10/01/2026
🟩DEGRADATION INQUIETANTE DU CLIMAT POLITIQUE AUX COMORES
*Atteintes aux libertés fondamentales aux Comores : le RIDJA-PACTEF dénonce une dérive autoritaire et saisit le ministre de l’Intérieur*
*Le parti RIDJA-PACTEF est monté au créneau ce 9 janvier 2026, pour dénoncer ce qu’il qualifie de graves atteintes aux libertés fondamentales en Union des Comores. Dans une déclaration officielle rendue publique, la formation politique exprime sa profonde indignation face à la multiplication d’actes administratifs jugés arbitraires, émanant de certaines préfectures sous couvert du ministère de tutelle.*
Selon le RIDJA-PACTEF, des décisions sans fondement légal ni légitimité démocratique conduisent à l’interdiction systématique de réunions politiques restreintes, y compris lorsqu’elles se tiennent dans des cadres strictement privés ou au domicile de citoyens. Une situation que le parti considère comme une violation flagrante des principes constitutionnels et républicains.
*La liberté de réunion, un pilier démocratique menacé*
Le RIDJA-PACTEF rappelle que la liberté de réunion constitue l’un des socles essentiels de la démocratie comorienne. Toute restriction à ce droit fondamental, insiste le parti, ne peut être envisagée qu’en présence d’une menace réelle, avérée et proportionnée à l’ordre public. En l’absence de tels éléments, ces interdictions relèvent, selon la formation politique, d’un abus de pouvoir manifeste.
Plus grave encore, le parti dénonce l’atteinte portée à l’inviolabilité du domicile, principe fondamental garanti par la Constitution. Interdire à des citoyens de se réunir dans un espace privé constitue, pour le RIDJA-PACTEF, une intrusion inacceptable du pouvoir exécutif dans la sphère intime et personnelle des Comoriens.
*Une dérive autoritaire à l’approche d’échéances cruciales*
Pour le RIDJA-PACTEF, ces pratiques traduisent une dérive autoritaire inquiétante, dont l’objectif serait de museler l’expression politique et de restreindre le débat démocratique à l’approche d’échéances importantes pour l’avenir du pays. « Un pouvoir qui craint la voix de ses citoyens n’est pas un pouvoir légitime », affirme le parti, dénonçant une gouvernance qui confisque la parole, intimide, réprime et détourne les institutions de leur mission républicaine.
Le RIDJA-PACTEF rappelle avec force que la démocratie n’est ni un don ni une faveur accordée par le pouvoir. Elle se conquiert par le courage citoyen et, lorsqu’elle est confisquée, elle doit être arrachée par le respect du droit et des libertés.
*Solidarité avec le Dr Abdou Djabir*
Dans sa déclaration, le parti exprime également sa solidarité totale à l’endroit du Docteur Abdou Djabir, leader politique, natif de Mohéli, qu’il présente comme victime de persécutions policières et de menaces en lien avec ces interdictions arbitraires. Le RIDJA-PACTEF y voit un symbole préoccupant de la répression croissante visant les voix critiques et les acteurs politiques.
*Saisine du ministre de l’Intérieur et menace de recours judiciaire*
Avant toute action judiciaire, le RIDJA-PACTEF indique avoir officiellement saisi le ministre de l’Intérieur, par voie hiérarchique, afin d’exiger l’annulation immédiate des décisions préfectorales jugées illégales. Le parti affirme ainsi donner à l’autorité de tutelle l’opportunité de rétablir l’ordre républicain et le respect des libertés publiques.
Toutefois, il prévient que faute de réaction prompte et favorable, une procédure de référé-liberté sera engagée sans délai devant le Tribunal administratif, afin de faire sanctionner cette atteinte manifeste aux droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution.
Signée par Me Saïd Larifou, la déclaration se veut un appel solennel au respect de l’État de droit et à la sauvegarde des acquis démocratiques en Union des Comores.