06/01/2026
Alerte! - SPECTRE DE LA TUTSIPHOBIE EN RDC, ÉLAN SUICIDAIRE PRO-NAZI - Jan 6, 2026
PHOTO : Abdulay YERODIA, ministre des Affaires étrangères de la RDC en 1999 (en bas), et le général de division Sylvain EKENGE (en haut).
Par : IMANDWA – La Rédaction Charilogone
L’idéologie hamitique, racisme anti-tutsi dans les Grands Lacs, est une invention des Belges, porteurs des stigmates de la division hérités de la rivalité rancunière séculaire Wallons-Flamands. Elle fut inséminée dans les Grands Lacs par des anthropologues en mal d’inspiration scientifique, dont le tristement célèbre Gobineau.
Celui-ci aura goûté à la philosophie de l’Allemand Nietzsche avec sa notion de race (hiérarchie aristocratique de valeurs ou des classes sociales, sans oublier son concept de « surhomme » psychologique, non biologique, bien entendu). Il affola les politiques européennes remorquées dans la raciologie institutionnelle. Ceci enflamma les exilés apatrides juifs et visa leur extermination massive à travers le premier mal génocidaire reconnu par l’ONU après sa mise en œuvre en 1940-45.
Après cette honte humaine, les Nations Unies instituèrent la protection, la prévention et la promotion des droits humains, demeurées uniquement dans les dossiers budgétivores, constatent les victimes dans les Grands Lacs africains et ailleurs, où la jouissance est au bout des luttes et guerres politico-militaires.
Chez les humains, selon Nietzsche, la joie du sommet est – presque toujours – au bord du gouffre, devraient savoir les friands de la mal gouvernance.
L’histoire se répète, a-t-on toujours martelé, sans que les gardiens-arbitres de ce monde n’en prennent bonne note et s’investissent dans le "Never Again" laissé pour compte, comme on l’a vu au Rwanda en avril-juillet 1994. Ici, il n’y a pas encore cinquante ans pour justifier quelque ecmnésie profondément pathologique de la part desdits protecteurs-promoteurs des droits de la personne humaine et surtout du droit à la vie.
La RDC ne mérite pas ce qu’on lui offre sur un plateau de violation des droits humains ou d’incitation au mal pro-génocidaire.
En 1913, lorsque les colonisateurs belges vinrent remplacer les Allemands au Rwanda et au Burundi, à la suite de la punition infligée par la Société des Nations (SDN), bébé des Nations Unies, aux lanceurs de la 2e Guerre et du génocide des Juifs, le racisme anti-tutsi fut institué de fait. Jusqu’aujourd’hui, on déplore le mutisme des arbitres, et ce mal reste exempt de toute poursuite.
C’est, croirait-on, pourquoi la rumeur et le stéréotype du type « banyarwanda bote barudiye kwabo / que tous les Rwandais rentrent chez eux », un « chez » plus que cher aux Congolais de l’Est, circulent.
Ce discours plana sur presque toutes les lèvres et, même les autorités étatiques comme Abdoulaye Yerodia Ndombasi en firent un programme politique qui le propulsa ministre des Affaires étrangères de la RDC en 1999, comme pour le gratifier d’avoir trouvé quoi monter au créneau.
Lorsque les arbitres de ce monde restent aux aguets (comme des chats) afin de ne pas s’impliquer dans le mal, au lieu de le prévenir et de protéger les victimes…
Le discours raciste observé par les enquêteurs des Nations Unies, comme s’ils étaient devant l’écran de la télévision, n’est pas resté qu’un slogan : avec le génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda en 1994, la France s’impliqua globalement dans toutes les étapes du mal génocidaire. Elle assura la logistique dans le chapelet des camps de réfugiés et fugitifs installés à la frontière entre le Zaïre et le Rwanda. En plus, elle les arma. De là, ils exécutaient des Zaïrois perçus – même morphologiquement – comme tutsi (le directeur de l’école primaire Bushumba nommé Kalyango fut tué parce que portant un nom à orthophonie kinyarwanda ; des Kasaiens furent tués à Kinshasa en 1998, lors du mini-essai génocidaire, simplement parce que géants et minces…).
La branche armée ALIR (Alliance pour la Libération du Rwanda), créée par ces fugitifs, se forma dans les forêts congolaises de l’Est de la RDC, presque en même temps que le lancement du Tribunal Pénal International pour le Rwanda chargé de poursuivre, arrêter et juger les présumés génocidaires dits hutu. Ceux-ci nageaient comme des sambaza (petits poissons) qui se faufilaient à travers les filets de pêche tendus par l’ONU.
Par la suite, c’est de ces camps onusiens que les infiltrés dits Abacengezi venaient parachever l’œuvre génocidaire au Rwanda, ciblant les habitants perçus comme tutsi. Ils échouèrent après plusieurs attaques depuis le Nord et le Sud-Kivu. En plan B, eut lieu la formation des tristement célèbres FDLR, non encore démantelés malgré leur statut de terroristes par le Conseil de sécurité de l’ONU.
On dirait un jeu de cache-cache entre chats et souris.
Parce que l’impunité favorise la récidive et que les récidives accumulées créent une sorte de jurisprudence comateuse ou un coma jurisprudentiel qui absout le mal extrême, cette situation d’insécurité des Tutsi congolais provoqua une lutte armée par la fraction des rwandophones congolais qui, partis du RCD, passèrent par le CNDP et, actuellement par le M23, lui-même devenu M23/AFC… avant de coaliser avec Twirwaneho, créé par les Banyamulenge des Hauts-Plateaux d’Uvira.
Et comme pour punir la victime, tous ces groupes revendicateurs des droits à la nationalité congolaise et à la dignité sont toujours accusés d’être des supplétifs de l’armée rwandaise, des pantins, des ombres du réel belligérant… Le monde entier a mordu à cet hameçon non par conviction mais plutôt pour soutenir la thèse du pillage des minerais congolais. Ils affirment énergiquement que le Rwanda n’a aucun minerai sous son sol… pourtant prolongement géologique brisé par l’effondrement de la branche occidentale du Rift est-africain (Western Rift Valley). Cette réalité de terrain est occultée pour les besoins de la cause.
La RDC, à jamais condamnée à n’être que comptoir mondial des matières premières…
La RDC, à jamais condamnée à n’être que comptoir mondial des matières premières.
Ce fait infiniment têtu est apparu avec la conférence de Berlin en 1885 lorsque les grandes puissances maritimes de l’époque rivalisèrent dans l’appropriation de gros morceaux juteux du territoire de l’Afrique centrale, initialement traversé par les explorateurs Stanley et Livingston. Ceux-ci avaient constaté que la forêt équatoriale congolaise cachait un plus qu’El Dorado africain, capable d’alimenter éternellement toutes les industries mondiales en matières premières.
Aucun pays ne put se l’approprier.
La France ne put que contourner ce gâteau depuis l’Atlantique jusqu’au Nord-Est. Le Portugal passa par le Sud et rejoignit la Grande-Bretagne par le Sud-Est et l’Est des petits morceaux rwandais et burundais. Les Belges léopoldiens vinrent amputer ces petits pour grossir davantage le plus gros État Indépendant du Congo (EIC). Ainsi protégea-t-on le futur comptoir. Aux portes de ce comptoir, toute toile d’araignée ne pouvait qu’offusquer des voleurs sans les retenir. Les tout-puissants restèrent détenteurs de laissez-passer à priorité universelle.
Ainsi, le roi Léopold II, ne pouvant pas tout contrôler, laissa n’importe qui se servir, pourvu qu’il vienne du monde industrialisé.
Quand les conflits guerriers et leur généalogie sont bienvenus, instigués et tolérés afin d’en faire quelque business…
Tout le monde devrait se souvenir que les conflits et guerres connus en RDC sont nés de la lutte pour l’indépendance depuis les années 1958-60. La Belgique ne voulait accorder l’indépendance à la RDC que trente ans plus t**d (en 1990), afin de pouvoir piller la RDC de plus de matières premières. Parce que Lumumba ne voulait que l’indépendance immédiate, il tapa sur la table ronde de Bruxelles. Pour cela, il sera la première cible criminelle des Belges pour les avoir offusqués en refusant d’obtempérer au projet de sur-pillage et de déshumanisation extrême des Congolais dits « macaque/makaku lukaku » (mushenzi / mon singe), pour les pousser à s’esquinter et exploiter plus de caoutchouc, par exemple.
Cette attitude des colonisateurs fut épousée par certaines autorités du Congo indépendant qui injuriaient les leurs moins riches et mal vêtus par « mushenzi ». Des citadins lançaient les mêmes mots aux concitoyens venus des villages, introduisant et banalisant ainsi la discrimination socio-économique pro-raciste injurieuse au départ.
La motion-poison de « nationalité douteuse » lancée en pleine Conférence Nationale Souveraine par Anzuluni Bembe vint aligner le Zaïre derrière la philosophie du philosophe allemand Nietzsche.
La colonisation, qui autorisait aux ramasseurs de richesses d’opérer calmement, n’étant plus là, les situations de guerre, d’insécurité et de désignations à répétition du bouc-émissaire pour distraire les médias et l’opinion demeurent une solution de rechange excellente, telle qu’observée depuis un temps dans les Grands Lacs africains.
Même la résolution pacifique du conflit guerrier à l’Est de la RDC n’a pas échappé à l’appât-business. Il a perduré depuis la nuit des temps, devrait-on se rappeler. L’idéologie hamitique anti-tutsi ne forme que des béquilles pour une gouvernance en perte de vitesse démocratique.
Ce n’est pas étonnant : en effet, « pour réussir, la politique d’oppression à caractère raciste a besoin d’une justification idéologique de la part des éléments du groupe oppresseur », a dit Mishel Ahohounkpazon in AMUKA No 32, 1985-90, ISDR/Bukavu, page 56.
Peut-on parler de la race sans être raciste ?
La promesse électorale que le candidat Tshisekedi Tshilombo fit aux Congolais était de « faire du Congo, l’Allemagne d’Afrique ».
Quand bien même l’ethnisme – dans un environnement d’alphabétisés (ethnie étant désignation des primitifs illettrés) – serait moins déshonorant que le racisme, il n’est pas moins un pas vers le racisme et ses rails vers le génocide. Il n’est pas pardonnable à un chef de l’État de qualifier son homologue « d’Hitler africain », de planifier renverser la capitale Kigali sur elle-même sans quitter le territoire congolais, de penser mettre en place un commando pour razzier les Banyamulenge, d’organiser la veillée macabre au cimetière de la Gombe pour implorer les esprits des guerriers Bakuba et leurs couteaux de jet, par exemple, d’avoir pour chef d’État-major le Général Sylvain Ekenge, la personne qui a en face d’elle comme belligérant à l’Est du pays, M23/AFC qui met publiquement du feu sur la mèche génocidaire… Sans penser être virtuellement en Allemagne, du moins en Allemagne de 1940-45, sans y risquer l’éventuelle résurrection du mur de Berlin (et/ou du grand fleuve Congo).
Cela ferait éclater la balkanisation contemporaine longtemps chantée sans jamais être évitée. Mutu amemi maki abundaka te / « qui transporte des œufs ne doit pas se battre »… au risque de les casser.
Ne dit-on pas en Mashi que oshubiriza enshuzo erhi ye onayijacire / « quiconque répète plus d’une fois (injurie) à l’endroit d’un semblable de périr sans descendance laissée sur terre » ne peut être que celui-là qui souhaite que son vœu soit effectivement une réalité éclatante.
La tutsiphobie ne pourra pas être jetée par la fenêtre par la mesure draconienne d’écarter de la tête de l’armée celui qui a dit haut ce que plusieurs pensent bas. Ce qu’il a dit a été entendu par ses successeurs potentiels et il n’a fait qu’extérioriser, sans autorisation préalable, croirait-on, le programme politique mûr et mûri en coulisse.
Alea jacta est, dit-on en latin / « le sort en est jeté » ou « les dés sont jetés », Jules César, empereur romain, dixit. Cela signifie qu’une décision irréversible est prise. On ne peut que s’attendre à sa mise en exécution.
Ba rusahurira mu nduru, nababwira iki ? / « Que les pêcheurs en eau trouble se servent, donc !!! »
Par : IMANDWA – La Rédaction .