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Especes Espèces, revue de vulgarisation scientifique entièrement dédiée aux sciences de la vie et de la Terre

Connaissez-vous le grand paon de nuit ? Malgré son nom, ce n’est pas un oiseau mais un superbe papillon, le plus grand d...
09/10/2026

Connaissez-vous le grand paon de nuit ? Malgré son nom, ce n’est pas un oiseau mais un superbe papillon, le plus grand des papillons d’Europe. Ce sont les quatre ocelles multicolores sur ses ailes qui sont à l’origine de son nom, en référence aux ocelles des plumes de la queue du paon. Étant surtout présent dans le sud de la France, il a pu être repéré par l’entomologiste Jean-Henri Fabre qui l'a étudié et relaté ses observations dans son livre sur ses Souvenirs entomologistes. Ce beau papillon a aussi impressionné Vincent Van Gogh qui l’a d’abord dessiné avant d’utiliser ce dessin comme modèle pour le peindre.
Si vous voulez en savoir plus sur le grand paon de nuit, lisez l’article de Gérard Guillot, professeur agrégé de SVT, que vous trouverez dans le numéro 61 de la revue Espèces 😉
Le grand paon de nuit, Saturnia pyri (cliché de G. Guillot)

Le genre Leopardus regroupe les chats-tigres, des félins néotropicaux qui sont des espèces cryptiques, c’est-à-dire ayan...
07/10/2026

Le genre Leopardus regroupe les chats-tigres, des félins néotropicaux qui sont des espèces cryptiques, c’est-à-dire ayant une apparence très similaire, L'analyse de 38 génomes complets (dont ceux provenant de collections muséales) a révélé que ce genre comporte 5 espèces distinctes dont une nouvelle espèce originaire de Bolivie, Leopardus tilcayo, (la première découverte depuis plus d'un siècle) ainsi qu'une nouvelle sous-espèce, Leopardus tigrinus antisuyo.
Lescroart J. et al. (September 17, 2026). "Phylogenomics and museomics reveal five distinct species of tiger cats in South America", Current Biology 1–15. https://dx.doi.org/10.1016/j.cub.2026.08.059

Le genre Liolaemus regroupe les seuls lézards peuplant les environnements froids et peu oxygénés des hauts plateaux andi...
05/10/2026

Le genre Liolaemus regroupe les seuls lézards peuplant les environnements froids et peu oxygénés des hauts plateaux andins. Une nouvelle espèce, baptisée Liolaemus archipensis, a été observée à plus de 4800 mètres d’altitude, dans la région andine méridionale d’Arequipa (d’où son nom d’espèce) au sud du Pérou. Les deux sexes mesurent entre 6 et 8 cm, les femelles ont des taches de forme quadrangulaire sur le dos, tandis que celles des mâles sont obliques accompagnées d’écailles blanches, une coloration qui leur permet de se camoufler dans les environnements rocheux. Cette espèce est omnivore et vivipare.

Huamaní-Valderrama, L., et al. (2026). Taxonomic Nightmare: Hard Species Delimitation in Liolaemus (Squamata: Liolaemidae) Lizards of the Peruvian High Andean Plateau with a Description of a New Cryptic Species. Diversity, 18(10), 588.
https://doi.org/10.3390/d18100588

La côte Nord-Ouest du Pacifique abrite actuellement les arbres les plus hauts du monde, des séquoias toujours verts (Seq...
03/10/2026

La côte Nord-Ouest du Pacifique abrite actuellement les arbres les plus hauts du monde, des séquoias toujours verts (Sequoia sempervirens) préservés de l’exploitation forestière dans des vallons difficilement accessibles. Le plus grand mesure 116 mètres de haut et il a été baptisé du mot grec « Hypérion » signifiant « celui qui va au-dessus ». Depuis plus de cent ans, aucun autre arbre n’a atteint voire dépassé cette hauteur. Pourtant, de nombreux récits datant du XIXe siècle évoquent l’existence de conifères géants, des sapins de Douglas ou des séquoias dont la taille dépassait d’au moins 10 mètres celle d’Hypérion. Mais l’humanité a effacé les traces des plus grands colosses végétaux, comme elle l’a d’ailleurs fait avec les titans des mers (voir l’article sur « Les plus grands cachalots ont-ils disparu ? »)
Pour en savoir plus sur ces arbres géants, lisez l’article publié dans le numéro 61 de la revue Espèces et écrit par David Happe, expert arboricole et écrivain naturaliste.
Photo de l’abattage du « General Noble », Sequoiadendron giganteum, en vue de l’exposition universelle en 1893 à Chicago (cliché C. C. Curis/CC)

On associe souvent la pollinisation aux fleurs et aux insectes. Mais savez-vous qu’il existe des plantes sans fleurs tot...
30/09/2026

On associe souvent la pollinisation aux fleurs et aux insectes. Mais savez-vous qu’il existe des plantes sans fleurs totalement dépendantes de coléoptères pour être pollinisées ? Ce sont les cycadales, ces faux palmiers dont l’espèce la plus répandue dans les parcs et jardins est Cycas revoluta. Depuis la fin du Paléozoïque, une véritable coévolution s’est mise en place entre les coléoptères pollinisateurs et les cycadales. Ainsi, les signaux attractifs sont des émissions de chaleur par les cônes mâles et femelles ! Mais ce n’est pas la seule caractéristique étonnante des cycadales : certaines de leurs racines, semblables à du corail, contiennent des cyanobactéries qui fixent l’azote atmosphérique ; elles produisent un véritable arsenal de défenses biochimiques contre lequel peuvent résister des papillons aux chenilles cycadivores !
Pour en savoir plus sur ces curiosités botaniques, lisez la rubrique « Quoi de neuf chez les plantes » tenue par la professeure agrégée de SVT Christine Dabonneville et qui est consacré aux Cycadales dans le numéro 61 d’Espèces
Photo de pied mâle de Cycas revoluta avec son cône (cliché Danorton/CC)

Les mosasaures sont de grands squamates qui ont vécu au Crétacé. Considérés jusqu’à récemment comme des reptiles marins,...
28/09/2026

Les mosasaures sont de grands squamates qui ont vécu au Crétacé. Considérés jusqu’à récemment comme des reptiles marins, la découverte près d’Aix-en-Provence d’un mosasaure de 2,5 mètres présentant des caractéristiques morphologiques mixtes, terrestres et aquatiques, suggère qu’une branche de ces prédateurs s’est adaptée aux milieux d’eau douce continentaux.
”Garamaudo bauciensis, a new freshwater mosasaurid (Reptilia, Squamata) from the Santonian (Late Cretaceous) of Provence, southeastern”, Bardet Nathalie et al., PCI Paleontology, le 28 septembre 2026.

Longtemps considérés comme exclusivement marins, les mosasaures, grands prédateurs du Crétacé, comptaient aussi des espèces d'eau douce. Une équipe de recherche menée par des chercheuses du CNRS vient d’en apporter la preuve avec la description d’un spécimen ayant vécu il y a environ 8...

Une remarquable exposition à voir, pleine d'enseignements !A l’occasion des 400 ans du Jardin des plantes, la grande gal...
28/09/2026

Une remarquable exposition à voir, pleine d'enseignements !
A l’occasion des 400 ans du Jardin des plantes, la grande galerie de l’évolution du Muséum national d'histoire naturelle nous révèle les liens profonds entre l'art et la science à travers une exposition de plus de 300 œuvres. En 1793, le MNHN et le Jardin des plantes ont succédé au Jardin royal des plantes médicinales créé en 1626. Depuis 4 siècles, ce jardin, d’abord seul puis avec le MNHN, ont inspiré de très nombreux artistes. Leur représentation des animaux, des végétaux et des minéraux s’est révélée indispensable à l’élaboration des sciences naturelles.

À l'occasion des 400 ans du Muséum, ses riches collections d'art se dévoilent lors d'une exposition d'ampleur inédite ! Depuis les explorations scientifiques jusqu'aux artistes contemporains inspirés par l'histoire naturelle, explorez les liens profonds entre l'art et la science, à travers plu...

Une étonnante araignée mimétique décelée grâce aux sciences participatives 😊Cette bizarre araignée vit dans la jungle am...
26/09/2026

Une étonnante araignée mimétique décelée grâce aux sciences participatives 😊
Cette bizarre araignée vit dans la jungle amazonienne d'Équateur où elle a été découverte en 2026. Nommée Taczanowskia waska, son nom de genre fait honneur à Władysław Taczanowski, un zoologiste polonais du XIXe siècle ; son nom d’espèce signifie "liane" en kichwa, (la langue des Amérindiens de la région) car elle vit sur des plantes grimpantes. Cet arthropode est difficile à voir car sa posture et son immobilité totale imitent parfaitement une araignée morte infectée par un champignon pathogène, Gibellula sp.qui se développe et digère l'intérieur du corps de sa victime. Il est aussi présent à la surface de la cuticule d’où émergent de nombreuses colonnes (contenant des spores) plus ou moins rigides, blanches et poudrées. En paraissant ainsi infectée, T. waska détourne les prédateurs qui sont surtout des oiseaux de cette proie peu appétissante. Parallèlement, ce camouflage peut favoriser sa chasse à l’affut au cours de laquelle elle utilise une griffe hypertrophiée pour saisir les petits invertébrés qui passent à sa portée.
Avant de se rendre dans la jungle amazonienne, les chercheurs avaient vu cet arthropode sur un site web de sciences participatives, iNaturalist, où quelqu'un avait posté la photo de l'araignée croyant voir un champignon Gibellula sp Mais les experts ayant un doute sur cette détermination sont allés vérifier sur place…
Díaz-Guevara, D.R., Bentley, A.G. & Dupérré, N. (2026) “The Cordyceps Spider”: Taczanowskia waska sp. nov. (Araneae: Araneidae), A New spider Species and A Novel Case of Mimicry of an Araneopathogenic Fungus (Cordycipitaceae: Gibellula). Zootaxa. 5760(5); 563-576. DOI: doi.org/10.11646/zootaxa.5760.5.4

Quelle est la relation entre le crabe et le cancer ? En plus de leur origine étymologique identique ‒ Karkinos en grec s...
24/09/2026

Quelle est la relation entre le crabe et le cancer ? En plus de leur origine étymologique identique ‒ Karkinos en grec signifiant crabe, chancre, cancer ‒ leur morphologie parait similaire, la tumeur cancéreuse évoquant un crabe enserrant les tissus sains. Ces charognards crustacés qui vivent dans la vase et les lieux sombres peuvent évoquer des créatures démoniaques. Pourtant, les crabes jouent un rôle écologique essentiel en recyclant la matière organique. Ces inlassables arpenteurs des rivages illustrent la capacité à s’adapter, à régénérer leurs membres, à muer, à se protéger.
Jean-François Bodart, professeur à l’université de Lille, nous explique comment un placide crustacé décapode est devenu l’incarnation d’une terrible maladie dans son article captivant publié dans le dernier numéro d’Espèces.
Affiche des services publics de santé américains entre 1936 et 1938 symbolisant la lutte contre le cancer (cliché Work Projects Administration Poster Collection/Library of Congress/CC)

Avec sa posture unijambiste, son long cou flexible, son gros bec recourbé et, surtout, son plumage rose, le flamant est ...
21/09/2026

Avec sa posture unijambiste, son long cou flexible, son gros bec recourbé et, surtout, son plumage rose, le flamant est un oiseau qui fascine. Depuis au moins 8000 ans, date de la plus ancienne peinture rupestre de flamant connue à ce jour, la diversité de son iconographie révèle l’ampleur des liens tissés avec les humains. Le vaste panorama de l’imagerie du flamant souligne combien notre rapport à la vie sauvage a été et est encore influencé par de nombreux domaines : art, religion, sciences, social, etc.
Pour en savoir plus sur la façon dont le flamant a marqué les sociétés humaines au niveau planétaire, lisez le passionnant et enrichissant article magnifiquement illustré de Jean Emmanuel Roché, docteur en écologie, publié dans le numéro 61 de la revue Espèces.
Traité de zoologie de Gesner (1555) coloré en 1585.

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