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La sélection naturelle : préserver l’ordre dans le désordreQuel est le rôle de la sélection naturelle dans la théorie de...
21/08/2026

La sélection naturelle : préserver l’ordre dans le désordre
Quel est le rôle de la sélection naturelle dans la théorie de l’évolution ? Si le milieu change, à long terme, les populations, et donc l’espèce, vont changer. Mais on oublie qu’à court terme, la sélection naturelle peut être stabilisatrice. Jusqu’à la fin du XXe siècle, on enseignait que le programme génétique est le même dans toutes les cellules d’un corps, ce qui expliquait l’ordre apparent, la stabilité de la structure et du fonctionnement du corps. Ce programme jouait le rôle de l’homoncule présent dans les spermatozoïdes du XVIIe siècle. Or, la biologie doit expliquer l’ordre apparent à partir de la variation aléatoire induite par les lois de la physique ou de la chimie.
C’est ce que développe dans son article Guillaume Lecointre, professeur du Muséum national d’histoire naturelle, qui a aussi dirigé le dossier sur « L’évolution de l’évolution » du n°60 d’Espèces.

Savez-vous que la Corse héberge trois espèces d’amphibiens strictement endémiques ? Le discoglosse corse (Discoglossus m...
16/08/2026

Savez-vous que la Corse héberge trois espèces d’amphibiens strictement endémiques ? Le discoglosse corse (Discoglossus mentalentii), la salamandre de Corse (Salamandra corsica) et l’euprocte de Corse (Euproctus montanus) peuvent même être qualifiés de paléoendémiques puisqu’ils sont présents sur l’île depuis 5,5 Ma. Nécessitant tous les trois des milieux forestiers humides et bien oxygénés, ils sont particulièrement sensibles aux perturbations environnementales actuelles. Dans ce contexte, un plan national d’action commun devrait être finalisé fin 2026.
Pour en savoir plus sur ces trois joyaux cachés de l’île de beauté , lisez le numéro d’Espèces Hors-Série Conservation sur la flore et la faune de Corse et les plans nationaux d’actions !
Ci-dessous : l'euprocte de Corse, Euproctus montanus (cliché anascuta/CC)

Sommes-nous dans la même théorie de l’évolution qu’il y a un quart de siècle ? Les modèles ultra déterministes du rôle d...
10/08/2026

Sommes-nous dans la même théorie de l’évolution qu’il y a un quart de siècle ? Les modèles ultra déterministes du rôle des gènes ont progressivement laissé place à une biologie probabiliste où le hasard et la sélection naturelle entrent au cœur même des cellules. Les études de l’évolution et du développement embryonnaire sont désormais une seule et même science. Il devient admis aujourd’hui que l’épigénétique a des effets en matière d’évolution. Hérédités génétique, épigénétique, cytoplasmique (le cytoplasme maternel présent dans l’ovule et transmis au descendant) et culturelle : il existe aussi une coévolution gènes-culture ! Et ce n’est pas tout : certaines espèces modifient leur environnement en construisant des niches dans lesquelles les générations suivantes naîtront…
Tous les détails sur cette révision de l’hérédité sont à lire dans le dossier sur "L'évolution de l'évolution" du n°60 d’Espèces
Ci-dessous : L’hérédité révisée (Laland KN et al., 2015 “The extended evolutionary synthesis: its structure, assumptions and predictions”, Proc Biol Sci.;282(1813):20151019. doi: 10.1098/rspb.2015.1019)
a) XXe siècle : les gènes « contrôlent »
b) Schéma actuel : les gènes ne font qu'impulser

Une petite tempête dans les sciences de l’évolution !Des mécanismes de sélection naturelle ont pu être observés sur les ...
07/08/2026

Une petite tempête dans les sciences de l’évolution !
Des mécanismes de sélection naturelle ont pu être observés sur les îles Turques-et-Caïques (Caraïbes) frappées par les ouragans Irma et Maria en 2017. La population de lézards arboricoles endémiques, Anolis scriptus, a été en grande partie détruite, mais certains anolis ont pu résister aux assauts des vents violents (plus de 200 km/h). Les survivants étaient plus petits avec des membres antérieurs plus longs et des coussinets adhésifs plus larges sous leurs doigts, ce qui leur permettaient de mieux s’agripper aux branches ; leurs membres postérieurs plus courts offraient moins de prise aux vents. Afin de préciser les mécanismes génétiques de cette évolution naturelle, des échantillons de tissus ont été prélevés sur des anolis avant et après les ouragans : le criblage des génomes a permis d'identifier cinq locus jouant un rôle dans le développement et le fonctionnement du système musculo-squelettique. Parmi eux, le gène hs6st1 intervient dans la longueur du plus long orteil postérieur (son inactivation en réduit la taille). Cette étude publiée en 2026 met en lumière les interactions entre performance, morphologie et variation génétique qui sous-tendent les réponses adaptatives rapides aux phénomènes météorologiques extrêmes en milieu naturel.
Vaughn PL et al. “Genomic targets of hurricane-induced selection on clinging performance in an island lizard”. Curr Biol. 2026 Jul 28:S0960-9822(26)00887-0. doi: 10.1016/j.cub.2026.07.022

L’arc des petites Antilles avec les deux départements d’outre-mer que sont la Martinique et la Guadeloupe (Grande-Terre ...
03/08/2026

L’arc des petites Antilles avec les deux départements d’outre-mer que sont la Martinique et la Guadeloupe (Grande-Terre et Basse-Terre), est le résultat d’une subduction entre la plaque Atlantique et celle des Caraïbes. Les activités magmatiques ont engendré des îles volcaniques comme les Saintes et la Basse-Terre, cette dernière comportant le volcan explosif de la Soufrière ainsi que les monts Caraïbes. Ce massif présente d’étonnantes couches stratifiées constituées de matériaux projetés au cours d’épisodes éruptifs.
Pour en savoir plus, lisez l'article de Pierrick Graviou, ce géologue en liberté qui nous fait découvrir la Guadeloupe et son histoire ancienne dans le N° 60 d’ESPÈCES
Ci-dessous : vue générale des dépôts volcaniques dans les monts Caraïbes (cliché E. des Garets)

Quel avenir pour la buglosse crépue corse ?Sur deux petites zones du littoral sableux situées à l’est et à l’ouest de la...
02/08/2026

Quel avenir pour la buglosse crépue corse ?
Sur deux petites zones du littoral sableux situées à l’est et à l’ouest de la Corse Sud pousse une jolie petite boraginacée aux fleurs bleues et aux feuilles frisotées : la buglosse crépue, Anchusa crispa. Cette espèce est endémique de Corse et de Sardaigne, mais parmi les deux sous-espèces qui la constituent, une est strictement spécifique de Corse : A. crispa subsp. valincoana présente dans le golfe du Valinco sur la côte ouest. Les milieux littoraux où se développe A. crispa ont subi de nombreuses pressions d’origine anthropique et la mise en œuvre de mesures de protection s’est heurtée à plusieurs obstacles, notamment les impératifs économiques. Mais la survie de la buglosse crépue ne dépend pas uniquement des actions humaines, il faut aussi qu’elle soit capable de supporter les changements climatiques !
Les détails sur trente ans d’attention et de protection de la buglosse crépue sont à lire dans le numéro d’Espèces HS Conservation Flore et faune de Corse : vous y trouverez l’article écrit par Carole Piazza du conservatoire botanique national de Corse et Guilhan Paradis, maitre de conférence à la faculté des sciences de Corse.
Ci-dessous : A. crispa subsp. crispa (cliché C. Piazza)

L’anémone sylvie est une des fleurs printanières les plus répandues dans les forêts de feuillus d’Europe tempérée. Elle ...
31/07/2026

L’anémone sylvie est une des fleurs printanières les plus répandues dans les forêts de feuillus d’Europe tempérée. Elle disparait à la fin du printemps après avoir dispersé ses petits fruits secs. Mais sa dispersion est aussi assurée par son rhizome qui se ramifie et progresse dans toutes les directions au fil du temps : l’anémone sylvie peut ainsi coloniser l’espace par multiplication végétative. Des études détaillées ont dénoncé les croyances sur sa reproduction sexuée très limitée et ont mis en évidence sa plasticité développementale.
Pour en savoir plus sur la double vie de cette renonculacée, lisez l’article de Gérard Guillot, professeur agrégé de sciences de la vie et de la Terre, publié dans le dernier n° d’Espèces !
Ci-dessous : photo de G. Guillot montrant des anémones sylvies en pleine floraison début avril

30/07/2026

Julien Julien nowak - illustrations a réalisé les dessins des animaux et végétaux particuliers voir endémiques à la Corse qui sont présentés dans le n°1 d'Espèces Conservation Hors-série

Le balbuzard pêcheur est un magnifique rapace piscivore cosmopolite mais vulnérable en France et en danger en Corse. Les...
27/07/2026

Le balbuzard pêcheur est un magnifique rapace piscivore cosmopolite mais vulnérable en France et en danger en Corse. Les premières mesures de protection ont été efficaces puisque le nombre de couples est passé de sept couples en 1976 à une quarantaine de couples aujourd’hui. Dans la réserve naturelle de Scandola, le passage fréquent des bateaux écotouristiques à moins de 250 m des nids présents sur les falaises a été interdit. Pour préserver cet oiseau emblématique de la Corse, un projet de déploiement de nids artificiels sur les étangs de la Plaine orientale doit être mis en place.
Gilles Faggio, de l’office de l’Environnement de la Corse, a rédigé un article détaillé sur ce rescapé qui essaime en Toscane, Sardaigne et même dans les Landes. A lire dans le HS Espèces sur « Flore et faune de Corse »
Ci-dessous : Couple de balbuzards au nid. Photo issue d'un dispositif de prise de vue garantissant l'absence de perturbation de la reproduction (cliché OEC)

Être paléontologue au milieu du XIXe siècle n’était pas une mince affaire, sans risques, comme l’histoire de Jacques-Ama...
25/07/2026

Être paléontologue au milieu du XIXe siècle n’était pas une mince affaire, sans risques, comme l’histoire de Jacques-Amand Eudes Deslongchamps le prouve ! Ce professeur d’histoire naturelle fut le découvreur, dans la pierre de Caen, d’un beau crâne de crocodile qu’il baptisa Teleidosaurus calvadosii. Le travail de fourmi réalisé par ce « Cuvier normand » et les dangers qui en ont résulté sont largement détaillés dans le captivant article du paléontologue Eric Buffetaut, à lire dans Espèces n°60.
Ci-dessous : Crâne du crocodile Teleidosaurus calvadosii, cliché Société linéenne de Normandie/CC

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