𝔬𝔪𝔪𝔢 𝔞𝔲𝔧𝔬𝔲𝔯𝔡'𝔥𝔲𝔦

ℭ'𝔢𝔰𝔱 𝔞𝔯𝔯𝔦𝔳é 𝔠𝔬𝔪𝔪𝔢 𝔞𝔲𝔧𝔬𝔲𝔯𝔡'𝔥𝔲𝔦 ℭ'𝔢𝔰𝔱 𝔞𝔯𝔯𝔦𝔳é 𝔠𝔬𝔪𝔪𝔢 𝔞𝔲𝔧𝔬𝔲𝔯𝔡'𝔥𝔲𝔦- Drôlement raconté par FRÉDÉRIC LEWINO GWENDOLINE DOS SANTOS et autres

ℭ'𝔢𝔰𝔱 𝔞𝔯𝔯𝔦𝔳é 𝔠𝔬𝔪𝔪𝔢 𝔞𝔲𝔧𝔬𝔲𝔯𝔡'𝔥𝔲𝔦

Azul !.... pour ceux et celles qui aiment la lécture
et l'humour - vous trouverez chaque jour (sauf imprevu) une nouvelle actualité au coin supérieur gauche (cliquez dessus pour la lire)
C'est arrivé comme aujourd'hui - Drôlement raconté par FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

agréable journée et bonne lécture

★ 29 𝕺𝖈𝖙𝖔𝖇𝖗𝖊 1763 ★ 𝕷𝖊 𝖒𝖆𝖗𝖖𝖚𝖎𝖘 𝖉𝖊 𝕾𝖆𝖉𝖊 𝖊𝖘𝖙 𝖇𝖔𝖚𝖈𝖑é à 𝖁𝖎𝖓𝖈𝖊𝖓𝖓𝖊𝖘 𝖘𝖚𝖗 𝖉é𝖓𝖔𝖓𝖈𝖎𝖆𝖙𝖎𝖔𝖓 𝖉'𝖚𝖓𝖊 𝖕𝖗𝖔𝖘𝖙𝖎𝖙𝖚é𝖊.★ 𝕵𝖊𝖆𝖓𝖓𝖊 𝕿𝖊𝖘𝖙𝖆𝖗𝖉 𝖑'𝖆𝖈𝖈𝖚𝖘...
28/10/2025

★ 29 𝕺𝖈𝖙𝖔𝖇𝖗𝖊 1763 ★ 𝕷𝖊 𝖒𝖆𝖗𝖖𝖚𝖎𝖘 𝖉𝖊 𝕾𝖆𝖉𝖊 𝖊𝖘𝖙 𝖇𝖔𝖚𝖈𝖑é à 𝖁𝖎𝖓𝖈𝖊𝖓𝖓𝖊𝖘 𝖘𝖚𝖗 𝖉é𝖓𝖔𝖓𝖈𝖎𝖆𝖙𝖎𝖔𝖓 𝖉'𝖚𝖓𝖊 𝖕𝖗𝖔𝖘𝖙𝖎𝖙𝖚é𝖊.
★ 𝕵𝖊𝖆𝖓𝖓𝖊 𝕿𝖊𝖘𝖙𝖆𝖗𝖉 𝖑'𝖆𝖈𝖈𝖚𝖘𝖊 𝖉𝖊 𝖘'ê𝖙𝖗𝖊 𝖒𝖆𝖘𝖙𝖚𝖗𝖇é 𝖘𝖚𝖗 𝖚𝖓 𝖈𝖗𝖚𝖈𝖎𝖋𝖎𝖝 𝖊𝖙 𝖉𝖊 𝖑𝖚𝖎 𝖆𝖛𝖔𝖎𝖗 𝖉𝖊𝖒𝖆𝖓𝖉é 𝖉𝖊 𝖒𝖊𝖙𝖙𝖗𝖊 𝖉𝖊𝖘 𝖍𝖔𝖘𝖙𝖎𝖊𝖘 𝖉𝖆𝖓𝖘 𝖑𝖊 𝖛𝖆𝖌𝖎𝖓... ★ 𝕽𝖊𝖌𝖆𝖗𝖉𝖊𝖟 ☛ [ 𝕯é𝖙𝖆𝖎𝖑𝖘 : 𝖎𝖈𝖎-𝖇𝖆𝖘 ]
★ 𝕬𝖟𝖚𝖑 !... 𝕬𝖑𝖝𝖎𝖗 𝖉𝖊𝖗𝖛𝖊𝖍 !... 𝕬𝖌𝖗é𝖆𝖇𝖑𝖊 𝕵𝖔𝖚𝖗𝖓é𝖊 𝖊𝖙 𝖇𝖔𝖓𝖓𝖊 𝖑é𝖈𝖙𝖚𝖗𝖊 😉
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Drôlement raconté par : FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

Le 29 octobre 1763, à l'aube, des inspecteurs de police frappent à la porte-cochère d'une petite maison de la rue Mouffet**d. Au portier qui vient ouvrir, ils demandent à parler au maître de la maison. Le domestique les conduit auprès d'un jeune homme de 23 ans, élégant, de petite taille, le visage légèrement marqué par la petite vérole. Le jeune marquis de Sade s'étonne. Les représentants du lieutenant de police de Paris lui expliquent que, sur ordre du roi, ils doivent le conduire au donjon de Vincennes pour "débauche outrée". Donatien Alphonse François se décompose. Il tempête, pleure, dit qu'on doit le confondre avec un homme venant casqué chez une voisine... Rien n'y fait, il doit suivre les policiers qui le conduisent jusqu'à la forteresse où ils le remettent entre les mains du gouverneur, le lieutenant Guyonnet. Le divin Sade, qui terrorise les putes de Paris avec ses fouets, n'est plus qu'une loque humaine larmoyante.

Sade doit ce premier séjour à l'ombre à une jeune ouvrière de 20 ans, prostituée occasionnelle, qui n'a pas apprécié les petits jeux sadiques et blasphématoires de ce jeune homme de bonne famille. En dehors d'une mauvaise expérience de tournage avec Abdellatif Kechiche, jamais elle n'avait vécu un tel enfer... Jeanne Test**d gagne sa vie en fabriquant des éventails, mais n'est pas farouche pour autant. De temps à autre, elle passe la nuit avec un client que lui présente la du Rameau, une mère maquerelle de Montmartre.

Verges, martinets et gravures pornographiques

Le 19 octobre 1763, elle se présente aux autorités de police parisiennes pour effectuer une déposition effarante, scandaleuse. Consignée par écrit, elle nous est parvenue. Jeanne y explique que, la veille, la maquerelle lui avait proposé d'accompagner un jeune homme bien sous tous rapports - elle le nomme "l'inconnu" -, prêt à débourser deux louis pour une nuit de plaisir. L'inconnu, donc, la fait monter dans une voiture de location qui les dépose devant la petite maison de la rue Mouffet**d.

Sade la conduit au premier étage dans une pièce qu'il referme à clef derrière lui. Il lui demande alors si elle est croyante et, comme elle répond par l'affirmative, l'homme réplique par des injures et des blasphèmes horribles "en disant qu'il n'y avait point de dieu, qu'il y en avait fait l'épreuve, qu'il s'était manualisé jusqu'à pollution dans un calice". Ce n'est qu'un début. Jeanne affirme encore que son drôle de client se vante d'avoir glissé deux hosties dans le sexe d'une fille avant de lui avoir fait l'amour en lâchant : "Si tu es Dieu, venge-toi !" Après quoi l'inconnu la fait passer dans la pièce voisine dont les murs sont couverts de verges, de martinets, de christ en croix et en estampes. Tout cela au milieu de dessins et de gravures pornographiques. C'est alors qu'il lui demande de le fouetter avec un martinet en fer rougi au feu et qu'il lui rendra la pareille avec le fouet qu'elle choisira. Elle refuse énergiquement, ce qui le met dans une forte colère.

Ma********on

De rage, il se masturbe sur un christ en ivoire jeté à terre. Sade ordonne alors à la prostituée de piétiner un crucifix, sinon il la perce de son épée. Comment faire autrement ? Elle s'exécute. En revanche, elle refuse absolument de se faire un lavement pour en répandre le produit sur le Christ. Durant toute la nuit, il lui lit des poèmes blasphématoires soi-disant écrits par un de ses amis libertins. Au petit matin, Sade relâche Jeanne Test**d, affolée, en lui faisant promettre de revenir le dimanche suivant. Elle devra alors se rendre à l'église Saint-Médard pour récupérer une hostie et se la fo**re au fond du vagin, comme l'autre prostituée. Enfin, l'inconnu lui fait jurer de ne rien révéler de leur nuit.

Mais Jeanne est tellement choquée qu'elle s'empresse de tout raconter à la maquerelle du Rameau venue la chercher chez Sade. Aussitôt, les deux femmes décident de se rendre au bureau du lieutenant général de la police de Paris, monsieur de Sartine, pour dénoncer le comportement blasphématoire de celui qui reste un inconnu. Comme le responsable de la police parisienne est absent, elles vont trouver l'inspecteur Marais, chargé de la police des moeurs, mais celui-ci est également introuvable. On le dit parti sur les traces de Fleur Pellerin qui aurait avoué n'avoir jamais lu de livre...

Finalement, c'est l'adjoint de Marais qui les reçoit et incite à consigner une déposition devant un avocat du Parlement. Cette démarche d'aller trouver la police pour dénoncer un client est pour le moins étonnante de la part d'une prostituée occasionnelle, surtout accompagnée de la mère maquerelle. Dans cette affaire, Sade n'a ni abusé sexuellement de Jeanne ni fait preuve d'une violence exagérée. Il y a donc là une raison qui nous échappe. Est-ce que Sade était déjà sous surveillance à cause de son comportement extravagant, choquant ? Est-ce que la maquerelle sert d'indicatrice à l'inspecteur Marais ? Tout est possible.

Désespoir

Après la déposition de Jeanne Test**d, la police enquête durant neuf jours, rassemblant de nouveaux témoignages sur la conduite sacrilège de Sade. D'autres filles publiques rapportent des histoires similaires s'étant produites dans la même maison. Sartine envoie le dossier au ministre d'État monsieur de Saint-Florentin, qui alerte le roi en lui conseillant de manifester une grande rigueur.

C'est ainsi que, le 29 octobre 1763, le divin marquis est cueilli à son domicile parisien. Dès son arrivée au donjon de Vincennes servant de prison, Sade demande du papier, de l'encre et une plume. Sa première lettre est pour le lieutenant général de la police Sartine. Ce n'est plus le Sade blasphémateur et impérieux qui rédige, mais une pauvre brebis égarée qui réalise qu'elle peut tout perdre : sa liberté, son épouse et l'argent de celle-ci. Il faut dire qu'il n'est marié que depuis cinq mois et que, contrairement à ce sadique de Maradona, il n'a jamais frappé son épouse ! Alors, dans son billet, il se fait suppliant, prie son correspondant d'étouffer le scandale.

Sade envoie aussi une lettre à son geôlier Guyonnet pour qu'il prévienne son épouse : "Je vous en supplie, Monsieur, ne me refusez pas de voir la personne la plus chère que j'ai au monde. Si elle avait l'honneur d'être connue de vous, vous verriez que sa conversation bien plus que tout est capable de remettre dans le bon chemin un malheureux dont rien n'égale le désespoir de s'en être écarté."

Petits amusements

Décidément, le marquis est prêt à tout pour apitoyer ses geôliers. Nouvelle lettre à Sartine le 2 novembre : "Monsieur, je ne me plains point de mon sort ; je mériterais la vengeance de Dieu, je l'éprouve ; pleurer mes fautes, détester mes erreurs est mon unique occupation. Hélas ! Dieu pouvait m'anéantir sans me donner le temps de les reconnaître et de les sentir, que d'action de grâce ne dois-je pas lui rendre de me permettre de rentrer en moi-même. Donnez-m'en les moyens, je vous en prie, Monsieur, en me permettant de voir un prêtre." Cette comédie de la dévotion ne porte pas vraiment ses fruits. Le ministre Saint-Florentin, qui est tenu au courant des simagrées de Sade, refuse toute faveur. Même les deux Femen envoyés auprès de François Hollande n'obtiennent rien...

Finalement, le 13 novembre, Louis XV ordonne la libération de Sade après seulement deux semaines d'emprisonnement à la suite de l'intervention de son beau-père. À la condition qu'il rejoigne immédiatement Échauffour, la résidence de ses beaux-parents, et qu'il y reste sous la surveillance de l'inspecteur Marais. La queue entre les jambes, Sade retrouve son épouse Renée, qui accepte stoïquement de reprendre la vie commune. Durant tout l'hiver, le marquis se morfond. Il adresse des courriers à son oncle l'abbé, l'assurant qu'il peut être certain qu'il ne se remettra plus dans une situation aussi terrible. Petit menteur. Bientôt, le divin marquis reprendra ses petits amusements qui le conduiront de nouveau en prison en avril 1769. Voir l'éphéméride du 3 avril.

C'est également arrivé un 29 octobre
1981 - Décès de Georges Brassens à 60 ans.
1969 - Premier message échangé sur le réseau Arpanet, l’ancêtre d’Internet.
1967 - Création de la comédie musicale rock Hair à Broadway.
1965 - Enlèvement, à Paris, de Mehdi Ben Barka, leader de l’opposition marocaine.
1960 - Cassius Clay gagne son premier combat de boxe professionnel.
1959 - Le scénariste René Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo donnent naissance à Astérix.
1956 - L’armée israélienne envahit le Sinaï, début de la crise de Suez.
1901 - Leon Czolgosz, assassin du président américain William McKinley, est exécuté sur la chaise électrique.
1863 - Fondation de la Croix-Rouge.
1787 - Première de Don Giovanni de Mozart, à Prague.
1567 - La conspiration de Meaux déclenche la seconde guerre de religion.
1390 - Premier procès en sorcellerie à Paris. Jugée par le Parlement, Jeanne de Brigue sera brûlée vive.

Sadique !... Ce marquis avait de drôles de manières, mais finalement ses excès ont laisse son nom a la postérité ! ! C'est un plaisir de vous lire chaque matin !... 《☆*commentaire choisi*☆》

😉 ★ Regardez ☛ Syrano - Marquis de Sade ☛ https://www.youtube.com/watch?v=fFl0HyjPI98

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/29-octobre-1763-detention-de-sade-pour-ejaculation-sur-un-crucifix-et-autres-blasphemes-29-10-2012-1522338_494.php

★ 29 Octobre 1763 ★ Le marquis de Sade est bouclé à Vincennes sur dénonciation d'une prostituée.
★ Jeanne Test**d l'accuse de s'être masturbé sur un crucifix et de lui avoir demandé de mettre des hosties dans le vagin... ★ Regardez ☛ [ Détails : ici-bas ]
★ Azul !... Alxir derveh !... Agréable Journée et bonne lécture 😉

★ 28 𝕺𝖈𝖙𝖔𝖇𝖗𝖊 1961 ★ 𝕮𝖍𝖚𝖈𝖐 𝕭𝖊𝖗𝖗𝖞 𝖊𝖘𝖙 𝖈𝖔𝖓𝖉𝖆𝖒𝖓é 𝖕𝖔𝖚𝖗 𝖆𝖛𝖔𝖎𝖗 𝖕𝖗𝖔𝖘𝖙𝖎𝖙𝖚é 𝖚𝖓𝖊 𝕬𝖕𝖆𝖈𝖍𝖊 𝖉𝖊 14 𝖆𝖓𝖘.★ 𝕷𝖔𝖗𝖘 𝖉'𝖚𝖓 𝖈𝖔𝖓𝖈𝖊𝖗𝖙 à 𝕰𝖑 𝕻𝖆𝖘𝖔, 𝖑𝖊...
27/10/2025

★ 28 𝕺𝖈𝖙𝖔𝖇𝖗𝖊 1961 ★ 𝕮𝖍𝖚𝖈𝖐 𝕭𝖊𝖗𝖗𝖞 𝖊𝖘𝖙 𝖈𝖔𝖓𝖉𝖆𝖒𝖓é 𝖕𝖔𝖚𝖗 𝖆𝖛𝖔𝖎𝖗 𝖕𝖗𝖔𝖘𝖙𝖎𝖙𝖚é 𝖚𝖓𝖊 𝕬𝖕𝖆𝖈𝖍𝖊 𝖉𝖊 14 𝖆𝖓𝖘.
★ 𝕷𝖔𝖗𝖘 𝖉'𝖚𝖓 𝖈𝖔𝖓𝖈𝖊𝖗𝖙 à 𝕰𝖑 𝕻𝖆𝖘𝖔, 𝖑𝖊 𝖗𝖔𝖈𝖐𝖊𝖗 𝖊𝖒𝖇𝖆𝖗𝖖𝖚𝖊 𝖚𝖓𝖊 𝖋𝖆𝖓 𝖒𝖎𝖓𝖊𝖚𝖗𝖊 𝖆𝖛𝖆𝖓𝖙 𝖉𝖊 𝖑'𝖊𝖓𝖛𝖔𝖞𝖊𝖗 𝖙𝖆𝖕𝖎𝖓𝖊𝖗 𝖉𝖆𝖓𝖘 𝖘𝖔𝖓 𝖈𝖑𝖚𝖇... ★ 𝕽𝖊𝖌𝖆𝖗𝖉𝖊𝖟 ☛ [ 𝕯é𝖙𝖆𝖎𝖑𝖘 : 𝖎𝖈𝖎-𝖇𝖆𝖘 ]
★ 𝕬𝖟𝖚𝖑 !... 𝕬𝖑𝖝𝖎𝖗 𝖉𝖊𝖗𝖛𝖊𝖍 !... 𝕬𝖌𝖗é𝖆𝖇𝖑𝖊 𝕵𝖔𝖚𝖗𝖓é𝖊 𝖊𝖙 𝖇𝖔𝖓𝖓𝖊 𝖑é𝖈𝖙𝖚𝖗𝖊 😉
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Drôlement raconté par : FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

Le 28 octobre 1961, Chuck Berry, immense star du rock and roll, est déclaré par un tribunal "coupable de transport d'une fille mineure entre deux États à des fins immorales". Autrement dit, coupable d'avoir ramené du Texas une gamine indienne pour lui faire faire des passes dans son club du Missouri.

C'est en tournée que Chuck Berry rencontre Janice Escalante, une jeune fille d'origine apache, dans un bar d'El Paso au Texas, début décembre 1959. De la race des Zahia, elle n'a pas froid aux yeux. Âgée de seulement 14 ans, elle ne résiste pas longtemps aux avances de Chuck Berry, la plus grande star du moment, à la tête des charts depuis cinq ans ! C'est comme dans un rêve. Elle ment sur son âge et Berry lui propose de finir la tournée avec sa bande pour être sa petite friandise. Pas farouche, Janice accepte sur-le-champ.

Elle assiste aux concerts de Santa Fe, de Denver... Une fois la tournée achevée, le musicien propose à sa nymphette de le suivre dans le Missouri, où il possède le Berry's Club Bandstand. Il bombarde sa Lo**ta "hôtesse d'accueil" ! Quand Janice se fait serrer par les flics pour prostitution, quelques jours plus t**d, Chuck Berry vient juste de repartir en tournée. Il a beau clamer que la jeune Apache lui a juré d'avoir 21 ans, rien n'y fait. Star ou pas star, petit séjour en prison et 5 000 dollars d'amende !

Hold-up

Avant de faire du rock and roll, tout gamin, Chuck Berry est déjà une petite frappe. Né en 1926 dans le Missouri, Charles Edward Anderson Berry est pourtant élevé dans une famille respectable qui ne manque de rien. Son père est prédicateur dans une église de Saint-Louis, le fief du blues, où il est initié très tôt à la musique avec ses cinq frères et soeurs. Sa mère est pianiste et chanteuse. La chorale répète même chez eux. Mais le petit rebelle Chuck préfère déjà la musique profane, comme le boogie-woogie qu'il écoute à la radio. Il apprend à jouer de la guitare, rencontre un succès fou dès l'âge de 15 ans sur scène au lycée. Mais cela ne lui suffit pas, il a une autre passion : quand sa main ne gratte pas sa guitare, c'est parce qu'elle tient un flingue.

Au cours de l'été 1944, il participe à plusieurs hold-up avec sa bande de copains qui lui valent trois longues années en maison de redressement. Fin 1950, il achète sa première guitare électrique et s'adonne enfin à sa seconde passion : la musique. Fini, les conneries. Il se perfectionne, joue dans différents groupes avant de fonder le sien : le Chuck Berry Trio. Très rapidement, il en évince Johnnie Johnson, qui en est l'autre leader. Chuck veut être le seul chef de la bande.

En 1955, sa rencontre à Chicago avec le bluesman Muddy Waters change sa vie. Ce dernier lui conseille d'envoyer une démo au label Chess Records. Jackpot ! Berry signe un contrat directement avec eux et sort son premier single, "Maybellene". À peine débarqué sur les ondes, le morceau connaît un succès fulgurant, prenant la première place des classements R & B durant onze semaines : de la folie ! La créativité de Chuck est bouillonnante, personne ne manie mieux que lui un manche de Gibson.

Les cinq années suivantes, les tubes s'enchaînent avec notamment "Roll Over Beethoven" et "Johnny B. Goode", l'une des meilleures chansons rock jamais créées - le magazine Rolling Stone la consacrera d'ailleurs septième plus grande chanson de tous les temps -, et "Around and Around", pour ne citer que ces titres. Tous des classiques. Berry est au sommet et devient un modèle pour tous les rockers. Des Beatles aux Rolling Stones, des Beach Boys à... AC/DC, tous avoueront plus t**d avoir une dette envers lui. Rachida Dati hésite à lui faire passer un test de paternité...

Jeune et blanche

Chuck Berry est considéré comme un dieu, un intouchable. Mais si, du côté professionnel, les succès rock and roll s'enchaînent, sur le plan perso, les déboires tout aussi rock and roll sont au rendez-vous. En 1958, au volant de sa Cadillac rose, il quitte le Kansas avec une jeune femme blanche, Joan Mathis. Dans le Missouri, la bagnole tombe en panne. Les flics qui s'arrêtent pour les contrôler s'en lèchent d'avance les babines : un Noir et une Blanche dans une voiture de luxe !

Ils fouillent le véhicule, trouvent une arme, leur compte est bon. Ils sont aussitôt menottés et conduits au poste. Joan a l'air très jeune, plus jeune en tout cas que les 18 ans qu'elle avoue. Les poulets tentent de lui faire avouer que le "n***e" l'a contrainte à le suivre, car alors il tomberait sous le coup de la loi Mann qui interdit le franchissement d'une frontière inter-États accompagné d'une mineure dans le but d'avoir des rapports sexuels rémunérés ou non. Mais la jeune femme tient bon en affirmant que Chuck ne l'a absolument pas forcée à le suivre et qu'elle est très amoureuse de lui. Berry s'en tire avec juste 1 000 dollars de caution pour port d'arme.

Cet épisode est loin de calmer le rocker qui, décidément, les aime blanches et très jeunes. C'est à ce moment-là que se produit l'épisode avec la jeune Apache, Janice Escalante, pour lequel il est condamné en appel, le 28 octobre 1961, à deux ans de prison. Un séjour à l'ombre qu'il met à profit pour composer. Après sa sortie, en octobre 1963, il enregistre tube sur tube : "Nadine", "No Particular Place to Go", "You Never Can Tell"...

Là encore, que des chefs-d'oeuvre du rock and roll. Sauf qu'à force de faire la une des journaux pour ses frasques le nom de Chuck Berry n'apparaît plus guère en tête des charts, l'artiste peine à refaire surface jusqu'en 1970. Et comme cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fait un petit tour du côté des tribunaux, le voilà de nouveau sur le banc des accusés. L'homme au pas de canard, réputé pour se faire payer d'avance, et en liquide, tous ses concerts, est condamné une nouvelle fois en 1979 pour fraude fiscale. Éric Woeth n'a rien pu faire pour lui... Troisième séjour en taule, de quatre mois cette fois, et 1 000 heures de travaux d'intérêt général.

À la fin des années 1980, Berry ouvre un restaurant à Wentzville, dans le Missouri, le Southern Air. Il ne trouve rien de mieux que de placer des caméras dans les toilettes des femmes pour les mater. Il accroche Mallaury Nataf et Sharon Stone à son palmarès... Aujourd'hui âgé de 88 ans, Chuck Berry n'est pas rangé des voitures. Bien qu'un peu faiblard, il continue de se produire sur scène. Pas sûr qu'il continue à séduire les petites de 14 ans...

Regardez Chuck Berry interpréter "Roll Over Beethoven" :

C'est également arrivé un 29 octobre
1962 - Référendum en faveur de l’élection du président de la République au suffrage universel.
1962 - Nikita Khrouchtchev accepte de retirer les missiles russes de Cuba.
1944 - Naissance de Michel Gérard Joseph Colucci, dit Coluche.
1929 - Lundi noir. Jour de la plus forte baisse de la Bourse new-yorkaise.
1922 - Marche sur Rome de Mussolini.
1905 - Mort d’Alphonse Allais d’une embolie pulmonaire.
1899 - Décès d’Ottmar Mergenthaler, inventeur de la linotype en 1885, qui révolutionna le monde de l’imprimerie.
1893 - Première représentation de la Pathétique (6e symphonie) de Tchaïkovski, à Saint-Pétersbourg.
1886 - Inauguration de la statue de la Liberté, cadeau de la France aux États-Unis.
1636 - Fondation du collège Harvard dans le Massachusetts.
1628 - Louis XIII s’empare de La Rochelle.
1492 - Après les îles des Antilles, Christophe Colomb découvre Cuba.

Génial allumé... Ce type est absolument génial. C'est un guitariste extraordinaire (il faut écouter le solo de "Carol"... !). L'article révèle que c'est aussi un givré-allumé de première bourre, comme le furent bien des stars du rock (et pas seulement du rock d'ailleurs). 《☆*commentaire choisi*☆》

😉 ★ Regardez ☛ CHUCK BERRY : Johnny B. Goode (1958) ☛ https://www.youtube.com/watch?v=aKCt8ssC7cs&ab_channel=VisageClub80s

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/28-octobre-1961-chuck-berry-est-condamne-pour-avoir-mis-au-tapin-une-apache-de-14-ans-28-10-2012-1521888_494.php

★ 28 Octobre 1961 ★ Chuck Berry est condamné pour avoir prostitué une Apache de 14 ans.
★ Lors d'un concert à El Paso, le rocker embarque une fan mineure avant de l'envoyer tapiner dans son club... ★ Regardez ☛ [ Détails : ici-bas ]
★ Azul !... Alxir derveh !... Agréable Journée et bonne lécture 😉

★ 27 𝕺𝖈𝖙𝖔𝖇𝖗𝖊 1871 ★ 𝕷𝖊 𝖏𝖔𝖚𝖗𝖓𝖆𝖑𝖎𝖘𝖙𝖊 𝕳𝖊𝖓𝖗𝖞 𝕾𝖙𝖆𝖓𝖑𝖊𝖞 𝖗𝖊𝖙𝖗𝖔𝖚𝖛𝖊 𝖑𝖊 𝕯𝖗 𝕷𝖎𝖛𝖎𝖓𝖌𝖘𝖙𝖔𝖓𝖊 𝖆𝖚 𝖒𝖎𝖑𝖎𝖊𝖚 𝖉𝖊 𝖑'𝕬𝖋𝖗𝖎𝖖𝖚𝖊.★ 𝕷𝖆 𝖋𝖆𝖒𝖊𝖚𝖘𝖊 𝖕𝖍𝖗𝖆𝖘𝖊 "...
26/10/2025

★ 27 𝕺𝖈𝖙𝖔𝖇𝖗𝖊 1871 ★ 𝕷𝖊 𝖏𝖔𝖚𝖗𝖓𝖆𝖑𝖎𝖘𝖙𝖊 𝕳𝖊𝖓𝖗𝖞 𝕾𝖙𝖆𝖓𝖑𝖊𝖞 𝖗𝖊𝖙𝖗𝖔𝖚𝖛𝖊 𝖑𝖊 𝕯𝖗 𝕷𝖎𝖛𝖎𝖓𝖌𝖘𝖙𝖔𝖓𝖊 𝖆𝖚 𝖒𝖎𝖑𝖎𝖊𝖚 𝖉𝖊 𝖑'𝕬𝖋𝖗𝖎𝖖𝖚𝖊.
★ 𝕷𝖆 𝖋𝖆𝖒𝖊𝖚𝖘𝖊 𝖕𝖍𝖗𝖆𝖘𝖊 "𝕯𝖗 𝕷𝖎𝖛𝖎𝖓𝖌𝖘𝖙𝖔𝖓𝖊, 𝖏𝖊 𝖘𝖚𝖕𝖕𝖔𝖘𝖊?" 𝖓'𝖆 𝖏𝖆𝖒𝖆𝖎𝖘 é𝖙é 𝖕𝖗𝖔𝖓𝖔𝖓𝖈é𝖊. 𝕮'𝖊𝖘𝖙 𝖚𝖓𝖊 𝖕𝖚𝖗𝖊 𝖎𝖓𝖛𝖊𝖓𝖙𝖎𝖔𝖓 𝖉𝖊 𝕾𝖙𝖆𝖓𝖑𝖊𝖞... ★ 𝕽𝖊𝖌𝖆𝖗𝖉𝖊𝖟 ☛ [ 𝕯é𝖙𝖆𝖎𝖑𝖘 : 𝖎𝖈𝖎-𝖇𝖆𝖘 ]
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Drôlement raconté par : FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

Le 27 octobre 1871, après plusieurs mois de recherches au coeur de l'Afrique, le journaliste Henry Morton Stanley tombe sur un homme blanc, décharné, portant de longues moustaches grises. "Dr Livingstone, je suppose ?" demande Stanley. Son interlocuteur lui aurait alors répondu : "Oui, et je me félicite de me trouver ici pour vous accueillir." Merveilleux flegme britannique ! Trop beau pour être vrai ! Il est de plus en plus certain que ce dialogue a été totalement inventé par Stanley pour l'article qu'il signe dans le New York Herald, après son retour. Curieusement, les pages de son carnet de voyage relatant la rencontre ont été arrachées. Tandis que le journal de Livingstone ne rapporte rien de tel. Quant aux écoutes d'Obama, elles ne donnent rien, elles non plus...

La seule chose certaine dans l'affaire, c'est que le journaliste en a bavé avant de mettre la main sur l'explorateur britannique parti à la recherche des sources du Nil. Depuis ses vingt ans, le docteur David Livingstone ne ménage pas sa peine pour sortir l'Afrique des ténèbres et combattre l'esclavagisme. Le médecin-explorateur-missionnaire protestant professe la théorie des "3 C" : christianisation, commerce, civilisation. Les Blancs ont le devoir d'élever les races inférieures jusqu'à eux. Voilà pourquoi il explore les zones encore inconnues de l'Afrique pour y apporter tout ce qui fait le charme de la civilisation occidentale qui enfantera Hi**er, Staline et Poutine... Livingstone est le premier Occidental à remonter la vallée du Zambèze et à découvrir les chutes Victoria. Aucun autre explorateur ne peut lui être comparé. Sinon, bien évidemment, ce lourdaud d'Obélix explorant le royaume des Pictes avec la légèreté d'un pachyderme idiot...

Calvaire

En janvier 1866, Livingstone est à Zanzibar pour localiser la source du Nil. Il ne croit pas ses confrères Burton, Speke et Baker quand ceux-ci affirment que le fleuve est alimenté par les lacs Albert ou Victoria. Livingstone est convaincu, à tort, qu'il faut chercher sa source encore plus au sud. L'explorateur prend la tête d'une expédition vers le coeur du continent. C'est le début d'un calvaire de plus de cinq ans. Il cumule toutes les infortunes : désertion de ses porteurs, vol de ses provisions et de ses médicaments, attaques, maladies, injures de Karine Le Marchand, qui porte plainte contre son chef porteur qui a le malheur de lui effleurer la main... Mais jamais il ne veut abandonner. Au bord de la mort, il continue d'avancer.

Fin novembre 1867, Livingstone tombe sur un affluent du Congo qu'il prend pour la partie haute du Nil. Il poursuit sa route durant des mois. Une année passe, puis une deuxième. En 1869, il erre, malade comme un chien, dans la jungle. Des trafiquants arabes le sauvent et le transportent jusqu'à un de leurs établissements.

En mars, il chope une pneumonie, mais parvient à Ujiji, petit comptoir tenu par des commerçants arabes où il avait demandé qu'on lui dépose des provisions. Bien sûr, elles ont été volées. Il attrape le choléra, ses pieds sont colonisés par des ulcères, cela ne l'empêche pas de poursuivre sa route grâce à l'aide de trafiquants d'esclaves. En Ouganda, un Noir nommé Obama se met à son service, lui affirmant : "Yes, we can!" N'ayant plus de nourriture, il est obligé d'en quémander et accepte, en échange, de se laisser regarder en train de manger, à la plus grande joie des autochtones. Le 15 juillet 1871, il assiste au massacre de quatre cents esclaves africains par des Arabes esclavagistes. Trop traumatisé pour continuer à chercher la source du Nil, il retourne à Ujiji où il arrive le 23 octobre 1871. Quatre jours avant que Stanley ne l'y découvre.

"Bonjour, Sir !"

Si Stanley est parti à sa recherche, c'est que, durant les deux premières années de son périple cauchemardesque, l'explorateur ne donne pas de nouvelles en Angleterre. L'opinion publique britannique s'inquiète. Est-il mort ? Malade ? Prisonnier ? La presse s'empare de l'affaire. "Où se trouve Livingstone ?" titre-t-elle. Le magazine Closer publie des photos volées le montrant en train de chasser l'éléphant en compagnie de Giscard d'Estaing et de Diana...

Finalement, en 1871, l'éditeur du New York Herald décide de financer une expédition pour partir à la recherche du valeureux explorateur. Henry Stanley en sera le chef. Encore un homme hors du commun qui a quitté son pays de Galles natal à l'âge de 15 ans pour embarquer comme marin sur un navire marchand. Il s'installe à La Nouvelle-Orléans, participe à la guerre civile, puis devient journaliste. Il accepte le défi, embarque pour l'Afrique. Le 21 mars 1871, à la tête d'une colonne de deux cents hommes, il s'enfonce dans la jungle. Après sept mois de marche, d'incidents et de maladies, il parvient à Ujiji, où la présence d'un Blanc ressemblant à Livingstone lui a été signalée. Fausse alerte, c'est Éric Woerth négociant la vente de la forêt du Congo à la Société des courses de Compiègne... Mais, non, voilà bien Livingstone, en personne.

Stanley raconte ainsi la scène : "Nous avançons rapidement. Nous faisons halte près d'un petit torrent dont nous escaladons la haute berge nue, le tout dernier d'une myriade que nous avons traversés. Nous arrivons au sommet, et voilà Ujiji dessous nous, enchâssé dans les palmiers, à moins de deux cents mètres de nous. À cet instant capital, nous ne pensons plus aux centaines de miles que nous avons parcourus, aux centaines de collines que nous avons escaladées et redescendues, aux nombreuses forêts que nous avons traversées, aux jungles et aux broussailles qui nous ont exaspérés, aux plaines salées qui ont martyrisé nos pieds, aux soleils brûlants qui nous ont brûlés, ni aux dangers et aux difficultés désormais surmontés avec succès.

C'est notre coeur et nos émotions qui soutiennent nos yeux braqués sur les palmiers en essayant de deviner dans quelles hutte ou maison loge l'homme blanc avec la grande moustache grise dont nous avons entendu parler au Malagarazi. Nous sommes maintenant à environ cent mètres du village d'Ujiji et une foule dense commence à m'entourer. Soudain, j'entends une voix sur ma droite dire Bonjour, Sir !" Stanley découvre alors Susi, le domestique de Livingstone. "Quoi ! Est-ce que le Dr Livingstone est par là ? - Oui, Sir. - Dans ce village ? - Oui, Sir. - En êtes-vous sûr ? - Certain, certain. Je viens juste de le quitter."

"Son coeur appartient à l'Afrique"

Henry Stanley n'arrive pas à croire qu'il touche enfin au but. Il suit Susi jusqu'à un vieil homme blanc à la moustache grise. Voici comment il décrit la scène de retrouvailles dans le New York Herald : "Comme j'avançais doucement dans sa direction, je constatai qu'il était pâle, qu'il semblait exténué... J'aurais voulu courir à lui, seulement la présence d'une foule aussi importante m'a effrayé ; j'aurais voulu l'embrasser, mais c'était un Anglais et je ne savais pas comment il aurait accepté cela. Aussi, je fis ce que la couardise et une fierté mal placée me suggéraient comme étant la meilleure chose à faire, je marchai délibérément vers lui, soulevai mon chapeau, et dis : Dr Livingstone, je suppose ? - Oui, répondit-il avec un doux sourire, tout en soulevant doucement son chapeau." Un dialogue imaginaire, probablement, donc.

Requinqué par l'arrivée de Stanley, Livingstone refuse néanmoins de regagner l'Europe avant d'avoir trouvé cette fichue source du Nil. Il poursuit donc sa quête jusqu'à sa mort le 1er (à moins que cela ne soit le 4) mai 1873 de malaria dans un petit village de Zambie. L'Angleterre réclame son corps, mais les habitants du village désirent garder le grand homme. La Zambie finit cependant par accéder à la demande de Londres, mais en conservant le coeur de Livingstone qu'elle remplace par un petit mot : "Vous pouvez avoir son corps, mais son coeur appartient à l'Afrique."

C'est également arrivé un 27 octobre
1978 - Le prix Nobel de la paix est attribué à Anouar el-Sadate et Menahem Begin.
1976 - Le film de Claude Zidi L’aile ou la cuisse avec De Funès et Coluche sort en salle.
1954 - Marilyn Monroe et Joe DiMaggio divorcent après neuf mois de mariage.
1954 - Le cinéaste Walt Disney lance sa première série télévisée intitulée Disneyland.
1949 - Marcel Cerdan décède dans le crash d’un avion aux Açores.
1944 - François Mitterrand épouse Danièle Gouze.
1891- Philip B. Downing reçoit un brevet pour une boîte aux lettres.
1838 - Frédéric Chopin quitte Paris pour retrouver George Sand.
1803 - Lamartine entre au collège des Pères de la foi, ex-jésuites, à Belley.
1728 - Naissance du navigateur James Cook.
1662 - La France achète Dunkerque et Mardyck à l’Angleterre.

L'HUMOUR ET L'INTELLIGENCE ... J'adore cette rubrique dotée d'un solide humour (aujourd'hui très "british")
Mais je m'aperçois en lisant les commentaires qu'il y en a de plus en plus qui ne sont pas capables de discerner l'humour dans ces histoires. Pourtant l'humour est la plus fine des forces de l'intelligence... P. S. : pardon pour le british. J'étais prof de français... 《☆*commentaire choisi*☆》

😉 ★ Regardez ☛ Henry Morton Stanley - La découverte de l'Afrique centrale ☛ https://www.youtube.com/watch?v=c37Lx55ffbk

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/27-octobre-1871-dr-livingstone-i-presume-yes-un-dialogue-probablement-invente-par-stanley-27-10-2012-1521633_494.php

★ 27 octobre 1871 ★ Le journaliste Henry Stanley retrouve le Dr Livingstone au milieu de l'Afrique.
★ La fameuse phrase "Dr Livingstone, je suppose?" n'a jamais été prononcée. C'est une pure invention de Stanley... ★ Regardez ☛ [ Détails : ici-bas ]
★ Azul !... Alxir derveh !... Agréable Journée et bonne lécture 😉

★ 26 𝕺𝖈𝖙𝖔𝖇𝖗𝖊 1928 ★ 𝕯𝖏𝖆𝖓𝖌𝖔 𝕽𝖊𝖎𝖓𝖍𝖆𝖗𝖉𝖙 𝖕𝖊𝖗𝖉 𝖑'𝖚𝖘𝖆𝖌𝖊 𝖉𝖊 𝖉𝖊𝖚𝖝 𝖉𝖔𝖎𝖌𝖙𝖘 𝖉𝖆𝖓𝖘 𝖑'𝖎𝖓𝖈𝖊𝖓𝖉𝖎𝖊 𝖉𝖊 𝖘𝖆 𝖈𝖆𝖗𝖆𝖛𝖆𝖓𝖊.★ 𝕬𝖕𝖗è𝖘 𝖉𝖎𝖝-𝖍𝖚𝖎𝖙 𝖒𝖔𝖎𝖘 𝖉'...
25/10/2025

★ 26 𝕺𝖈𝖙𝖔𝖇𝖗𝖊 1928 ★ 𝕯𝖏𝖆𝖓𝖌𝖔 𝕽𝖊𝖎𝖓𝖍𝖆𝖗𝖉𝖙 𝖕𝖊𝖗𝖉 𝖑'𝖚𝖘𝖆𝖌𝖊 𝖉𝖊 𝖉𝖊𝖚𝖝 𝖉𝖔𝖎𝖌𝖙𝖘 𝖉𝖆𝖓𝖘 𝖑'𝖎𝖓𝖈𝖊𝖓𝖉𝖎𝖊 𝖉𝖊 𝖘𝖆 𝖈𝖆𝖗𝖆𝖛𝖆𝖓𝖊.
★ 𝕬𝖕𝖗è𝖘 𝖉𝖎𝖝-𝖍𝖚𝖎𝖙 𝖒𝖔𝖎𝖘 𝖉'𝖍ô𝖕𝖎𝖙𝖆𝖑, 𝖑𝖊 𝖏𝖊𝖚𝖓𝖊 𝖒𝖆𝖓𝖔𝖚𝖈𝖍𝖊 𝖗é𝖆𝖕𝖕𝖗𝖊𝖓𝖉 à 𝖏𝖔𝖚𝖊𝖗 𝖉𝖊 𝖑𝖆 𝖌𝖚𝖎𝖙𝖆𝖗𝖊 𝖆𝖛𝖊𝖈 𝖘𝖊𝖘 𝖉𝖔𝖎𝖌𝖙𝖘 𝖕𝖆𝖗𝖆𝖑𝖞𝖘é𝖘. 𝕹𝖆𝖎𝖘𝖘𝖆𝖓𝖈𝖊 𝖉𝖚 𝖏𝖆𝖟𝖟 𝖒𝖆𝖓𝖔𝖚𝖈𝖍𝖊... ★ 𝕽𝖊𝖌𝖆𝖗𝖉𝖊𝖟 ☛ [ 𝕯é𝖙𝖆𝖎𝖑𝖘 : 𝖎𝖈𝖎-𝖇𝖆𝖘 ]
★ 𝕬𝖟𝖚𝖑 !... 𝕬𝖑𝖝𝖎𝖗 𝖉𝖊𝖗𝖛𝖊𝖍 !... 𝕬𝖌𝖗é𝖆𝖇𝖑𝖊 𝕵𝖔𝖚𝖗𝖓é𝖊 𝖊𝖙 𝖇𝖔𝖓𝖓𝖊 𝖑é𝖈𝖙𝖚𝖗𝖊 😉
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Drôlement raconté par : FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

Le 26 octobre 1928, Django Reinhardt, 18 ans, rentre chez lui, dans sa roulotte installée à Saint-Ouen, en banlieue nord de Paris. Au passage, il renverse une bougie allumée par Bella, sa femme, qui l'attend pour le repas. Catastrophe, le feu gagne les fleurs artificielles invendues que la jeune Mme Reinhardt avait confectionnées pour la Toussaint. Elles s'embrasent à la vitesse de l'éclair. Impossible pour Django d'éteindre le feu ! La roulotte est totalement détruite et les deux époux, grièvement brûlés, sont emmenés d'urgence à l'hôpital. La jambe droite de Django et surtout sa main gauche ont cramé au troisième degré... Pour le manouche de 18 ans, qui commençait à se faire un nom dans les bals parisiens avec son incroyable talent de guitariste, la vie d'artiste est foutue. Il est condamné à Confessions intimes... Django voit, dans sa tête, sa vie défiler, son enfance à gratter les cordes qui vient de partir en fumée. Il préférerait voir débarquer Manuel Valls pour vider son camp de gens du voyage.

À l'hôpital, les médecins sont formels, les séquelles l'empêcheront désormais de jouer de la guitare. Il devrait perdre l'usage d'au moins deux doigts de la main gauche, si ce n'est plus. Le verdict est insupportable, inacceptable. Une vie sans musique ? Et pourquoi pas une télévision sans Nabilla tant qu'on y est ? Les médecins veulent même lui amputer la jambe ! Pas question pour Django ! Il subit plusieurs opérations grâce à la générosité de son beau-père avant d'entreprendre une longue rééducation.

Le jazz dans le sang

D'abord pour réapprendre à se déplacer. Mais aussi, et surtout, sur son lit d'hôpital, il commence seul à réapprivoiser ses doigts avec un petit appareil que son frangin Joseph, dit Nin-Nin, lui a apporté. Dix-huit mois, dix-huit longs mois à s'acharner sur le manche de sa guitare, à s'obstiner jour et nuit pour pouvoir rejouer. Enfin, Django peut sortir de l'hôpital. Il a gardé sa jambe droite, il a gardé sa main estropiée de deux doigts et des cicatrices des plus spectaculaires, mais surtout, miracle de la volonté, il a appris à se resservir de son instrument fétiche en inventant une nouvelle technique guitaristique n'employant que les deux doigts sains et le pouce de sa main gauche. Il arrive même avec ses deux doigts presque morts à plaquer quelques accords.

Quand il sort de l'hosto, le jazz vient de débarquer des États-Unis. Les rythmes de Duke Ellington ou encore ceux de Louis Armstrong le transcendent. Alors, malgré son handicap, il les utilise. Au mieux. Il y mélange même du be-bop. Dès 1931, il commence à rejouer avec des orchestres renommés, dont celui du contrebassiste Louis Vola. Trois ans plus t**d, il crée, avec Vola, son frère Nin-Nin, le violoniste Stéphane Grappelli et le guitariste Roger Chaput, le Quintette du Hot Club de France, un groupe en vogue animant les thés dansants, mêlant le jazz et la musique manouche : le jazz manouche est né. Le Quintette est respecté des plus grands jazzmen, de Benny Carter à Coleman Hawkins, tout ça sous l'impulsion de Django, qui, analphabète, sait encore moins écrire que déchiffrer une quelconque partition. Pas besoin, ça coule dans son sang.

Nouveaux chemins

Né en 1910 dans une famille sinti nomade sillonnant les routes d'Europe, Jean Reinhardt n'a que dix ans lorsque les doigts de son oncle pinçant les cordes d'un banjo le fascinent. C'est vrai que les gitans et les manouches ne sont pas les derniers à mettre l'ambiance. Alors, au gré des veillées sur les terrains vagues, il s'enivre de rythmes, de sons, observe les autres jouer, jusqu'à se saisir du banjo et à s'évertuer à faire comme les autres, à s'en écorcher les doigts. Il acquiert bientôt une habileté inouïe. Sa capacité d'apprentissage d'un instrument est hors du commun, il enchaîne avec le violon, et bien vite avec la guitare.

À treize ans déjà, il empoche les cachets, dans les bars, les bals, dans des soirées chez les bourgeois. Il ne sera ni vannier ni maquignon, mais musicien. Son nom commence à se répandre dans la capitale, même le célèbre accordéoniste Jean Vaissade s'intéresse à lui et le pousse à enregistrer son premier disque. À dix-huit ans, sa virtuosité d'adolescent éblouit. Il est même prévu qu'il parte à Londres en tournée avec le chef d'orchestre Jack Hylton. Vous imaginez, ce petit nomade analphabète sur le chemin de la gloire...

Jusqu'à l'incendie du 26 octobre 1928 ! Pourtant, qui sait s'il aurait accompli le même chemin triomphal sans celui-ci ? Ses doigts paralysés l'ont amené à explorer des chemins musicaux qu'il n'aurait jamais visités avec les mains de monsieur Tout-le-Monde.

1 - Magique !...Un vrai génie django, son handicap ne l'a pas empêché de nous faire vibrer, merci pour ce rappel ! 《☆*commentaire choisi*☆》

;) ★ Regardez ☛ Django et le Quintette du Hot Club de France, en 1937, lors d'un concours aux Pays-Bas: ☛ http://www.dailymotion.com/video/xjsn9_django-reinhardt-in-den-haag-1937_creation

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/video-26-octobre-1928-django-reinhardt-perd-l-usage-de-deux-doigts-dans-l-incendie-de-sa-caravane-26-10-2013-1748129_494.php

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26 octobre 1440. Pendaison de Gilles de Rais, condamné pour sodomie et pédophilie. De retour à la maison, le vaillant compagnon de Jeanne d'Arc culbute, torture et tue de jeunes garçons par centaines.

Juste avant d'être pendu, Gilles de Rais s'agenouille dans l'herbe, face à la foule venue le voir danser au bout d'une corde. Il est accusé d'avoir massacré et abusé de plus de 140 enfants. Les mains jointes, il lève la tête vers le ciel : "Ô, Dieu, je vous demande pardon. Ne me punissez pas selon mes péchés, mais selon votre indulgence infinie." Oscar Pistorius s'agenouille à ses côtés... Puis, s'adressant à tous ces hommes et femmes qui l'observent silencieusement, Gilles de Rais poursuit d'une voix ferme : "Je suis votre frère à tous et je suis chrétien. Je vous demande, même à ceux dont j'ai tué naguère les enfants innocents, de prier pour moi, au nom de la Passion de Notre Seigneur, de me pardonner de bon coeur, comme vous entendez vous-même obtenir le pardon de Dieu." Il n'est pas gonflé, le baron !

Le plus incroyable, c'est que les prières du condamné sont entendues par la foule, qui se met à prier pour le pardon de son âme. Rasséréné, Gilles de Rais se relève pour offrir son pauvre corps au bourreau. Celui-ci, qui est pressé de rentrer chez lui pour regarder Le Meilleur Pâtissier, le pend aussitôt, avant de laisser le cadavre choir dans le bûcher pour un rapide aller-retour dans les flammes comme s'il poêlait un steak tartare. Normalement, la sentence prévoyait une cuisson jusqu'aux cendres, mais le condamné a bénéficié d'un aménagement de peine pour que sa famille puisse enterrer le corps. Une grâce dont ses deux complices, Henriet et Poitou, ne bénéficient pas.

Que dire de Gilles de Rais, sinon qu'il combattit héroïquement aux côtés de Jeanne d'Arc ? Sa bravoure lui vaut même de porter la Sainte Ampoule lors du sacre de Charles VII à Reims, le 17 juillet 1429 et de recevoir un ba**er de Christine Boutin. Pour le remercier, le roi l'autorise même à faire figurer une guirlande de fleurs de lis d'or sur ses armoiries. À l'occasion de la cérémonie, Charles VII souligne ses "hauts et recommandables services, les grands périls et dangers auxquels il s'est exposé, comme la prise du Lude et autres beaux faits, la levée du siège devant la ville d'Orléans..." Ce n'est qu'après son retour de guerre, en novembre 1432, que Gilles entame sa reconversion. De tueur d'Anglais, il devient tueur et violeur de jeunes garçons. La mort concomitante de son grand-père Jean de Craon, qui était le seul capable de maîtriser ses accès de fureur meurtrière, n'est probablement pas étrangère à ce qui va suivre.

Viol, torture, décapitation

Dès 1432, de jeunes garçons commencent à disparaître dans les villages autour du château fort de Champtocé-sur-Loire, où Gilles s'est installé. C'est un fils de Jean Meudon (12 ans), un autre de Jeanne Bonneau (8 ans), Jeannot Roussin (9 ans) et bien d'autres... La liste est longue, trop longue. Tous sont la victime des rabatteurs du baron. Avec ces mômes, Gilles de Rais laisse libre cours à ses plus bas instincts. Des détails ! Des détails ! Nous ne sommes pas chez Jean-Marc Morandini ! Disons que messire de Rais préfère les petits garçons au "vase naturel" des filles. Il les viole, les torture, les décapite, jouissant de leur souffrance. Il se pâme devant les mignonnes têtes coupées dont la beauté décuple son excitation. "Quand, dans la grande cheminée, Gilles regarde les restes de l'enfant, dans un lit de flammes, devenir peu à peu des cendres, avec l'horrible grésillement de la chair qui brûle, il sent en lui gronder le rire et le plaisir d'avoir trouvé, dans le paroxysme et la terreur, l'orgueil d'avoir fait ce que peut-être avant lui nul autre n'avait osé", écrit Michel Bataille.

Une fois que Gilles de Rais en a fini avec l'acte meurtrier, son excitation retombe complètement, sa folie s'évapore. Le remords s'empare de lui, il implore Dieu de lui pardonner. Il finance une chorale d'église, tout en ne pouvant pas s'empêcher d'en débaucher les plus jeunes membres. Le 8 mai 1435, il fait représenter à Orléans Le Mystère du siège d'Orléans et, pour 100 000 écus d'or, dit-on, fait ériger une chapelle. Son mode de vie dispendieux l'amène à brader ses nombreux domaines. Sa famille s'inquiète, en appelle à Charles VII, qui lui interdit de poursuivre la vente de ses terres françaises. Simultanément, sa consommation de jeunes garçons se poursuit, aidé en cela par un certain Henriet Griart qui excelle dans le rôle de rabatteur. En octobre de cette année-là, envisageant de vendre son château de Machecoul, de Rais fait nettoyer à Griart des "ossements de 40 enfants ou environ", lit-on dans son acte d'accusation. Quand il récupère son château de Champtocé par la force après l'avoir vendu, là encore il fait vider les "culs-de-basse-fosse". Les restes d'une quarantaine d'enfants sont transportés jusqu'à Machecoul, où ils sont jetés dans le feu. Les disparitions d'enfants se poursuivent dans la région. Gilles de Rais s'en fait même remettre dans son hôtel de la Suze, à Nantes, pour égayer ses soirées.

Sacrilège

Les finances de notre pédophile donnent toujours des signes de faiblesse. Aussi accueille-t-il avec joie, en 1439, un jeune alchimiste florentin nommé Prelati, qui affirme pouvoir l'initier à son art en seulement trois mois. Formidable, l'or servira à éponger ses dettes. Ensemble, ils implorent les démons. "Je vous en conjure, Baron, Satan, Bélial, Belzébuth, Cahuzac, par le Père, le Fils et le Saint-Esprit, par la Vierge Marie et tous les saints, d'apparaître ici en personne pour parler avec nous et pour faire notre volonté." Gilles et son initiateur ont beau répéter le rituel qu'ils ont lu dans La Sorcellerie pour les nuls, rien n'y fait. Le diable reste en enfer.

Entre deux cours d'alchimie, Gilles n'en continue pas moins ses petits meurtres entre sodomites. Pourtant, il se met bientôt dans le pétrin, non pas à cause de ses pratiques sexuelles atypiques, mais pour sacrilège. Tout commence par la vente de son château de Saint-Étienne-de-Mer-Morte à sire Geoffroy Le Ferron, un proche du duc de Bretagne. Mais, quelques mois plus t**d, il trouve un meilleur acheteur - un milliardaire chinois -, alors il décide de reprendre son bien à Le Ferron par la force. Le jour de la Pentecôte, il se présente à Saint-Étienne-de-Mer-Morte à la tête d'une troupe armée. Le nouveau proprio est absent, mais son frère Jean Le Ferron est justement en train de célébrer la messe dans l'église du village. Sans coup férir, Gilles interrompt la cérémonie, s'empare de Jean qu'il traîne dehors, le menace de lui fendre la tête s'il ne lui ouvre pas les portes du château. L'autre obéit en tremblant et se voit aussitôt jeté dans une oubliette. Gilles de Rais se croit tout permis. Il va le payer très cher. Car interrompre la messe est un sacrilège puni d'excommunication. Mis au courant du sort fâcheux des deux frères Le Ferron, ses vassaux, le duc de Bretagne diligente une enquête secrète confiée à l'évêque de Nantes, Jean de Malestroit.

L'atroce confession

Le 29 juillet 1440, l'évêque de Nantes rend au duc ses conclusions. Elles sont catastrophiques pour Gilles qui, outre le sacrilège de la messe interrompue, est accusé d'avoir abusé de nombreux enfants avant de les avoir tués. Le duc de Bretagne n'hésite pas. Avec l'accord de Charles VII, il fait arrêter le compagnon de Jeanne d'Arc, à Machecoul, le 19 septembre. Le 8 octobre, Gilles comparaît en audience solennelle devant le tribunal ecclésiastique présidé par l'évêque Jean de Malestroit. Comme il reste un seigneur très puissant, protégé du roi de France, il faut y aller sur la pointe des pieds. Aussi, le procureur Guillaume Chapeillon, retors comme pas deux, laisse croire à l'accusé que le procès qui lui est fait ne concerne que la banale affaire du château de Saint-Étienne-de-Mer-Morte, de façon à ce qu'il ne récuse ni les juges ni le tribunal. Malgré son avocat, maître Vergès, Gilles tombe dans le piège. Il accepte le procès, mais il comprend vite sa douleur quand l'acte d'accusation lui est lu. Tout y est évoqué : meurtres, alchimie, sorcellerie, pédophilie... Le nombre de petites victimes est estimé à 140. Quoique certains aient évoqué le chiffre de 800 enfants !

Gilles veut récuser le tribunal. Trop t**d. Il tempête de colère contre les clercs membres du tribunal. C'est aussi efficace qu'une écolo au gouvernement pour arrêter le programme nucléaire. Alors, il se mure dans le silence. Furibard, l'évêque de Nantes le menace d'excommunication, avant de lever la séance. L'excommunication, c'est ce que Gilles craint le plus, car il ne pourrait plus espérer le salut de son âme. Il serait condamné à l'enfer pour l'éternité. Il s'effondre. La morgue disparue, il joue sur le pardon. Le 15, il accepte la compétence de ses juges. Les 16 et 17 octobre, ses complices, ses rabatteurs, se mettent à table. Le 20, Gilles retourne devant ses juges qui attendent la confession de ses crimes. Il se fait tirer l'oreille, on le menace de torture. Il finit par confesser : "Pour mon ardeur et délectation de luxure charnelle, plusieurs enfants, en grand nombre, duquel nombre je ne suis certain, je pris et fis prendre, lesquels je tuai et fis tuer, avec lesquels le vice et péché de sodomie je commettais sur le ventre desdits enfants, tant avant qu'après leur mort et aussi durant leur mort, émettais damnablement la semence spermatique, auxquels enfants quelquefois moi-même, et autrefois d'autres, notamment par les dessus nommés Gilles de Sillé, le seigneur Roger de Briqueville, Chevalier, Henriet et Poitou, Rossignol, Petit Robin, j'infligeais divers genres et manières de tourments, comme séparation du chef et du corps avec dagues et couteaux, d'autres avec un bâton leur frappant sur la tête violemment, d'autres les suspendant par une perche ou un crochet en ma chambre avec des cordes et les étranglant, et quand ils languissaient, commettais avec eux le vice sodomique en la manière susdite, lesquels enfants morts je baisais, et ceux qui avaient les plus belles têtes et les plus beaux membres, cruellement les regardais et faisais regarder, et me délectais, et que très souvent, quand lesdits enfants mouraient, m'asseyais sur leur ventre et prenais plaisir à les voir ainsi mourir, et de ce riais avec lesdits Corillaud, Henriet, et après faisais brûler et convertir en poussière leurs cadavres par lesdits Corillaud et Henriet."

Épouvante

Épouvante des juges qui recueillent cette confession. Ils sont au bord du malaise devant tant d'horreurs. Tout en égrenant ses crimes, Gilles pleure à chaudes larmes, implore la miséricorde de Dieu. Le 22 octobre, le tribunal exige qu'il répète sa confession en public. Cette fois, il se présente en gueux, vêtu d'un habit en drap rouge grossier. Disparu, le grand seigneur. Il se sait condamné par les hommes, aussi joue-t-il sa dernière carte pour gagner en appel devant Dieu en personne. Gilles détaille de nouveau ses crimes insoutenables devant ces hommes, dont certains sont les parents des petits disparus. La confession est tellement monstrueuse que le public est assommé. Pas un bruit, pas un soupir, pas une injure ne s'élèvent. On entend le diable voler. Le président du tribunal recouvre le christ accroché sur le mur derrière lui avec son manteau d'hermine, pour qu'il n'entende pas de telles horreurs. Le monstre ose terminer sa confession en adjurant les parents de se montrer sévères avec leurs enfants pour qu'ils ne suivent pas son triste exemple. Cécile Bourgeon opine avec joie... "Jamais Dieu ne me pardonnera si vous-même n'intercédez pas pour moi !" poursuit le baron. Incroyable, la foule, qui devrait vouloir l'écharper, tombe à genoux pour accéder à la demande du pire tueur en série que l'humanité ait porté. Ils prient tous pour que le Seigneur sauve le pécheur.

Le 23 octobre, Henriet et Poitou sont condamnés à être pendus puis brûlés. Le 25 octobre, même tarif pour Gilles de Rais, qui est déclaré par le tribunal ecclésiastique hérétique, apostat, invocateur de démons, sodomite et sacrilège. C'est le tribunal civil qui prononce dans la foulée sa condamnation à mort. Le 26 octobre 1440, Gilles de Rais est tiré de sa prison de Nantes pour être conduit sur le lieu de son supplice, la prairie de l'île de Biesse, suivi de la foule en procession. Il demande à être exécuté le premier pour donner l'exemple à ses deux complices. Faveur accordée.

C'est également arrivé un 26 octobre
1974 – Lors du Sommet arabe de Rabat, Yasser Arafat obtient la reconnaissance de l’OLP.
1972 - Décès de l’inventeur de l’hélicoptère, Igor Sikorsky.
1967 - Mohammad Reza Pahlavi se couronne lui-même shah d’Iran à Téhéran.
1965 - La reine Elizabeth II décore les Beatles de l’ordre de l’Empire britannique.
1958 - Premier vol commercial pour le Boeing 707, entre New York et Paris.
1917 - Publication de la première bande dessinée mettant en vedette Félix le chat.
1917 - Lénine est élu à la tête du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique.
1916 - Naissance de François Mitterrand à Jarnac en Charente.
1900 - Début de la correspondance entre Henry James et Edith Wharton.
1881 - Affrontement des frères Earp et du gang Clanton-McLaury à OK Corral.

Un monstre !... Son nom fait peur on l'associe a ses actes abominables et pourtant il fut un compagnon de Jeanne d'arc, merci a vous !... 《☆*commentaire choisi*☆》

😉 ★ Regardez ➜ Django et le Quintette du Hot Club de France, en 1937, lors d'un concours aux Pays-Bas ➜ https://www.dailymotion.com/video/xjsn9

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/26-octobre-1440-pedophile-sodomite-tueur-en-serie-gilles-de-rais-danse-enfin-au-bout-d-une-corde-26-10-2012-1521211_494.php

★ 26 Octobre 1928 ★ Django Reinhardt perd l'usage de deux doigts dans l'incendie de sa caravane.
★ Après dix-huit mois d'hôpital, le jeune manouche réapprend à jouer de la guitare avec ses doigts paralysés. Naissance du jazz manouche... ★ Regardez ☛ [ Détails : ici-bas ]
★ Azul !... Alxir derveh !... Agréable Journée et bonne lécture 😉

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C'est arrivé comme aujourd'hui Azul !.... pour ceux et celles qui aiment la lécture et l'humour - vous trouverez chaque jour (sauf imprevu) une nouvelle actualité au coin supérieur gauche (cliquez dessus pour la lire) C'est arrivé comme aujourd'hui - Drôlement raconté par FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS agréable journée et bonne lécture