12/06/2026
Au Mali, l’escorte des convois de ravitaillement est devenue un enjeu majeur à cause de l’insécurité sur les routes, surtout dans le centre et le nord du pays.
Comment ça se passe pour les convois vivres + carburant
1. Convoi mixte FAMa / Wagner : Depuis 2021-2022, les Forces Armées Maliennes sont souvent appuyées par des instructeurs/contractuels russes du groupe Wagner pour sécuriser les axes. Les véhicules blindés maliens ouvrent et ferment la marche.
2. Reconnaissance avant passage : Drones, hélicos de reconnaissance, ou patrouilles légères vérifient la route. L’objectif : repérer d’éventuels IED, embuscades ou barrages.
3. Formation en colonne : Camions-citernes carburant + camions de vivres au centre. Véhicules de combat, pick-ups armés sur les flancs et à l’arrière. Distance entre véhicules pour limiter les dégâts en cas d’attaque.
4. Arrêts sécurisés : Le convoi ne s’arrête que dans des positions sécurisées : camps militaires, postes de contrôle. Pas d’arrêt en rase campagne.
5. Coordination radio : Liaison permanente entre les véhicules et les bases pour appeler des renforts si besoin.
Pourquoi c’est vital
Bamako, Mopti, Gao, Tombouctou dépendent de ces routes pour tout : riz, huile, mais surtout carburant pour groupes électrogènes, hôpitaux, transport. Quand un convoi est bloqué, les prix flambent direct dans les marchés.
C’est une logistique de guerre : lente, protégée, coûteuse. Les FAMa communiquent souvent dessus pour montrer que l’approvisionnement des populations continue malgré les attaques.