14/02/2026
Moi, quand j’achète un livre, c’est uniquement pour son propos, pour sa thèse et son érudition, pour la justesse de son style, l’intensité de ses personnages.
Sauf que ce n’est pas vrai du tout.
J’aime le livre quand il est joliment joli, quand le papier bruisse, quand les couleurs me réchauffent, quand il fera, et j’en salive d’avance, de l’effet sur mes étagères.
Voilà pourquoi, à l’occasion de la Saint-Valentin, me baladant en famille dans les rayons de ma librairie préférée (coucou ), la décision d’achat s’est prise sans aucune hésitation devant cet objet-livre magnifique et pensé dans le détail, me permettant de découvrir la proposition artistique d’Aisha Franz : Work-Life Balance.
Au-delà du travail d’édition remarquable, j’ai d’abord été frappé par le dessin artistement simpliste, presque naïf, sublimé par une colorimétrie douce-amère très juste d’équilibre.
Puis est venu le questionnement, un peu superficiel à mon goût, via les trajectoires d’Anita, Rex et Sandra, sur certains de nos défis professionnels contemporains : la fausse bienveillance déguisant la vraie violence, les pratiques voraces et la domination du plus fort qui demeurent mais un peu plus feutrées, maintenant que les entreprises sont à mission et que les chaussures se retirent à l’entrée.
Et que faire face à cela, quand les horizons sont bouchés, qu’on se sent piégé, qu’on lutte à s’en épuiser dans cette vie en toile d’araignée ?
On parle et on continue à vivre, avec des petites ou grandes actions, bonnes ou mauvaises, spontanées ou préméditées. C’est tout.
L’artiste nous rappelle avec douceur qu’il ne semble pas y avoir de réponse en dehors de soi et certainement pas dans le cabinet du Dr Sharifi, psychologue aussi inutile que mémorable.
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