21/05/2026
BEM 2026
Si j'adopte une posture populiste, je pourrais dire que ce texte n’a rien à voir avec le niveau de nos élèves : la thématique ne correspond pas à leur vécu, le vocabulaire paraît difficile, et la visée argumentative n’est pas présente (comme si nos élèves ne comprenaient que des textes argumentatifs).
Mais si l’on cherche le positif, on constate qu’un élève, en lisant ce texte, peut répondre aux questions de compréhension. Le choix du thème est facile, les phrases utilisées pour le vrai/faux sont claires et accessibles, le tableau à compléter n’est pas hors de portée, et même la question trouve sa réponse directement dans le texte sans se fatiguer. Les points de langue (le présent de l’indicatif, l’expression du but, l’accord de l’adjectif qualificatif) restent à la portée d’un grand nombre d’élèves.
Le véritable problème apparaît dans la production écrite : elle n’a aucun lien avec le texte proposé, ce qui crée une rupture pédagogique. Le thème choisi (la solidarité envers les enfants) posent problème car ils ne s’appuient pas sur le support de lecture et risquent de déstabiliser les élèves.
👉 Maintenant, le problème majeur que nous rencontrons avec nos élèves n’est pas tant le choix des textes ou des thèmes proposés dans les examens, mais plutôt le niveau réel de la majorité d’entre eux. En pratique, beaucoup ne correspondent pas à ce qu’on appelle « l’élève moyen » : ils se situent en dessous, parfois très en dessous.
Cela entraîne une conséquence directe : quelle que soit la production demandée, quel que soit le texte ou le thème choisi, l’exercice paraît hors de portée. Non pas parce que le sujet est intrinsèquement trop complexe, mais parce que les bases nécessaires (lecture fluide, vocabulaire, compréhension implicite) ne sont pas suffisamment acquises.