Camille Dudoubs

Camille Dudoubs Vous découvrirez ici mon chemin photographique, au gré des instants, des émotions, des rencontres

Il parlait comme on marche la nuit,sans savoir très bien où poser le prochain mot.
15/09/2026

Il parlait comme on marche la nuit,
sans savoir très bien où poser le prochain mot.

"Une seconde.peut-être moins.Je n'ai pas souri. Elle non plus.Il n'y avait rien à sourire,rien à dire.Seulement ce regar...
13/09/2026

"Une seconde.
peut-être moins.

Je n'ai pas souri. Elle non plus.
Il n'y avait rien à sourire,
rien à dire.

Seulement ce regard"

Lire le texte sur camilledudoubs.fr

Nouvelle — Elle a relevé la tête. Et son regard a croisé le mien. Une seconde. Peut-être deux.

Il lui avait confié sa tête.Pas sa vie, faut pas dé****er.Pour le reste, on verrait après.
11/09/2026

Il lui avait confié sa tête.
Pas sa vie, faut pas dé****er.
Pour le reste, on verrait après.

De ce voyage dont elle ignorait peut-être encore la route, mais dont la caravane, derrière elle, possédait déjà le secre...
09/09/2026

De ce voyage dont elle ignorait peut-être encore la route, mais dont la caravane, derrière elle, possédait déjà le secret, elle ne voulut rien emporter sans avoir auparavant abandonné quelques traits dérisoires.

Pendant des mois, le soleil avait tout pris.  L’air. Les rues. Le sommeil.  Jusqu’au désir de sortir.  Des mois que la v...
08/09/2026

Pendant des mois, le soleil avait tout pris.
L’air. Les rues. Le sommeil.
Jusqu’au désir de sortir.

Des mois que la ville brûlait,
que l’air collait aux murs,
aux corps, aux pensées.

Ce matin-là, quelque chose avait cédé.

Des mois d’un ciel mort.

Puis quelques gouttes.

Elle est sortie aussitôt.
Non pour marcher.
Pour être frappée par l’eau.
Pour vérifier qu’il restait encore quelque chose de vivant entre sa peau et le ciel.

Elle cherchait à entrer dans sa tête.Il avait laissé la porte ouverte.
05/09/2026

Elle cherchait à entrer dans sa tête.
Il avait laissé la porte ouverte.

Devant lui, trente-deux pièces. Et déjà toute une vie de possibles. dudoubs
02/09/2026

Devant lui, trente-deux pièces. Et déjà toute une vie de possibles.


dudoubs

Il avait appris à faire du feu avec presque rien.Pour le reste, il cherchait encore l’étincelle.
26/08/2026

Il avait appris à faire du feu avec presque rien.

Pour le reste, il cherchait encore l’étincelle.

Le temps passe moins vite entre deux phrases.On s’attarde sur un mot,on en oublie l’heure.À quelques pages de distance.
25/08/2026

Le temps passe moins vite entre deux phrases.

On s’attarde sur un mot,
on en oublie l’heure.

À quelques pages de distance.

Trois enfants regardent un téléphone. On ne saura jamais ce qu'il y avait sur l'écran. Une vidéo peut-être. Une photo pr...
23/08/2026

Trois enfants regardent un téléphone.

On ne saura jamais ce qu'il y avait sur l'écran.

Une vidéo peut-être. Une photo prise quelques minutes plus tôt. Un message qu'il ne fallait pas montrer. Quelque chose de drôle, peut-être, ou quelque chose qui ne l'était pas du tout.

Le garçon a croisé les mains. Il ne touche pas au téléphone. Il attend. Peut-être qu'il connaît déjà la suite. Peut-être qu'il aimerait qu'on lui donne l'appareil. Il s'est approché juste assez pour voir, pas assez pour déranger.

La jeune fille tient le téléphone à deux mains. C'est elle qui possède l'image, donc, pour quelques secondes, c'est elle qui possède l'histoire. Elle peut arrêter, recommencer, montrer autre chose. Les deux autres dépendent de ses pouces.

La plus petite s'est collée contre elle.

Elle est pieds nus.

Ses chaussures sont en bas de la marche, l'une droite, l'autre couchée sur le côté. On peut imaginer qu'elle les a retirées parce qu'elle avait chaud. Parce qu'elles lui faisaient mal. Parce qu'à cet âge-là, enlever ses chaussures ne demande pas forcément de raison.

À côté, il y a un sac.

Un de ces sacs où l'on met tout ce dont on pense avoir besoin pour une journée et beaucoup de choses dont on n'aura finalement pas besoin. Une casquette est posée à côté.

Derrière eux, un petit garçon est debout.

On ne voit presque rien de lui. Il pourrait être arrivé une seconde auparavant. Il pourrait repartir la seconde suivante. Peut-être regarde-t-il lui aussi le téléphone. Peut-être regarde-t-il complètement autre chose.

Plus loin, un vélo est posé contre une barrière.

Quelqu'un est venu avec.

Il faudra donc que quelqu'un reparte avec.

C'est étrange comme un vélo immobile peut déjà contenir un départ.

Il y a la pierre, les marches, les sacs, les chaussures, le téléphone. Il y a tous ces corps rassemblés autour de quelque chose que nous ne verrons jamais.

Et puis il y a elle.

Tout à gauche.

Il faut presque sortir de l'image pour la trouver.

Une petite fille un peu plus loin. Assise. Elle ne regarde pas le téléphone. Elle ne regarde même pas les autres.

Peut-être qu'elle s'est disputée avec eux.

Peut-être qu'elle attend qu'on vienne la chercher.

Peut-être qu'elle a simplement choisi cette place.

On pourrait inventer beaucoup de choses.

C'est le problème avec les photographies.

Elles montrent tout et n'expliquent rien.

Elle était hors cadre, hors de l'histoire.

Pourtant, maintenant que je l'avais vue, je ne voyais plus qu'elle.

@super fans

Adresse

8, Rue Péclet
Besançon
25000

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Camille Dudoubs publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager