06/01/2026
Amis ou client, voici comment fonctionne l'atelier en 2026 : inflation, ajustements tarifaires et réalité de l’atelier
Depuis le lancement officiel de mon activité en décembre 2021, j’ai toujours suivi une ligne claire :
👉 travailler au juste prix,
👉 sans exploiter la passion des collectionneurs,
👉 sans jouer sur la rareté ou l’émotionnel.
Beaucoup d’entre vous me connaissent aussi autrement que comme “un réparateur” :
au détour d’une convention, derrière un stand, autour d’une console ouverte.
Il y a la passion, l’échange, parfois même une forme d’amitié.
Mais aujourd’hui, en 2026, il est important pour moi de poser les choses clairement.
📈 L’inflation vue depuis un atelier rétro
Ces dernières années (2024–2025), le contexte économique a profondément changé.
Concrètement, cela signifie :
une hausse continue du prix des composants électroniques,
des fournisseurs européens devenus beaucoup plus chers,
une TVA non récupérable en tant que micro-entrepreneur,
des coûts en hausse sur l’outillage, les consommables, l’énergie et la logistique.
Pendant longtemps, j’ai absorbé ces augmentations pour rester accessible.
Par choix.
Par respect.
Mais soyons honnêtes entre nous :
👉 rester artificiellement bas n’est pas viable sur le long terme.
En convention, beaucoup me l’ont dit très franchement :
« Tes tarifs sont bas. »
C’est vrai.
Mais être “pas cher” ne suffit pas à :
faire tourner un atelier,
investir dans du matériel sérieux,
garantir une activité durable et de qualité.
🧰 Pas de prise en charge opaque, mais des forfaits clairs
Je tiens aussi à clarifier ma façon de travailler.
👉 Je ne fonctionne pas avec un tarif de prise en charge unique,
auquel viennent ensuite s’ajouter, au fil de la réparation, une multitude de coûts.
C’est un modèle que l’on rencontre parfois :
un prix d’entrée attractif,
puis des ajouts successifs (diagnostic, temps, options),
et au final une facture bien plus lourde que prévu.
De mon côté, j’ai fait un autre choix depuis le début :
➡️ des forfaits définis,
➡️ des prestations identifiées,
➡️ une facturation basée sur le travail réellement effectué, expliquée à l’avance.
Je préfère être transparent dès le départ
plutôt que de créer des mauvaises surprises à la fin.
🤝 La “parenthèse amis” : une limite désormais claire
C’est un point délicat, mais nécessaire.
Pendant longtemps, j’ai accepté ce que j’appelle la parenthèse amis :
passer un dossier plus vite, regarder “entre deux”, rendre service parce qu’on se connaît.
Même quand ce n’est jamais dit clairement,
👉 il existe presque toujours une attente implicite de priorité.
Et le problème n’est pas l’intention —
c’est l’impact :
les autres clients attendent plus longtemps,
l’atelier se désorganise,
et moi, je compense.
Aujourd’hui, le cadre est clair :
➡️ amis, connaissances, clients : tout le monde passe par le même processus,
➡️ même file d’attente,
➡️ mêmes délais,
➡️ même rigueur.
Ce n’est pas un manque de respect.
C’est la seule façon d’être juste avec tout le monde.
⏱️ Temps, présence et réalité du métier
Depuis le début de mon activité, je ne mets pas beaucoup le nez dehors.
Chaque heure passée hors de l’atelier est une heure :
où je ne répare pas,
où les dossiers s’accumulent,
où les délais s’allongent,
où les clients s’impatientent.
À part mon sport, entre midi et deux (vital pour tenir),
👉 tout mon temps est consacré à l’atelier.
Même les “petits moments” — café, passage rapide, discussion —
ont un coût invisible mais bien réel.
⚠️ “Ce ne doit pas être grand-chose” : une illusion
Il y a une phrase que j’entends souvent :
« Oh, ce ne doit pas être grand-chose… »
Mais en électronique ancienne, rien n’est jamais “pas grand-chose”.
Chaque panne est différente.
Chaque machine a son histoire.
Chaque diagnostic demande :
du temps,
des tests,
parfois des heures de recherche.
Au début, j’acceptais de passer 10, 15, parfois 20 heures sur des pannes complexes.
Par passion.
Par défi.
Mais le constat est simple :
👉 énormément de temps investi,
👉 une rémunération dérisoire,
👉 et un impact énorme sur tout le reste.
🔧 Évolution du cadre en 2026
À partir de maintenant, sauf panne clairement identifiée et connue :
➡️ je vais refuser les pannes trop complexes ou trop chronophages,
➡️ comme je le fais déjà sur certaines Neo·Geo,
➡️ sauf challenge personnel assumé.
Ces pannes sont la première cause de re**rd interne :
elles bloquent l’atelier et pénalisent tous les autres dossiers.
Ce n’est pas un renoncement.
C’est une décision pour durer.
⚠️ Ajustements tarifaires en 2026
En 2026, certains tarifs évolueront progressivement.
👉 Une évolution est immédiate :
le tarif des devis et recherches de panne.
Ce temps d’analyse mobilise :
de l’expertise,
du matériel,
des heures de travail réel.
Comme indiqué dans mes CGV 2026 :
📌 tout travail engagé est dû,
même si la réparation n’aboutit pas.
C’est la réalité du métier sur du matériel ancien.
🛠️ Une éthique inchangée
Malgré tout ça, une chose ne changera pas :
➡️ je ne pratique pas des tarifs parisiens,
➡️ je ne facture pas à la tête du client,
➡️ je ne profite pas de la nostalgie.
Je travaille au juste prix :
pour faire durer les machines,
et pour faire durer l’atelier.
❤️ Soutenir l’atelier autrement : Patreon
Pour celles et ceux qui souhaitent soutenir mon travail autrement, j’ai mis en place un Patreon (lien dans les coms)
Rien n’est obligatoire.
Mais ce soutien m’aide concrètement à :
investir dans du matériel électronique,
améliorer mon setup,
produire plus de vidéos et de lives,
préserver des archives audiovisuelles.
👉 Tout ce qui existe aujourd’hui autour de GeekHillZone13 est possible grâce à vous.
Merci sincèrement 🤍
🛠️ Rétro mais pas rouillé – Je redonne vie à vos consoles vintage
— Jericho / GeekHillZone13