Splann - Lanceur d'enquêtes

Splann - Lanceur d'enquêtes Son siège est établi à Guingamp, dans le Trégor (Côtes-d’Armor).

{Fr} Premier média indépendant entièrement dédié à l'enquête en Bretagne, parrainé par Disclose

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En accès libre | infolettre gratuite | financé par vos dons | splann.org 🔍 « Splann ! » est une association de loi 1901 dont l’objet est de produire des enquêtes journalistiques d’utilité publique en Bretagne et dans le monde, en français et breton. Depuis mai 2022, le site splann.org est reconnu en tant que service de presse en ligne par la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).

Nous sommes heureux de participer à l'édition des 40 ans de la foire Biozone, la rencontre régionale de l'écologie, à Gu...
12/09/2026

Nous sommes heureux de participer à l'édition des 40 ans de la foire Biozone, la rencontre régionale de l'écologie, à Guerlédan (22). 🌻

✨️À 11 h – Alain Miossec participe à une table ronde radio enregistrée en public. Un échange axé sur le thème « Les médias indépendants, un journalisme de résistance ».

Ce débat est co-animé par Morgan Large (Radio Kreiz Breizh) et Gaël Le Du (Radio Bro Gwened), en présence de journalistes de Reporterre et Lisbeth.

✨️À 16 h – Caroline Trouillet intervient lors de cette autre rencontre citoyenne. Une discussion transversale autour des engagements écologiques actuels, animée à nouveau par Morgan Large, aux côtés de la journaliste Juliette Duquesne et de Romane Rozencwajg (porte-parole du collectif Rafu).

Vous pourrez repartir avec des livrets d'enquête !

👉 Pratique 4 € par adulte 2 € tarif réduit ; entrée gratuite pour les moins de 20 ans. Garderie sur place. Restauration (halle gourmande et restaurant) et buvette sur place.

Imprimer 🖨 Pdf 📄 eBook 📱Samedi 12 et dimanche 13 septembre, la foire régionale biologique Biozone se déroulera à Mûr-de-Bretagne (22). Pour cette édition 2026, la 40ème, 190 exposants seront présents de 10 à 18h, pour ce qui est la plus grande foire bio de Bretagne. Cette année, le...

Le parquet de Saint-Brieuc élargit ses investigations concernant l'activité de la mine Imerys de Glomel, à la suite des ...
11/09/2026

Le parquet de Saint-Brieuc élargit ses investigations concernant l'activité de la mine Imerys de Glomel, à la suite des révélations de Splann - Lanceur d'enquêtes concernant l'exposition des ouvriers à des poussières toxiques. 💥

« L'enquête évolue et investigue sur de nouvelles infractions. Elle était actuellement sur le volet environnement et santé publique. Avec ce nouveau signalement concernant la santé/sécurité au travail, de nouvelles infractions vont être recherchées dans ce domaine », a indiqué à l'AFP le parquet de Saint-Brieuc.

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Le parquet de Saint-Brieuc, qui a ouvert en avril une enquête pour pollution des eaux visant une carrière exploitée par la multinationale Imerys dans les Côtes-d'Armor, a annoncé vendredi l'avoir élargie…

L'esprit de résistance souffle toujours sur les monts d'Arrée. Plusieurs maires appellent leurs administrés à les rejoin...
11/09/2026

L'esprit de résistance souffle toujours sur les monts d'Arrée. Plusieurs maires appellent leurs administrés à les rejoindre au sommet du Roc'h Trédudon, dimanche 20 septembre, à 10 h, pour manifester contre le déclassement de leur commune des zones vulnérables aux nitrates. 💧

Le 6 juin, nous révélions l'alerte donnée par l'Établissement public chargé de l'aménagement et de la gestion du bassin versant de l'Aulne et de l'Hyères (Epaga). Dans un document de huit pages adressé aux élus, le syndicat mixte s'alarmait d'une « mise en danger de la ressource au sein du château d’eau du Finistère ».

En cause, un projet d'assouplissement des règles d'épandage pour les communes de Berrien, Botmeur, Brasparts, Brennilis, La Feuillée, Huelgoat, Lopérec, Plouyé et Saint-Rivoal.

Ce projet est devenu réalité, en plein cœur de l'été, après la signature d'un arrêté par le préfet coordinateur du bassin Loire-Bretagne, basé à Orléans. Une décision prise au terme d'une consultation publique lors de laquelle 90 % des près de 300 contributeurs avaient exprimé un avis défavorable, dont l'Epaga ou le Parc naturel marin d'Iroise.

De quoi susciter une vague d'indignation contre ce recul en matière de protection de l'environnement, vécu à la fois comme une forme de mépris de la part du pouvoir central et comme une préférence donnée aux pratiques agricoles les plus polluantes.

À la tête du conseil municipal de Berrien depuis le printemps, Sylvie Manzoni dit à « Splann ! » redouter un effet d'appel d'air. Des éleveurs soumis à des règles plus strictes chez eux pourraient venir déverser du lisier dans les monts d'Arrée, annihilant les efforts menés localement pour faire baisser la pression azotée.

Si la polémique alimente les discussions depuis trois bons mois au pied des sommets chauves du massif armoricain, elle était restée contenue aux marchés, cafés et réseaux sociaux.

En se réunissant ceints de leur écharpe tricolore près de l'antenne du Roc'h Trédudon, lieu chargé politiquement s'il en est, ces maires espèrent rehausser le rapport de force avec l'Etat. Avant d'engager peut-etre des recours auprès de la juridiction administrative.

Celia Izoard était sur le plateau de TVR La chaîne, ce jeudi soir. Notre journaliste a présenté son enquête sur les pous...
10/09/2026

Celia Izoard était sur le plateau de TVR La chaîne, ce jeudi soir. Notre journaliste a présenté son enquête sur les poussières toxiques respirées par des ouvriers de la mine Imerys de Glomel. 📺

« La mine à l'heure du néolibéralisme, c'est une mine dans laquelle les mineurs n'ont pas le statut de mineurs. Comme à Glomel, où ce sont de simples travailleurs de carrière. Et où il y a encore la silicose, sauf qu'on n'en parle pas », a déclaré l'autrice de « La Ruée minière au XXIe siècle » (Seuil, 2024).

Le premier à briser le silence s'appelle Cédric Gouagout. Gravement malade après avoir passé seulement quatre mois dans le « bain permanent de poussière » du site centre-breton, l'ex-salarié se trouve en situation de précarité. Il a décidé de poursuivre Imerys et l'agence d'intérim Manpower pour faire reconnaître la « faute inexcusable de l'employeur ».

Son combat permet aussi d'informer la population que les poussières sont classées cancérogènes. « Des cancérogènes dangereux classés niveau 1 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), il n'y en a pas beaucoup. C'est le plutonium, l'arsenic, l'amiante », conclut Celia Izoard dans cette interview.

D'autres anciens travailleurs témoignent dans notre enquête, à découvrir en accès libre sur notre site. Un travail mené en toute indépendance, grâce à vos dons. 👊

[👉 Lire notre enquête : https://splann.org/enquete/mines/imerys-glo...

10/09/2026

Des intérimaires qui « mangent » littéralement la poussière. Des salariés qui quittent l’usine comme on arrête « un poison ». Celia Izoard a recueilli pour « Splann ! » des témoignages et des documents inédits qui documentent les conditions de travail ayant poussé un ancien ouvrier de la mine Imerys de Glomel à saisir la justice. 💥

Marcher sur un centimètre d’une poudre qui ressemble à s’y méprendre à de la farine. Manger littéralement de cette poussière. Ce tableau brumeux fut celui des conditions de travail de Michel, Cédric, Nicolas ou Renaud. Des hommes qui, toute leur carrière ou le temps d’une mission d’intérim, ont travaillé dans les ateliers de la mine d'andalousite de Glomel, en Centre-Bretagne.

Sauf que de farine, ils ont inhalé de la poussière à haute teneur en silice cristalline alvéolaire. Une substance classée « agent chimique dangereux » par le Code du travail. Cancérogène. Pouvant provoquer des lésions irréversibles aux poumons.

Reconnu travailleur handicapé, Cédric Gouagout, a saisi la justice. Soutenu par l'association d'aide aux lanceurs d'alerte Climate Whistleblowers, cet ancien ouvrier intérimaire a obtenu une audience devant le pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Brieuc, le 8 octobre, pour faire reconnaître une « faute inexcusable de l'employeur ».

Il pourra notamment s’appuyer sur ces deux contrôles, réalisés entre 2021 et 2023 par l’Apave, un organisme payé par Imerys. Des notes internes montrent que les valeurs limites d’exposition des travailleurs étaient dépassées sur de nombreux postes.

Des contrôleurs de la direction régionale de l’environnement (Dreal), ont également constaté des entorses règlementaires, fin janvier 2026.

Imerys est soutenue par l'État pour la création d'une méga-mine de lithium en Auvergne. En mars 2026, nos révélations sur des déversements de produits chimiques sur son site de Glomel ont entraîné l'ouverture d'une enquête judiciaire par le parquet de Saint-Brieuc.

👉 Grâce à vos dons, cette enquête est disponible en accès libre sur splann.org et chez nos partenaires Mediapart, Reporterre et Ya!.

Le tribunal correctionnel de Brest a prononcé ce lundi la relaxe de Maël de Calan. Le président du conseil départemental...
07/09/2026

Le tribunal correctionnel de Brest a prononcé ce lundi la relaxe de Maël de Calan. Le président du conseil départemental du Finistère et son directeur de l'emploi étaient poursuivis pour « harcèlement moral institutionnel » à la suite d'une citation directe de la CGT et de six allocataires du revenu de solidarité active (RSA). ⚖️

Les plaignants dénonçaient un durcissement des contrôles, soulignant la chute du nombre de bénéficiaires du RSA, passés de 18 000 en 2021 à 13 500 en 2025. Ils n'ont toutefois pas convaincu les juges de l'existence d'un parallèle avec les méthodes de management utilisées chez France Télécom, pour lesquelles plusieurs cadres ont été définitivement condamnés en 2025.

« Le tribunal m'a donné raison, c'est une victoire politique contre la CGT. Le plan RSA sort renforcé de cette épreuve », s'est réjoui Maël de Calan.

Le leader de la droite locale, porte-parole d'Édouard Philippe pour la présidentielle, promet que ce plan « inspirera la réforme de notre modèle social autour de la valeur travail ». Une position déjà affirmée la 27 août lors de la diffusion, dans « Le Télégramme », d'une enquête d'opinion commandée à l'Ifop par la majorité départementale pour accréditer l'idée d'un large soutien populaire.

Maël de Calan espérait également faire condamner la CGT pour procédure abusive. Le tribunal n'a pas donné suite à cette demande.

« Le tribunal a considéré que l'infraction pénale n'était pas suffisamment caractérisée, mais l'absence de dommages et intérêts montre qu'il reconnaît la légitimité de la plainte », soutient Me Carpentier, qui plaidait pour la CGT.

« Une centaine de témoignages font état de souffrances. Il n'y a pas de harcèlement moral institutionnel, mais il y a quelque chose de grave, maintient le secrétaire général de la CGT du Finistère, Ludovic Morin. Une enquête du Défenseur des droits est ouverte et le décret-sanctions est aussi attaqué sur le plan national. »

Des plaignants, dont Cécile Weyer, maraîchère rencontrée par « Splann ! » au printemps, souhaitent poursuivre leurs démarches devant la juridiction administrative.

Ludovic Morin s'évitera par ailleurs un nouveau déplacement devant le tribunal, Maël de Calan ayant renoncé à le poursuivre en diffamation.

06/09/2026

À Hanvec, dans le Finistère, le CFA de Kerliver fait sa rentrée dans une drôle d’atmosphère. Ce lieu emblématique de l’agroécologie, installé sur 40 hectares et reconnu pour ses pratiques environnementales, accueille peut-être des étudiants pour la dernière fois après 142 ans d'existence. 🌱

Un déficit de 360 000 €, une baisse des effectifs et l'absence de transports scolaires ont poussé la Région Bretagne à transférer progressivement les formations de l'école vers les lycées agricoles publics de Châteaulin et de Morlaix. Mais pour les personnels mobilisés, ce choix est loin d’être une simple réorganisation comptable.

Licenciements, contrats non renouvelés, souffrance au travail, sentiment de ne pas avoir été entendus… et surtout une question : que perd-on lorsqu’on ferme un lieu où l’on forme autrement aux métiers de l’agriculture et du paysage ?

« On apprend à travailler sur des petites surfaces, avec peu d'investissement pour désendetter les paysans. Le transfert à Morlaix, au cœur du bassin légumier, ça change aussi la philosophie du projet », défend Arnaud Madec, qui enseigne le maraîchage.

Alors que le réchauffement climatique impose de repenser nos modèles agricoles, certains s’interrogent : est-ce vraiment le moment de faire disparaître un lieu qui expérimente justement d’autres façons de produire et de transmettre ?

Une info abordée par Pierre-Yves Bulteau et Clément Samson dans notre récap’ d'août, en coproduction avec Radio BOA.

Cette émission est disponible en intégralité sur YouTube et sur la plupart des plateformes de podcasts (abonnez-vous !). 🎧

Le préfet de la région Centre-Val de Loire a signé le 31 juillet l'arrêté portant désignation des zones vulnérables à la...
05/09/2026

Le préfet de la région Centre-Val de Loire a signé le 31 juillet l'arrêté portant désignation des zones vulnérables à la pollution par les nitrates d'origine agricole dans le bassin Loire-Bretagne. La liste des communes parue le 3 août exclut Berrien, Botmeur, Brasparts, Brennilis, La Feuillée, Huelgoat, Lopérec, Plouyé et Saint-Rivoal. 💧

« Cet arrêté va faciliter l'épandage dans les parcelles agricoles des monts d'Arrée, alors que ces communes sont en tête de bassin pour l'approvisionnement en eau potable du Finistère. Avec les élus des monts d'Arrée, nous avons tout bonnement été méprisés par les services de l'État », s'indigne la députée PS Mélanie Thomin.

« Personne n'a pris son téléphone pour appeler les élus du Finistère », poursuit la parlementaire dans une vidéo publiée vendredi sur sa page Facebook. Elle appelle les habitants à la mobilisation contre « une mesure de régression, symbole de la reprise de pouvoir de l'Etat sur la gestion locale de l'eau ».

Ce projet de révision avait stupéfait les membres de l'EPAGA - Bassin versant de l'Aulne et de l'Hyères. Dans une note révélée par « Splann ! » le 6 juin, son comité syndical s'alarmait d'une « mise en danger de la ressource au sein du château d’eau du Finistère ». Dix jours plus t**d, il avait rendu un avis défavorable à l'unanimité.

L'Autorité environnementale avait conforté la position des élus. Dans son avis, cette instance indépendante souligne le risque de « report d'épandages ou d'exportations d'effluents depuis des secteurs voisins plus contraints » qui « pourrait compromettre la poursuite des résultats significatifs obtenus ces dernières années ».

« La proposition de déclassement a suscité une forte opposition locale, notamment de la part de très nombreux particuliers, mais aussi d'élus, de syndicats de l'eau, d'associations et de certains agriculteurs », reconnaît la préfecture dans son bilan de la consultation. Plus de 90 % des contributions (293 au total) ont plaidé pour le maintien du classement.

À rebours de cette avalanche d'avis négatifs, la FDSEA du Finistère se félicitait d'avance d'une « première reconnaissance des efforts réalisés ». Contestant la méthodologie retenue, le syndicat d'exploitants majoritaire estimait même que « cette évolution demeure insuffisante ».

Après réexamen, la proposition initiale de l'État a été conservée. Raison invoquée : des valeurs en nitrates durablement inférieures aux seuils réglementaires dans les masses d'eau associées à ces communes.

« Ces communes feront l’objet d’une vigilance des services de l’État et d’un suivi par les acteurs du territoire, afin de s’assurer que ce déclassement n’induise pas une modification des pratiques défavorables à la qualité de l’eau. Un reclassement éventuel en cas de dégradation avérée sera toujours possible lors de la prochaine révision du zonage », indique la préfecture.

Pas de quoi rassurer les principaux concernés. Dans un courriel adressé aux membres du comité syndical, le président de l'Epaga, Gaël Calvar, dénonce un « passage en force ». « Nous étudions les voies de recours envisageables pour défendre la cohérence territoriale du bassin versant de l'Aulne », conclut le maire de Port-Launay.

Nous donnons rendez-vous aux Glomeloises, aux Glomelois et plus largement à tous les habitants de la région de Rostrenen...
03/09/2026

Nous donnons rendez-vous aux Glomeloises, aux Glomelois et plus largement à tous les habitants de la région de Rostrenen, jeudi 10 septembre, pour une réunion publique autour des conséquences sanitaires de l'exploitation minière. 😷

Depuis plus de deux ans, notre rédaction enquête sur l'activité de la plus grande mine à ciel ouvert de France. Connue localement comme « la carrière de Guerphalès », ce site ouvert dans les années 1970 pour exploiter l'andalousite marque de son empreinte le territoire au point d'être presque devenu familier.

Presque, car derrière les verses de déchets, au fond des fosses et sous les hangars se cache une histoire bien moins connue.

Nous avons révélé le déversement de plusieurs milliers de litres de produits chimiques lors d'une opération ordonnée par la direction en 2021. Suspectant une pollution intentionnelle, le parquet de Saint-Brieuc a ouvert une enquête au printemps.

Quelques semaines plus t**d, le directeur d'Imerys Glomel a reconnu que la mine avait rejeté 15 000 m³ d'effluents acides dans le ruisseau du Crazius durant l’hiver.

Cet été, le préfet des Côtes-d'Armor a signé deux arrêtés portant prescriptions complémentaires à la suite des rapports d'inspection mettant en évidence de nouvelles contaminations du milieu naturel.

Lors de cette soirée organisée par Climate Whistleblowers, ONG française assistant des lanceurs d'alerte, notre journaliste Celia Izoard présentera les résultats chocs d'une enquête à paraître et dont nous voulons discuter sur place, avec vous.

Des spécialistes des risques sanitaires et miniers seront également présents pour répondre à vos questions.

👉 Pratique : salle des fêtes de Trégornan, à Glomel, jeudi 10 septembre à partir de 21 h.

Le conseil d'administration de The Land a acté lundi 31 août le placement en cessation d'activité de l'établissement d'e...
02/09/2026

Le conseil d'administration de The Land a acté lundi 31 août le placement en cessation d'activité de l'établissement d'enseignement supérieur. Une fermeture annoncée une semaine avant la rentrée aux principaux intéressés. 🎓

Des étudiants ont trouvé porte close, mardi matin, rue Fernand-Robert, à Rennes. « Le directeur Jean-Marc Esnault s’est volatilisé ainsi que tout le corps pédagogique. Nous ne pouvons communiquer avec personne sur le campus », témoigne Thaïs dans un avis Google aux airs de bouteille à la mer.

La nouvelle est tombée par courriel. « Cette décision, prise dans un contexte contraint, entraîne l'arrêt immédiat de l'ensemble des activités pédagogiques », écrit la direction dans un message révélé par Le Télégramme que nous avons pu également consulter.

Seules les épreuves prévues en septembre et permettant aux étudiants de Master 2 de valider leur diplôme seront menées à leur terme, apprend-on dans cette courte missive. L'accompagnement de la direction et des équipes vers des solutions alternatives sera réalisé « dans la limite des possibilités actuelles ».

Signe avant-coureur ? La chargée de communication de l'établissement avait annoncé son départ il y a trois mois sur LinkedIn.

Les représentants du personnel ont découvert l'état des finances de The Land quelques jours avant la rentrée 2025. Le déficit pour l'exercice 2023-2024 s'élevait à 1,2 M€, contre 75 000 € attendus au budget prévisionnel.

Deux mois plus t**d, le ministère de l'Agriculture a prononcé la sortie du giron de The Land des lycées agricoles du groupe catholique Saint-Exupéry situés à Rennes, Vitré et La Guerche-de-Bretagne, au grand soulagement des personnels du secondaire. Ils avaient fait grève en 2024 pour réclamer la démission de Jean-Marc Esnault, accusé d'invisibiliser leurs formations au profit d'un projet mercantile.

« On craignait que ça se casse la figure. On voyait bien que financièrement ça partait en vrille », rembobine Jean-Romain Chapy, prof' au lycée agricole de Vitré et délégué syndical CGT dans l'établissement.

De nombreuses questions restent toutefois en suspens, dont celles sur l'utilisation des fonds. En avril, nous révélions que l'argent prévu pour la gestion des lycées aurait servi à des dépenses de communication ainsi qu'à des opérations immobilières servant les intérêts de The Land. Les élus du personnel vont demander la tenue d'un CSE extraordinaire.

Adresse

3, Place Du Champ-au-Roy
Guingamp
22200

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