24/06/2026
🍃 Reporterre, premier magazine sur l'écologie depuis 1989, publie un article sur la responsabilité politique de la canicule que vous vivons. Lien en bio.
✊Les Éditions Esprit Autonome soutiennent cette critique.
La population souffre.
Pas parce qu'on a coupé trop d'orties dans le jardin et pauvres coccinelles qu'elles sont ne trouvent plus de pucerons à manger,
Pas parce qu'on a pas assez planté d'arbres dans l'idée de faire une forêt comestible,
Pas parce qu'on est pas autonome en électricité et en légumes toute l'année...
La population souffre.
Pas parce que nous ne faisons pas assez d'efforts au quotidien,
Pas parce que nous avons pris la voiture hier au lieu de pédaler sous 40° pour aller à la boulangerie,
Pas parce que hier j'ai acheté une bouteille de lait NON BIO à la petite épicerie du village,
Pas parce que des millions de personnes souffrent de famine dans le monde par manque d'argent et donc de nourriture,
Pas parce qu'il y a tellement de choses à faire et à ne pas faire...
La population souffre parce que les gouvernances qui régissent nos pays et donc nos vies, ces gouvernances ont choisi un autre camp que celui de la Vie, ils ont choisi le camp de l'argent.
Pas celui de la Nature, de la résilience, de la cohabitation, ils ont choisi le pouvoir, l'égo, le pognon, les yachts et les affaires douteuses et illégales.
❤️🩹Les Éditions Esprit Autonome soutiennent ceux qui agissent, qui éditent, qui lisent, qui partagent, qui pensent et qui repensent, qui critiquent, qui soutiennent, qui jardinent, qui donnent, qui aiment, qui vivent, qui cultivent, qui nourrissent, qui prennent soins, qui respectent le Vivant...
Des enfants morts noyés. Des personnes âgées mortes de chaud. Des étudiants et des travailleurs exténués, contraints de s’activer dans la fournaise. La canicule qui touche la France, hors norme tant par son intensité que sa précocité au mois de juin, laisse le pays K.O. L’épuisement et la sidération sont largement partagés. Mais où est la colère ?
Les canicules sont encore vécues aujourd’hui avec fatalisme par une grande partie de la population, comme un aléa que l’on subit en serrant les dents. Elles sont pourtant devenues tout autre chose : une violence générée volontairement, en toute connaissance de cause.
Elles sont le résultat de choix : ceux des dirigeants qui balaient les objectifs climatiques, obnubilés par la sacro-sainte croissance. Cette élite capitaliste hors sol est criminelle ➡️ https://l.reporterre.net/IrR