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14/06/2026

ASER : Jean-Michel Sène se défend et dévoile les zones d’ombre d’un marché de 37 milliards FCFA

Face aux accusations selon lesquelles il aurait écarté une entreprise sénégalaise au profit d’un opérateur espagnol, le directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Jean-Michel Sène, livre sa version des faits. Il affirme avoir hérité d’un contrat déjà signé et largement financé avant même sa prise de fonction, tout en révélant les nombreuses interrogations qui ont conduit à l’ouverture d’un examen approfondi du dossier.

Accusé depuis plusieurs mois d’avoir favorisé une société espagnole dans le cadre d’un important marché d’électrification rurale, Jean-Michel Sène contre-attaque. Selon lui, les faits démontrent clairement qu’il n’a joué aucun rôle dans l’attribution du contrat opposant aujourd’hui l’entreprise espagnole AEE POWER/EPC à son partenaire sénégalais.
Le directeur général de l’ASER rappelle qu’à son arrivée à la tête de l’agence, le 10 juillet 2024, le marché était déjà entièrement bouclé. « Le contrat avait été signé et approuvé depuis le 23 février 2024 », explique-t-il, précisant que toutes les validations réglementaires avaient déjà été obtenues auprès de la Direction centrale des marchés publics (DCMP) ainsi que du ministère des Finances et du Budget.
À l’époque, souligne-t-il, l’ASER était dirigée par Baba Diallo tandis que José González assurait la direction de l’entreprise AOP/EPC. « C’est ce contrat-là que j’ai trouvé en place », insiste-t-il.
Un décaissement de 37 milliards qui soulève des questions
En procédant à la r***e des dossiers hérités de l’ancienne administration, Jean-Michel Sène affirme avoir découvert un élément qui a immédiatement retenu son attention : un décaissement de près de 37 milliards de francs CFA déjà effectué au profit du titulaire du marché.
Selon ses explications, l’ancien directeur général de l’ASER avait saisi, dès le 22 mars 2024, la Direction de l’ordonnancement des dépenses publiques (DODP) afin de solliciter le paiement de deux avances réclamées par l’entreprise espagnole : une avance de démarrage et une avance au titre des dépenses engagées. Le montant global de ces deux avances s’élevait à 36,7 milliards FCFA.
Le paiement sera finalement exécuté le 11 juin 2024, soit près d’un mois avant son arrivée à la tête de l’agence.
Face à cette situation, le nouveau directeur général refuse de donner immédiatement le feu vert au lancement du projet, malgré les nombreuses sollicitations reçues. « Tout le monde m’écrivait pour me demander de démarrer le marché, mais j’ai estimé qu’il fallait d’abord examiner tous les contrats que j’avais trouvés », raconte-t-il.
Parmi les acteurs qui l’ont sollicité figuraient notamment AEE POWER/EPC, qui réclamait la tenue de la réunion de démarrage du projet, ainsi qu’AOP Sénégal, qui souhaitait l’engagement des procédures liées à l’étude d’impact environnemental.
Parallèlement, l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) l’informe de l’existence d’un différend opposant les deux sociétés et l’invite à participer à une tentative de conciliation.
À peine installé, Jean-Michel Sène décline l’invitation, estimant ne pas maîtriser encore les contours du dossier. Il mandate toutefois trois responsables de l’ASER — le conseiller technique chargé de la stratégie, le directeur des opérations de l’électrification rurale et la spécialiste en passation de marchés — pour représenter l’institution à la rencontre.
Une enquête interne lancée dès juillet 2024
À leur retour, les émissaires confirment l’existence d’un conflit ouvert entre AEEP Sénégal et AEEP/EPC. Une situation qui pousse le directeur général à prendre une décision radicale.
Il signe alors ce qu’il présente comme sa première note officielle au sein de l’ASER, ordonnant le gel de toute initiative liée au dossier jusqu’à nouvel ordre. Il exige la production d’un mémorandum exhaustif retraçant l’historique complet du marché ainsi que la transmission de l’ensemble des documents y afférents.
« Je voulais comprendre exactement ce qui s’était passé avant mon arrivée », explique-t-il.
Durant près de quarante-cinq jours, entre juillet et septembre 2024, Jean-Michel Sène affirme s’être consacré exclusivement à l’examen du dossier, avec l’appui de ses conseillers techniques et de cabinets d’avocats.
Parmi les premières démarches entreprises figure une saisine officielle de la DCMP. Le patron de l’ASER dit avoir demandé des éclaircissements sur la légalité du paiement des 20 % versés au titre des « dépenses engagées », une avance qui lui paraissait inhabituelle.
Selon lui, la réponse de la DCMP a été sans ambiguïté : la vérification de la conformité des justificatifs relevait de la responsabilité de l’autorité contractante, en l’occurrence l’ASER.
Dans le même temps, Jean-Michel Sène affirme avoir auditionné toutes les parties impliquées dans le litige. Il a notamment sollicité des explications auprès d’AEEP/EPC sur les raisons de la rupture du contrat qui la liait à son partenaire sénégalais.
À l’issue de ces investigations préliminaires, le directeur général indique avoir constaté que la société espagnole avait déjà procédé à la résiliation de son partenariat avec l’entreprise sénégalaise avant même son arrivée. C’est cette rupture qui aurait ensuite conduit la partie sénégalaise à saisir l’ARCOP.
« Lorsque nous sommes arrivés, tous ces problèmes étaient déjà déclenchés », conclut-il, rejetant ainsi toute responsabilité dans la genèse d’un dossier qui continue d’alimenter la controverse autour de l’un des plus importants marchés d’électrification rurale du pays.

COUPE DU MONDE FIFA 2026 : CANAL+ AFRIQUE DIT NON À SES ABONNÉS !​Un événement mondial qui n'arrive qu'une fois tous les...
12/06/2026

COUPE DU MONDE FIFA 2026 : CANAL+ AFRIQUE DIT NON À SES ABONNÉS !


Un événement mondial qui n'arrive qu'une fois tous les quatre ans. Canal+ Afrique a choisi de le confisquer à ses abonnés africains.

Canal+ Afrique, Fossoyeur de Rêves : comment une multinationale française prive des millions d'Africains de la Coupe du Monde FIFA 2026 qu'ils ont pourtant payée

La Coupe du Monde FIFA 2026 a lieu tous les quatre ans. Elle mobilise cinquante-quatre nations africaines candidates, des millions de supporters sur le continent, et des milliards de téléspectateurs dans le monde entier. Canal+ Afrique, elle, a choisi de ne pas la diffuser pour ses abonnés africains (tout en continuant d'encaisser leurs abonnements). Ce scandale mérite d'être dit, dénoncé et combattu.
​Il y a des trahisons ordinaires et des trahisons qui insultent tout un continent. Celle que Canal+ Afrique inflige en ce moment à ses abonnés africains, essentiellement de l'espace francophone, appartient à la seconde catégorie.
​Pendant que la planète entière vibre au rythme de la Coupe du Monde FIFA 2026, organisée pour la première fois à trois pays hôtes (les États-Unis, le Canada et le Mexique), des millions d'Africains, abonnés fidèles et payants de Canal+, se retrouvent le regard rivé sur un écran noir. Non pas parce qu'ils n'ont pas payé. Mais parce que Canal+ a délibérément choisi de ne pas leur diffuser l'événement sportif le plus regardé de la planète.
​Ce choix n'est pas un dysfonctionnement passager. Ce n'est pas une négligence administrative. C'est une décision d'entreprise, froide, calculée et assumée, qui révèle la véritable nature des rapports que Canal+ International entretient avec le continent africain : des rapports de dominant à dominé, de prestataire sans scrupules à clientèle captive, d'une entreprise qui prélève sans jamais rendre ce qu'elle doit.

L'Afrique paie, l'Afrique regarde ailleurs

​Ce qui rend ce scandale particulièrement révoltant, c'est le contexte financier dans lequel il s'inscrit. Canal+ Afrique ne survit pas grâce à ses abonnés européens (elle prospère grâce à ses abonnés africains). Le marché africain constitue aujourd'hui le socle, le pilier et le moteur de croissance du groupe Canal+ International. Ce sont les abonnés du Sénégal, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Gabon, du Congo et de dizaines d'autres pays africains qui financent, chaque mois, les infrastructures, les droits de diffusion et les rémunérations confortables des dirigeants de ce groupe. Et c'est précisément ces mêmes abonnés (ceux qui font la fortune de Canal+) que l'on choisit de priver du plus grand événement sportif mondial.
​La dimension africaine de cette Coupe du Monde 2026 donne encore plus de poids à l'indignation. Le continent est représenté par plusieurs nations qui ont arraché leur qualification dans la sueur et la passion. Des millions de supporters africains ont rêvé de voir leurs Lions, leurs Éléphants, leurs Eagles, leurs Fennecs fouler les pelouses américaines. Ils ont souscrit ou renouvelé leurs abonnements Canal+ en partie dans l'espoir légitime de suivre leurs équipes nationales dans les meilleures conditions. On leur confisque ce rêve. On leur arrache cette fierté.
​Car c'est bien d'une spoliation dont il s'agit. Lorsqu'une entreprise encaisse le prix d'un service et refuse délibérément de le rendre, le terme n'est pas excessif (il est juridiquement et moralement justifié). Canal+ a perçu nos abonnements. Canal+ a refusé de nous donner accès à la Coupe du Monde. Canal+ a manqué gravement à ses obligations contractuelles. Et Canal+ continue, impunément, de percevoir les abonnements du mois suivant.
​Cette situation appelle une réponse africaine collective, organisée et déterminée. Nous ne pouvons plus nous contenter de ronchonner dans nos salons ou de nous indigner sur les réseaux sociaux avant de passer à autre chose. Il est temps que les abonnés africains de Canal+ se lèvent, s'organisent et exigent ce qui leur revient de droit. Il est temps que les associations de consommateurs des pays de l'Afrique subsaharienne francophone et du Maghreb concernés saisissent les autorités de régulation compétentes. Il est temps que les gouvernements africains interpellent Canal+ International sur ses pratiques discriminatoires et contractuellement abusives.
​Alors, Canal+ Afrique, nous vous posons la question devant l'opinion africaine et internationale : jusqu'à quand allez-vous traiter le continent africain comme une vache à lait que l'on trait sans jamais nourrir ? Jusqu'à quand allez-vous encaisser l'argent des Africains pour leur refuser les services que cet argent est censé payer ? Jusqu'à quand l'Afrique devra-t-elle subir, en silence, le mépris structurel d'entreprises qui lui doivent pourtant leur prospérité ?
​L'Afrique a changé. Les Africains ont changé. Nous ne sommes plus disposés à courber l'échine devant l'arrogance des multinationales qui nous considèrent comme des consommateurs de seconde zone. La Coupe du Monde FIFA 2026 n'est pas seulement un événement sportif : elle est un symbole de fierté, d'appartenance et d'identité pour des millions d'Africains. Canal+ n'avait pas le droit de nous la confisquer. Et nous avons, collectivement, le devoir de le dire haut et fort.

​Alioune AW
Keur Massar Nord, Dakar – Sénégal
[email protected]



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Mondial 2026 : le Mexique réussit son entrée face à l'Afrique du Sud (2-0)Le Mexique a parfaitement lancé sa Coupe du mo...
11/06/2026

Mondial 2026 : le Mexique réussit son entrée face à l'Afrique du Sud (2-0)

Le Mexique a parfaitement lancé sa Coupe du monde en dominant l’Afrique du Sud (2-0) dans un stade Azteca en fête. Julián Quiñones a rapidement ouvert le score dès la 9e minute, avant que Raul Jimenez ne fasse le break de la tête à la 67e minute.
Dépassés durant toute la rencontre, les Bafana Bafana ont terminé à neuf après les expulsions de Sphephelo Sithole (49e) et Themba Zwane (84e). Le Mexicain Cesar Montes a également été expulsé dans le temps additionnel (90e+2).
Grâce à ce succès maîtrisé, El Tri prend un départ idéal dans son Mondial et se rapproche déjà des seizièmes de finale.

Coalition Diomaye Président : deux blocs contestent Mimi Touré et menacent de faire cavalier seulSelon des informations ...
08/06/2026

Coalition Diomaye Président : deux blocs contestent Mimi Touré et menacent de faire cavalier seul

Selon des informations rapportées par Senegal7, la Coalition Diomaye Président serait traversée par de profondes dissensions internes. Plusieurs partis et mouvements contesteraient le leadership de Dr Aminata Touré et envisageraient de prendre leurs distances avec la structure qui avait soutenu la candidature de Bassirou Diomaye Faye.

La Coalition Diomaye Président serait aujourd'hui confrontée à une importante crise interne. D'après une source anonyme citée par Senegal7, la plateforme politique se serait progressivement scindée en trois groupes distincts sur fond de désaccords autour du maintien de Dr Aminata Touré à sa tête.
Un premier bloc resterait fidèle à l'ancienne Première ministre. Ce groupe regrouperait notamment des responsables politiques tels qu'Abdoulaye Tine, Abdourahmane Diouf et Serigne Guèye Diop.
Face à ce noyau, deux autres courants auraient choisi de prendre leur autonomie. Toujours selon Senegal7, un premier groupe de dissidents aurait quitté le groupe WhatsApp géré par Aminata Touré et sa coalition « Mimi2025 » pour mettre en place sa propre structure baptisée « Les Bâtisseurs ».
Un second groupe se serait également constitué sous la dénomination « Doomi Sénégal ». Selon la même source, les membres de ces deux nouvelles entités s'opposeraient au maintien de Mimi Touré à la tête de la Coalition Diomaye Président.
Les figures de proue de « Doomi Sénégal » seraient Siré Sy, Gaoussou Koma, Dr Boubacar Dankoko et Nicole Gackou. Cette coalition revendique 29 partis et mouvements.
De son côté, « Les Bâtisseurs » compterait parmi ses animateurs Ndella Lobatt Fall, Abdoulaye Ndiaye, Dr Ibrahima Badji et Mahatma Dièye. Ce groupe rassemblerait 32 partis et mouvements.
Au total, les deux blocs dissidents représenteraient ainsi 61 partis et mouvements ayant quitté la Coalition Diomaye Président, affirme la source citée par Senegal7.
La même source indique par ailleurs que si Aminata Touré était maintenue à la tête de la coalition, ces formations pourraient retirer leur soutien au président Bassirou Diomaye Faye et envisager la présentation de listes concurrentes lors des prochaines élections locales.
Pour l'heure, aucune réaction officielle des responsables de la Coalition Diomaye Président n'a été enregistrée concernant ces informations rapportées par Senegal7.

Pire : une querelle autour d’une mosquée vire au drame, un imam et ses frères devant la Chambre criminellePlus de trois ...
08/06/2026

Pire : une querelle autour d’une mosquée vire au drame, un imam et ses frères devant la Chambre criminelle

Plus de trois ans après le meurtre de Bassirou Mbaye, muezzin du village de Ndièye, près de Pire, la justice s’apprête à rouvrir l’un des dossiers les plus sensibles de la localité. Au cœur de l’affaire : un conflit autour de la construction d’une mosquée qui s’est soldé par une expédition punitive mortelle.
Écriture
Ce lundi 8 juin, la Chambre criminelle de Thiès se penche sur le meurtre de Bassirou Mbaye, ancien muezzin et trésorier de la grande mosquée du village de Ndièye, dans la commune de Pire. Un drame survenu le 4 octobre 2022 et qui avait profondément secoué cette paisible localité du département de Tivaouane.
Seneweb revient sur les éléments du dossier, et rembobine que tout est
parti d’un différend opposant Bassirou Mbaye à certains notables du village. Après plusieurs désaccords liés à la gestion du lieu de culte, l’homme avait décidé de ne plus fréquenter la grande mosquée. Il avait alors entrepris de construire sa propre mosquée en face de son domicile afin d’y accomplir ses prières.
Mais son projet ne faisait pas l’unanimité. Malgré une autorisation de construire régulièrement délivrée par la mairie de Pire, une partie des habitants s’y opposait fermement. Les tensions se sont progressivement exacerbées. Des actes de sabotage auraient même été commis sur les installations de sonorisation destinées au nouvel édifice religieux.
Le jour du drame, la situation dégénère. Une foule de villageois, armés notamment de cisailles, de pelles et d’autres objets, se rend sur le chantier. Ce qui devait être une démonstration de force tourne rapidement à l’agression. Pris à partie, Bassirou Mbaye est violemment roué de coups.
Gravement blessé et perdant beaucoup de sang, il tente de regagner son domicile. Il n’ira pas loin. Épuisé, il s’effondre dans la cour d’une maison voisine où il rendra son dernier souffle. L’un de ses fils, venu lui porter assistance au cours de l’attaque, avait également été blessé.
L’enquête ouverte après les faits conduit à l’interpellation de douze personnalités influentes du village. Parmi elles figurent l’imam, deux de ses frères, mais aussi le porte-parole du chef de village et son fils.
Après plus de trois années passées en détention préventive, onze accusés comparaîtront finalement devant la Chambre criminelle de Thiès. Le douzième mis en cause, A. Ndiaye, est décédé en prison le 14 septembre 2023 des suites d’une maladie. Quant à son fils, Ab. Ndiaye, cité dans la procédure et recherché après avoir pris la fuite, il est mort noyé au Mali en mai 2023.
Le procès, très attendu à Pire et dans ses environs, devrait permettre de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette affaire où un différend religieux et communautaire a débouché sur une tragédie humaine.

HOMMAGE À ABDOULAYE WADE : ENTRE GRANDEUR D'UN HOMME D'ÉTAT ET LIMITE D'UNE CÉLÉBRATION.   A mon humble avis, je pense q...
07/06/2026

HOMMAGE À ABDOULAYE WADE : ENTRE GRANDEUR D'UN HOMME D'ÉTAT ET LIMITE D'UNE CÉLÉBRATION.


A mon humble avis, je pense qu'Abdoulaye Wade a observé de loin, avec un mélange de mépris, de regret et d'agacement,le fait d'avoir vu la grande majorité (95%)des anciens membres du PDS venus assister à la cérémonie célébrant son centenaire. Ceux -là mêmes qui ont été invités à une ceremonie alors que, en principe, c'est eux qui auraient dû l'organiser. En les voyant se saluer, se congratuler et s'échanger des accolades, affichant des sourires de façade, certains versant des larmes de crocodile, on sent pourtant que beaucoup nourrissent encore des rancœurs réciproques. Chacun se souvient,au moment de ces retrouvailles,des complots et des luttes internes de positionnement qui ont profondément fragilisé le parti démocratique sénégalais. Abdoulaye Wade qui a bati cette formation politique , porte lui aussi une part de responsabilité dans sa déliquescence. Abdoulaye Wade appartenait à plusieurs sphères et incarnait plusieurs dimensions à la fois. Il était d'abord un homme politique :a ce titre,les partis auraient dû le célébrer. Il était depute , l'assemblée nationale aurait dû l'honorer.il était également professeur d'université :les universitaires lui devaient un hommage. Avocat de formation, le barreau du Sénégal aurait dû lui rendre honneur. Écrivain et profondément attaché à la culture,il aurait également mérité la reconnaissance des écrivains et des hommes de culture.Democrate, la société civile aurait dû, elle aussi, saluer son parcours. Voilà un homme charismatique exceptionnel et multidimensionnel : patriote, panafricaniste,figure majeure de l'histoire politique comptemporaine, qui méritait un hommage (sargal )national à la hauteur de sa stature. Non pas un simple rassemblement folklorique, mais une célébration véritablement digne de la portée historique de son engagement et de son œuvre. Comme la nature a horreur du vide le président de la République en a profité pour transformer l'événement en véritable mise en scène politique,un meeting qui ne l'honore pas, utilisant ces grandes figures ( PDS)du libéralisme comme de simples spectateurs applaudisseurs, au lieu de les incarner comme de dignes héritiers de maître Abdoulaye Wade. S'ils sont reconnus au Sénégal et s'ils ont pu accumulé des fortunes, c'est, selon moi, en grande partie grâce à la Baraka de Wade. Que peut-on retenir de cette célébration du cinquantenaire ? pas grand chose, absolument rien. Ceux qui auraient dû être les principaux organisateurs ont préféré aller

Ousmane Sonko magnifie les sacrifices des militants et met en garde contre les dérives du pouvoirDevant un auditoire att...
06/06/2026

Ousmane Sonko magnifie les sacrifices des militants et met en garde contre les dérives du pouvoir

Devant un auditoire attentif réuni pour le premier Congrès de Pastef, Ousmane Sonko est longuement revenu sur les années de lutte qui ont précédé l'accession de son parti au pouvoir. Dans un discours empreint d'émotion, le leader des Patriotes a tenu à rendre hommage à ceux qui, selon lui, ont payé le plus lourd tribut dans le combat politique.
« Nous pensons à tous ceux qui ont été arrêtés, emprisonnés, blessés ou humiliés pour leur engagement », a-t-il déclaré, avant d'avoir une pensée particulière pour les jeunes qui ont perdu la vie lors des manifestations ayant marqué les dernières années de confrontation politique au Sénégal.
« Une responsabilité historique »
Pour Ousmane Sonko, le sacrifice des victimes impose aujourd'hui un devoir moral aux dirigeants et aux militants de Pastef. Selon lui, ceux qui sont tombés dans la lutte ne recherchaient ni privilèges ni avantages personnels, mais aspiraient à davantage de justice, de liberté et de dignité pour les Sénégalais.
« Chaque goutte de sang versée par le peuple crée une responsabilité historique », a-t-il lancé sous les applaudissements des congressistes.
Dans l'un des passages les plus marquants de son intervention, le président de Pastef a averti contre toute tentation d'effacer la mémoire des disparus. « Une révolution qui oublie ses martyrs finit toujours par oublier son peuple », a-t-il martelé.
Le Sénégal qu'il appelle de ses vœux
Au-delà de l'hommage rendu aux victimes, Ousmane Sonko a exposé sa vision du Sénégal de demain. Il a plaidé pour une gestion des ressources naturelles orientée vers le financement de l'éducation, de la santé, de la recherche et des infrastructures, plutôt qu'au profit d'intérêts particuliers ou étrangers.
Le chef du parti a également dessiné les contours d'un pays où les jeunes trouveraient des perspectives d'emploi durables, où les agriculteurs, pêcheurs et artisans pourraient vivre dignement du fruit de leur travail, et où l'administration serait davantage au service des citoyens.
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de consolider la confiance dans les institutions, notamment à travers une justice crédible et un renforcement de la lutte contre la corruption.
Un sévère rappel à l'ordre pour les responsables de Pastef
Mais c'est surtout lorsqu'il s'est adressé aux détenteurs actuels du pouvoir que le ton du discours s'est durci. Ousmane Sonko a averti les responsables issus de son camp contre toute dérive liée à l'exercice des responsabilités publiques.
« Nous n'avons pas le droit de devenir une élite de remplacement », a-t-il prévenu.
Le leader des Patriotes a mis en garde contre les risques d'embourgeoisement, de renoncement aux idéaux initiaux ou encore de recherche de privilèges personnels. « Nous n'avons pas le droit de transformer la révolution en carrière », a-t-il insisté.
Hommage aux fidèles du parti
Au cours de son allocution, Sonko a également salué les responsables, cadres et militants qui, selon lui, sont restés loyaux aux orientations du parti malgré les pressions et les difficultés traversées au fil des années.
Sans citer de noms, il a rendu hommage à ceux qui ont privilégié la fidélité à leurs convictions plutôt que leurs intérêts personnels, estimant que cette constance constitue l'une des principales garanties de la pérennité du projet politique porté par Pastef.
Jom, ngor et kersa comme boussole
En guise de conclusion, le président de Pastef a invoqué plusieurs valeurs qu'il considère comme le socle de la société sénégalaise : le jom, le ngor, le kersa, la teranga, le sutura ainsi que l'esprit de solidarité communautaire.
« Rien ne doit justifier que nous les trahissions, surtout pas l'exercice du pouvoir », a-t-il affirmé.
Estimant que les Sénégalais ont désormais pris conscience de leur capacité à peser sur leur propre destin, Ousmane Sonko s'est voulu résolument optimiste pour l'avenir. « Une fois qu'un peuple a la possibilité de sa souveraineté, il ne l'oublie jamais », a-t-il conclu sous une salve d'applaudissements.

Visite à Touba: « Les temps sont durs » : Serigne Mountakha appelle le chef de l'État à soulager les SénégalaisEn déplac...
06/06/2026

Visite à Touba:
« Les temps sont durs » : Serigne Mountakha appelle le chef de l'État à soulager les Sénégalais

En déplacement à Touba pour présenter les condoléances de la Nation après le rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, le président Bassirou Diomaye Faye a reçu un important message du Khalife général des Mourides. Par la voix de son porte-parole, Serigne Mountakha Mbacké lui a recommandé de gouverner dans la paix, la tolérance et le pardon, tout en redoublant d'efforts pour améliorer les conditions de vie des populations.
Le Khalife général des Mourides a profité de la visite du président Bassirou Diomaye Faye à Touba pour lui adresser de précieux conseils sur la conduite des affaires de l'État. Un message transmis par son porte-parole, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, devant plusieurs dignitaires religieux et autorités présentes.
Selon le guide religieux, le chef de l'État doit placer la paix, la tolérance et le pardon au cœur de son action. En sa qualité de président de tous les Sénégalais, il lui a été recommandé d'être au service de l'ensemble des citoyens, sans distinction entre partisans et opposants.
Mais au-delà de ces principes de gouvernance, le Khalife général a insisté sur les difficultés auxquelles font face les populations. « Les temps sont durs », a rappelé Serigne Mountakha Mbacké à l'endroit du chef de l'État, l'invitant à multiplier les efforts afin de trouver des solutions susceptibles de soulager les Sénégalais confrontés à la cherté de la vie et aux nombreuses préoccupations du quotidien.
Le guide religieux a également renouvelé son estime et sa considération au président de la République, venu présenter les condoléances de la Nation à la famille de Serigne Cheikh Saliou Mbacké.
Au cours de son intervention, le porte-parole du Khalife est revenu sur un précédent échange entre Serigne Mountakha Mbacké et l'ancien président de la République, Macky Sall. En 2018, lorsque ce dernier avait exprimé son intention de briguer un nouveau mandat de cinq ans, le Khalife lui avait formulé des orientations et recommandations, sans pour autant donner de consigne de vote.

HORREUR À PIKINE GUINAW-RAILS​Piégée dans la chambre de son « amoureux » : le calvaire de la mineure B. Barry, violée et...
06/06/2026

HORREUR À PIKINE GUINAW-RAILS
​Piégée dans la chambre de son « amoureux » : le calvaire de la mineure B. Barry, violée et séquestrée pendant 48 heures


Le quartier de Guinaw-Rails à Pikine est sous le choc. Un jeune coiffeur de 19 ans, A. O. Sylla, a été arrêté par les éléments du poste de police, pour avoir retenu de force et abusé à plusieurs reprises d'une adolescente de 16 ans.

L'Observateur qui donne l'information dans son édition du week-end rapporte que l'histoire commence par une idylle de jeunesse qui vire rapidement au cauchemar. B. Barry, une adolescente de 16 ans résidant avec sa mère à Grand-Médine, pensait vivre une simple histoire de cœur. Depuis un mois, elle fréquentait le nommé A. O. Sylla, un coiffeur de 19 ans établi à Pikine Guinaw-Rails. Mais ce qui devait être une simple invitation à passer la soirée dans la chambre du jeune homme va basculer dans l’horreur.
​À partir de la nuit du mardi 2 juin, la jeune fille disparaît des radars. Selon le journal, entre les quatre murs de cette chambre de Guinaw-Rails, le piège se referme.
L'adolescente est privée de sa liberté et soumise aux désirs brutaux de son hôte.
​Pendant deux longs jours, sa mère, K. Diallo, une commerçante digne et inquiète, remue ciel et terre pour retrouver sa fille. Lorsqu'une information cruciale lui parvient, indiquant que la mineure est sequestrée dans chez un jeune homme, dans la banlieue de Pikine. Elle n'hésite pas. Le jeudi 4 juin, elle pousse les portes du commissariat d'arrondissement de Guinaw-Rails pour porter plainte.
Aussitôt la Brigade de recherches se met en branle et fait une descente brusque sur les lieux indiqués. L’intervention se passe vite. Sur place, les policiers découvrent la jeune B. Barry, traumatisée, séquestrée dans la pièce. Le mis en cause, A. O. Sylla, est immédiatement interpellé.

​Des aveux accablants et un constat médical sans appel

​Face aux enquêteurs, le jeune coiffeur n’a pas tenu bien longtemps. Ses déclarations se sont révélées particulièrement accablantes pour son propre sort. S'il a d'abord tenté de draper l'affaire dans le tissu d'une « relation amoureuse » consentie, il a fini par passer aux aveux, confessant avoir imposé des rapports sexuels à la victime à six reprises durant ces deux jours d'isolement.
​Toujours d'après le quotidien de Igfm, une réquisition médicale a été adressée au gynécologue du Centre de Santé Dominique de Pikine. Le rapport médical est venu confirmer l'horreur subie par l'adolescente. Les examens cliniques font état d'un or***ce vaginal béant, marqué par des lésions anciennes et une déchirure récente, preuves irréfutables de la répétition des abus subis.
​ A. O. Sylla a été placé en garde à vue. Il devra répondre des chefs particulièrement lourds de détournement de mineure, séquestration et viol.

AEE Power : le Parquet financier révèle trois procédures liées à des soupçons de faux, d’escroquerie et de détournement ...
05/06/2026

AEE Power : le Parquet financier révèle trois procédures liées à des soupçons de faux, d’escroquerie et de détournement de fonds

Le Pool judiciaire financier a levé un coin du voile sur plusieurs dossiers impliquant les sociétés AEE Power. Dans un communiqué publié ce 4 juin 2026, le Parquet financier fait état de plaintes croisées, d’enquêtes en cours et de soupçons portant sur des faux documents administratifs, des tentatives d’escroquerie et d’éventuels détournements de deniers publics.
Le Parquet financier a apporté des précisions sur l'état d'avancement de plusieurs procédures judiciaires concernant les sociétés AEE Power, à la suite d'informations largement relayées ces derniers jours.
Selon le communiqué, l'affaire remonte au 17 septembre 2024 lorsque l'administrateur de la société espagnole AEE Power EPC SAU, par l'intermédiaire de ses avocats, avait saisi le Doyen des juges du Tribunal de grande instance de Dakar d'une plainte avec constitution de partie civile. Cette plainte visait l'administrateur de AEE Power Sénégal, le Project Manager de la société ainsi que AEE Power Sénégal elle-même pour des faits présumés de tentative d'escroquerie, de faux et usage de faux en écritures administratives et de manœuvres frauduleuses.
Après le dessaisissement du Doyen des juges d'instruction, le dossier a été transmis au Procureur de la République financier qui, le 23 mars 2026, a saisi un juge d'instruction pour la poursuite des investigations.
Mais ce n'est pas le seul dossier concernant cette société. Le Parquet révèle qu'une autre enquête avait déjà été ouverte le 6 janvier 2025 à la Division des investigations criminelles (DIC), à la suite d'une plainte déposée par l'Agent judiciaire de l'État.
Dans cette procédure, les enquêteurs s'intéressent à des faits présumés de faux et usage de faux en écriture administrative liés à l'utilisation d'une quittance jugée fictive d'un montant de 918 339 800 francs CFA. Ce document aurait été utilisé dans le cadre de l'enregistrement du contrat liant AEE Power EPC à l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER).
Considérant les liens étroits entre les deux dossiers, le même juge d'instruction a été saisi afin d'examiner une éventuelle jonction des procédures.
Le communiqué révèle également l'existence d'un troisième volet. En octobre 2025, l'ancien ministre Thierno Alassane Sall a déposé une plainte contre X auprès du Parquet financier pour des faits présumés de faux, usage de faux et détournement de deniers publics.
À la suite de cette plainte, la Section de recherches de Dakar a été saisie, par soit-transmis en date du 24 octobre 2025, pour mener une enquête approfondie. Les investigations se poursuivent actuellement afin de déterminer les responsabilités éventuelles et de faire toute la lumière sur les faits dénoncés.
Par cette communication, le Parquet financier confirme ainsi que plusieurs procédures distinctes mais connexes sont en cours autour du dossier AEE Power, un dossier aux multiples ramifications qui continue de mobiliser les services d'enquête et l'autorité judiciaire.

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