21/09/2026
Il y a 45 ans aujourd’hui, Serge Gainsbourg posait ses valises à Nassau, aux Bahamas, il investit le Compass Point Studio, dont les Rolling Stones, Dire Straits et AC/DC sont des habitués. C'est là qu'en une semaine, du 21 au 27 septembre 1981, il enregistre son nouvel album, Mauvaises nouvelles des étoiles. Un album qui allait marquer une nouvelle étape de sa métamorphose...
Après le succès immense de Aux armes et caetera, Gainsbourg retrouve une partie de la même équipe de musiciens jamaïcains : Sly Dunbar à la batterie, Robbie Shakespeare à la basse, Ansel Collins aux claviers, Sticky Thompson aux percussions, ainsi que les choristes des I Threes, Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt.
Mais cette fois, l'atmosphère est différente.
Serge vient d'entrer dans une période particulièrement sombre de sa vie. Jane Birkin est partie, et Gainsbourg commence à laisser de plus en plus de place à son double provocateur : Gainsbarre.
C'est justement sur cet album que le personnage est officiellement mis en scène dans « Ecce Homo ».
« Quand Gainsbarre se bourre, Gainsbourg se barre… »
Une phrase devenue emblématique d'un homme qui semble désormais jouer avec sa propre image, entre provocation, alcool, dérision et fragilité.
Gainsbarre n'est pas simplement Serge qui devient alcoolique et provocateur. C'est aussi un personnage qu'il utilise comme une carapace médiatique, alors que derrière cette carapace demeure le Gainsbourg beaucoup plus pudique et sensible.
C'est précisément ce contraste entre Gainsbourg et Gainsbarre qui est au cœur de sa dernière décennie.
😎🥃🚬
📷 Jean-Louis Urli (1981)