Camille Dudoubs

Camille Dudoubs Vous découvrirez ici mon chemin photographique, au gré des instants, des émotions, des rencontres

Je me suis surpris en flagrant délit d’exister.Pas coiffé pour l’occasion,Façon de parler.Je cherchais autre chose.Je su...
13/01/2026

Je me suis surpris en flagrant délit d’exister.
Pas coiffé pour l’occasion,
Façon de parler.

Je cherchais autre chose.
Je suis tombé sur moi.

Ce soir.Ça brûle. Pu**in.Ça brûle. Dans la gorge.Dans le ventre.Dans les mains.Je ne suis pas prête.Je ne serai jamais p...
11/01/2026

Ce soir.

Ça brûle. Pu**in.
Ça brûle.

Dans la gorge.
Dans le ventre.
Dans les mains.

Je ne suis pas prête.
Je ne serai jamais prête.
Je n’ai jamais été prête.

Bo**el.

La scène est vide.
Vide comme une bouche sans langue.
Vide comme un corps avant le cri.

Ils veulent que je parle.
Mais moi, je veux mordre.
Je veux cracher.
Je veux ouvrir quelque chose dans l’air.
Pu**in, je veux que ça s’entende.

La peur n’est pas dans ma tête, bo**el non.
Elle est dans mes os.
Elle serre.
Elle racle.
Elle me ronge.

Arrête de penser, respire.
Respire ma belle respire.

Ils disent : “entre”.
Moi je dis :
pu**in… je ne sais plus ce que je dis.

Je ne suis pas une actrice.
Je ne suis plus une actrice.
Je suis une plaie, qui marche.
Je dégouline.

Électre.
Un nom pour faire joli.
Si doux.
Presque un prénom d’enfant.
Mais dedans, il y a la rage.
Il y a la bête.
Non, c’est non.
Bo**el, c’est non.

Je ne veux pas jouer.
Je veux être mangée.
Je veux que les mots me traversent
comme un fer.
M***e.
Même si ça fait mal.

Je suis une enfant.
Mais une enfant qui brûle.
Une enfant qui sait que le monde ment.
Et qui mord quand on lui demande de sourire.

Qu’ils arrêtent de me demander de sourire pu**in !

Je ne veux pas faire semblant.
Je veux que ça fasse mal.
À moi d’abord.
À eux ensuite.

Qu’ils me regardent.
Qu’ils n’aiment pas.
Qu’ils aient peur.

Moi aussi j’ai peur, m***e, moi aussi.

Je vais entrer.

Je ne comprends pas ce qu’il veut, Lui.
Je n’y arrive pas.
Je fais semblant de comprendre.
Je dis oui.
Je hoche la tête.
Mais dedans, c’est flou.
C’est noir.
Bo**el, c’est noir.

Je vais dire les mots
Comme on jette des pierres.
Comme on ouvre une blessure.
Comme on hurle sans sa langue.
Pu**in.

Je ne joue pas.
Je traverse.
Et si je tombe,
c’est noir.

Camille


https://camilledudoubs.fr/blog/

Les rires font des étincelles dans l’ombre du café.Les mots voyagent de bouche en bouche,Comme des oiseaux ivres de lumi...
10/01/2026

Les rires font des étincelles dans l’ombre du café.
Les mots voyagent de bouche en bouche,
Comme des oiseaux ivres de lumière.

un battement d'ailes,une fracture brève dans le gris —comme si vivreconsistait seulementà oser passerentre deux silences...
08/01/2026

un battement d'ailes,
une fracture brève dans le gris —
comme si vivre
consistait seulement
à oser passer
entre deux silences.

Tout est là, en suspension,comme si la terre elle-même retenait un sanglot,incapable de choisirentre survivreou brûler e...
06/01/2026

Tout est là, en suspension,
comme si la terre elle-même retenait un sanglot,
incapable de choisir
entre survivre
ou brûler enfin.

Résistances....J’entends la feuille geindre dans la glace,mais son souffle brisé refuse la chute,clouée au froid, elle b...
04/01/2026

Résistances....

J’entends la feuille geindre dans la glace,
mais son souffle brisé refuse la chute,
clouée au froid, elle brûle pourtant d’un soleil intérieur,
et chaque nervure hurle qu’elle n’abdiquera pas.

A toute vitesse l'année 2025 s'est fait la malle.A tous et toutes, je vous souhaite une très belle année 2026, pleine de...
02/01/2026

A toute vitesse l'année 2025 s'est fait la malle.
A tous et toutes, je vous souhaite une très belle année 2026, pleine de joies et de projets....

Camille


fans

31/12/2025

27/12/2025

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Elle ouvre la fenêtre.
Comme tous les jours.
Le cadran marque l'heure précise : 18h56.
Son regard se pose au-delà, sur le monde extérieur.
Le mur demeure, immuable.
Toujours cette teinte ocre, si familière, qui a su charmer son cœur.
Elle le connaît intimement, ce mur.
Ses saillies, ses recoins secrets, l'abri des trois araignées, ses amies.
Elle a attribué un nom à chacune, une identité propre.
Mysteria, Eolia et Furtiva, elles sont devenues ses confidentes silencieuses.
Des heures entières, elle les a observées dans la cour, tissant des récits muets avec elles.
Parfois, elle surprend sa propre voix murmurant des mots pour elles seules.
Les contours de sa vie actuelle narrés à ces êtres minuscules.

À 18h05, les préparatifs débutent.
Face au miroir, elle entame un maquillage minutieux,
Chaque geste, elle le vit avec une précision théâtrale.
Elle se souvient de ce film qui l’avait bouleversée: « Adieu ma concubine. »

Puis, à 18h23, elle s'élève, avec la même solennité, se purge dans l'eau purificatrice.
Sa robe, toujours identique, elle la revêt.
À 18h35, une chaise l'attend, faisant face à la fenêtre.
Là, elle patiente. Elle dissipe ses pensées, n'en laissant qu'une unique.
Son désir : faire naître la silhouette lumineuse qui hante son esprit.
Au fil des jours, ce rituel a donné naissance au vide au sein de ses pensées, éclipsant tout.
Ni silhouette, ni souvenirs rêvés, ni craintes refoulées.
Un espace déserté, une pièce sans mur ni toit, suspendue dans l'air.
"Pourquoi cette routine, chaque jour ?
J'attends son retour. Il reviendra, j'en suis certaine. Je veux être prête pour ce jour-là.
Pourquoi à cette heure précise ?
L'intuition.
Il est parti depuis longtemps ?
Je ne me souviens plus.
Le disparu a-t-il un nom ?
Alessio.
Et tu l'aimes ?
Il reviendra, je le sais.

Toute la journée, elle arpente les rues de la ville.
Elle espère.
À chaque coin de rue, elle ralentit.
Les bruits des conversations lui sont de plus en plus insupportables.
Elle sent que son esprit se désagrège peu à peu, comme un mur fissuré.
Parfois, elle parle à des ombres inexistantes et souvent elle s’arrête tétanisée.
Et les sanglots la submergent.

Quand la fin de l’après-midi approche, elle se prend à courir comme une f***e jusque chez elle.
Surtout ne pas manquer l’heure du rendez-vous.
Ses voisins ne lui parlent plus, ils ont renoncé.
Ils la surnomment « La Recluse ».
Tous les jeunes hommes de la ville rêvent d’elle.
Mais aucun d’entre eux n’ose venir troubler son mystère.

Personne ne sait pourquoi Alessio a disparu sans un mot, personne.
« Il est agent secret », avait-elle répondu aux policiers qui l’avaient interrogée.
« Il voyage, il va en Afrique. Il a une arme. »
Ils avaient noté puis s’étaient éclipsés.
« Je suis sa mémoire, je suis sa boîte à secret, alors il reviendra je le sais » leur avait-elle crié.
« Je veillerai sur lui, je le protégerai, je l’aimerai » murmura-t-elle encore.
Et comme tous les jours,
Elle se prépara pour son rituel immuable,
Attendit l’heure et entrouvrit la fenêtre….
A la nuit tombée, elle la refermera. Elle enlèvera sa robe. Elle ira jusqu’à sa chambre. Elle s’allongera, nue, sur les draps. Elle laissera ses rêves l’emporter.
Loin…
Jusqu’à demain.

L’eau n’est pas de l’eau.C’est une masse noire qui pense.Elle mâche le monde avec des dents froides.L’homme n’est pas un...
23/12/2025

L’eau n’est pas de l’eau.
C’est une masse noire qui pense.
Elle mâche le monde avec des dents froides.

L’homme n’est pas un homme.
C’est un nœud d’os,
Un clou planté dans la brume,
Qui rame à l’intérieur de lui-même.

Chaque coup arrache quelque chose —
Un nerf,
Un reste de lui.
J'ai oublié son nom.

Les arbres hurlent sans bouche.
Ils savent.
Ils ont vu passer les corps avant les corps,
Les volontés avant les cris.

La barque glisse
Comme une phrase qu’on n’a pas le droit de finir.
L’homme rame
Parce qu’il faut que ça passe par le corps,
Parce que penser ne suffit plus,
Parce que rester immobile
Serait consentir.

L’eau avale la trace.
Rien ne reste.
Même pas l’effort.
Seulement cette lutte muette
Entre un être et ce qui le dissout.

La nuit regarde.

L’aube hésite.

Le brouillard mâche les collines,
Avalant les chemins, les noms, les promesses.
Et la rivière, immense et muette,
L’emporte doucement
Vers un pays sans paroles.

Camille


fans

Elle joue.Un ancien silence se brise.
22/12/2025

Elle joue.
Un ancien silence se brise.

Adresse

8, Rue Péclet
Besançon
25000

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