12/12/2025
📣𝐏𝐋𝐅𝟐𝟎𝟐𝟔 - 𝐅𝐒𝐄𝐑 : 𝑪𝒐𝒏𝒔𝒆𝒏𝒔𝒖𝒔 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒔𝒂𝒏 : 𝒍𝒆𝒔 𝒔𝒆́𝒏𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒔𝒐𝒖𝒕𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒍𝒆𝒔 𝒓𝒂𝒅𝒊𝒐𝒔 𝒂𝒔𝒔𝒐𝒄𝒊𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆𝒔
Hier, lors de l’examen des crédits de la mission « Médias, livres et industries culturelles », le Sénat a adopté plusieurs amendements convergents visant à rétablir les crédits du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER). Les Locales se félicite de ce choix transpartisan rare : il envoie un signal politique clair en faveur du pluralisme et des médias de proximité, alors que le PLF 2026 prévoyait une baisse de 45 % du FSER, passant de 35,3 M€ à 19,6 M€.
𝐔𝐧 𝐫𝐞́𝐩𝐢𝐭 𝐚𝐫𝐫𝐚𝐜𝐡𝐞́… 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧𝐞 𝐠𝐚𝐫𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟔
Ce vote évite, à ce stade de la navette parlementaire, une coupe massive qui aurait fragilisé brutalement les radios associatives. Pour la deuxième année consécutive, nos parlementaires envoient un signal politique clair en faveur du pluralisme et des médias de proximité. Cependant ces navettes parlementaires révèlent pourtant une mécanique préoccupante : malgré nos demandes de rétablissement d’un FSER au niveau 2024 avec le dépôt de plusieurs amendements visant un retour à 18 M€, la discussion a finalement convergé vers un montant de 15,7 M€, c’est à dire au niveau de 2025. Le secteur respire, mais dans un scénario devenu trop familier, où l’équilibre du FSER se joue à la dernière minute.
“Le FSER n’est pas un ajustement technique : c’est un choix politique. Il mérite de la part du Ministère, une décision claire, forte, assumée et tenue dans la durée et non pas un rattrapage de dernière minute à chaque budget par la représentation nationale.” Jean-Marc COURRÈGES-CÉNAC, co-président des Locales.
𝐋𝐞𝐬 𝐫𝐚𝐝𝐢𝐨𝐬 𝐫𝐮𝐫𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐮𝐥𝐭𝐫𝐚𝐦𝐚𝐫𝐢𝐧𝐞𝐬 : 𝐚𝐧𝐠𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐮𝐛𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟔 ?
L’amendement unique visant à sécuriser la part complémentaire dédiée aux radios rurales et ultramarines n’a pas été adopté voire même été complètement ignoré. Les Locales regrettent particulièrement le sort réservé à cet amendement : un dispositif pourtant utile et défendu par la Ministre de la Culture, désormais impossible à ignorer.
Ce mécanisme, inscrit dans le Plan Culture et Ruralité pour trois ans, appelle une visibilité budgétaire dès 2026. Sans garantie dédiée, le risque est connu : ce fonds peut être ponctionné sur l’enveloppe du FSER, entraînant mécaniquement une baisse pour l’ensemble des radios associatives.
À l’approche des municipales 2026, Les Locales s’interrogent : “Est-ce une occasion manquée ou un renoncement volontaire désormais assumé ?” Comment revendiquer la priorité aux ruralités et aux outre-mer sans sécuriser, en amont, les crédits qui la rendent réelle ?
À budget contraint, ce flou fait peser le risque sur les territoires les plus éloignés des services publics, précisément ceux où les radios associatives assurent une continuité vitale.
𝐔𝐧 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫 : 𝐜𝐞 𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐚𝐛𝐨𝐮𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭
Si ce vote du Sénat constitue un signal fort, il doit désormais être pleinement intégré dans la version finale du budget 2026. Les radios associatives ne peuvent plus vivre sous la menace permanente d’un coup de rabot annuel, au gré des arbitrages administratifs. Le pluralisme médiatique mérite mieux.
“Les radios associatives demandent qu’on arrête de jouer avec leur oxygène. Et elles demandent aussi qu’au cœur de la décision publique, on choisisse enfin : partenaire loyal de la proximité, ou gestionnaire discret du “Budget du silence”. Dans les deux cas, nous, on a choisi : c’est stop.” Sylvain DELFAU, co-président des Locales.
Les radios associatives constituent un réseau essentiel à la cohésion du pays : un service d’intérêt général , indépendant et ancré dans les réalités locales.
Ce vote est certes une nouvelle avancée mais le combat pour garantir la stabilité du FSER ne s’arrête pas ici.
𝐋𝐞𝐬 𝐋𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞𝐬 — 𝐂𝐍𝐑𝐀 𝐞𝐭 𝐒𝐍𝐑𝐋 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐬 — 𝐫𝐞́𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐩𝐥𝐮𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐫𝐚𝐝𝐢𝐨𝐩𝐡𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐨𝐛𝐮𝐬𝐭𝐞, 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭, 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬.
CNRA - Confédération Nationale des Radios Associatives Les Locales