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Me Carlos Hercule souligne des incohérences dans le calendrier électoral
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Me Carlos Hercule souligne des incohérences dans le calendrier électoral
Carlos Hercule pointe des incohérences dans le calendrier électoral, notamment entre la fin de l’inscription des candidats et le début de la campagne.
Par Roobens Isma
09 sept. 2026 — Lecture : 3 min.
Me Carlos Hercule souligne des incohérences dans le calendrier électoral
Me Carlos Hercule
L'ancien membre du Conseil électoral provisoire et ancien ministre de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), Me Carlos Hercule, souligne quelques incohérences dans le calendrier électoral, à la suite des changements apportés récemment pour permettre aux organisations politiques de disposer du temps nécessaire pour inscrire leurs 30 000 membres ; étape préliminaire à l’inscription des candidats aux différents postes électifs pour les prochaines joutes électorales, prévues officiellement pour le 13 décembre 2026.
La première incohérence pointée par Me Carlos Hercule est la discordance entre la date retenue pour la fin du processus d’inscription des candidats et celle retenue pour le début des campagnes électorales, respectivement fixées au 14 et au 5 octobre 2026. Le processus d’inscription, dont la fin était initialement prévue pour le 2 octobre, inclut l’inscription, la publication de la liste préliminaire des candidats agréés, une période de contestation ainsi que la publication de la liste définitive des candidats agréés.
Le délai prévu pour la première étape – l’inscription des candidats –,ayant été prolongé, c’est tout le processus d’inscription qui s’est vu repoussé de 12 jours. D’où la nouvelle date du 14 octobre pour la fin du processus, alors que la date prévue pour le début des campagnes électorales demeure inchangée. Autrement dit, théoriquement, la campagne devrait débuter neuf jours avant que la liste des candidats retenus soit connue. Une erreur « impardonnable » aux yeux de Me Hercule. « Nous pensons qu’il s’agit d’une erreur. Mais des erreurs, à ce niveau, ne devraient pas exister », soutient l’homme de loi.
Cette situation a déjà été dénoncée le 3 septembre dernier à travers une note publiée par le Bureau de consultation et de recherches en légistique (BUCREL), dont il est le directeur exécutif. « Le calendrier électoral ne constitue pas une simple succession de dates. Les différentes opérations qu’il prévoit sont interdépendantes et plusieurs d’entre elles sont encadrées par des délais fixés par le Décret électoral. La prolongation d’une activité doit, par conséquent, être appréciée au regard de son incidence sur les opérations subséquentes », pouvait-on lire dans la note.
Et pour Me Hercule, ces changements qui semblent avoir été effectués à la hâte sont une source d’inquiétude quant à la fiabilité même du processus électoral. « Il y a une sorte d’empressement. Ils [les conseillers électoraux] ne prennent pas le temps suffisant pour en analyser les résultats », déplore le directeur exécutif du BUCREL, qui appelle le CEP à prendre le temps nécessaire pour déterminer ce qui doit être réellement changé. Et le cas échéant, ça doit être un « changement d’ensemble ».
Au-delà du calendrier électoral, Me Carlos Hercule exprime également des craintes sur l’avancement du processus d’inscription des électeurs qui, de son point de vue, se fait trop lentement et avance donc à un rythme inquiétant. Ce mercredi après-midi, la liste des inscrits était encore sous la barre des 550 000 électeurs, soit moins de 8 % de la population électorale, estimée à plus de six (6) millions de citoyens en âge de voter, selon les bases de données de l’Office national d’identification (ONI). Et le flux quotidien, si l’on croit Me Hercule, a considérablement diminué ces derniers jours.
Le processus d’inscription des électeurs a été lancé le 20 juillet dernier et devra prendre fin le 13 octobre prochain, soit dans un peu plus d’un mois. Mais Me Hercule y voit déjà un échec de ce qu’il considère comme un « obstacle » au processus électoral. « Même si 21 000 citoyens s'inscrivent quotidiennement au cours des 31 jours restants, on n'atteindra pas le chiffre de deux millions d’électeurs », a-t-il prévenu.
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