20/06/2026
Scandale du vol d’or et des devises au Cameroun : Une enquête internationale met au jour un vaste réseau de prédation
Des trafics organisés depuis les aéroports sous la protection de hautes personnalités
Un scandale d’une ampleur inédite secoue actuellement le Cameroun. Selon des informations recueillies par plusieurs services de renseignement, l’or et les devises quittent massivement le territoire camerounais par des filières parfaitement organisées. Deux points de sortie privilégiés ont été identifiés : le seuil 12 à l’entrée de la base de l’armée de l’air à Douala, et le PIF (poste d’inspection et de filtrage) des VIP et des avions spéciaux à l’aéroport de Yaoundé. Ces infrastructures, censées être hautement sécurisées, auraient été transformées en couloirs de contrebande sous le regard impuissant des agents en charge de ces postes, avec la complicité active de plusieurs personnalités gravitant autour du chef de l’État.
Des personnalités influentes et des agents de renseignement impliqués
Les enquêteurs détiennent désormais les noms de ces prédateurs, qu'ils ne publiront pas pour ne pas entraver les investigations en cours. Mais plusieurs agents de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement camerounais sont au courant de ces agissements. Ils sont souvent victimes des trafics d’influence orchestrés par ces voyous en col blanc qui utilisent le label « Présidence de la République » pour paralyser les contrôles. Ainsi, les vérifications légitimes de la police, de la Direction générale des recherches extérieures (DGRE) et des douanes sont systématiquement prohibées sur instruction de ces réseaux mafieux.
Plusieurs personnalités, très proches collaborateurs du président camerounais pour certains, sont ainsi impliquées dans ces trafics sauvages. Ils affichent chaque jour leurs signes de richesse, notamment de grosses voitures, lors des cérémonies du 20 mai, dans une certaine folie.
Par ailleurs, une usine d’extraction d’or appartenant à l'un d'entre eux a été repérée derrière la Société des Brasseries du Cameroun à Yaoundé, tout près des bureaux logistiques du Cabinet civil, non loin de la société Cameroon Tribune, où l’or est conditionné avant son départ vers différents pays.
Des comptes bancaires en Suisse, en Israël et dans d’autres paradis financiers
Les investigations menées par les services de renseignement français, suisses, saoudiens et israéliens ont mis au jour des comptes bancaires suspects en Suisse et en Israël, ainsi que dans plusieurs autres pays. Ces comptes auraient servi à blanchir les produits du trafic d’or et de minerais. Pire encore, ces opérations de blanchiment pourraient avoir indirectement alimenté le financement du terrorisme. Le gouvernement israélien, très vigilant sur les questions de blanchiment d’argent, a d’ailleurs bloqué une somme d’argent qui transitait par l’ambassade du Cameroun en Israël, afin d’y voir plus clair.
Un Libano-Israélien au cœur du système de prédation douanière
Selon les sources concordantes, un homme d’affaires libano-israélien serait le maître-chanteur de tout ce système. Un conseiller financier auprès d’une armée d’élites camerounaise, qui n’était autre qu’un ancien garçon de course de l’Israélien décédé dans un crash d’hélicoptère à Yaoundé, un homme réputé très honnête. Mais malheureusement, une gangrène a pris le relais après sa mort, en s’entourant de plusieurs personnalités issues de l’entourage du président Biya. Agissant au nom de hautes personnalités camerounaises, il imposerait sa loi à l’administration douanière. La plupart des Libanais influents dans les circuits douaniers camerounais depuis des années auraient pour protecteur cet individu à la présidence de la République, qui use de chantages et de pressions pour empêcher toute réforme. Les nominations aux postes stratégiques de la douane se feraient sous son contrôle, assurant ainsi la pérennité du système de prédation.
Le FMI et la Banque mondiale dénoncent un « crime économique inacceptable »
Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, informés de l’ampleur des détournements, ont qualifié ce scandale de « crime économique inacceptable ». Selon les estimations, plusieurs milliards de dollars auraient été dilapidés. Ces sommes, si elles avaient été correctement gérées, auraient pu financer des infrastructures routières, hospitalières et industrielles pour le Cameroun. La main ferme des bailleurs de fonds internationaux se fait désormais sentir, et l’Union européenne suit également ce dossier de très près.
Le président Paul Biya aurait prescrit des enquêtes, faute de confiance en ses propres services
Face à l’ampleur du scandale et aux risques juridiques encourus, le président Paul Biya, conscient des enjeux, aurait prescrit des enquêtes à plusieurs services étrangers. N’ayant pas confiance en ses propres services de renseignement et de sécurité, il aurait mandaté des experts extérieurs pour faire la lumière sur ces trafics. Cependant, cette approche suscite des interrogations : pourquoi avoir attendu si longtemps ? Et pourquoi ne pas avoir déjà démantelé ces réseaux qui prospèrent depuis des années sous la protection de ses propres proches ?
Une liste de pilleurs établie, mais pas encore rendue publique
Les enquêteurs étrangers ont déjà établi une liste précise des pilleurs d’or et de devises, ainsi que de tous ceux qui pratiquent les trafics d’influence dans les aéroports, les ports et les postes frontières. Pour ne pas gripper les investigations en cours, et par crainte de représailles sur leurs propres agents, les services de renseignement étrangers préfèrent ne pas encore divulguer ces noms à l’international. Mais l’étau se resserre. La fermeture des enquêtes est attendue dans les prochains jours.
Les conséquences pour le Cameroun : développement entravé, justice attendue
Le Cameroun paie chaque jour le prix de cette prédation, avec plus de 2000 milliards volatilisés. Les routes s’effondrent, les hôpitaux manquent de médicaments, les usines tournent au ralenti. Pendant ce temps, quelques privilégiés s’enrichissent sur le dos de la nation en braconnant l’or et les devises du pays. Les Camerounais, eux, s’interrogent : jusqu’à quand ces pratiques vont-elles durer ? La communauté internationale, par la voix du FMI, de la Banque mondiale et de l’Union européenne, exige des comptes. Le président Biya, qui a promis de lutter contre la corruption, se trouve désormais face à un test majeur. Les Camerounais attendent des actes, pas des mots. L’heure de la justice a sonné.
Pierre Munini, expert judiciaire en crimes économiques