29/04/2026
Deux gendarmes blessés lors d’un refus d’obtempérer dans les Alpes‑de‑Haute‑Provence : un nouvel épisode d’une dérive inquiétante
Deux gendarmes ont été blessés ce week‑end dans les Alpes‑de‑Haute‑Provence lors d’un refus d’obtempérer qui a dégénéré. Alors qu’ils procédaient à un simple contrôle routier, le conducteur a brusquement accéléré pour prendre la fuite, percutant les militaires avant d’être finalement interpellé.
Les deux gendarmes, touchés aux jambes et au dos, ont été pris en charge par les secours. Leurs jours ne sont pas en danger, mais l’émotion est vive au sein de l’institution.
Cet événement, malheureusement, ne constitue plus une exception. Les refus d’obtempérer se multiplient partout en France, et avec eux les blessures — parfois les drames — touchant les forces de l’ordre. Les chiffres nationaux montrent une progression constante de ces délits, qui ne sont plus de simples « incidents » mais bien un phénomène de société révélateur d’un climat de violence banalisée.
Pour les gendarmes, ces situations sont parmi les plus dangereuses : en quelques secondes, un contrôle routier peut se transformer en tentative d’homicide. Les militaires, exposés en première ligne, doivent composer avec des comportements de plus en plus imprévisibles, souvent alimentés par l’alcool, les stupéfiants, ou un mépris assumé de l’autorité.
Face à cette réalité, la Fédération Nationale des Retraités de la Gendarmerie (FNRG) tient à exprimer son soutien total et indéfectible aux gendarmes blessés, ainsi qu’à l’ensemble des forces de l’ordre confrontées quotidiennement à ces violences.
Les retraités de la gendarmerie, qui connaissent mieux que quiconque la difficulté du métier, rappellent que chaque uniforme blessé est un avertissement adressé à la société tout entière : celui du recul du respect, de l’autorité légitime et du vivre‑ensemble.
La FNRG appelle à une prise de conscience collective. Les refus d’obtempérer ne sont pas de simples délits routiers : ce sont des actes graves, qui mettent en danger la vie des militaires, des usagers de la route et des citoyens. Ils doivent être traités avec la fermeté et la considération qu’exige leur gravité.
En attendant, les gendarmes continuent d’assurer leur mission avec courage et professionnalisme. Et derrière eux, la FNRG réaffirme sa solidarité, sa reconnaissance et son engagement à défendre ceux qui protègent la population, parfois au péril de leur vie.