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Éthique et déontologie : Aïssatou Diop Fall encore sanctionnée par le COREDLa journaliste Aïssatou Diop Fall est de nouv...
11/09/2026

Éthique et déontologie : Aïssatou Diop Fall encore sanctionnée par le CORED

La journaliste Aïssatou Diop Fall est de nouveau dans le viseur du Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (CORED). Dans un avis daté du 2 septembre 2026, le Tribunal des pairs lui a infligé un blâme, en sa qualité de directrice de publication de la Web TV PublicSn TV, pour des manquements aux règles éthiques et déontologiques de la profession.
Le dossier fait suite à l’auto-saisine du Tribunal des pairs après la diffusion, les 11 et 15 juillet 2026, de deux émissions de « Round Up ». Au cours de la première, Aïssatou Diop Fall s’était adressée à Dame Mbodj, directeur général de la Société des infrastructures publiques dans les pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, en déclarant : « Dame, il te reste quelques jours à vivre. »
Quatre jours plus t**d, elle s’en était prise au président de Pastef, Ousmane Sonko, le qualifiant de « cancer du pays », d’« ennemi public n°1 de ce pays » et affirmant qu’il fallait « l’éradiquer ».
Pour le Tribunal des pairs, ces propos constituent des manquements à l’éthique et à la déontologie journalistiques. Il rappelle notamment que la Charte des journalistes du Sénégal impose de respecter « la dignité de la personne humaine et des groupes sociaux » et proscrit la diffamation, la calomnie, les accusations sans fondement, l’injure, ainsi que l’apologie de la violence et de la haine.
Aïssatou Diop Fall avait contesté les griefs, estimant que ses propos n’étaient « en rien insultants ». Elle avait également reproché au CORED de prendre ses commentaires « au 1er degré » et de chercher, selon elle, « un prétexte » pour l’attaquer, comme des « militants de Pastef ».
Ce n’est pas la première sanction visant la journaliste. En mai 2024, le CORED lui avait déjà infligé un blâme après la diffusion sur YouTube, via PublicSn TV, d’une vidéo dans laquelle elle reconnaissait des pratiques jugées contraires aux exigences éthiques et déontologiques de la profession.

Septuagénaire sourde muette violée: le couturier de 21 ans, l'a étranglé pour étouffer ses cris Après plusieurs jours de...
11/09/2026

Septuagénaire sourde muette violée: le couturier de 21 ans, l'a étranglé pour étouffer ses cris

Après plusieurs jours de cavale, B. Sidibé, 21 ans, couturier domicilié au quartier Ben Baraque, a finalement franchi les portes du commissariat de Yeumbeul, le 7 septembre dernier. Recherché dans le cadre d’une affaire de viol, le jeune homme a tenté de nier en bloc les accusations portées contre lui.
Selon les éléments de l’enquête, les faits reprochés au couturier sont particulièrement graves. Il est accusé d’avoir usé de violence pour contraindre sa victime. D’après le récit recueilli par les enquêteurs, il a muselé la vieille dame handicapée visulle et sourde-muette. avec une main, tout en l’étranglant avec l’autre, afin de l’empêcher de crier et de la pousser à cesser de se débattre. C’est dans ces circonstances qu’il a ensuite commis le viol. Après son acte présumé, il lui a proposé de l’argent en échange de son silence.
Confronté à ces accusations, B. Sidibé a choisi la ligne de défense du déni catégorique. Face aux enquêteurs, il a juré ne pas avoir violé la plaignante et soutenu que son nom avait été mêlé à cette affaire dans le cadre d’un complot destiné à lui nuire.
« Je ne l’ai pas violée. Elle est vieille et sénescente. Si j’avais besoin de satisfaire ma libido, j’aurais loué les services d’une prostituée. Je ne me suis pas rendu dans la maison le jour des faits. C’est un complot, qui ne vise qu’à me nuire », a-t-il déclaré.
Une version qui n’a manifestement pas convaincu les enquêteurs. Après plusieurs jours de fuite, son retour volontaire au commissariat n’a pas mis fin aux poursuites. Les policiers lui ont notifié son placement en garde à vue avant de poursuivre les investigations pour faire la lumière sur les accusations.
Au terme de l’enquête, B. Sidibé a finalement été déféré devant le parquet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Son sort judiciaire dépend désormais des suites que le parquet donnera à cette affaire.

Guerre virtuelle : Rox et Ramz Yago enterrent la hache de guerre à la DSCLe feuilleton opposant les Tik-tokeuses « Rox L...
10/09/2026

Guerre virtuelle : Rox et Ramz Yago enterrent la hache de guerre à la DSC

Le feuilleton opposant les Tik-tokeuses « Rox La Chancelière » et « Ramz Yago » connaît un spectaculaire retournement. Après les plaintes, accusations et passes d’armes sur les réseaux sociaux, les deux protagonistes ont décidé de fumer le calumet de la paix devant les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC).
La guerre entre Rox La Chancelière et Ramz Yago semble toucher à sa fin. L’arrestation, mercredi, de Ramz Yago, qui avait pourtant porté plainte contre Rox, a été suivie, ce jeudi, d’une confrontation entre les deux femmes dans les locaux de la DSC.
Selon les informations recueillies, cette confrontation a débouché sur une réconciliation inattendue. Face aux enquêteurs, les deux Tik-tokeuses se sont présenté des excuses mutuelles avant de décider de se désister de leurs plaintes respectives. Un spectaculaire revirement après plusieurs jours de tension et de procédures judiciaires.
Rox reconduite en détention
Extraite de sa cellule du Camp pénal de Liberté 6 pour les besoins de la confrontation, Rox La Chancelière a finalement été reconduite en prison. Le désistement de Ramz Yago ne met pas pour autant un terme à ses propres déboires judiciaires.
La Tik-tokeuse reste en effet visée dans une procédure pour discours contraire aux bonnes mœurs et injures publiques. Elle doit être présentée ce vendredi au procureur de la République près le tribunal de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko.
Le parquet devra désormais décider des suites à donner à cette procédure, alors que la guerre entre les deux influenceuses vient de connaître un inattendu épisode de réconciliation.

Marché des bracelets électroniques : une nouvelle tête tombeL’enquête sur le sulfureux marché des bracelets électronique...
10/09/2026

Marché des bracelets électroniques : une nouvelle tête tombe

L’enquête sur le sulfureux marché des bracelets électroniques, évalué à plus de 11 milliards de francs CFA, franchit un nouveau cap. Après l’ancien directeur des Finances pénitentiaires, un fournisseur a été placé sous mandat de dépôt pour complicité de détournement de deniers publics.
Le dossier des bracelets électroniques continue de livrer ses secrets. L’enquête judiciaire ouverte autour de deux marchés d’un montant cumulé de plus de 12 milliards de francs CFA connaît un nouveau rebondissement. Selon les informations de L’Observateur, une nouvelle personne vient de tomber dans les filets de la justice.
Extrait de sa cellule, Moussa Seydi, ancien directeur des Finances, du Budget, du Matériel et des Infrastructures pénitentiaires, a été conduit devant le collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier pour une nouvelle audition. Face aux magistrats instructeurs, l’ex-responsable a maintenu sa ligne de défense. Il a catégoriquement rejeté les faits qui lui sont reprochés, soutenant notamment que les fonds destinés à la formation, à la maintenance et aux autres prestations ont été exécutés conformément aux règles. À l’issue de son audition, il a été reconduit en prison.
Un fournisseur placé sous mandat de dépôt
Mais l’audition de Moussa Seydi n’est pas le seul fait marquant de cette nouvelle étape de l’instruction. Un fournisseur, convoqué à son tour dans le cadre des investigations, a été placé sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour complicité de détournement de deniers publics.
Cette nouvelle arrestation élargit ainsi le cercle des personnes visées dans cette affaire qui porte sur la gestion de marchés destinés à équiper l’Administration pénitentiaire en bracelets électroniques.
Plus de 5 milliards de détournement présumé
Dans son réquisitoire introductif, le procureur financier retient contre Moussa Seydi cinq chefs d’inculpation : détournement de deniers publics portant sur plus de 5 milliards de francs CFA, escroquerie sur deniers publics pour plus de 3 milliards, faux en écriture publique authentique, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux.
Les enquêteurs et le parquet s’intéressent notamment à une avance de démarrage de 1 377 900 000 francs CFA, mais également à un différentiel inexpliqué de 3 633 188 987 francs CFA. Des montants qui constituent désormais l’un des principaux points de friction entre l’accusation et la défense.
Celle-ci rejette en bloc les griefs formulés contre son client et estime que les éléments réunis dans le dossier ne suffisent pas à établir les charges retenues.
Deux marchés, des bracelets défectueux
Au cœur du dossier, deux contrats conclus entre le ministère de la Justice et la société Colombe Cyber Defense Operations Center, dirigée par El Hadji Gora Diop Guèye.
Le premier marché, conclu en 2020, porte sur 1 000 bracelets électroniques pour un montant de 6,88 milliards de francs CFA. Trois ans plus t**d, en 2023, un second contrat portant sur une quantité identique de dispositifs est signé pour 5,34 milliards de francs CFA.
Mais les investigations ont mis au jour plusieurs anomalies. La totalité des bracelets prévus n’aurait pas été réceptionnée par l’Administration pénitentiaire. Plus troublant encore, 214 dispositifs effectivement livrés auraient présenté des défaillances techniques.
Avec l’incarcération d’un fournisseur pour complicité présumée et la nouvelle audition de l’ancien directeur des Finances pénitentiaires, l’instruction semble désormais entrer dans une phase décisive. Les juges du Pool judiciaire financier devront déterminer les responsabilités de chacun dans ce marché à plusieurs milliards qui continue de révéler de nouvelles ramifications.

Traquée par la DSC, « Ramz Yago » tombe dans la souricièreInterpellée aux alentours de l’avenue Malick-Sy, la Tik-tokeus...
10/09/2026

Traquée par la DSC, « Ramz Yago » tombe dans la souricière

Interpellée aux alentours de l’avenue Malick-Sy, la Tik-tokeuse placée en garde à vue pour des propos présumés contraires aux bonnes mœurs
La cavale aura finalement été de courte durée. Après avoir réussi à faire faux bond aux enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), Ramatoulaye Diaw, plus connue sous le pseudonyme de « Ramz Yago », est tombée dans le piège qui lui était tendu. La Tik-tokeuse a été interceptée hier, aux alentours de l’avenue Malick-Sy et de la Corniche, au terme d’une souricière minutieusement mise en place par les cyber-enquêteurs.
L’interpellation intervient alors que les enquêteurs avaient déjà émis à son encontre une opposition à la sortie du territoire. Recherchée dans le cadre d’une procédure judiciaire, « Ramz Yago » a finalement été localisée puis appréhendée par les éléments de la DSC.
Après son arrestation, elle a été conduite dans les locaux de la DSC où elle a été soumise à un interrogatoire. Au terme de son audition, Ramatoulaye Diaw a été placée en garde à vue pour des faits présumés de discours contraire aux bonnes mœurs.
Une vidéo à l’origine de la plainte
À l’origine de cette nouvelle procédure, une vidéo devenue virale dans laquelle « Ramz Yago » aurait proféré de virulentes insultes à l’encontre de la mère décédée de Rokhaya Fall, alias « Rox la Chancelière ». Lors de son audition, cette dernière avait également déposé une plainte contre Ramatoulaye Diaw.
Le dossier connaît ainsi un nouveau rebondissement, alors que la bataille judiciaire entre les protagonistes de cette guerre virtuelle se poursuit devant la justice.
Sur instruction du parquet de Pikine-Guédiawaye, une nouvelle extraction de Rokhaya Fall a d’ailleurs été ordonnée. Elle devrait permettre aux enquêteurs de procéder à une confrontation avec « Ramz Yago ». Une étape importante dans la manifestation de la vérité, alors que les investigations se poursuivent.
Rox et Jessica sous un second mandat de dépôt
Dans le même dossier, Rokhaya Fall et Khadidiatou Kébé, alias « Jessica », ont fait l’objet, le même jour, d’un second mandat de dépôt. Leur procès, dans la procédure les opposant notamment à « Narou », a par ailleurs été renvoyé à une prochaine audience.
Rokhaya Fall est poursuivie notamment pour association de malfaiteurs, collecte illicite, stockage, menace de diffusion et diffusion de données à caractère personnel. Quant à Khadidiatou Kébé, elle est poursuivie pour diffusion de données à caractère personnel.

KOSMOS – CAYAR OFFSHORE PROFOND : L’EX-DG DE PETROSEN CONTRE-ATTAQUE ET DÉFIE LE PM AL AMINOU LÔ Accusé d’avoir signé un...
09/09/2026

KOSMOS – CAYAR OFFSHORE PROFOND : L’EX-DG DE PETROSEN CONTRE-ATTAQUE ET DÉFIE LE PM AL AMINOU LÔ

Accusé d’avoir signé un acte « illégal » avec Kosmos Energy et d’avoir fait perdre à l’État une importante compensation financière, l’ancien Directeur général de PETROSEN, Alioune Gueye, monte au créneau. Au lendemain de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, il livre sa version des faits, textes contractuels à l’appui, et pose une question qui pourrait relancer la polémique : où est la garantie maison mère de Kosmos prévue par le contrat ?
« Ndeysaan, le PM me reproche aujourd’hui d’avoir signé, en tant que Directeur général de PETROSEN, un acte “illégal” avec Kosmos. Les Sénégalais ont droit aux faits. Les voici, textes à l’appui. »
C’est par ces mots qu’Alioune Gueye répond aux accusations portées contre lui à la suite du retrait de Kosmos du bloc de Cayar Offshore Profond. Au cœur de la controverse : un accord signé le 22 avril 2026 entre PETROSEN et Kosmos, dans le cadre du départ conjoint de l’opérateur.
Pour l’ancien patron de PETROSEN, cet accord n’a entraîné aucune renonciation aux droits de l’État. Il s’appuie notamment sur sa clause 8, qui précise : « Pour éviter tout doute, cet accord ne porte préjudice à aucun droit de la République du Sénégal au titre du CRPP. »
Pour lui, le débat sur une éventuelle illégalité de sa signature repose donc sur une confusion. PETROSEN, soutient-il, n’ayant pas le pouvoir de renoncer aux droits de l’État, l’accord ne pouvait précisément pas emporter une telle renonciation.
Les 55 millions de dollars au cœur de la polémique
L’ex-DG s’attaque ensuite à la question d’une éventuelle compensation de 55 millions de dollars évoquée dans le débat. Selon lui, l’article 19 du Code pétrolier de 1998 ne fixe aucun montant forfaitaire. Il renvoie à l’indemnité prévue dans la convention pétrolière, calculée en fonction des travaux non exécutés.
Or, affirme Alioune Gueye, les obligations prévues au titre du contrat ont été exécutées. Il cite notamment trois forages — Teranga-1, Yakaar-1 et Yakaar-2 — ainsi qu’une campagne sismique 3D. Des opérations qui auraient représenté plus de 300 millions de dollars d’investissements, dont les données et actifs sont désormais propriété de l’État.
Sa conclusion est catégorique : « Aucune pénalité n’était due », non pas en raison d’une quelconque renonciation, mais parce que l’application du contrat ne générerait pas cette indemnité.
« Où est la garantie maison mère de Kosmos ? »
Alioune Gueye déplace surtout le débat vers un autre élément du CRPP : la garantie maison mère.
Il rappelle que l’article 7.8 prévoit qu’en cas de défaut de paiement d’une indemnité, l’État peut appeler la garantie prévue à l’article 7.10. Ce dernier impose, selon son interprétation, la fourniture d’une garantie maison mère irrévocable couvrant les obligations minimales de la période concernée.
L’ancien DG interpelle alors directement les autorités : « Où est la garantie maison mère de Kosmos, que l’article 7.10 du CRPP exigeait de fournir au Ministre lors de la prorogation de mars 2024 ? »
Pour lui, si cette garantie existe, l’État peut toujours la mobiliser puisque l’accord d’avril 2026 n’aurait nullement supprimé ce droit. Si elle n’existe pas, estime-t-il, le problème serait antérieur à sa signature et relèverait d’une diligence qui devait être accomplie dès 2024.
« Une victoire majeure » devenue polémique
Alioune Gueye rappelle enfin qu’au lendemain de la signature de l’accord, le retrait de Kosmos avait été présenté par le gouvernement lui-même comme une « victoire majeure », obtenue « sans aucune contrepartie financière pour le Sénégal ».
Pour l’ancien responsable, les textes n’ont depuis lors pas changé : ni le Code pétrolier, ni le décret de 2024, ni le CRPP. Il considère donc que le retrait de Kosmos demeure une opération favorable à l’État : le bloc est récupéré, les données et actifs issus des investissements réalisés sont préservés et les droits du Sénégal sont, selon lui, expressément sauvegardés.
Alioune Gueye assume ainsi « entièrement » une signature dont il se dit « très fier ». Et conclut par une mise au défi : il affirme être prêt à s’en expliquer devant « toute institution de la République » qui souhaiterait l’entendre.

« Retour de Sonko à la Primature » : le message énigmatique de Fadilou KeïtaAlors que l’Assemblée nationale est plongée ...
08/09/2026

« Retour de Sonko à la Primature » : le message énigmatique de Fadilou Keïta

Alors que l’Assemblée nationale est plongée dans des débats électriques autour de la déclaration de politique générale du Premier ministre Al Amine Lô, une sortie de Fadilou Keïta vient semer le trouble. En quelques mots, le directeur général de la CDC évoque un « gentlemen’s agreement » et réclame le retour d’Ousmane Sonko à la Primature. Sans plus d’explications.
C’est une phrase qui risque de faire parler. Au moment où les députés s’affrontent à l’Hémicycle autour de la déclaration de politique générale du chef du gouvernement, Fadilou Keïta choisit les réseaux sociaux pour lâcher un message pour le moins énigmatique.
« Le Sénégal a besoin d’un gentlemen’s agreement avec comme impératif le retour d’Ousmane Sonko à la Primature », écrit le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), proche du président de Pastef.
Une sortie qui intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Et qui soulève immédiatement une série de questions. Pourquoi parler aujourd’hui d’un « gentlemen’s agreement » ? Avec qui cet éventuel accord devrait-il être conclu ? Et surtout, que recouvre concrètement l’exigence d’un retour d’Ousmane Sonko à la Primature ?
Un message, plusieurs lectures
La formulation de Fadilou Keïta alimente forcément les spéculations. Évoque-t-il une possible recomposition au sommet de l’État ? Lance-t-il l’idée d’un compromis politique destiné à sortir de l’impasse actuelle ? Ou exprime-t-il simplement, à titre personnel, son souhait de voir Ousmane Sonko retrouver ses fonctions de Premier ministre ?
Pour l’heure, aucune réponse officielle ne permet de lever le voile.
Interpellé, le patron de la CDC ne s’est pas étendu sur le contenu de son message. Il promet simplement de revenir sur la question : « J’y reviendrai, incha Allah. »
Le suspense demeure
Une formule qui entretient davantage le mystère qu’elle ne lève les interrogations. Car dans le contexte actuel, chaque mot prononcé par un proche d’Ousmane Sonko peut être scruté à la loupe.
Fadilou Keïta a-t-il simplement lancé une réflexion ou prépare-t-il une explication plus élaborée ? Son message constitue-t-il une position personnelle ou traduit-il une préoccupation plus largement partagée dans son camp ?

Pour le moment, une seule certitude : le message est lancé, les questions sont posées et les réponses, elles, attendront.

Plainte retirée : le Dahira Moustarchidine dément toute médiation avec Babacar FallLe retrait de la plainte de Babacar F...
07/09/2026

Plainte retirée : le Dahira Moustarchidine dément toute médiation avec Babacar Fall

Le retrait de la plainte de Babacar Fall avait laissé croire à un règlement à l’amiable. Le Dahira Al Moustarchidine Wal Moustarchidaty vient de brouiller les pistes en récusant toute médiation.

L’affaire Babacar Fall connaît un nouveau rebondissement. Alors que le directeur de la rédaction de la RFM a récemment décidé de retirer sa plainte pour injures et menaces de mort, le Dahira Al Moustarchidine Wal Moustarchidaty (DMWM) dément catégoriquement avoir joué un quelconque rôle dans cette décision.
Dans un communiqué, la cellule de communication du mouvement balaie les informations faisant état d’un « arrangement » ou d’une « médiation » avec le journaliste. Le DMWM assure n’avoir mandaté aucune personne pour négocier avec Babacar Fall. Une mise au point qui intervient alors que le retrait de la plainte avait été présenté, dans certains récits, comme le fruit d’une médiation impliquant le mouvement religieux et des familles concernées.
Les confidences de Babacar Fall
Avant ce démenti, Babacar Fall avait lui-même livré des explications sur sa décision. Le journaliste avait fait savoir que son désistement intervenait à la suite d’une démarche de conciliation et d’échanges destinés à apaiser la situation née des propos et menaces dont il avait fait l’objet après une émission consacrée à Serigne Abou Sy Al Maktoum.
Le retrait de la plainte ne signifiait donc pas, selon ses confidences, qu’il renonçait à dénoncer les faits, mais qu’il privilégiait l’apaisement après des échanges avec différentes parties.
Désormais, une question demeure : qui a réellement œuvré en coulisses pour obtenir ce retrait ? Le démenti formel du DMWM laisse planer davantage de mystère autour d’une affaire qui avait suscité une vive émotion dans les milieux médiatiques et religieux.

TOUBA – BUSINESS DE LAIT : LA FILLE DE SERIGNE FALLOU ET SA DISCIPLE DEVANT LA JUSTICEUn investissement de 7 millions F ...
07/09/2026

TOUBA – BUSINESS DE LAIT : LA FILLE DE SERIGNE FALLOU ET SA DISCIPLE DEVANT LA JUSTICE

Un investissement de 7 millions F CFA, un conteneur de lait invendu et près de 100 millions F CFA de pertes ont fini par briser les liens entre Sokhna Mame Saye Mbacké, fille de Serigne Fallou Mbacké, et sa disciple Thiané Diop. L’affaire, née d’un partenariat commercial, s’est terminée devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel.
L’histoire commence en 2021. Thiané Diop propose à sa guide de se lancer dans la commercialisation de lait importé. Séduite par l’idée, Sokhna Mame Saye Mbacké injecte 7 millions F CFA dans le projet, avec la promesse de percevoir 10 % des bénéfices.
Un premier conteneur de 40 pieds est acheminé depuis le Port de Dakar, à l’approche du Magal. Mais le produit peine à trouver preneurs. Face à la concurrence du lait local et des autres importateurs, la marchandise reste largement invendue. Selon la prévenue, l’opération se solde par une perte proche de 100 millions F CFA.
Refusant d’assumer seule les conséquences de l’échec commercial, Sokhna Mame Saye Mbacké saisit la justice pour abus de confiance. De son côté, Thiané Diop affirme avoir proposé de rembourser les 7 millions investis. Depuis l’étranger, elle aurait même proposé un titre de propriété comme garantie. Mais l’accord tourne court : la plaignante exige désormais un remboursement en espèces.
Le différend prend une tournure inattendue lorsque Thiané Diop est arrêtée à son arrivée à l’Aéroport international Blaise-Diagne. Placée sous mandat de dépôt à Diourbel, elle comparaît et conteste toute intention frauduleuse, invoquant simplement les risques liés au commerce.
Le procureur avait requis six mois ferme. Mais le tribunal l’a finalement relaxée du chef d’abus de confiance, tout en retenant une faute civile. Libre, Thiané Diop reste tenue de rembourser les 7 millions F CFA à son ancienne associée.

Vie chère : l’alerte qui inquiète les ménagesAprès la « Marche des paniers vides » contre la flambée des prix, l’économi...
06/09/2026

Vie chère : l’alerte qui inquiète les ménages

Après la « Marche des paniers vides » contre la flambée des prix, l’économiste El Hadj Mounirou Ndiaye refroidit davantage les espoirs d’une accalmie rapide. Selon lui, de nouvelles hausses sont à prévoir. Pour sortir durablement de cette spirale, le Sénégal doit produire davantage et réduire sa dépendance aux importations.
Le message est sans détour. Alors que les ménages sénégalais ploient sous le poids de la vie chère, El Hadj Mounirou Ndiaye annonce que la pression sur les prix n’est pas près de retomber. Invité de Grand Jury sur la RFM, ce dimanche 6 septembre 2026, le chef du Bureau d’évaluation des politiques et programmes publics à la présidence de la République a lâché : « Des hausses, il y en aura. Il faut dire la vérité aux populations. »
Pour expliquer cette tendance, l’économiste évoque notamment l’explosion de la demande alimentaire mondiale. « Nous étions 7 milliards il y a quelques années ; nous sommes 8 milliards. C’est une demande en plus », souligne-t-il. À cela s’ajoute, selon lui, une réduction de la part des productions agricoles directement destinée à l’alimentation humaine, certaines étant utilisées pour les biocarburants ou l’alimentation animale.
Produire pour faire baisser les prix
Face à cette équation, Mounirou Ndiaye préconise une seule véritable réponse à long terme : augmenter la production nationale. « Quand la production augmente et que l’offre augmente, les prix vont forcément baisser », affirme-t-il.
Il plaide ainsi pour une souveraineté agricole renforcée et la reconstitution d’une main-d’œuvre agricole aujourd’hui en recul. La dépendance aux importations est également pointée du doigt. « Aller prendre du riz jusqu’en Thaïlande, ça ne peut pas ne pas coûter cher », insiste-t-il.
Entre mesures d’urgence et réformes structurelles, l’économiste invite donc à penser le coût de la vie dans la durée. Pour lui, la bataille contre la vie chère se gagnera d’abord dans les champs.

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