28/12/2025
Mon père chantait "Brigitte Bardot, Bardot... Bardot..."
En apprenant sa mort, j'ai eu la chanson de Julien Doré en tête : "Le monde a changé, il s'est déplacé quelques vertèbres."
Depuis 2021 et la mort de mes deux grands-mères, la mort me rappelle régulièrement qu'elle existe. Pas de tristesse, juste une présence.
Aujourd'hui, c'est Ameli qui s'en charge : "Bonjour, vous venez d'avoir 45 ans. Prenez rendez-vous pour votre bilan de santé 45-50 ans."
45 ans. Trois décennies bouffées sans rien voir venir. Dix ans passent vite. Même en prenant soin de soi, le visage se relâche. C'est le rappel que la vie est fugace. Qu'il faut la boire jusqu'à la lie, aimer ses chagrins comme ses joies, et virer tous ceux qui nous alourdissent. Savoir qui on est, ce qu'on ne veut plus. Accepter sa personne, ses défauts, son corps. C'est une bénédiction.
Alors au revoir Brigitte Bardot. Tu étais un peu la grand-mère de tous. La mémé qui a dérapé facho parce qu'elle ne comprenait plus rien, retranchée dans ses peurs.
Je nous souhaite de vieillir autrement : avec curiosité, ouverture au monde, sans regret sur le passé. Vieillir, c'est accepter de ne plus courir derrière une jeunesse éternelle qui n'existe pas. Nous sommes des hêtres de passage en constante mutation, et nous ne pouvons pas figer la vie.
Je regarde en ce moment une série, Merteuil. Une phrase m'a frappée : "Ne regarde pas en arrière, le passé est un cadavre. Aurevoir Bardot et merci pour les animaux.