26/01/2026
Culture occitane : en chœur 🎵
Dans la vallée du Galeizon, une petite chorale locale s’emploie à faire revivre lors de longues veillées chantées une culture orale occitane en voie de disparition. Une transmission permise par un patient travail de recueil auprès des ancien·nes, qui intéresse particulièrement les nouveaux et nouvelles arrivant·es.
Voilà quarante ans qu’Annie Courtan s’est installée dans un mas cévenol à flanc de colline. Elle y accueille les réunions hebdomadaires de la chorale Lo Cor Galeisonenc (« Le choeur du Galeison »), comme d’autres membres de ce groupe né il y a vingt ans et qui entonne, notamment, des comptines en occitan.
Ces chanteurs et chanteuses d’un soir se retrouvent avec la même envie : faire vivre cette culture orale menacée. Un souhait permis, entre autres, par le travail de collectage de l’ethnologue Jean-Noël Pelen. Dans les années 1970, il a commencé à arpenter ces vallées du Gardon pour recueillir récits, coutumes, chansons. Aujourd’hui, il sort volontiers sa guitare pour se mêler
à ces veillées qu’il a tant étudiées.
Cette culture occitane vit désormais en partie grâce à des «néo», ces personnes non originaires des Cévennes, mais qui ont à cœur de donner un nouveau souffle à la tradition orale. C’est le cas de Malika Verlaguet, conteuse et quadra, dont un des contes a été présenté lors des Rencontres
chantées du Galeison. C’est aussi le cas du violoniste Nicolas Roche, arrivé il y a 25 ans sur le territoire et aux manettes de la « Fête des violons populaires » avec son association Tornamai.
« Ces trente dernières années, ce sont finalement les nouveaux arrivants qui, en cherchant à s’inscrire dans le tissu local, se réapproprient autrement cette culture en passe d’être définitivement reléguée au passé. » - Jean-Noël Pelen
Un article de Copélia Mainardi et Théo Giacometti à retrouver dans le dernier numéro de Pays, dédié aux Cévennes.
http://pays-r***e.com/les-cevennes