Charilogone Media Ethiopia

Charilogone Media Ethiopia Charilogone Media is a pan-African media group of expression in the African media and diaspora landscape. "ALL RIGHT TO KNOW" is our motto. Thank you!!!

Alerte!  ́s - Libye–Égypte–Soudan : un jeu d’alliances risqué - Jan 8, 2026 Photo : Le président égyptien Abdel Fattah a...
08/01/2026

Alerte! ́s - Libye–Égypte–Soudan : un jeu d’alliances risqué - Jan 8, 2026

Photo : Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi (à gauche), le président du Conseil présidentiel soudanais du gouvernement de paix, le général Mohamed Hamdan Dagalo, alias Hemeti (au milieu), et le maréchal libyen Khalifa Haftar, chef des forces armées de l’Est libyen (à droite).

Par: La Rédaction Charilogone.

L’Égypte a récemment adressé des avertissements à Khalifa Haftar, chef des forces de l’Est libyen, en raison de son soutien présumé aux Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hamidti, au Soudan. Cette situation crée des tensions entre Le Caire et Haftar, car l’appui logistique ou militaire aux FSR est perçu comme une menace directe pour la sécurité nationale égyptienne. Pourtant, plus de 1 000 km séparent l’Égypte de la Libye, ce qui limite son influence réelle sur Haftar. L’Est libyen, de son côté, ne souhaite pas perdre un allié stratégique comme les FSR, malgré les pressions du Caire.

Le discours de « sécurité nationale » avancé par l’Égypte ne convainc pas de nombreux analystes, qui y voient une ingérence dans les affaires internes soudanaises. Les FSR n’ont jamais attaqué l’Égypte ni exprimé une intention de le faire : il s’agit d’un conflit interne au Soudan. Pour Le Caire, l’enjeu est surtout de maintenir l’armée soudanaise au pouvoir et de bloquer les réformes exigées par les FSR et la coalition Tasis. La question centrale reste donc : quelle armée soudanaise, souvent décrite comme dominée par les islamistes, l’Égypte cherche-t-elle à préserver ?

Ce choix est jugé risqué. L’Égypte et certains pays arabes soutiennent une armée soudanaise contrôlée en grande partie par des islamistes, alors même que les soudanais aspirent à tourner définitivement la page du régime d’Omar el-Béchir. Plusieurs experts soulignent le paradoxe : Le Caire combat les Frères musulmans sur son propre territoire, mais soutient Abdel Fattah al-Burhane et ses alliés islamistes au Soudan, au nom de la « sécurité nationale ». Une position en décalage avec la dynamique mondiale de lutte contre l’islamisme radical.

Sur le dossier libyen, l’Égypte considère Haftar comme un allié essentiel pour sécuriser sa frontière occidentale et contenir l’influence islamiste. Mais son influence reste limitée. Sur le plan économique, les marchés de reconstruction de l’Est libyen sont attribués à des entreprises égyptiennes, dans une dépendance fragile. Sur le plan politique, Haftar privilégie ses relations avec les Émirats arabes unis, premiers investisseurs dans la région, ce qui réduit la marge de manœuvre du Caire.

Si Haftar renonçait à son soutien aux FSR, il risquerait de perdre un appui stratégique, notamment face au gouvernement de Tripoli qui ambitionne de contrôler tout le pays par la force. La relation entre Haftar et les FSR remonte aux années 2000, lorsque le maréchal libyen cherchait à consolider son pouvoir contre les djihadistes.

La dispute autour des Émirats arabes unis

Un nouvel élément accentue les tensions : une divergence entre Haftar et Abdel Fattah al-Sissi au sujet des Émirats arabes unis. Le président égyptien a demandé à Haftar de mettre fin à son soutien aux FSR, soupçonnées de bénéficier de l’appui d’Abou Dhabi. Haftar aurait refusé. Or, l’Égypte entretient elle aussi des relations économiques étroites avec les Émirats, qui disposent d’investissements majeurs au Caire comme dans l’Est libyen. Leur rôle apparaît donc incontournable dans l’équilibre régional. Cette situation illustre la complexité des alliances et la difficulté pour l’Égypte d’imposer ses choix à Haftar, dont la survie politique et militaire dépend largement du soutien émirati.

Le soutien de l’Égypte à Haftar relève d’une stratégie pragmatique à court terme, visant à préserver son influence régionale et ses intérêts sécuritaires. Mais à long terme, ce pari reste incertain et risqué. Il pourrait réduire la marge de manœuvre diplomatique du Caire, fragiliser ses relations avec un Soudan en pleine mutation et compliquer son équilibre avec des partenaires stratégiques comme les Émirats arabes unis.

Alerte!   - Selon mes sources à la Coordination de la police judiciaire, l’état de santé de Masra s'est fortement détéri...
08/01/2026

Alerte! - Selon mes sources à la Coordination de la police judiciaire, l’état de santé de Masra s'est fortement détérioré ces derniers jours. Sa libération apparaît désormais comme une urgence absolue afin d’éviter une issue dramatique.
Il est encore possible d’empêcher le pire. Il ne faudrait pas répéter les tragédies d’Ibni Oumar Mahamat Saleh et de Ngarial Modeste du FACT, tous deux morts après avoir subi des tortures physiques et psychologiques en détention. L’histoire récente a déjà laissé des blessures profondes.
Il serait dangereux de croire que les militants de Masra ou les Tchadiens, dans leur ensemble, sont résignés ou sans réaction. Si Masra venait à décéder en prison, toute perspective de réconciliation nationale serait gravement compromise.
Il est impératif d’éviter que le pays ne bascule dans le sang et le feu. Le Tchad n’a plus besoin de guerre. Les populations aspirent à la paix, à la justice et à la préservation de la vie humaine, libérez Masra immédiatement.
Je fais ma part de devoir. Libérez Masra immédiatement.

Par: Zakaria adoum Zakaria Coordonnateur national de Wakit Tama section politique

Alerte!DÉCLARATION CONJOINTE DE LA COMMISSION DE L'UNION AFRICAINE ET LES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DES EMIRATS ARABES UNIS Le...
08/01/2026

Alerte!DÉCLARATION CONJOINTE DE LA COMMISSION DE L'UNION AFRICAINE ET LES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DES EMIRATS ARABES UNIS

Les Émirats arabes unis et la Commission de l'Union africaine ont tenu une réunion de haut niveau à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 6 janvier 2026, rassemblant le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Yousif, et le ministre d'État, Cheikh Shakhbout bin Nahyan Al Nahyan.

Cette réunion fait suite à la première série de consultations politiques qui s'est tenue à Abou Dhabi le 13 septembre 2025, dans le cadre du mémorandum d'entente signé en 2019. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement commun à renforcer le partenariat entre les Émirats arabes unis et l'Union africaine.

Les deux parties ont examiné les progrès réalisés depuis le début des consultations et ont échangé des vues sur les domaines de coopération prioritaires, réaffirmant leur engagement à poursuivre le dialogue politique.

Elles ont convenu de l'importance centrale de l'Agenda 2063, en particulier de l'initiative phare « Faire taire les armes d'ici 2030 », ainsi que de la Zone de libre-échange continentale africaine, soulignant la relation complémentaire entre la paix, la sécurité, le commerce et le développement. Dans ce contexte, elles ont convenu de renforcer leur coopération pour soutenir ces priorités stratégiques, partant du principe que la paix durable est une base essentielle pour l'intégration économique et que l'expansion du commerce et de l'investissement contribue à renforcer la stabilité et la capacité à relever les défis et à promouvoir le développement durable en Afrique.

Les deux parties ont salué le lancement par les Émirats arabes unis de l'initiative « L'intelligence artificielle pour le développement » d'un milliard de dollars, annoncée lors du sommet des dirigeants du G20 à Johannesburg en novembre 2025, soulignant son potentiel prometteur pour soutenir les priorités de développement en Afrique, en renforçant l'innovation et en accélérant la transformation numérique.

Le président de la Commission de l'Union africaine et le ministre d'État, Cheikh Shakhbout bin Nahyan, ont échangé des vues sur les développements en matière de paix et de sécurité dans la région de la Corne de l'Afrique, soulignant le lien étroit entre la stabilité de la Corne de l'Afrique et la sécurité du golfe Persique, y compris les questions de sécurité maritime et de prospérité régionale.

En ce qui concerne le Soudan, les deux parties ont souligné la nécessité d'une trône humanitaire immédiate et inconditionnelle, d'un cessez-le-feu permanent, de l'accès sans entrave de l'aide humanitaire à tout le Soudan, de la responsabilité des auteurs de violations du droit international humanitaire et de la formation d'un gouvernement indépendant dirigé par des civils répondant aux aspirations du peuple soudanais.

Alerte!  ́s  ́ -   : À QUOI SERT LE PRÉSIDENT DE L’ORDRE DES MÉDECINS - Jan 7, 2026 Image d'IllustrationPar : Joe Le Mut...
07/01/2026

Alerte! ́s ́ - : À QUOI SERT LE PRÉSIDENT DE L’ORDRE DES MÉDECINS - Jan 7, 2026

Image d'Illustration
Par : Joe Le Mutant – La Rédaction Charilogone

Après une vie d’étude et de travail, les médecins tchadiens méritent respect et un salaire digne de la noblesse de leur métier. Pourtant, depuis trois mois, nous assistons impuissants à une véritable apocalypse dans nos hôpitaux : des étudiants stagiaires se retrouvent à assurer des gardes et à soigner des malades, sans que cela ne semble troubler le sommeil du ministre de la Santé, Dr Abdelmadjid Abderahim, ni celui du président de l’Ordre des médecins, Dr Mahamat Hissein Ali.

À quoi sert-il de nommer des responsables, de distribuer des titres et des fonctions, si l’on est incapable de résoudre les problèmes urgents qui minent la corporation médicale ? Nous ne citerons pas de noms, mais nous sommes convaincus qu’une incompétence notoire règne au ministère de la Santé, y compris au niveau du Premier ministre, qui semble s’occuper de tout sauf de la santé de nos compatriotes. Quel dommage.

Lorsque nous nous penchons sur le problème majeur à l’origine de cette grève historique, nous restons dans l’incompréhension — et parfois même dans l’hilarité. La question médicale est pourtant simple à résoudre. Le salaire indiciaire d’un médecin généraliste, après 7 à 8 ans de formation, est de 1 500 000 FCFA. Ce salaire, avec un niveau Bac +8, est presque équivalent à celui de certains paramédicaux ayant Bac +4 ou +5. À diplôme égal, certains médecins d’autres corporations bénéficiant d’un statut particulier perçoivent presque le double du salaire de base. Quant au traitement mensuel des médecins spécialistes, avec Bac +12, il est presque identique à celui d’un médecin généraliste.

Toutes ces informations sont vérifiables au service de la Solde du ministère des Finances.

Taher Nguilin, le ministre de la Santé, et Mahamat Idriss Deby Itno ne se soignent pas au Tchad. Qu’ils fassent un tour aux urgences de nos hôpitaux : ils y verraient des malades à même le sol, baignant dans leur sang et leurs déjections. Quant aux morguiers, eux, ne peuvent pas se mettre en grève : la machine à produire des cadavres tourne à plein régime. Les croque-morts font des affaires — pas très florissantes, certes — puisque les impôts du cher Nguilin prennent leur part, tout comme le chef des pompes funèbres. Aucune exonération de ce côté-là.

Décidément, la fonction ministérielle est très dégradante au Tchad, et malgré cela, beaucoup de nos compatriotes rêvent encore de l’inscrire dans leur curriculum vitae. Mahamat Idriss Deby Itno n’est même pas au courant de ce qui se passe à deux pas de son palais. Vive la 5ᵉ République…

En conclusion, nous continuons d’enterrer nos morts — les morts de Nguilin.

Alerte!   -   -  : Une nouvelle ère diplomatique La première visite diplomatique officielle d’Israël au Somaliland marqu...
06/01/2026

Alerte! - - : Une nouvelle ère diplomatique

La première visite diplomatique officielle d’Israël au Somaliland marque un tournant historique dans les relations entre les deux pays. À l’invitation du président du Somaliland, Cabdiraxmaan Cirro, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a souligné le « grand privilège » que représente cette visite, symbole d’un engagement commun à renforcer activement les liens bilatéraux.

Les discussions tenues à Hargeisa avec le président et plusieurs membres du gouvernement ont porté sur l’ensemble des aspects des relations entre Israël et le Somaliland, dans un esprit de coopération et d’intérêt mutuel. M. Saar a insisté sur le fait que la reconnaissance mutuelle et l’établissement de relations diplomatiques ne sont dirigés contre aucun pays, rappelant qu’Israël demeure pleinement souverain dans le choix de ses partenaires diplomatiques.

Le président du Somaliland a, de son côté, accepté l’invitation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et effectuera prochainement une visite officielle en Israël. Cette dynamique ouvre un nouveau chapitre diplomatique, porteur d’implications stratégiques pour la région et de perspectives inédites pour les deux nations.

Correspondance particulière – La Rédaction

Alerte!       -  SPECTRE DE LA TUTSIPHOBIE EN RDC, ÉLAN SUICIDAIRE PRO-NAZI - Jan 6, 2026 PHOTO : Abdulay YERODIA, minis...
06/01/2026

Alerte! - SPECTRE DE LA TUTSIPHOBIE EN RDC, ÉLAN SUICIDAIRE PRO-NAZI - Jan 6, 2026

PHOTO : Abdulay YERODIA, ministre des Affaires étrangères de la RDC en 1999 (en bas), et le général de division Sylvain EKENGE (en haut).
Par : IMANDWA – La Rédaction Charilogone

L’idéologie hamitique, racisme anti-tutsi dans les Grands Lacs, est une invention des Belges, porteurs des stigmates de la division hérités de la rivalité rancunière séculaire Wallons-Flamands. Elle fut inséminée dans les Grands Lacs par des anthropologues en mal d’inspiration scientifique, dont le tristement célèbre Gobineau.
Celui-ci aura goûté à la philosophie de l’Allemand Nietzsche avec sa notion de race (hiérarchie aristocratique de valeurs ou des classes sociales, sans oublier son concept de « surhomme » psychologique, non biologique, bien entendu). Il affola les politiques européennes remorquées dans la raciologie institutionnelle. Ceci enflamma les exilés apatrides juifs et visa leur extermination massive à travers le premier mal génocidaire reconnu par l’ONU après sa mise en œuvre en 1940-45.

Après cette honte humaine, les Nations Unies instituèrent la protection, la prévention et la promotion des droits humains, demeurées uniquement dans les dossiers budgétivores, constatent les victimes dans les Grands Lacs africains et ailleurs, où la jouissance est au bout des luttes et guerres politico-militaires.
Chez les humains, selon Nietzsche, la joie du sommet est – presque toujours – au bord du gouffre, devraient savoir les friands de la mal gouvernance.

L’histoire se répète, a-t-on toujours martelé, sans que les gardiens-arbitres de ce monde n’en prennent bonne note et s’investissent dans le "Never Again" laissé pour compte, comme on l’a vu au Rwanda en avril-juillet 1994. Ici, il n’y a pas encore cinquante ans pour justifier quelque ecmnésie profondément pathologique de la part desdits protecteurs-promoteurs des droits de la personne humaine et surtout du droit à la vie.
La RDC ne mérite pas ce qu’on lui offre sur un plateau de violation des droits humains ou d’incitation au mal pro-génocidaire.

En 1913, lorsque les colonisateurs belges vinrent remplacer les Allemands au Rwanda et au Burundi, à la suite de la punition infligée par la Société des Nations (SDN), bébé des Nations Unies, aux lanceurs de la 2e Guerre et du génocide des Juifs, le racisme anti-tutsi fut institué de fait. Jusqu’aujourd’hui, on déplore le mutisme des arbitres, et ce mal reste exempt de toute poursuite.
C’est, croirait-on, pourquoi la rumeur et le stéréotype du type « banyarwanda bote barudiye kwabo / que tous les Rwandais rentrent chez eux », un « chez » plus que cher aux Congolais de l’Est, circulent.

Ce discours plana sur presque toutes les lèvres et, même les autorités étatiques comme Abdoulaye Yerodia Ndombasi en firent un programme politique qui le propulsa ministre des Affaires étrangères de la RDC en 1999, comme pour le gratifier d’avoir trouvé quoi monter au créneau.
Lorsque les arbitres de ce monde restent aux aguets (comme des chats) afin de ne pas s’impliquer dans le mal, au lieu de le prévenir et de protéger les victimes…

Le discours raciste observé par les enquêteurs des Nations Unies, comme s’ils étaient devant l’écran de la télévision, n’est pas resté qu’un slogan : avec le génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda en 1994, la France s’impliqua globalement dans toutes les étapes du mal génocidaire. Elle assura la logistique dans le chapelet des camps de réfugiés et fugitifs installés à la frontière entre le Zaïre et le Rwanda. En plus, elle les arma. De là, ils exécutaient des Zaïrois perçus – même morphologiquement – comme tutsi (le directeur de l’école primaire Bushumba nommé Kalyango fut tué parce que portant un nom à orthophonie kinyarwanda ; des Kasaiens furent tués à Kinshasa en 1998, lors du mini-essai génocidaire, simplement parce que géants et minces…).

La branche armée ALIR (Alliance pour la Libération du Rwanda), créée par ces fugitifs, se forma dans les forêts congolaises de l’Est de la RDC, presque en même temps que le lancement du Tribunal Pénal International pour le Rwanda chargé de poursuivre, arrêter et juger les présumés génocidaires dits hutu. Ceux-ci nageaient comme des sambaza (petits poissons) qui se faufilaient à travers les filets de pêche tendus par l’ONU.

Par la suite, c’est de ces camps onusiens que les infiltrés dits Abacengezi venaient parachever l’œuvre génocidaire au Rwanda, ciblant les habitants perçus comme tutsi. Ils échouèrent après plusieurs attaques depuis le Nord et le Sud-Kivu. En plan B, eut lieu la formation des tristement célèbres FDLR, non encore démantelés malgré leur statut de terroristes par le Conseil de sécurité de l’ONU.
On dirait un jeu de cache-cache entre chats et souris.

Parce que l’impunité favorise la récidive et que les récidives accumulées créent une sorte de jurisprudence comateuse ou un coma jurisprudentiel qui absout le mal extrême, cette situation d’insécurité des Tutsi congolais provoqua une lutte armée par la fraction des rwandophones congolais qui, partis du RCD, passèrent par le CNDP et, actuellement par le M23, lui-même devenu M23/AFC… avant de coaliser avec Twirwaneho, créé par les Banyamulenge des Hauts-Plateaux d’Uvira.

Et comme pour punir la victime, tous ces groupes revendicateurs des droits à la nationalité congolaise et à la dignité sont toujours accusés d’être des supplétifs de l’armée rwandaise, des pantins, des ombres du réel belligérant… Le monde entier a mordu à cet hameçon non par conviction mais plutôt pour soutenir la thèse du pillage des minerais congolais. Ils affirment énergiquement que le Rwanda n’a aucun minerai sous son sol… pourtant prolongement géologique brisé par l’effondrement de la branche occidentale du Rift est-africain (Western Rift Valley). Cette réalité de terrain est occultée pour les besoins de la cause.

La RDC, à jamais condamnée à n’être que comptoir mondial des matières premières…

La RDC, à jamais condamnée à n’être que comptoir mondial des matières premières.
Ce fait infiniment têtu est apparu avec la conférence de Berlin en 1885 lorsque les grandes puissances maritimes de l’époque rivalisèrent dans l’appropriation de gros morceaux juteux du territoire de l’Afrique centrale, initialement traversé par les explorateurs Stanley et Livingston. Ceux-ci avaient constaté que la forêt équatoriale congolaise cachait un plus qu’El Dorado africain, capable d’alimenter éternellement toutes les industries mondiales en matières premières.
Aucun pays ne put se l’approprier.

La France ne put que contourner ce gâteau depuis l’Atlantique jusqu’au Nord-Est. Le Portugal passa par le Sud et rejoignit la Grande-Bretagne par le Sud-Est et l’Est des petits morceaux rwandais et burundais. Les Belges léopoldiens vinrent amputer ces petits pour grossir davantage le plus gros État Indépendant du Congo (EIC). Ainsi protégea-t-on le futur comptoir. Aux portes de ce comptoir, toute toile d’araignée ne pouvait qu’offusquer des voleurs sans les retenir. Les tout-puissants restèrent détenteurs de laissez-passer à priorité universelle.
Ainsi, le roi Léopold II, ne pouvant pas tout contrôler, laissa n’importe qui se servir, pourvu qu’il vienne du monde industrialisé.

Quand les conflits guerriers et leur généalogie sont bienvenus, instigués et tolérés afin d’en faire quelque business…

Tout le monde devrait se souvenir que les conflits et guerres connus en RDC sont nés de la lutte pour l’indépendance depuis les années 1958-60. La Belgique ne voulait accorder l’indépendance à la RDC que trente ans plus t**d (en 1990), afin de pouvoir piller la RDC de plus de matières premières. Parce que Lumumba ne voulait que l’indépendance immédiate, il tapa sur la table ronde de Bruxelles. Pour cela, il sera la première cible criminelle des Belges pour les avoir offusqués en refusant d’obtempérer au projet de sur-pillage et de déshumanisation extrême des Congolais dits « macaque/makaku lukaku » (mushenzi / mon singe), pour les pousser à s’esquinter et exploiter plus de caoutchouc, par exemple.

Cette attitude des colonisateurs fut épousée par certaines autorités du Congo indépendant qui injuriaient les leurs moins riches et mal vêtus par « mushenzi ». Des citadins lançaient les mêmes mots aux concitoyens venus des villages, introduisant et banalisant ainsi la discrimination socio-économique pro-raciste injurieuse au départ.

La motion-poison de « nationalité douteuse » lancée en pleine Conférence Nationale Souveraine par Anzuluni Bembe vint aligner le Zaïre derrière la philosophie du philosophe allemand Nietzsche.
La colonisation, qui autorisait aux ramasseurs de richesses d’opérer calmement, n’étant plus là, les situations de guerre, d’insécurité et de désignations à répétition du bouc-émissaire pour distraire les médias et l’opinion demeurent une solution de rechange excellente, telle qu’observée depuis un temps dans les Grands Lacs africains.

Même la résolution pacifique du conflit guerrier à l’Est de la RDC n’a pas échappé à l’appât-business. Il a perduré depuis la nuit des temps, devrait-on se rappeler. L’idéologie hamitique anti-tutsi ne forme que des béquilles pour une gouvernance en perte de vitesse démocratique.
Ce n’est pas étonnant : en effet, « pour réussir, la politique d’oppression à caractère raciste a besoin d’une justification idéologique de la part des éléments du groupe oppresseur », a dit Mishel Ahohounkpazon in AMUKA No 32, 1985-90, ISDR/Bukavu, page 56.

Peut-on parler de la race sans être raciste ?

La promesse électorale que le candidat Tshisekedi Tshilombo fit aux Congolais était de « faire du Congo, l’Allemagne d’Afrique ».
Quand bien même l’ethnisme – dans un environnement d’alphabétisés (ethnie étant désignation des primitifs illettrés) – serait moins déshonorant que le racisme, il n’est pas moins un pas vers le racisme et ses rails vers le génocide. Il n’est pas pardonnable à un chef de l’État de qualifier son homologue « d’Hitler africain », de planifier renverser la capitale Kigali sur elle-même sans quitter le territoire congolais, de penser mettre en place un commando pour razzier les Banyamulenge, d’organiser la veillée macabre au cimetière de la Gombe pour implorer les esprits des guerriers Bakuba et leurs couteaux de jet, par exemple, d’avoir pour chef d’État-major le Général Sylvain Ekenge, la personne qui a en face d’elle comme belligérant à l’Est du pays, M23/AFC qui met publiquement du feu sur la mèche génocidaire… Sans penser être virtuellement en Allemagne, du moins en Allemagne de 1940-45, sans y risquer l’éventuelle résurrection du mur de Berlin (et/ou du grand fleuve Congo).

Cela ferait éclater la balkanisation contemporaine longtemps chantée sans jamais être évitée. Mutu amemi maki abundaka te / « qui transporte des œufs ne doit pas se battre »… au risque de les casser.
Ne dit-on pas en Mashi que oshubiriza enshuzo erhi ye onayijacire / « quiconque répète plus d’une fois (injurie) à l’endroit d’un semblable de périr sans descendance laissée sur terre » ne peut être que celui-là qui souhaite que son vœu soit effectivement une réalité éclatante.

La tutsiphobie ne pourra pas être jetée par la fenêtre par la mesure draconienne d’écarter de la tête de l’armée celui qui a dit haut ce que plusieurs pensent bas. Ce qu’il a dit a été entendu par ses successeurs potentiels et il n’a fait qu’extérioriser, sans autorisation préalable, croirait-on, le programme politique mûr et mûri en coulisse.
Alea jacta est, dit-on en latin / « le sort en est jeté » ou « les dés sont jetés », Jules César, empereur romain, dixit. Cela signifie qu’une décision irréversible est prise. On ne peut que s’attendre à sa mise en exécution.
Ba rusahurira mu nduru, nababwira iki ? / « Que les pêcheurs en eau trouble se servent, donc !!! »

Par : IMANDWA – La Rédaction .

Alerte ! 🚨   - Droits humains en péril : l'avertissement de Volker TürkDans un contexte mondial marqué par de multiples ...
05/01/2026

Alerte ! 🚨 - Droits humains en péril : l'avertissement de Volker Türk

Dans un contexte mondial marqué par de multiples crises et des défis croissants, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a lancé un avertissement alarmant. Il constate que les progrès en matière de droits humains stagnent, voire régressent dans certains cas. Il souligne que cette régression constitue une menace universelle, car « personne n'est à l'abri lorsque les droits humains sont menacés ». Ce constat met en lumière l'urgence d'agir pour protéger les acquis fondamentaux et renforcer la vigilance face aux violations des libertés et de la dignité humaine.

Sce:

Alerte!     - Enlèvement sans précédent de Maduro - Jan 5, 2026 Par: Isidoros Karderinis - La Rédaction Charilogone  . L...
05/01/2026

Alerte! - Enlèvement sans précédent de Maduro - Jan 5, 2026
Par: Isidoros Karderinis - La Rédaction Charilogone .

L'enlèvement sans précédent dans les annales du monde, de la manière dont cela s'est produit, du président vénézuélien Nicolas Maduro constitue non seulement une intervention militaire dans un pays souverain et indépendant en violation des principes du droit international, mais aussi un avertissement clair à la planète entière. Un avertissement à tout dirigeant insubordonné de chaque pays.

Le 3 janvier 2026 déjà, lors d'une conférence de presse concernant l'opération militaire et l'arrestation de Maduro, le président américain Donald Trump a proféré des menaces contre le président colombien Gustavo Petro, déclarant : “Il ferait bien d'être prudent”.
Dans le même temps, le président américain a laissé entendre que Cuba pourrait être un sujet de discussion dans le cadre de la politique américaine plus large dans la région, soulignant ainsi la capacité de Washington à étendre son champ d'action au-delà du Venezuela.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a même déclaré que le gouvernement cubain devrait s'inquiéter après l'arrestation de Maduro. Il a notamment affirmé : "Si je vivais à La Havane et que j'étais membre du gouvernement, je serais au moins inquiet", ajoutant que "Cuba est un désastre" et que le pays est "dirigé par des hommes incompétents et dépravés".

L'histoire des États-Unis est par ailleurs marquée par de nombreuses interventions impérialistes, tant territoriales qu'interventionnistes, dans d'autres pays. Plus précisément, on dénombre environ 400 interventions depuis 1776, date à laquelle le Second Congrès continental adopta la Déclaration d'indépendance le 4 juillet, proclamant l'indépendance des treize colonies américaines vis-à-vis de l'Empire britannique, un événement qui marqua la fondation officielle des États-Unis d'Amérique.

Qui pourrait oublier que, du 15 au 19 avril 1961, 1 400 combattants anticastristes, entraînés et financés par la CIA, tentèrent de débarquer à la baie des Cochons, à 250 kilomètres de La Havane, sans parvenir à renverser le régime communiste cubain. Ces combats firent une centaine de morts de chaque côté.
"Avec la victoire de Salvador Allende aux élections du 4 septembre 1970 au Chili et la présence déjà de Fidel Castro à Cuba, nous allons nous retrouver avec un sandwich rouge en Amérique latine qui deviendra inévitablement entièrement rouge", craignait Richard Nixon, et sa crainte fut bientôt confirmée par les résultats des élections.

Face à cette réalité déplaisante pour les États-Unis, une solution s'imposait. Elle fut trouvée le matin du 11 septembre 1973, lorsqu'un coup d'État militaire fut perpétré sous la direction du général Augusto Pinochet, avec le soutien des États-Unis, mais aussi du Brésil, dont le régime militaire était parfaitement ami et coopératif avec les États-Unis. Les putschistes, après avoir encerclé et bombardé le palais présidentiel, prirent d'assaut ce dernier. Salvador Allende et ses proches collaborateurs furent tués après une résistance acharnée.

Les États-Unis ont également envahi le Panama à la mi-décembre 1989, sous la présidence de George Bush, l'Ancien. L'objectif de cette invasion militaire était de destituer le dirigeant de facto du Panama, le général Manuel Noriega, accusé par les autorités américaines d'extorsion et de trafic de drogue.
Ainsi, si l'on cherche un parallèle historique où les États-Unis ont arrêté le dirigeant de facto d'un pays et l'ont extradé vers les États-Unis pour y être jugé, l'affaire Noriega est la plus caractéristique. Et cela s'est produit après une véritable invasion militaire, c'est-à-dire dans le contexte d'une intervention armée coordonnée, et certainement pas dans un contexte de paix "normale".

Noriega parvint à s'échapper et se réfugia à l'ambassade du Vatican à Panama, la capitale du pays, où il resta onze jours. Il y subit une intense guerre psychologique pour le contraindre à se rendre. L'armée américaine installa un mur de son assourdissant devant l'ambassade. Une flotte de Humvees équipés de haut-parleurs diffusait en permanence du hard rock et, parfois, du heavy metal. On y passait notamment le titre "Panama" du groupe Van Halen.

Le Saint-Siège s'en est plaint à juste titre auprès du président Bush, et la guerre musicale prit fin après trois jours. Le 3 janvier 1990, le général accepta de se rendre.
Mais quelles sont les raisons profondes de l'invasion militaire américaine du Venezuela et de la volonté de renverser le régime insubordonné en place?
Le Venezuela possède donc les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à environ 303,8 milliards de barils en 2021. À titre de comparaison, les principaux pays producteurs de pétrole disposent de réserves plus modestes. L'Arabie saoudite, par exemple, en possède environ 267 milliards de barils et le Koweït 101,5 milliards.
Dans le même temps, les réserves prouvées de gaz naturel du pays ont dépassé 5,6 billions de mètres cubes en 2021. Il convient de noter, par ailleurs, que dans l'hémisphère occidental, seuls les États-Unis disposaient de réserves plus importantes.

Par ailleurs, les réserves totales de minerai de fer du Venezuela sont estimées à 4,5 milliards de tonnes. Il convient de souligner que le pays se classe deuxième dans la région après le Brésil pour ces réserves. Enfin, le Venezuela possède certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai utilisé pour la production d'aluminium. Ses réserves totales de bauxite s'élèvent à 950 millions de tonnes.
Il est donc clair pour tout observateur objectif que les États-Unis convoitent les ressources naturelles du Venezuela, sources de richesse. Des ressources qu'ils ne peuvent obtenir avec le régime actuel, partenaire politique et militaire et allié de Moscou, Pékin et Téhéran, mais aussi principal fournisseur de pétrole de la Chine, dont le contrôle tarit le flux.

Pour les États-Unis, la solution pour asseoir leur suprématie dans la compétition internationale impitoyable réside dans le renversement du régime vénézuélien actuel et l'installation d'un président et d'un gouvernement parfaitement complaisants et à leur service. Le reste – à savoir la légalité et la nature démocratique d'une telle chose – leur importe peu.

En conclusion, je tiens à souligner que les dirigeants d'un pays ne sont renversés que par leur peuple, c'est-à-dire par des soulèvements populaires et des révolutions, comme cela s'est produit dans divers pays par le passé. Ils ne sont pas renversés par l'intervention militaire d'un autre pays, d'une puissance étrangère. Par conséquent, l'invasion militaire américaine du Venezuela et l'enlèvement de son président, Nicolas Maduro, sont absolument condamnables pour tout citoyen du monde attaché à la démocratie et à la liberté de pensée.

Par: Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse à l'étranger accrédité par le ministère des Affaires étrangères, membre régulier de l'Association grecque des correspondants de presse à l'étranger, romancier, poète et parolier.

Address

Addis Ababa
1010

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Charilogone Media Ethiopia posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Contact The Business

Send a message to Charilogone Media Ethiopia:

Share