30/06/2026
Le maire savait. Il l'a pourtant nommé premier adjoint. Une faute politique majeure.
Hier, le maire a enfin pris la parole. Mais cette intervention ne répond à aucune des questions essentielles.
Une chose est déjà certaine : indépendamment de la procédure judiciaire, qui doit suivre son cours dans le respect de la présomption d'innocence, sa responsabilité politique et morale est pleinement engagée.
1. Il savait. Il l'a pourtant promu.
Le maire avait connaissance de l'existence d'accusations visant Anthony Granger avant sa nomination comme premier adjoint. Malgré cela, il a choisi de le maintenir à ses côtés pendant la campagne, puis de le promouvoir au poste le plus stratégique de l'exécutif municipal.
Face à des accusations d'une telle gravité, le principe de précaution aurait dû s'imposer. Protéger l'institution, les agents et la confiance des citoyens devait être la priorité. Ce choix constitue une faute politique majeure.
2. Le silence.
Lorsque l'affaire est devenue publique, le maire s'est muré dans le silence.
Pas un mot pour la victime présumée. Pas d'explication aux Annéciens. Pas de décision forte pour protéger l'institution municipale.
Pendant plusieurs jours, le silence a été la seule réponse de l'exécutif.
Pire, des individus encore non identifiés ont tenté de faire disparaitre l'information en achetant massivement l'essor savoyard qui consacrait sa Une à l'affaire.
3. Une "mise en retrait" de façade.
Hier, le maire a annoncé une mise en retrait. Mais les faits racontent une autre histoire.
Anthony Granger demeure premier adjoint. Il continue à signer des arrêtés. Il continue à percevoir ses indemnités. Surtout, ses délégations ne lui ont pas été retirées.
À Lyon, confrontée à une situation comparable, la municipalité a retiré les délégations de l'élu concerné afin de protéger l'institution. À Annecy, le maire a fait le choix du minimum.
Face à cette gestion catastrophique et indigne, le Maire devrait prendre ses responsabilités et démissionner.