3 C AGRO CONSEIL

3 C AGRO CONSEIL Bienvenue sur le site de 3 C AGRO CONSEIL, MOUGINS

29/06/2025

Le présent projet vise à créer un lieu de loisirs sous forme d’un Jardin extraordinaire regroupant 400 chefs-d’oeuvre réalisés par des M.O.

07/06/2025

Chers amies et amis,

Aujourd’hui, en 2025, les viticulteurs sont encore plus inquiets qu’il y a cinq ans. Les effets du réchauffement climatique se caractérisent de plus en plus au niveau de la qualité des vins, de la vigueur des ceps, de la résistance à la sécheresse.
La grande question qui hante les producteurs de fruits issus de plantes pérennes comme la vigne, le pêcher, le pommier, le poirier, mais également les lavandiculteurs, est l’adaptabilité de leur cheptel arborescent ou arbustif aux contraintes du réchauffement climatique.
L’élévation des températures moyennes ou les caprices météorologiques qui alternent sécheresse et pluie diluvienne entrainent des dégâts souvent irréversibles sur les fruits ou les plantes et la législation sur l’irrigation des vignes perturbe encore davantage la réponse que veulent donner les viticulteurs dans la conduite de leurs vignes.

Il en résulte des pertes importantes de productivité ou de qualité quand, surcroît de malchance, une maladie du genre mildiou ou botrytis ravage en dernière minute la totalité de la récolte par une pluie anormale à ce stade de maturité des fruits.

Pour la vigne, en plus de la disparition des pieds liée à la Flavescence dorée, l’Esca ou les virus de l’enroulement et du court-noué, l’augmentation de la température moyenne des zones de production vient assombrir l’avenir de toute la profession. Et quand le cour du marché s’en mêle, qui met le vin de table à des prix trop faibles, c’est la faillite de milliers de petits producteurs qui perturbe les zones de production malgré les plans d’urgence lancés par l’interprofession et le ministère de l’agriculture.

Certes, la réflexion menée depuis une dizaine d’année sur les moyens d’adaptation au changement climatique que nous constatons tous donne des résultats inattendus. Si les vignes les plus méridionales souffrent de la hausse d’un degré Celsius de la température moyenne, par des taux de sucres plus élevés, qui entraine un travail en chai différent pour réduire le taux d’alcool, les vignes plus au nord voient les conditions de maturation du raisin s’améliorer et les vins qui en sont issus gagner en qualité (Val de Loire, Bretagne, Bassin parisien, Région Nord, Angleterre, etc…) !
Ce constat amène les professionnels de la viticulture à changer de mentalité. La question ne tourne plus autour de la perte des vignobles, leurs déplacement plus au Nord mais sur la manière de continuer à faire les mêmes vins dans des conditions climatiques moins favorables.

Tout l’enjeu des années à venir est de savoir si on va réussir à faire des vins avec les mêmes caractéristiques - auxquelles tout le monde est habitué et qui sont la marque des terroirs - en évitant de changer les cépages ou la localisation des vignobles. Comment lutter contre la chaleur excessive, une amplitude thermique trop grande, des pluies trop copieuses ou trop rares à un stade phénologique donné, la sécheresse, etc…, qui perturbent le bon déroulement végétatif, la mise à fleurs, la nouaison, le grossissement des fruits, etc… ?

Si l’ensemble des maladies peuvent être atténuées, voire combattues par la remise des vignes dans un contexte écologique et agronomique au plus proche des réalités naturelles, par la présence d’herbe dans les interrangs, de haies en périphérie et d’arbres au milieu des vignes, il n’y a aucun doute à ce que ces nouveaux paramètres de vie microbienne et d’écosystèmes foisonnants de vie animale et d’insectes, avec l’ombrage des arbres de hautes futaies, ne soient pas favorable à une adaptation naturelle des vignobles à la hausse des températures.

En reconstituant les strates arborées des forêts naturelles, en combattant la monoculture sur des milliers d’hectares sans aucune silhouette arborescente, les agriculteurs cultivant des plantes pérennes sur rangs modifieront l’environnement de leurs cultures. Les milliers de personnes se ruant sur les plages sous un soleil à plus de 50°C emportent toutes un parasol pour se créer un écosystème favorable à leur vie sur le sable. Ces millions de personnes sous le soleil écrasant sont comme les milliers de ceps au cœur des vignobles. Elles sont comme les milliers de légumes aux fragiles feuilles herbacées dans les champs des maraîchers. Ces derniers sentent très bien l’impératif besoin d’ombrières mais la taille de leurs champs dépasse leurs capacités financières à en installer. L’installation d’ombrières photovoltaïques sur des dizaines d’ha est maintenant une réalité.

Pourtant il en existe de simple et des naturelles : les arbres. Les anciens l’avaient bien compris et ils avaient tous mélanger les cultures arborescentes avec les plantes plus basses pour deux bonnes raisons : 1- pour protéger les cultures basses du soleil (même sans canicules) car le rapport chaleur, intensité lumineuse, arrosage joue énormément sur le bon déroulé des cycles physiologiques et 2- pour s’assurer des revenus complémentaires en cas d’accidents culturaux ou climatiques sur l’une des deux cultures.

La culture sous arbres, aujourd’hui perfectionnée et appelée agroforesterie, a des relents d’ingéniosité paysanne pour lutter contre les impôts multiples des seigneurs, des rois et de l’Eglise. « On n’impose pas deux fois une parcelle ». Le blé d’accord mais pas les arbres qui poussent au-dessus ! Ainsi était née, il y a des siècles, l’association arbres fruitiers/grandes cultures qui n’a finalement pas survécu à la fin des impôts seigneuriaux. Les esprits n’étaient pas préoccupés par l’agronomie en ces temps lointains.

De nos jours, tous les paysans ont observé une végétation plus abondante sous l’ombrage des arbres que sur le reste de sa parcelle en plein soleil, une meilleure productivité des tomates à l’ombre de grandes futaies qui paramètrent de manière naturelle le meilleur rapport lumière-eau-température pour une répartition adéquate de la sève entre les feuilles et les fruits.

L’arbre est de plus « le fossoyeur des pluies » qu’il entraine en profondeur pour des remontées capillaires ultérieures. Il prospecte le sous-sol avec la puissance de son enracinement pour prélever les minéraux du terroir et les remonter en surface. La chute de ses feuilles et la taille puis le broyage de ses rameaux dont les débris sont laissés sur la surface du sol sont les meilleurs apports de matières carbonées possibles pour entretenir la vie microbienne des parcelles.

Les monocultures viticoles ou lavandicoles sont des hérésies que les cultivateurs ont créées pour leur plus grand malheur: vents, insectes, pluies, grêles, soleil, rien ne peut stopper les effets des éléments naturels dans leurs capacités à agresser la végétation au ras du sol.

Il faut maintenant redresser la barre et prendre les mesures agroécologiques qui s’imposent : recréer le contexte écosystémique mis au point par des siècles de pratiques et détruit en quelques années dans la deuxième moitié du XXème siècle pour faciliter la mécanisation des cultures.
Il faut remettre du naturel dans l’artificiel des plantations en lignes. Remettre de la fraîcheur dans les champs comme autrefois les vaches dans les lisières des forêts pour que les rendements en lait soient au maximum.

Les producteurs de vins français les plus renommés y réfléchissent. En Bourgogne ou dans le Bordelais, les ‘grands crus’ ont entamés leurs mutations vers une mise en écosystème arborés de leurs vignobles, parfois complété par l’introduction d’animaux (moutons, cochons, poulardes) au cœur de leurs rangs de ceps les plus précieux du monde. Pourquoi cette remise en cause spectaculaire ? Parce que leurs responsables ont la contrainte économique impérieuse de perpétuer la qualité de leurs fonds de commerces : les grands crus classés.

L’économie, dans les vignobles, en vient maintenant, dans la foulée des exploitations agricoles en grandes cultures, à pousser leurs dirigeants à s’interroger sur leurs systèmes culturaux et à les encourager à un retour vers des techniques « naturelles » pour maintenir leurs chiffres d’affaires sur le long terme. L’économie et l’agriculture sont deux moteurs très puissants pour transformer les esprits obtus et les ramener à plus de raison. Ces maisons à renommées de niveau mondial serviront de fer de lance et inspireront les plus petits à se lancer dans une révolution agroécologique propice à l’adaptabilité des vignobles au réchauffement climatique. Remettre de l’ombre, des mouvements d’airs, des protections contre les vents, des plantes compagnes abritant les oiseaux et les insectes, des matières organiques sur les sols, etc., mettra les ceps de vigne dans des conditions propices à puiser dans leurs mémoires génétiques les moyens d’une adaptabilité au changement climatique, pour perpétuer leur croissance selon les caractéristiques territoriales des parcelles où elles plongent leurs racines.

Personne ne peut l’affirmer, mais remettre les ceps dans un contexte agrosystémique complexe est le moyen le plus « naturel » de donner sa chance aux plantations pérennes sur rangs de retrouver des conditions de croissance sereine. Sérénité cruelle car la vie biologique au cœur des parcelles est faite de guerres biologiques et de cruauté entre espèces, mais il en résulte dans les sols un équilibre que les plantes savent gérer et au niveau de la phyllosphère un environnement moins agressif.

Voici pour le regard agroécologique. Plus prosaïquement, le projet INRAE LACCAVE dont les résultats ont été présentés en août 2021 propose sept domaines d’action qui constituent l’armature de la feuille de route de la filière face au changement climatique.
Deux domaines seulement concernent la conduite des cultures et l’évolution du matériel végétal (porte-greffe et variétés). Une troisième action s’intéresse aux pratiques œnologiques pour faire baisser les taux de sucre et d’alcool.

Le changement climatique a pour effet d’obtenir des moûts plus riches en sucre et des vins plus alcoolisés. Les pratiques œnologiques peuvent permettre de corriger ces effets, sans remettre en cause la définition du vin selon le règlement UE n° 1308/2013, en agissant sur la sélection de micro-organismes adaptés, le désucrage des moûts, la diminution de la teneur en alcool et l’acidification des vins.

Compte tenu de l’attachement des viticulteurs à leurs domaines, histoires familiales, patrimoines et traditions, les actions permettant de maintenir les vignes en lieux et places actuelles seront sûrement privilégiées. En essayant surtout de garder les caractéristiques œnologiques des vins produits pour ne pas déstabiliser la clientèle surtout quand elle est internationale.

Le vrai défi des viticulteurs est là, dans la continuité. Ne rien changer tout en changeant tout. S’adapter en permanence. Seul le temps qui passe sera juge de la pertinence de l’orientation prise et des efforts fournis. Mais la génération actuellement aux commandes aura tout fait pour re-naturaliser les vignobles et les inscrire dans la durée. Quant au réchauffement climatique, quelle voie va-t-il réellement prendre ? Là également, seul le temps nous le dira…

Christian Carnavalet

29/05/2025

De moins en moins d’agriculteurs, de plus en plus de rêveurs !

Il en passe dans mes marais cannois, des rêveurs d’un nouveau modèle agricole : la petite ferme en polyculture-élevage. Vingt poules et trois chèvres ! Quelques cochons nains ! Et une ignorance totale du travail que cela représente mais pourquoi pas, tout le monde à le droit de rêver revenir à la vie de nos grands-parents qui cultivaient et élevaient, en autarcie, légumes et viandes de volailles.

Mais en faire un métier, c’est une autre affaire !

Des projets de petites fermes à la Marie-Antoinette avec légumes, animaux, arbres fruitiers n’est pas possible professionnellement sauf à y passer son temps du lever du jour au coucher du soleil.

Ce rêve d’être acteur de la Nature en produisant et en élevant des animaux reste dans la mémoire collective de l’humanité. Souvenirs des temps néolithiques ou des siècles de misère de nos campagnes ? Toujours est-il que les néoruraux de 2025 recherchent sur internet les témoignages et les enseignements des faiseurs de rêves. Ou plutôt des arpenteurs de nos comptes en banque pour y puiser des milliers d’euros pour quelques heures de stages ou de cours en vidéos !

Sauf à y passer la totalité de ses journées, conduire simultanément petits élevage et production de légumes et de fruits est difficile. Les heures, même bien organisées, manqueront pout tout faire. Les animaux, c’est tous les jours. Les légumes, c’est tous les jours si on veut produire suffisamment à l’année. Les fruitiers, il faut les tailler, les traiter, les récolter, cela prend du temps avec une saison dominante pour les récoltes.

En réalité, il faut choisir la production principale que l’on souhaite faire mais pas les trois. Une activité de base à laquelle se rajoute des compléments de loisirs agricoles pour son autoconsommation et la satisfaction de quelques clients-amis est à viser.

Il peut y avoir sur la ferme de fruitiers dont on récoltera le dimanche les fruits avec les enfants ou les amis pour le plaisir immédiat et pour faire ses confitures. On peut avoir des clapiers et un poulailler mais pas 250 poules pondeuses en sus de sa production légumière. Sauf à être deux sur la ferme et partager le même style de vie. Chacun aura son activité dominante car les récoltes, conditionnements et livraisons sont chronophages…

Mais seul et avant de trouver l’âme sœur pour concrétiser un rêve de ferme polyculturelle, il vaut mieux tabler sur une seule activité.

Et pour compliquer le problème, les néoruraux rêvent aussi de donner des cours et des leçons de vie sur le retour à la Nature...

Possible ! Mais là encore il faudra choisir : vivre en autarcie élargie pour avoir un peu de revenus financiers afin de payer ses traites, mensualités, téléphone, électricité, etc., et se contenter de peu ou avoir une vision entrepreneuriale et vouloir gagner un peu d’argent pour vivre au XXIème siècle avec un minimum de confort et de loisirs.

Tous les choix sont respectables. Mais les rêves dont je suis le témoin dans les marais à Cannes entraineront inéluctablement une autre domination du travail que les impétrants cherchent pourtant à fuir par un retour à la Nature. L’aliénation au travail est-elle plus supportable si elle se fait dans les champs que dans un bureau ? La réponse est donnée par la baisse drastique des fermes depuis un demi-siècle : NON !

Sauf à apprendre une technique particulière de production qui permette de gagner bien sa vie avec peu d’heures : les champignonnières, le petit élevage de poules pondeuses ou de cochons nains, le maraîchage biointensif sur petite surface type French Method, les petits fruits qui laissent plusieurs mois de tranquillité mais un travail intense quatre mois de l’année avec saisonniers.
Un travail mixte de production maraîchère et chambres d’hôtes avec restauration entraine automatiquement vers une charge de travail importante car les revenus financiers seront plutôt faits par l’accueil et la restauration que par les légumes. On passe dans la mini-hôtellerie avec ses contraintes, normes et heures de travail. Mais si cette vie plait…

Que chacun trouve sa voie en choisissant l’activité principale qu’il préfère. Le reste sera du loisir et des rentrées financières de confort mais qui pourront se transformer en activité lucrative à condition d’embaucher du personnel soit pour seconder dans l’activité principale, soit pour transformer ce loisir en activité professionnelle.

En attendant, à Cannes, on enseigne l’activité maraîchère en principal et sur petite surface, donc petits investissements de démarrage et assurance d’y arriver. Le reste sera à installer progressivement à côté, avant de basculer vers une seconde activité.

Ch. Carnavalet

Au milieu des repiquages et des semis qui s’intensifient, une nouvelle fois la problématique du travail du sol s’est imm...
29/05/2025

Au milieu des repiquages et des semis qui s’intensifient, une nouvelle fois la problématique du travail du sol s’est immiscée au cœur des discussions pour perturber la quiétude du site cannois.

Une nouvelle fois l’influence des maraîchers-prédicateurs qui maîtrisent la communication sur internet se révèle catastrophique sur le sujet.

Ils y perturbent les néoruraux en recherche d’informations sur leur possible reconversion à l’agriculture.

Cette semaine encore, comme beaucoup d’autres avant lui, un jeune homme fort instruit (ingénieur d’une des meilleures écoles françaises) a passé trois jours dans les marais pour voir les contraintes et les joies du métier.

C’est la première fois que les marais ont été les témoins d’un énervement aussi caractérisé sur un échange libre entre le maître et l’élève : à savoir l’utilité du travail du sol !

Les prédicateurs du net font école du « non travail du sol » et prétendent que l’impétrant qui le pratique perturbe la vie des microorganismes, à savoir des bactéries, des champignons et des vers de terre. Et que cela est mauvais ! Mauvais en quoi, cela n’est pas précisé. Mais mauvais, par principe, car il ne faut pas déranger l’ordre établi par la Nature. Mauvais parce qu’un célébrissime couple d’agronomes, qui a donné des conférences pendant quarante ans, prétendait que « les paysans violent la terre avec leur charrue » !

Oui, certains ont mal travaillé les sols mais quantité d’autres paysans, pendant des siècles, l’ont fait intelligemment et ont obtenu des rendements mirifiques ! Tout en « construisant » les sols les plus fertiles au monde car alimentés par d’énormes quantités de matières organiques !

Et prétendre que les vers de terre savent le faire naturellement pour justifier de ne rien faire est totalement absurde.

Et l'argument qu’un maraîcher canadien prône l’utilisation de la grelinette est toujours servi ! Mais ce maraîcher utilise également le même motoculteur que celui qui travaille les sols à Cannes….
Il n'est pas question de faire ici un cours d'agronomie, ce serait trop long et fastidieux pour beaucoup d'entre vous.

La Nature, chers amis, est l’objet de mon attention depuis mon enfance, je la pratique professionnellement depuis 53 ans et je lis les comptes-rendus des scientifiques qui l’auscultent au microscope électronique. Cela depuis qu’internet propose cette lecture, à savoir au moins 25 ans. Plus de cent-vingt mille papiers et livres sont passés devant mes yeux, au cœur desquels je cherche les réponses à mes questions. Je pense que ma compréhension de l’agronomie et des techniques agricoles est aujourd’hui suffisamment complète et exhaustive pour que l’enseignement agricole institutionnalisé à Cannes jouisse d’une crédibilité et d’une autorité audible. D’autant que par honnêteté intellectuelle et une pédagogie exhaustive, à Cannes, toutes les options techniques sont décrites, discutées, expliquées, pratiquées, éclairées au prisme de la science, pour mettre les apprenants devant leurs responsabilités : comprendre et accepter que leurs maîtres à penser d’internet sont plutôt des prédicateurs que des passeurs de connaissances agroécologiques réelles.

Oui, toutes les techniques sont possibles et donnent des résultats. Mais depuis dix mille ans, l’humanité progresse et doit nourrir des populations sans cesse grandissantes. Et se figer sur des techniques qui permettaient de mal nourrir les populations dans les siècles passés est stupide. Pratiquer une agriculture qui détruit les sols par l’usage de la chimie de synthèse également.

Après chacun reste libre de ses choix en fonction de sa philosophie, de ses capacités intellectuelles et de son endoctrinement. Assouplir les esprits et les éclairer est une mission quasi monastique de défricheur. Belle, passionnante, riche de joies mais parfois rugueuse et énervante, quand la partie adverse n’ouvre pas ses yeux et ses oreilles…

Des vidéos pédagogiques s’imposent. Des amis travaillent à cette possibilité de transfert des connaissances.

16/03/2025

Formation courte
« Maraîchage urbain traditionnel sur petite surface
selon la French Method »

FORMATION COURTE QUATRE JOURS

Préparer son installation ou sa reconversion en maraîchage sur petite surface (moins de 3000m2)

La méthode traditionnelle française de maraîchage au service de l’humanité.

Le livre de J.G. Moreau et J.J. Daverne a révélé en 1845 une méthode de maraîchage qui a fait l’admiration de toute l’Europe du 19ème siècle.

Le 20ème siècle a enseigné cette méthode dans tous les lycées agricoles de France.

Le 21ème siècle voit les O.N.G. et la F.A.O. divulguer cette méthode auprès de tous les « small farmers » du monde entier

A l’Institut Moreau-Daverne, vous apprendrez comment mettre en valeur professionnellement une surface de terrain de 1000/1500m2 pour en tirer +/- 50 000€ de chiffre d’affaires.

Cette formation permet d’aborder tous les éléments qui vous permettront de développer efficacement votre système de production sur une petite parcelle.

Grâce à elle, vous allez pouvoir:

- situer le maraîchage sur petite surface dans l’organisation agricole mondiale
- découvrir une méthode agroécologique exceptionnelle
- paramétrer votre dispositif de production sur l’année donc vos ventes
- constituer votre catalogue de produits de façon attractive
- aborder les paramètres de la petite entreprise agricole
- prévoir investissements et un business-plan à présenter au banquier
- envisager les aides, subventions et l’inscription à la Mutualité Sociale Agricole (MSA)
- choisir les différents modes de productions adaptés à votre localisation
- vous inscrire dans le Territoire de votre future entreprise pour réussir votre installation
- communiquer sur votre activité afin de développer votre clientèle.

Du lundi 07 avril 2025 au jeudi 10 avril 2025. De 8h30 à 16h00

Du lundi 05 mai 2025 au jeudi 08 mai 2025. De 8h30 à 16h00

Du lundi 02 juin 2025 au jeudi 05 juin 2025. De 8h30 à 16 h00

Du lundi 07 juillet 2025 au jeudi 10 juillet 2025. De 8h30 à 16h00

↓↓↓↓↓ INSCRIPTION ↓↓↓↓↓
[email protected]
Christian Carnavalet 06 67 53 66 94
TARIF
→ Particuliers, autofinancement : 950 € TTC (791,66€ HT)
→ Entreprises : 1250 € TTC (1041,66€ HT)

www.moreau-daverne.fr

09/03/2025

Le printemps va arriver et les semis et repiquages vont occuper tous les amateurs de potager.

La grande mode du début du XXIème siècle avec l’arrivée d’internet a focalisé les esprits sur les associations des plantes entre elles.
Car il paraitrait que les plantes, comme les humains, ont des attirances, des répulsions ou des insensibilités aux autres plantes.

De nombreux textes reprennent les postulats amérindiens, africains ou asiatiques d’associations de plantes entre elles que ces civilisations ont trouvées pour cultiver sur les petits espaces, les plantes nécessaires à leur équilibre nutritionnel.
Elles ont, comme dans la Nature, rassemblé sur leurs parcelles des arbres fruitiers, des arbustes comestibles, des légumes à feuillages et des racines, reflétant ainsi les différentes strates que l’on constate aussi bien en Asie qu’en Afrique.
Les plus hautes apportant de l’ombre aux plus basses ou servant de support aux plantes volubiles. Sur la même parcelle se trouvaient réunis tous les ingrédients comestibles et nutritionnellement indispensables aux humains.

Cette économie agricole « fermée » était l’apanage des civilisations anciennes.

Dans les pays du Vieux monde, sur le continent européen, les secrets des moines ou de grands-mères, c’est-à-dire les associations de plantes qu’on trouvent dans les grimoires des monastères ou colportés de mères en fille, génération après génération par le bouche-à-oreille, laissent à penser qu’il faut associer certaines plantes entre elles pour en favoriser la croissance ou la protection contre des maladies.
A l’inverse, ces mêmes sources donneraient des indications de plantes qu’il faut impérativement éloigner les unes des autres car les premières secrèteraient des substances incapacitantes pour la croissance des secondes.

De nos jours, avec la force persuasive des réseaux sociaux, la croyance populaire veut qu’il faille tenir compte des « on dit » en matière d’association de plantes plutôt que de l’expérience des professionnels.

En France et en Europe en général, le climat continental avec ses variations locales permet la culture d’un large panel de légumes avec des particularités liées aux microclimats. Ce souci des associations bénéfiques n’est qu’une mode récente développée par les sites de conseils pour amateurs.

Comme pour les effets de la lune sur la croissance des légumes, il semblerait que les conclusions de Monsieur de La Quintinie, jardinier de Louis XIV, s’appliquent à l’identique aux associations des légumes. Cet homme, sans doute le plus illustre grand-maître de l’horticulture considère que tout ce qu’il a « appris par ses observations longues et fréquentes, exactes et sincères, a été que ces décours [de la lune (ndlr)] ne sont simplement que dires de jardiniers malhabiles ; ils ont cru par-là, non seulement mettre à couvert leur ignorance à l’égard des points principaux du jardinage, mais en même temps ils ont espéré s’acquérir par ce jargon quelque croyance auprès des honnêtes gens, qui n’entendent rien à l’agriculture ». Autrement dit par Claude Mollet, « …il n’y a plus que les imbéciles qui croient que les morts reviennent, que l’on peut leur dire l’avenir ou les ensorceler, que la lune agit sur les graines ou les récoltes de la terre ; et il n’y a que les gens ignorants ou fripons, qui puissent dire que les morts, les revenants ou la lune ait quelque pouvoir sur les hommes, les animaux, sur les arbres ou les herbes ».

De même, on peut se demander, s’interrogent les scientifiques aujourd’hui, quelles relations entretiennent les saints du calendrier catholique avec l’agriculture ? Au lieu de parler d’une date, on cite le saint du jour mais maintenant que la religion est passée de pratique, restons-en au calendrier journalier à moins que l’on veuille pimenter sa vie d’originalité.

Le vrai savoir horticole est ailleurs. Dans l’expérience sur le temps long, des siècles, et les résultats scientifiques qui s’émancipent de toutes croyances populaires. Laissons aux amateurs l’idée qu’ils entrent en religion et que des savoirs occultes vont leur occasionner des frissons qui vont leur parcourir l’échine pendant leurs semis et plantations.

Le bonheur de semer des graines et de les voir germer est réel. Nul besoin d'influences autres que ses propres vibrations et son amour de la vie pour réussir ses semis...

Dixit « the guru des marais »

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