07/05/2025
L’histoire d’Assignan partie 18 📖
Chronologie d’histoire de la municipalité
AN II (1793-1794) : 140 habitants pour 31 feux. Le Conseil est assemblé dans la maison du sieur Soulié maire « faute de maison commune » au lieu d’Assignan, district de Saint-Pons. On réclame les administrateurs de bien vouloir accorder les ateliers de charité pour les journaliers indigents qui ont besoin de ce travail pour essayer de vivre tous les jours avec ce peu d’argent. Il est difficile d’attendre la solde une fois par quinzaine, quand on a presque rien pour vivre.
AN VIII (1799-1800) : 146 habitants. C’est la Loi du 28 Pluviôse An 8, soit le 17 février 1800 qui a rétabli les arrondissements dont celui de Saint-Pons.
AN IX (1800-1801) : D’après l’article 15 de la Loi du 28 Pluviôse An 8, les Conseils municipaux de toutes les communes de la République doivent s’assembler le quinze Pluviôse de chaque année et peuvent rester assemblées quinze jours.
- Pour entendre et débattre les comptes de recettes et dépenses municipales qui seront rendus par les maires au sous Préfet
- Pour régler les pâturages, les affouages, pâtures, récoles et fruits communs.
- Pour régler la répartition des travaux nécessaires à l’entretien et aux réparations des propriétés qui sont à la charge des habitants
- Enfin, pour délibérer sur les besoins particuliers et locaux de la municipalité, sur les emprunts, sur les octrois ou contributions en centimes additionnels qui pourront être nécessaires pour subvenir à ses besoins, sur les processus qu’il conviendra d’intenter ou de soutenir pour l’exercice et la conservation des droits communs.
AN X (1801-1802) : Un arrêté des Consuls du 3 Brumaire An X (25 octobre 1801) modifie les lois précédentes et établit les cantons d’une autre façon. Ceux de Cruzy (dont Villespassans et Assignan faisaient partie depuis 1790), La Livinière et Cessenon furent supprimés. Le canton de Saint-Pons perd La Bastide-Rouayroux, village rattaché au Tarn mais reçois, en échange, Pardailhan. Le canton de Saint-Chinian sera formé d’Assignan, Cébazan, Pierrerue, Agel, Aigues-Vives, Cessenon, Cruzy, Montouliers, Pierrerue et Villespassans.
AN XI (1802-1803) : 130 habitants, Jean Soulié, nommé maire, a réuni le Conseil pour délibérer sur les travaux à entreprendre aux bâtiments. Le toit de l’église et celui du presbytère ont déjà bénéficié de réparations. Il reste à faire l’aménagement intérieur du presbytère afin de mettre les archives de la commune dans une pièce, le lieu des séances du Conseil et le logement d’un instituteur primaire. Les réparations moins urgentes se feront plus t**d avec le produit de la vente du terrain communal appelé le fort quand elle sera autorisée.
Un conseiller de la commune voisine dit avoir appris que les habitants de la commune d’Assignan avaient demandé que l’église paroissiale de Villespassans soit réunie à la leur. On n’est pas du tout satisfait de cette demande car on considère que la population de chaque village est à peu près la même, que Villespassans est plus central à cause de sa situation et que l’on paie plus de contribution que les voisins. En outre, l’église et le presbytère sont plus grands et en meilleur état. Il ne faut pas oublier qu’Assignan était autrefois une annexe dépendante de la paroisse de Villespassans comme il est constaté par les registres anciens de l’Etat civil. Le Conseil émet le vœu pour que la paroisse de Villespassans soit érigée en succursale en réunissant Assignan et autres locaux. Cet extrait sera envoyé à Monseigneur l’évêque et au Préfet du département.