16/01/2026
Commémorer les 40 ans de la disparition de Daniel Balavoine avec cette courte vidéo « making of » d’un documentaire auto-produit de 52 minutes que j’ai eu l’immense plaisir de tourner (et de produire de A à Z) il y a, déjà, 4 ans au Alkemiae Studio à Nantes.
Le sujet: le Fairlight CMI et son utilisation / son approche par ses 2 propriétaires: Laurent Bartalou et Jean-Michel Maurin.
Un Fairlight CMI, c’est quoi, en fait ?
Pour faire simple: c’est un «instrument de musique» révolutionnaire commercialisé en 1979:
la première station de travail digitale intégrant échantillonnage numérique, synthèse, séquenceur graphique.
Basée sur une unité centrale, 2 claviers (1 type piano et 1 alphanumérique), un moniteur informatique sur lequel on peux voir le travail effectué et même «dessiner un son» grâce à un crayon optique (la souris n’existait pas encore).
CMI pour Computer Musical Instrument.
Il a été pionnier dans la musique assistée par ordinateur.
…aujourd’hui travailler de la sorte avec un simple ordinateur et quelques softwares musicaux, c’est banal mais à l époque …..OMG !
Ces machines, qui ont évoluées en performances sur une quinzaine d’années, coûtaient, suivant ses options, « le prix d’une maison et voire plus… si dépendances 😃 » et étaient fabriquées en peu d’exemplaires. Donc assez rares.
Elles étaient donc réservées à des studios d’enregistrement ou musiciens fortunés.
Parmi les utilisateurs célèbres: Peter Gabriel, Kate Bush, Mike Oldfield, Art Of Noise, Tears for Fears, et beaucoup d’autres.
En France Jean-Michel Jarre fût le premier acquéreur/utilisateur…et Daniel Balavoine, qui l’a énormément utilisé sur son dernier album « sauver l’amour ».
D'autres artistes français l’ont également inclus dans quelques unes de leurs productions.
Pour faire une analogie avec le monde automobile, c’était comme posséder une Rolls-Royce.
Et pour "pousser un peu plus":
pas de bouton On/Off pour allumer l’ordinateur, une simple clé faisait office de ces fonctions !
Étant passionné par cet instrument depuis 40 ans, la conception/production de ce documentaire s’est étalée -par intermittence- sur 6 ans (entre concept / écriture, recherches, rencontres et conversations avec des musiciens, ré-écritures, encore des recherches, synopsis,…) avant le tournage et montage .
Et étant fan de Daniel Balavoine (depuis son premier succès en 1978, " le chanteur".... ça remonte quand même!!!), Il me semblait évident d’inclure dans ce doc plusieurs références à son travail avec cet instrument (dans cette vidéo: l’intro d’une de ses plus belles chansons "tous les cris les S.O.S" et son sifflement de train).
Une de ses citations - tellement synthétique des possibilités du Fairlight CMI - ouvre d’ailleurs le film:
« Ce qui est fantastique, c’est qu’avec un tel instrument, il n’y a plus aucune des limites que l’on se fixait auparavant. Nous ne somme prisonniers de rien »