22/11/2020
Retour de Macadam Press sur la manifestation du 21 novembre à Bordeaux où un cortège hétérogène s'est réuni place de la Bourse autour de multiples slogans et revendications : appel au ralliement des petits commerçants, «de l'air pour les enfants» avec le problème du masque en petite école, la fin des violences policières et une dénonciation ferme de la loi sur la sécurité globale.
La manifestation déclarée en préfecture a pu librement évoluer, organiser une prise de parole aux portes de la mairie de Bordeaux puis poursuivre son parcours vers la préfecture. Stopés là dans leur élan par un cordon de forces de l'ordre, les manifestants en nombre se sont ensuite dirigés vers la place de la Comédie, avant de descendre la rue Sainte catherine alors que les grandes enseignes baissaient le rideau à leur passage.
Journée sans heurts, ni confrontations, avec la police qui se maintenait à distance alors que la veille l'assemblée votait en nombre plus que réduit la loi sur la sécurité globale qui disqualifie la presse d'évoluer librement sur le terrain pour porter un regard attentif aux débordements de tout bords.
Il est permis de s’interroger sur l’utilité de cette loi tant l’arsenal législatif encadre déjà les prises de positions et les actes menées contre les forces de l’ordre. La guerre des images perdue depuis deux ans par la multiplication des photographes et vidéastes indépendants, relayée t**divement par les medias mainstream, obligeait le gouvernement à reprendre la main, sur le terrain du droit c’est chose faite.
S’il est un impact psychique que la loi ne précise pas c’est celui du sentiment d’impunité.
Si 2020 est une année à ne pas mettre au pied du sapin, il se peut qu'en 2021 passer outre les corporatismes et la tétanie, il faille rendre des comptes sur la gestion de la crise COVID et l’empressement législatif associé.
Philippe Belle-Croix