15/05/2026
PARUTION le 11 juin / Musicalement parlant.
Bernard Lubat, musicien et jazzman, improvise sur scène. Il passe d’un instrument à l’autre et parfois, même souvent, parle entre les deux. Il parle, improvise des mots, relie des notes, des citations, des jeux-de-mots. Il manipule au hasard, des petits cartons noirs, écrits à l’encre blanche. Il attrape un mot, lit une ligne et divague. Prenant à contre-temps les attentes du public, il s’amuse à se prendre les pieds dans le tapis, à risquer le bide, à déplaire aussi. Le livre s’ouvre sur un texte inédit de Bernard Lubat qui revient sur son art de l’improvisation, sur les relations entre poésie et musique. Un manifeste qui ne cherche surtout pas à faire école, à professer.
Il est suivi de six contributions d’artistes et d’universitaires marqués par la démarche du musicien d’Uzeste : Monique Chemillier-Gendreau, Georges Didi-Huberman, Joëlle Léandre, Maguy Marin, Olivier Neveux, Serge Pey. Qu’il s’agisse d’un article, d’une lettre ou d’un souvenir prégnant d’un moment sur scène.
Ce livre contient aussi, glissés dans une enveloppe au verso de la 4e de couverture, huit reproductions des « cartes » manuscrites (écrites en blanc sur papier noir) qui servent d’accroches ou de prétextes à Bernard Lubat pour improviser Musicalement parlant.
« Qu’est-ce que je fais dans un spectacle ? Qu’est-ce qu’on se sent obligé de faire quand on est le responsable de ce qui se produit sur scène ? J’essaie de déjouer les attentes. Tout en n’oubliant pas que l’artiste, ce n’est pas un curé, ni un élu de la nation, ni du cosmos. Et ce n’est pas non plus un prof. » Bernard Lubat .neveux