21/09/2026
Un petit rongeur tout rond dans le composteur, et le premier réflexe est souvent de chercher un piège. Vouloir protéger son potager est bien naturel : prenons juste le temps de voir qui est là.
🔍 Pour le reconnaître
— Corps compact et arrondi, quand celui du mulot ou du rat est plus allongé
— Un cousin des hamsters (cricétidés), pas des souris ni des rats (muridés)
— Chez le campagnol des champs, l'entrée des galeries est un simple trou net, sans la taupinière de la taupe
🌿 Qui vit près de chez nous
Selon les régions : campagnol des champs, campagnol roussâtre autour des haies et des sous-bois, campagnol terrestre en prairie et au verger, campagnol provençal dans le Sud.
En toute honnêteté, ce n'est pas le « gentil » du potager. Il grignote racines, tubercules, bulbes et écorce des jeunes arbres fruitiers, souvent sous terre, et une plante peut faiblir sans raison apparente. C'est un animal sauvage de chez nous : on apprend à composer avec lui.
🦉 Pourquoi regarder avant d'agir
— On évite de viser le mauvais animal : un mulot, un rat, ou parfois pas de problème du tout
— Les raticides passent dans la chaîne alimentaire et atteignent aussi l'effraie des clochers, la chevêche d'Athéna, la buse variable, le renard roux ou la belette, précisément ceux qui régulent les campagnols. Un renard peut en manger jusqu'à 6 000 par an.
✅ Que faire à la place
— Accueillir les prédateurs : perchoirs à rapaces, nichoirs à chouette effraie et à chevêche, haies, tas de bois pour belettes et hermines
— Protéger les plantes les plus précieuses avec un grillage anti-rongeurs à mailles fines, enterré autour des racines
— Si une intervention reste nécessaire, choisir un piège sélectif, une fois l'espèce bien identifiée
Un coup d'œil avant d'agir, et le jardin garde ses meilleurs alliés.