13/01/2026
Affaire Farba Ngom : le ministre de la Justice fait des révélations explosives sur une gestion carcérale hors-la-loi
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, est monté au créneau. Lors d’un point de presse tenu au ministère de la Justice, il a levé le voile sur des faits d’une extrême gravité impliquant Mohamed Ngom, dit Farba, actuellement sous mandat de dépôt. Des révélations qui mêlent communications illégales, soupçons de manœuvres politiques, flux financiers internationaux et violations flagrantes du règlement pénitentiaire.
Farba Ngom, un « détenu VIP » au cœur d’un réseau de complots et de milliards : Les révélations explosives du Garde des Sceaux
Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, a brisé le silence hier lors d’un point de presse aux allures de déballage. Entre les murs du Pavillon spécial, Mohamed Ngom, dit « Farba », ne se contentait pas de purger son mandat de dépôt. Téléphones portables clandestins, transactions financières transfrontalières, échanges érotiques et manœuvres politiques avec des figures de proue… Le compte-rendu de la fouille du 28 décembre dernier dessine les contours d'un véritable quartier général opérationnel en plein milieu carcéral.
Le décor était planté au ministère de la Justice. Un ton ferme, une mine grave. Pour sa première sortie de l’année, le Garde des Sceaux n’est pas venu avec des vœux de complaisance, mais avec un dossier brûlant qui risque de faire trembler l’arène politique et médiatique. Au centre de ce séisme judiciaire : Mohamed Ngom, alias Farba. Déjà sous le coup de poursuites vertigineuses pour association de malfaiteurs, blanchiment et escroquerie portant sur plus de 120 milliards de FCFA, le détenu vient de voir son dossier s’alourdir de charges d’une « extrême gravité ».
Le « standardiste » du Pavillon spécial
Tout bascule le 28 décembre. Lors d’une fouille inopinée dans sa cellule du Pavillon spécial, les gardes pénitentiaires tombent sur le « trésor » de Farba : deux téléphones portables d’une activité débordante. Loin de l’image d’un détenu coupé du monde, l'exploitation des appareils révèle une connexion permanente avec l’extérieur.
Les relevés sont étourdissants. Le ministre a égrené une liste de contacts digne d’un annuaire diplomatique : Maroc, Mali, Autriche, Bangladesh et États-Unis. Depuis sa cellule, Farba gérait ses chantiers, coordonnait des flux financiers internationaux et maintenait un lien ombilical avec le landerneau politique.
400 messages avec un politique, 275 avec une patronne de presse
L’enquête technique a mis à nu des accointances troublantes. On parle de 65 interactions avec un acteur politique en liberté provisoire et de plus de 400 échanges (appels et WhatsApp) avec une autre figure politique de premier plan. Mais le plus surprenant réside dans les connexions avec le « quatrième pouvoir ».
Le Garde des Sceaux a révélé que le détenu entretenait des relations suivies avec des journalistes : 275 interactions avec une célèbre patronne de presse, 158 échanges avec un Directeur de publication et des dizaines de contacts avec des journalistes en ligne. Plus grave encore, Farba Ngom recevait et diffusait des procès-verbaux judiciaires confidentiels appartenant à d’autres détenus.
Sexe, complots et simulations médicales
Le déballage ne s’arrête pas là. Le ministre a évoqué des échanges relatifs à des « manœuvres et complots à caractère politique » visant à troubler l’ordre public. Le volet mœurs s’invite aussi dans la cellule : des contenus à caractère pornographique ont été retrouvés, partagés jusque dans le cercle restreint de ses conseils.
D’ailleurs, le Barreau sera saisi pour les agissements de certains avocats, dont trois anciens ministres, l’une d’entre elles ayant totalisé 259 minutes de communication avec son client.
Enfin, sur l’état de santé de Farba Ngom, souvent présenté comme incompatible avec la prison, le Garde des Sceaux s’est montré cinglant : « L’activité soutenue et constante » du détenu dément les allégations de fragilité. Pour l’État, la récréation est terminée. Des enquêtes approfondies ont été ordonnées. Farba Ngom, le « maître du jeu » de l’ombre, doit désormais faire face à la pleine lumière de la loi.