22/08/2026
Chères Harnésiennes et chers Harnésiens, chères Lectrices, chers Lecteurs,
Quand il lui prend le bras, c'est pas pour la faire danser. Elle repense à la mairie, cette décision qu’elle a prise. À cette après-midi où elle avait fait sa valise (…) Après la dernière danse, elle s'est pas relevée. Ah, elle aurait dû y aller ! Elle aurait dû le faire ! Crois-moi ! Dommage, STROMAE, Olivio Ordonez, Florian Ordonez, Bigflo & Oli, album La vraie vie (2017 chez Polydor).
Parfois dans la vie, de mauvaises choses peuvent faire naître de bonnes idées.
La nouvelle majorité a envoyé un recommandé à l’association Avenir des cités pour l’expulser de ses nouveaux locaux. Le 16 juillet 2026, un rassemblement pacifiste a eu lieu afin de soutenir l’association, et cette dernière a refusé de rendre les clés du local.
Cette même journée, Anthony Garénaux Glinkowski a annoncé, en interview, sa volonté de donner le local à une association d’aide aux femmes victimes de violences conjugales.
Les événements autour du ciné-débat et la création précédente d'une association g**s et lesbiennes du bassin minier, créée le 13 mai 2026 et dissoute le 17 juillet par Thomas Menuge, adjoint à l’urbanisme et à la communication à Harnes comme président, Valérie Marcos, première adjointe à Liévin comme vice-présidente,
Alexis Audant, conseiller municipal d’opposition aux côtés du député Bruno Clavet, à Lens comme trésorier, Dorian Damiens, élu aux côtés de Steeve Briois à Hénin-Beaumont comme secrétaire. Tous sont membres actifs et élus RN. Cela nous permet d'avoir un doute raisonnable face à la véracité des paroles d’ Anthony Garénaux Glinkowski sur cette association de femmes victimes de violences.
Pourtant, au niveau de l'État, il y a des dispositifs et des conventions qui n’ont pas été votés par le RN.
Les violences faites aux femmes, c'est aussi empêcher les femmes concernées par des grossesses d'accéder à une information claire et à une aide au choix pour ce qui est de l'avortement, et nous pouvons déplorer que le RN n'aille pas dans ce sens et s’attaque aux plannings familiaux.
Il y a encore beaucoup d'éléments à ajouter comme le temps partiel subi par des travailleuses pauvres (agences d'entretien, caissières, etc.) payées au SMIC. Jordan Bardella a voté contre la revalorisation du SMIC.
Il y a aussi des droits spécifiques pour les migrantes prostituées qui sont à mettre en œuvre en France et dont on ne parle que trop peu, cf. fondation Scelles.
Un autre point auquel je suis extrêmement sensible, c’est la prévention auprès des jeunes filles afin de renforcer la mixité dans les secteurs scientifiques, technologiques et industriels, en donnant aux jeunes filles les clés pour s’orienter vers les métiers d’ingénieure et de technicienne comme l’association Elles bougent, avec laquelle j’ai beaucoup de liens. Le Rassemblement national refuse de défendre la parité et s'oppose aux droits des femmes. Malgré les efforts de Jordan Bardella pour attirer un électorat féminin, le RN a été constaté comme le premier parti en nombre de députés à l'Assemblée s'opposant aux droits des femmes. Les députés RN ont voté contre le projet de loi pour renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, malgré l'adoption de la loi par l'Assemblée nationale. Cette opposition est une dégradation des droits des femmes et une manipulation pour attirer un électorat féminin.
Cependant, le directeur d’Avenir des cités, conscient qu’une telle association serait d’utilité publique pour Harnes, a indiqué qu’il serait favorable à partager les locaux.
L’idée de Sadek me semble très adéquate. Pourquoi ? Dans beaucoup d’affaires de violences conjugales, les enfants sont une arme contre le parent victime et l’enfant n’en sort pas indemne.
Avoir une association d’aide aux femmes victimes de violences permettrait de renforcer l’accompagnement de proximité. Les victimes bénéficieraient d’une aide psychologique adéquate, d’une expertise juridique, d’un suivi. Cette association coordonnerait efficacement les actions locales de sécurité et de solidarité. Les enfants seraient également avec des professionnels qui pourront leur apporter le soutien dont ils ont besoin.
Cette association pourrait également faciliter l’accueil d’urgence des victimes.
Cette association permettrait à la ville de s’inscrire concrètement dans les politiques publiques de lutte contre les violences faites aux femmes.
Chères Harnésiennes et chers Harnésiens, j’aimerais lancer une discussion ouverte pour savoir qui serait pour la création d’une telle association dans notre ville. Vous avez donc également la possibilité d’exposer vos idées et vos vues sur le sujet. J’aimerais donc connaître votre avis, qui n’est pas forcément le mien, que je sais constructif et respectueux du débat.
Petit hommage :
Le féminisme n'est pas une bataille annexe. Il ne constitue pas un positionnement politique opportun, un outil de communication médiatique, un devoir d'opinion. Non, il se situe au coeur de tout
Sandrine,
Pour Harnes libre.
(Image générée par IA)